Salut les filles!
Me voilà donc avec un deuxième chapitre !
Cette histoire sera légère et gaie, a priori les chapitres seront plutôt courts et les publications aléatoires.
Comme je l'expliquais aux commentatrices qui ont un compte, je suis sur une autre histoire qui me tient à cœur alors bin... je fais comme je peux ;)
Après, si cette histoire plait, je ferai un effort :) On verra bien...
En tout cas, je m'amuse beaucoup à l'écrire et j'espère que vous vous amuserez à la lire!
MERCI pour vos commentaires et vos mises en favoris ou en alerte!
Fl, Bridou, fraisee et Guest, j'espère que cette suite vous plaira!
Berenice, attend de lire la suite avant d'être ma première fan, on sait jamais ;)
MERCI POUR VOTRE SOUTIEN!
Allé, on se vide la tête et on profite!
Bonne lecture!
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Il est là, face à moi. Aussi beau que dans mon souvenir.
En même temps je l'ai quitté il y a quelques heures à peine, je ne vois pas bien en quoi il aurait changé.
Son charisme emplit la pièce et affole mon estomac et ma raison, certainement aussi un peu la surprise de le voir sur mon lieu de travail.
Nous sommes séparés par une simple table ronde, par quelques mètres ridicules.
Il était nu, dans sa douche, avec moi, en moi et il est… le fils de la patronne.
Bordel !
Existe-t-il pire honte que de se retrouver face à un homme que vous ne connaissiez pas il y a peu, qui vous a fait prendre votre pied comme jamais et de s'apercevoir qu'il est le fils de votre patronne ?
Oui, il y a pire.
S'apercevoir qu'il le savait et qu'il n'a rien dit. Je dirais même qu'il en a profité parce que je n'arrive pas à déterminer si la lueur malicieuse de ses yeux est angélique, genre « Je suis content de te revoir », ou diabolique, genre « Je t'ai bien eue et je vais aller dire à ma mère quelle trainée tu es ».
J'en appelle à toutes les forces cosmiques de m'aider parce que là, je suis mal, mais vraiment mal.
Mes joues sont écarlates genre homard, ma bouche est plus sèche que le désert de Gobi, mes yeux sont deux billes qui menacent à tout moment d'exploser, mes bras deux spaghettis mous et mes jambes en coton. Bref, je ressemble à une sorte de bolognaise trop cuite.
- Vous vous sentez bien ? demande Jasper.
Sans le savoir, il me sort de ma torpeur. Je le regarde avec des yeux écarquillés. Je dois ressembler à une souris prise en chasse par un gros chat à cet instant mais je trouve quand même l'inspiration et le courage pour aligner deux mots.
- Je… heu… Voulez-vous des rafraichissements ?
Je suis fière de moi. Je commence par le commencement, m'hydrater pour pouvoir parler.
Ma présentation n'est pas terminée. Je me recentre, finir cette fichue présentation le mieux possible et surtout le plus vite possible. Me débarrasser de ça pour me débarrasser du fils encombrant ensuite.
Ils répondent tous par la négative.
J'ai du mal à me servir de l'eau tellement je tremble. Le verre et la carafe s'entrechoquent et mon trouble est de plus en plus évident aux yeux de tous. Je rassemble toute ma détermination pour porter le verre à ma bouche. Je le vide à grandes gorgées, si vite qu'une goutte dégouline de ma bouche sur mon cou jusqu'à ma poitrine.
- Désolée.
Je prends une serviette en papier pour essuyer les dégâts.
Quand je lève les yeux, les trois hommes me dévisagent. Je ne comprends pas l'expression de leurs traits alors je les ignore du mieux que je peux, rougissant tout de même sous leurs regards appuyés.
Je me sens un peu mieux, du moins, je peux parler.
Je me motive. Je peux le faire, je n'ai qu'à me focaliser sur les autres, pas sur Edward et tout se passera bien. Il est quand même le PDG, celui qui décidera d'accepter mes propositions ou non. Au point où j'en suis, peu m'importe.
Je reprends tant bien que mal le fil de ma présentation. Ma voix est plus hésitante, mes gestes moins assurés. Le poids de son regard pèse sur moi, je suis impressionnée et passablement honteuse. Je fuis ses yeux dès qu'ils trouvent les miens, soudainement très intéressée par les papiers éparpillés sur la table que je connais par cœur.
Mon projet explicité, place aux questions.
Bien entendu, Edward est tatillon et s'applique à connaitre tous les détails avec une minutie lourde et un peu louche, même ses collaborateurs s'étonnent de son obstination.
Deux heures plus tard (oui, oui, deux putains d'heures !), je suis rincée et il semble qu'Edward se fatigue.
- Allez-y, propose-t-il à ses acolytes. J'ai encore quelques détails à régler ici.
Monsieur Whitlock est le premier à s'approcher pour me saluer.
- Votre travail est formidable mademoiselle Swan. Je ne doute pas qu'il retienne notre attention.
Sa main chaude et douce sur la mienne, son sourire enjôleur et sa voix veloutée me font fondre et m'apaisent dans la seconde. Aucun doute, ce type me fait de l'effet.
- Merci beaucoup monsieur Whitlock, je bafouille en rougissant (de nouveau).
- Je vous en prie, appelez-moi Jasper.
- Très bien, alors appelez-moi Isabella.
Il n'est pas un ami, même si je ne serais pas contre l'idée, il est un client. Je lui donne mon prénom « professionnel ».
Nous nous sourions gentiment avant qu'il ne se détourne.
La poigne de main de monsieur McCarty est bien plus vigoureuse et son compliment plus franc.
- Ne faites pas attention au grincheux derrière moi, me confie-t-il en aparté. Votre projet est béton.
Je ris discrètement et le remercie.
Je les suis pour rejoindre mon bureau. Je suppose qu'Edward n'a pas besoin de moi mais qu'il va plutôt retrouver sa mère. Je me trompe évidemment. On dirait que me torturer est devenu sa nouvelle passion.
Il coince la porte au moment où je veux passer. Ma tête se tourne naturellement vers lui. Son regard est dur, sombre et je ne comprends pas ce que j'ai pu faire pour le mériter.
- Tu ne pensais pas t'enfuir une deuxième fois ?
Il insiste sur ses deux derniers mots et je reste pantoise. Puis je comprends que mon départ précipité de son appartement n'était pas à son gout.
- En fait si. Nous avons fini monsieur Cullen, si vous avez besoin de précisions supplémentaires je peux vous les fournir, sinon, j'ai du travail.
Je reprends la voix, l'expression et l'élocution d'Isabella. Nous sommes sur mon lieu de travail et je tiens à ce qu'il comprenne que ce qui s'est passé était un accident. Jamais je n'aurais couché avec lui si j'avais su qui il était.
- On ne se tutoie plus ?
- C'est préférable en effet.
Il ferme la porte doucement et sa main passe sur ma taille. Il me rapproche un peu.
- Et on ne se touche plus ?
Son souffle est sur ma bouche, et son odeur réveille quelque chose en moi qui saute dans tous les sens pour que je réponde « Oui ! Touche-moi ! ».
Je ne suis pas loin de flancher quand sa main remonte dans mon dos jusque sur ma nuque. Il faut croire que j'aime la torture.
Je recule d'un pas alors que mes hormones me poussent dans l'autre sens.
- Non, on ne se touche plus.
Il est déstabilisé mais se reprend rapidement.
- Très bien mademoiselle Swan…
Ouf, il a compris.
- J'aurais besoin de quelques détails supplémentaires.
Le fourbe !
- Edward non… tu ne peux pas faire ça !
Je n'en reviens pas.
- Je suis votre client mademoiselle Swan et si j'ai besoin que vous m'expliquiez les moindres détails de votre projet, vous êtes censée le faire.
Il me coince, encore. Il est vraiment abject. Son regard sérieux et son rictus innocent m'exaspèrent, encore.
- Tu es donc prêt à jouer les goujats pour arriver à tes fins ?
- Si c'est le seul moyen…
- Le moyen de quoi ? Que veux-tu à la fin ?
Je dois être folle de m'énerver contre le fils de la patronne mais c'est plus fort que moi. Soit il m'excite, soit il m'agace prodigieusement.
- Un diner. Ce soir.
Je reste abasourdie.
- Et tu ne peux pas le demander tout simplement ?
- J'ai cru comprendre que tu ne voulais plus de relation entre nous.
Un point pour lui. Il est perspicace, on ne peut pas lui enlever ça.
- Non, pas de cette façon. Si je dîne avec toi, ce sera de mon plein gré.
- Très bien.
Il saisit une chaise et la pose à côté de la mienne, près de mon ordinateur. Il tapote l'assise avec des yeux pétillants et un sourire irrésistible.
Mais dans quoi je me suis embarquée ? Pour une fois que je me laissais aller, pour une fois que je faisais quelque chose d'inhabituel, je me fais avoir comme l'idiote que je suis.
Je m'assois bêtement et reprend ma présentation du début parce que je sais que c'est ce qu'il voudra, tout reprendre du début.
Edward ne fait pas dans la demi-mesure, il va vouloir me rendre folle jusqu'au bout.
Nos sièges sont très proches. Son bras vient s'appuyer sur mon dossier et son odeur, son aura toute entière m'absorbe.
J'essaie de ne pas me laisser distraire et de continuer comme si de rien n'était mais c'est difficile. Maintenant il joue avec une mèche de mes cheveux. Je frissonne à la pensée que ses doigts soient sur moi, même si je ne les sens pas. Il vient de humer mes cheveux et un léger grognement s'échappe de sa poitrine si près de moi que j'ai l'impression de sentir les vibrations. Je ferme les yeux et baisse la tête pour me concentrer au moment où la porte s'ouvre à la volée.
- Esmée ?! je m'étrangle.
Je me redresse, passablement paniquée.
Edward ne bouge presque pas, il relève à peine la tête.
Elle sourit, ce qui n'est pas inhabituel bien au contraire, cette femme a toujours le sourire. Quand j'y réfléchis, je me demande bien comment elle a pu engendrer un fils aussi antipathique.
- Edward ? Tu es encore là ?
Même sa mère s'aperçoit qu'il est collant !
- Je trouvais la présentation de mademoiselle Swan un peu brouillon, j'avais besoin de précisions.
Je baisse la tête, vaincue. Toute ma motivation pour être élue meilleure employée de l'année s'envole avec sa phrase. Je suis tellement vexée que j'en ai les larmes aux yeux.
- Non je plaisante, rit-il.
Je grimace en entendant ça. Quel petit… stupide fils de la patronne !
- Bien… mais alors qu'est-ce que tu fais là ?
- On discute du projet, répond-il évasif.
- Il est bientôt 18 heures, tu pourrais peut-être laisser Isabella rentrer chez elle.
Oui 18 heures, quatre longues heures de supplice !
- Nous n'en avons plus pour longtemps.
- Bien, je rentre moi. A bientôt poussin.
Je me retiens d'éclater de rire. « Sexy Edward » vient d'être détrôné au profit de « poussin à sa maman », c'est trop beau pour être vrai.
Il bafouille quelques mots incompréhensibles en réponse.
- Bonne soirée Isabella. Ne le laissez pas vous kidnapper toute la nuit.
Son regard est malicieux mais je ne le partage pas. Il n'y a rien de drôle à être coincée ici avec son fils.
- Edward… pardon… monsieur Cullen, il n'y a pas d'urgence, nous pourrons parler du projet un autre jour, les travaux ne commencent que dans un mois.
- Je tiens à être prêt.
- Je suis désolée monsieur Cullen mais mes heures de bureau sont terminées. Je rentre chez moi.
- Mademoiselle Swan, où est donc votre ambition ? Pensez-vous sincèrement réussir dans cette entreprise si vous respectez les heures de bureau ?
- Je n'ai pas à vous rendre des comptes. Madame Cullen est ma seule supérieure.
- Mais je suis un client et un client satisfait est un client de gagné.
- Je ne doute pas de votre dévotion à l'égard de votre mère.
- Et moi je doute de vos capacités.
Mes doigts s'accrochent à la table, il est d'une mauvaise foi insupportable. Mon projet est bon et je ne suis pas la seule à la penser, ses collaborateurs sont d'accord avec moi sur ce point.
- Monsieur Cullen, si vous avez des doutes sur mes capacités, veuillez en faire part à Madame Cullen. Pour ma part je rentre.
Je me lève sans plus de cérémonie et rejoins la porte d'un pas assuré. Oui, oui, il est assuré, même si ma voix tremble et que mes jambes me soutiennent à peine. Je crois que j'ai un don pour le théâtre.
En trois pas Edward m'a rattrapée et collée contre la porte. Ses yeux durs sont dans les miens, son nez caresse ma joue et sa bouche est à ma portée.
Je me disais bien aussi que c'était trop facile.
Putain ! Je suis perdue !
- Mademoiselle Swan… soupire-t-il avec une voix sexy qui fait s'agiter tout ce qu'il y a d'agitable en moi. J'aime quand vous m'appelez monsieur.
Je vais céder, il m'est impossible de résister. Mes yeux sont sur sa bouche, sur ses lèvres qui bougent avec tellement de sensualité et sur ce petit bout de langue humide que j'aperçois quand il parle.
Ma conscience lui répond : « Prenez-moi de toutes les façons possibles sur cette table monsieur Cullen ! » mais ma raison ne se laisse pas avoir.
Il fait un sourire, un minuscule et infime sourire en coin. Un de ces sourires qui signifient qu'il a gagné, qu'il va m'avoir et qu'il le sait.
C'est mal me connaitre.
- Monsieur Cullen… je souffle avec toute la volupté dont je suis capable.
Ma main remonte sur sa nuque, dans ses cheveux que j'empoigne. Mes lèvres effleurent à peine les siens qui essaient de me toucher plus avant.
Au moment où ses yeux se ferment et son étreinte devient plus souple, je le repousse durement.
- Je rentre chez moi, j'ai besoin de me nourrir. Si vous avez un problème avec ça, parlez-en à ma supérieure.
Je laisse derrière moi ma présentation et un Edward certainement dépité ou furieux. Je penche pour la deuxième solution.
