Coucou à mes très rares lecteurs (merci à ceux qui me lisent et encore plus à ceux qui me laissent une review)

Euh... C'est les personnages de JK Rowling... Voilà voilà...

Drago est un Black par sa mère Narcissa dont le nom de jeune fille était Black.

Je suis désolée pour les éventuelles fautes de français.


Mon premier souvenir date de cette époque. L'époque où un rien me faisait sentir invincible : un coup de vent, une averse… Le petit garçon que j'étais triomphant de tout. Ma mère me trouvait mignon et me pardonnait volontiers mes bêtises, c'était le plus important. Je riais en galopant dans le jardin, mes petits pieds nus foulant l'herbe grasse du Wiltshire.

C'était la saison des roses, elles grimpaient follement belles, sur les murs de la demeure familiale. Frappée par un soleil flamboyant, elle rayonnait, par-là, je veux dire qu'elle rayonnait encore plus que d'habitude. Haut comme trois pommes, je lézardais à l'ombre des chênes et des acacias en fleur. La divine odeur des pivoines ensoleillées me transcendait. Puis, j'observais les paons immaculés aller et venir dans le parterre de fleurs sauvages. Il y en avait de toutes les couleurs : bleus, rouges, jaunes, blanches, oranges…

Quand je pense à ce moment, un immense sentiment de bien-être et de sérénité m'envahit. Je ne trouve la paix que dans le passé, où je me refugie bien trop souvent d'ailleurs, surtout par les temps qui courent.

Ensuite, je me relevais et j'allais me rafraîchir dans l'onde pure du ruisseau qui serpentait entre les arbres du bosquet. Je comptais les têtards, discutais avec les écureuils, assemblais des barrages pour retenir l'eau afin d'y placer les petites embarcations que je construisais. Parfois même, j'y mettais les figurines de joueurs de quidditch que je recevais pour Noël, malgré leurs vives protestations qui m'amusaient grandement, me faisant rire, d'un rire d'enfant innocent.

J'allais courir dans le jardin, me rouler dans les fleurs des prés, grimper sur les basses branches des arbres. Alors, épuisé, affamé, je me rendais jusqu'à la véranda où ma mère faisait pousser des orchidées, de toute beauté en plus d'être utile à la préparation de la plupart des potions de mon parrain.

Enfin, je rentrais dans le manoir. L'atmosphère changeait aussitôt. Moi qui mourrait de chaleur et suait à grosses gouttes, la fraîcheur s'emparait de mon être. Mes pieds parsemés d'herbes sur le damier en marbre glacé. Les murs en lambris boisés ne réchauffaient pas le tout. Mais cette froideur, je ne la repoussais pas, non, je l'accueillais avec joie dans mes petits bras d'enfant. Je me rendais jusqu'à la cuisine, mes plantes de pieds claquant sur le carrelage, Le couloir semblait sombre, mes yeux ayant sûrement besoin de s'habituer au changement soudain de luminosité. Les rideaux bouteille en velours étaient tirés pour éviter que la lumière ne vienne déranger ma famille. De ma petite voix, j'appelais notre elfe, lui demandais de m'amener à la cuisine et de me servir un verre de jus de citrouille et une part de tarte aux pommes.

J'adorais la fin du printemps, avant d'aller à Poudlard, avant que le Seigneur des Ténèbres ne revienne.

C'était l'époque des roses, l'époque des tartes aux pommes, l'époque de mon anniversaire.

L'époque où Drago Malefoy était heureux.