Bonjour/Bonsoir !
Le chapitre 2 bouclé bieeeen plus tôt que prévu! J'étais tellement inspirée que j'ai écrit aussi beaucoup plus que prévu également. Je n'ai pas grand chose à ajouter sauf peut-être que la fin est un peu... sexy. Enfin, lisez et vous comprendrez !
Rating: M
Pairing: Je ne vais pas vous les énumérer, ce serait trop long!
Disclaimer: Les personnages de Kuroko no Basket sont à Fujimaki-sensei. Mais pas les OCs.
Deux semaines plus tôt
Nijimura massa distraitement sa nuque alors qu'il sortit d'un bar peu fréquentable. Comme il fallait s'y attendre, il ne reçut pas énormément d'informations là non plus. Voilà deux semaines qu'il sillonnait les mers, en quête d'information pour retracer le parcours des contrebandiers. Mais rien. Nada. Tout ce qu'il avait pu en retirer c'était qu'ils attaquaient de nuits et avaient le tatouage d'une araignée sur une partie du corps. Il n'allait pas aller bien loin avec une information pareil. Il soupira d'exaspération et marcha lentement dans les rues de la ville. La nuit commençait à tomber et il devait retourner dans l'auberge où il séjournait. Quelque chose lui disait qu'il n'était pas le bienvenue avec son équipage. Il avait essayé de s'habiller le plus simplement possible pour ne pas afficher son statut de général pour l'Empereur Akashi. Les gens des bas fonds étaient plus futés qu'il le pensait. Ça lui apprendra.
Il ne relâcha la pression qu'une fois enfermé dans sa chambre. Il s'affala sur son lit et soupira bruyamment. Ces contrebandiers commençaient sérieusement à lui taper sur le système. Il fallait qu'il les retrouve au risque de se faire réprimander par Akashi. Il pensa au rouquin et se dit qu'il avait bien changé ces dernières années. Surtout que désormais, il devait diriger tout un pays à lui seul. Parfois, il se demandait où était passé l'adorable Seijuro qu'il côtoyait enfant. Était-il réellement possible de changer aussi radicalement ? Il avait bien sûr garder ses bonnes manières et rester prévenant envers ses amis proches. Mais...
A quand remonte son dernier véritable sourire ?
Shuuzo se releva finalement et s'étira, vérifia s'il avait de quoi se payer à manger avant de ressortir. C'était sa dernière nuit avant qu'il ne retourne en mer pour se diriger un peu plus vers l'Est, au Royaume de l'Aurore. Il devait discuter avec l'un des parents du seigneur, Kagami Taiga et échanger des informations avec ce dernier au sujet des contrebandiers. Le royaume de l'Aube rougeoyant n'était pas la seule victime.
Cuillère en bouche, il aurait presque donné n'importe quoi pour retrouver ses bandits.
Si seulement il savait...
-x-
Son regard gris perle se perdait dans l'horizon. Si tout se passait bien il serait arrivé à bon port dans 3 jours. Appuyé contre l'un des canons du bateau, il admirait le coucher du soleil, le ciel qui passait du orange au pourpre. Il s'appuya finalement sur la rembarre en bois et fixa les vagues à quelques mètres en dessous de lui. Pour une raison inconnue, il se sentait un peu nostalgique depuis qu'ils avaient repris les voies maritimes. Le menton posée dans sa paume, quelque chose au loin attira son attention. Il plissa les yeux et discerna...
-Une sirène... ?
Il prit sa longue-vue, et pointa vers l'objet de sa curiosité. Il ravala un hoquet de surprise en voyant nettement la créature des mers. Même de loin, il pouvait sentir qu'elle le regardait droit dans les yeux, au plus profond de son âme. Sa peau était blanche, ses cheveux mouillés blonds et ses yeux d'un bleu translucide, presque irréels. Elle lui souriait. Il déglutit, songeant qu'à l'instant, il pourrait sauter dans l'eau et nager jusqu'à elle.
-...taine... capitaine !
-Oui ? Sursauta le brun, revenant à lui.
Son bras droit, Mayuzimi Chihiro, était près de lui et le regardait d'un air sceptique.
-Qu'est-ce que vous regardiez ? Demanda-t-il en tournant la tête dans la même direction que celle de son supérieur.
-Une... mouette, mentit-il.
-Une mouette... ? Répéta l'albinos, pas très convaincu. Peu importe, j'avais besoin de vous parler au sujet des vivres...
Le jeune capitaine rangea sa longue-vue et suivi Chihiro vers la cambuse. Il lui expliqua qu'il devait refaire le plein quand ils arriveront à destination car ils avaient tout juste assez pour 5 jours si jamais la traversée se ferait plus longue.
-Prépare la liste avec Tomasu et Akane. Vous pourrez expédier les courses une fois qu'on sera arrivé.
-Compris, acquiesça le jeune homme.
Il lui tapota l'épaule et sourit avant de ressortir de la cambuse. Alors qu'il posait à peine le pied sur le pont, le bateau fut secoué, une grande explosion détonant à l'arrière du navire. Le jeune capitaine perdit l'équilibre mais réussit à s'accrocher à une corde du mât pour ne pas passer par dessus bord. De la fumée fit son apparition et il comprit que les cuisines du bateau avait pris. Et près de la cuisine il y avait l'espace où mangeaient ses hommes. Il reprit cependant du poil de la bête et se releva rapidement, regardant rapidement autour de lui.
-Mayuzumi !
-Tout va bien, capitaine ! Répondit l'interpellé en se relevant.
Un mal crâne s'immisça bien vite. Il sentit quelque chose de chaud coulé sur sa tempe et grogna entre ses dents en voyant son gant blanc maculé de sang. Nijimura se dépêcha d'aller à l'arrière du bateau et vit le navire ennemi à une vingtaine de mètres du sien. Le cœur battant, la respiration saccadée, il dégaina derechef son sabre et crut entendre son quartier-maître donner des ordres aux autres marins. Il n'était qu'une dizaine d'hommes et il était prêt à parier que les pirates qui les attaquaient devaient être le double, même le triple. Le pavillon à tête de mort lui laissa un arrière goût dans la bouche, à moins que ce ne soit son sang.
Les choses se passèrent très vite et en à peine quelques minutes, ils étaient déjà abordés. Mais ses hommes n'étaient pas des mauviettes et se battaient rudement. Malgré ses 17 ans, il avait une forte carrure et était très rapide ce qui lui permettait de porter des coups puissants et rapides. Emporté par le combat et l'adrénaline, il avait arrêté de compter combien de personnes il avait déjà tué. L'odeur du fer et de la poudre remplissait ses narines et il crut voir parmi tout ce capharnaüm Mayuzumi dans le même état que lui. L'excitation éveillant tous ses sens, il put parer le coup qui lui parvenait dans le dos et fit fasse à son nouvel adversaire.
-Vous ne volez pas votre réputation, Nijimura Shuuzo, félicita le capitaine ennemi.
-Hanamiya Makoto... J'aurai du m'en douter, cracha le brun en se mettant sur ces gardes.
Il vit nettement le tatouage de l'araignée dans son cou malgré la nuit qui était déjà tombée. Hanamiya Makoto était la pire espèce qui puisse exister sur terre. Bien que du même âge que lui, il avait commis de nombreux méfaits par le passé, mais il s'en sortait toujours. Akashi jubilerait s'il avait la tête de cette ordure un jour.
-Vous devriez vous rendre~
-Dans tes rêves !
Tenant fermement son arme blanche, il chargea avec rage mais comme il s'y attendait, Hanamiya savait très bien manier le sabre. Des étincelles surgissaient chaque fois que leurs lames se rencontraient. Plus le duel durait, plus l'endurance du contrebandier s'épuisait. Il devait achever le combat et maintenant. Il jeta un rapide coup d'œil sur le pont et un sourire mauvais fendit encore plus son visage.
-Qu'est-ce qui te fait rire ?!
Un rire sarcastique franchit les lèvres du bandit, déconcentrant son assaillant. Il profita de cette fraction de seconde pour le désarmer et l'envoyer à terre d'un coup de botte dans l'estomac. Le souffle coupé, il se releva néanmoins mais déglutit difficilement en sentant la pointe de la lame sur sa gorge.
-Il est temps de se rendre. Tu n'as pas très envie que tes hommes y passent, n'est-ce pas ?
D'un geste de la main, il indiqua le pont et Shuuzo écarquilla les yeux d'horreur et voyant tout son équipage mis à genoux, un couteau sur la gorge. Il n'eut pas le temps de protester qu'on lui asséna un coup sur la nuque, l'envoyant dans le monde des songes.
-On y va, ordonna le contrebandier en laissant son partenaire récupéré le corps amorphe du jeune général.
Le bateau qui commençait à couler et à prendre feu fut rapidement dépouillé et fut englouti par les océans en une dizaine de minutes. Makoto regarda le spectacle sombre de ses pupilles olives avant de rejoindre sa cabine et d'apprécier sa nouvelle prise. L'un des généraux du grand Akashi, c'était tout de même quelque chose !
-x-
Ce fut l'odeur de moisissure et de poisson qui obligea Nijimura à se réveiller. Sa tête bourdonnait horriblement et il eut du mal à ouvrir les yeux. Mais les clapotis de l'eau et les bruits de vagues lui indiquaient qu'ils étaient toujours sur la mer. Très lentement, il releva le haut de son corps et fut forcé de constater que ses bras étaient solidement enchaînés dans son dos. Encore un peu dans les vapes, des brides de la nuit dernière lui revinrent peu à peu et fut sincèrement soulagé de voir tous ses hommes en vie. Le touffe de cheveux blanches près de lui s'agita mais il se mordit la lèvre en voyant le bandage autour de la tête de Chihiro.
-C'est trop aimable de leur part, commenta l'albinos une fois complètement réveillé.
Le silence reprit sa place, seulement coupé par les bruits de l'eau à l'extérieur.
-Mayuzumi... Il y a peu de chances qu'on sorte d'ici vivant.
-Ce n'est pas ton genre de dire ce genre de choses... Mais vu la tête que tu as, je suppose que tu as raison.
-Ils vont sûrement nous vendre dès qu'on sera arrivé, déclara Shuuzo. Et on sera sûrement déjà loin lorsqu'Akashi ou quelqu'un d'autre sache que nous avons été capturés.
Le silence de son quartier-maître lui laissa penser qu'il était d'accord avec lui.
Alors, c'était comme ça qu'il allait finir ? Il allait devenir un esclave jusqu'à ce qu'il meurt de fatigue ? Pourtant, il y avait pas mal de choses qu'il aimerait faire avant. Comme remettre son jeune frère sur le droit chemin, rassurer sa mère, protéger sa sœur, crier encore une fois sur la bande des miracles. Peut-être qu'il rejoindra son père. La trouvera-t-il aussi de l'autre côté ? Il retint un soupir et songea un instant à la sirène qu'il avait vu. Il aurait préféré mourir dévoré par une de ces nymphes plutôt que de finir ainsi, son corps jeter dans une fosse commune ou on-ne-sait-on.
Sûrement trop épuisé par la jouxte de la veille, le jeune général s'était à nouveau assoupi, enfin il ne se souvenait plus très bien, avant de se réveiller une nouvelle fois mais cette fois-ci sur du béton. Le sol et les murs dégageaient une certaine fraîcheur et il ne savait pas s'il frissonnait à cause de cela ou bien à cause du sort qui l'attendait. Au moins il n'était pas tout seul mais une boule d'angoisse se forma dans son ventre alors qu'il ne reconnaissait aucun des visages présents. Des bruits de pas se firent entendre, suivis de voix.
-Je suis certain qu'ils vont vous plaire. Je les ai choisi spécialement pour vous, Madame.
-Je n'ai besoin que 3 ou 4 beaux spécimens.
Nijimura ne savait pas s'il devait être heureux ou pas. Devant eux, de l'autre côté de la grille qui les tenait enfermés se tenait une femme, la trentaine avancée, ficelée dans une robe en dentelle bien trop serrée pour elle en compagnie de leur geôlier. Soudainement, l'option mort semblait beaucoup plus alléchante plutôt que de servir cette mégère. Et son regard lubrique lui donnait envie de vomir alors qu'elle le scannait de la tête au pied.
-Celui-ci, lâcha-t-elle en le désignant avec son éventail qu'il aurait aimé enfoncé dans sa gorge. Et...
Alors qu'ils discutaient du prix à négocier, d'autres bruits de pas se firent entendre. Et la personne semblait être seule.
-Vous n'êtes pas autorisé à venir ici, siffla Makoto en s'approchant du nouveau venu.
-L'un de vos prisonniers intéresse mon supérieur, répliqua sans broncher... la jeune femme.
Elle portait une longue cape noire, un tricorne richement décoré par des plumes. Son visage était fin, ses traits sévères mais il était possible de deviner qu'elle était encore jeune. Ses cheveux noir de jais étaient lisses et lui arrivaient au niveau des épaules, quelques mèches cachant son front. Elle envoya quelque chose en direction du trafiquant qui l'attrapa au vol. Ce dernier siffla d'admiration devant la taille du diamant mais resta sur ses gardes.
-Comme vous le voyez, j'ai déjà une cliente et-
-Combien ?
-Plaît-il ?
-Pour combien me céderez-vous Nijimura Shuuzo ?
Le sujet de conversation faillit s'étrangler. C'était donc lui qu'ils allaient marchander ?! L'inconnue écarta d'un geste sa cape et laissa voir un coffre calé sous son bras. Elle l'ouvrit et les yeux d'Hanamiya brillèrent devant les centaines de pierres précieuses et de pièces d'or qui se trouvaient dans le coffret en bois. Il se trouvait près de la beauté froide en un éclair, un sourire mièvre sur les lèvres.
-Vous pourriez même avoir quelques personnes en plus avec ceci~
Un rictus moqueur se forma sur son visage.
-Nijimura Shuuzo et tout son équipage...
Le silence plana quelques secondes avant qu'il ne répond.
-Adjugé.
-Hanamiya-san, qu'est-ce que ça veut dire ?!
-Veuillez m'excuser, Madame, mais les affaire sont les affaires~
Sur ces mots, il claqua des doigts et l'un de ses hommes de main ramena la trentenaire à l'extérieur tandis qu'il invitait sa nouvelle cliente dans son bureau richement décoré. Il l'invita à s'asseoir mais elle ne l'écouta pas et préféra rester debout. Pour une fois qu'il était aimable.
-A qui ai-je l'honneur ? Demanda-t-il finalement.
-Vous n'avez pas besoin de savoir qui je suis, répondit froidement la brune. Donnez moi ce que vous me devez et vous aurez ceci.
Elle illustra ses paroles en tapotant le coffre au trésor.
-Vous les femmes êtes si impatientes, soupira Makoto avant d'appeler Furuhashi.
-x-
-Il y a peu de chances qu'on sorte d'ici vivant, hein ?
-J'avoue, je me suis trompé sur ce coup là, marmonna Nijimura alors qu'il enfilait une chemise.
Elle était toute neuve et sentait bon. Il était presque heureux d'avoir été acheté par cette fille. Tomasu, le cuisinier avait même pleuré de joie lorsqu'ils sont arrivés dans l'auberge où il devaient se changer.
-Mais c'est tout de même louche, tu ne trouves pas ? Ajouta Mayuzumi en regardant par la fenêtre.
-Comment elle pouvait savoir qu'on était là, tu veux dire ? Qui sait. Vu la fortune qu'elle se trimballe, elle doit avoir pas mal de connections.
Chihiro ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose mais quelqu'un frappa à la porte.
-C'est l'heure, vint avertir leur sauveuse.
Ils la suivirent sans demander leurs restes et rejoignirent les autres sur le pont. Beaucoup de gens circulaient sur le sol sale où eau croupie et morceaux de poissons laissés à l'abandon jonchés le sol. Il y avait 5 bateaux amarrés. Leur groupe fut divisé en deux mais Nijimura jugea bon de ne pas protester.
-Merci... de nous avoir sauvé la vie... je suppose, déclara Shuuzo en s'approchant de la brune.
-Si vous évitez de devenir l'attraction sexuelle d'une duchesse et de son vieux mari perfide et ses amis tout aussi pervers signifie vous sauvez la vie, alors il n'y a pas de quoi, se moqua-t-elle.
Le brun rit nerveusement à sa remarque. Il l'avait échappé belle on dirait. Il frissonna de dégoût en essayant de projeter enfermé dans un manoir, abusé sexuellement. Celle qui l'avait acheté se détourna de lui pour discuter avec un membre de l'équipage. Maintenant qu'il prêtait plus grande attention, il n'y avait que des femmes à son bord. Et ses hommes semblaient très enchantés à cette idée. Enfin, pas pour très longtemps. D'une voix forte et claire, elle s'adressa aux nouveaux venus.
-Je suis Kagome Hakuko et vous serez désormais sous mes ordres et celui de mon capitaine. Que les choses soient bien claires...
Elle fit une pause et posa ses yeux bleus glacials sur chaque matelot présents.
-D'où je viens, tout crime commis est puni par une décapitation. Ai-je été clair ?
-Oui, Madame ! Répondirent tous en chœur.
-Bien. Levez l'ancre, nous partons !
Après avoir levé l'ancre et hissez les voiles, le bateau quitta enfin le port et ils reprirent le chemin de la mer. Aussi surprenant que cela puisse paraître les femmes pirates étaient aimables et aidaient les nouveaux venus dans leur tâche. Le soleil commençait à se coucher alors que l'endroit d'où il venait n'était plus qu'une mince ligne noire au loin.
-Nijimura, appela Kagome. Vous voulez remercier votre nouvelle maîtresse ?
Surpris par la question pleine de sous-entendus, il lâcha la corde qu'il tenait mais la rattrapa rapidement.
-M-Ma nouvelle maîtresse ? Bégaya le brun ses joues légèrement teintés de rose.
-Venez.
Il attacha solidement la corde au mât avant de la suivre vers la cabine. Elle y entra mais il n'y avait personne pour le moment. Hakuko prit une chaise et la plaça au milieu de la pièce. Sans vraiment se poser de questions, Shuuzo s'y assit. Mais il déchanta très vite en voyant la brune prendre ses poignées et les enchaînés, encore une fois, dans son dos.
-Qu-qu'est-ce que ça veut dire ?! Protesta-t-il en s'agitant.
-Ne bouge pas, trancha-t-elle en plaçant son sabre sur sa poitrine.
L'ordre le calma instantanément, figeant son corps sur place. S'il tenait à sa vie, il devait l'écouter sans broncher et sans poser de questions. Estimant qu'il avait enfin comprit sa place, elle s'empara d'un ruban noir sur le bateau où cartes et plumes à écrire s'emmêlaient pour couvrir ses yeux, le plongeant dans un noir complet.
-Elle sera bientôt là.
Complètement livré à lui-même, le jeune pirate du prendre son mal en patience. Mais le silence qui s'était installé se brisa bien vite en entendant la porte grincer dans son dos. Il ne chercha pas à retourner et attendit. Les bruits de pas étaient légers. Il frémit en sentant une main fine se poser sur son épaule. Pas de doute, c'était bien une femme qui dirigeait tout ce petit monde. Sa main se dirigea lentement vers son autre épaule et il devina qu'elle le contournait par la même occasion. Lorsque le contact fut brisé, il se rendit compte qu'il respirait plus rapidement que d'habitude et que son corps s'échauffait peu à peu. Mais il n'eut pas le temps de se reposer que cette même main baladeuse se retrouva sur son cou, puis glissa sur son torse. Il se surprit à gémir en sentant le bout de ses ongles effleurer lascivement sa peau découverte.
Il avait honte, ou peut-être pas, mais il adorait ce petit jeu.
Son pouce effleura ses lèvres qui s'ouvrirent un peu plus, demandant un peu plus d'attention. Mais elle ne semblait pas du même avis. Elle glissa ses doigts fins dans ses mèches brunes ce qui le fit soupirer d'aise.
-S'il vous plaît... mes mains...
Sa voix était suppliante, chaude et rauque. Il venait de découvrir qu'il était un peu masochiste sur les bords. Et cela lui plaisait énormément. Alors évidemment, elle ne le détacha dans l'immédiat. La température de son corps grimpa un peu plus en sentant un poids sur ses cuisses. Il grogna entre ses dents, à la fois frustré et satisfait en sentant une légère pression sur son érection. Une poitrine ferme et généreuse s'appuya contre son torse.
-Lorsque les mains de Shuuzo seront libres... Il devra les poser très lentement... sur mes cuisses, chuchota-t-elle tout contre son oreille.
-Oui, articula-t-il faiblement d'impatience.
Le corps tendu à l'extrême, le froid du métal quitta ses bras alors que les chaînes tombèrent sur le bois. Avec précaution, il ramena ses mains et les glissa sur le cuir qui recouvrait des cuisses qu'ils devinaient fermes. Ses narines se gonflaient du parfum de la jeune femme sur ses jambes.
-Shuuzo peut enlever le bandeau maintenant...
Lorsqu'il retrouva enfin la vue, Nijimura hésitait entre s'évanouir ou se jeter par la fenêtre derrière elle.
Voili voilou !
Oui je vous coupe au meilleur moment c: Ceci dit, j'ai l'impression d'avoir... découpé disgracieusement ce chapitre. Enfin, je voulais qu'il y ait tout de même un certain suspens!
Moona-Neko: T'es contente ? 8D Je suis à moitié fière de la partie avec maso!Niji mais ça suffira pour l'instant.
Emy-nee: Une fan d'Akashi ! Il n'y a très peu de fic sur ce domaine et je fais de nombreuses recherches pour être la plus exacte possible dans les descriptions.
Laura-067: Ouh la la ! Toutes tes questions me font vraiment plaisir, mais je ne peux répondre qu'à une seule question sinon, ce serait te raconter toute la fic :p Oui oui, Nijimura est bien vivant! Pour le reste, tu le verras au fil des chapitres !
A la prochaine pour le chapitre 3 !
