NOTA BENE: il va vous paraitre étrange de retrouver les jumeaux, car chronologiquement normalement il en manque un. Néanmoins, je les aime trop pour coller au canon et laisser Fred pour mort. Je me suis permis quelques écarts pour mon plaisir. En espérant ne pas trop vous choquer. (ça c'est moins sur ; ) ) Bonne lecture.


Percy était dans sa chambre, quelque peu excédé que sa peste de petite sœur l'ai dérangé pour aussi peu qu'une poupée qui traînait dans le couloir. Il se remit à son courrier très important, (un arrêté ministériel visant à restreindre la possibilité de commercialiser les graines magiques dans le monde des moldus) et soupira fortement lorsqu'il entendit un bruit sourd dans le couloir. Décidément, même à 16 ans Ginny ne pouvait pas s'occuper d'elle toute seule, il fallait qu'elle monopolise l'attention.

Inquiété par le silence suivant le bruit, il passa la tête par l'entrebâillement de sa porte et au moment de crier à sa sœur quelque chose de désagréable, il se ravisa. Ginny était étendue sur le sol, la fameuse poupée dans la main. Il réfléchit rapidement. Hors de question qu'il touche à la poupée, Les jumeaux et les autres jouaient au Quidditch et de toutes façons, qu'auraient-il pu y faire. Charlie s'occupait de ses foutus dragons, et les parents étaient absents, il faudrait en outre leur expliquer le pourquoi du comment, chose qu'il serait incapable de faire puisqu'il ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants. Il restait donc Bill. Mais oui, Bill était en Égypte et la poupée était une momie, tout se tenait.

Il s'apprêta à rédiger une missive pour lui envoyer un Hibou mais il avait peur que le temps ne lui manque. Il fit une courte prière à Merlin puis se concentra mentalement sur l'image de son frère et transplana.

Bill était à son bureau compilant les différents sorts et contre-sorts de la semaine qu'on lui avait rapporté. Ce n'était pas le coté le plus passionnant de son travail, mais il fallait s'y plier. Un « pop » sonore lui fit lever la tête et c'est, non sans surprise, qu'il vit Percy droit comme un I devant lui.

- « Percy ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Si tu veux me convaincre de revenir en Angleterre avec Fleur, c'est peine perdue. L'Égypte est bien plus passionnante et Fleur et les enfants sont ravis de vivre ici.

- C'est Ginny ! Elle a et puis paf et bam, et voilà

- Oh, Percy, là, je n'ai rien compris hormis Ginny...

- Bon ! Pas le temps laisse un mot tu viens avec moi je t'expliquerais. »

Devant l'impatience de Percy, il obtempéra. De retour au Terrier, il dut courir derrière son cadet pour le suivre à l'étage. Au sol, il découvrit Ginny étendue et son cœur se serra. Il prit l'épaule de Percy et le força à lui faire face. Il eut de la difficulté à parler mais les mots sortirent de sa bouche tout de même.

- « Percy, dis moi EXACTEMENT ce que tu as fait à notre sœur !

- Riiien je n'ai rien fait ! J'étais dans ma chambre, elle m'a dérangé pour cette poupée momie, je lui ai dis de la remettre dans la chambre des jumeaux, parce qu'un machin pareil c'est forcément à eux. Et puis je suis retourné travailler, j'ai entendu un BOUM et je suis sorti je l'ai trouvé là.

- Ça c'est passé quand exactement ?

- Il y a quelques minutes, une quinzaine je dirais.

- Tu... te … rends compte... qu'en QUINZE minutes sans surveillance elle aurait pu mourir ?

- Je... je n'y avais pas pensé du tout, je t'ai appelé parce que la momie, l'Égypte tout ça, ça m'a rappelé à toi, donc j'ai transplané le plus vite possible. »

Bill renvoya Percy à « ses courriers plus importants que le bien-être de Ginny » et s'assit en tailleur devant sa sœur. Il caressait les cheveux roux de cette dernière réfléchissant à un moyen de la ramener. Il ne connaissait pas la poupée. Hormis le fait que ça soit une momie, rien n'indiquait la provenance de l'objet. Grand mal lui en prit, il attrapa la poupée par une bandelette qui dépassait. Aussitôt prit d'une nausée il la lâcha et tenta de se relever. Peine perdue, il ne se rendit même pas compte qu'il s'écroulait auprès de sa sœur. Il ne ressentit qu'un tiraillement au niveau du nombril en s'évanouissant.

Une voix le ramena à la conscience. Il se sentait marcher. Il s'arrêta brutalement.

- « Bill ? Tu as l'air bizarre... pourquoi tu te regarde les mains et les jambes comme ça ? Pourquoi tu t'arrêtes comme un damné au milieu du couloir ? Peebles va nous surprendre et nous canarder avec je ne sais quoi ! Bill ? Tu m'entends ? Enfin, toujours est-il que j'ai surpris...

- STOP ! Attends, j'ai d'un coup très mal à la tête. Cherche pas à comprendre et dis moi quand on est, quel jour, quel mois, quelle année, et surtout dis moi où je suis et qui nous sommes.

- Euh tu me fais peur là... on est en Avril, pendant les vacances, on doit être lundi. Pour l'année on est en 1988, comme tu peux le constater en regardant autour de toi, nous sommes à Poudlard dans l'aile des préfets, là, tu vois au mur, c'est toi, enfin, avec les cheveux roux, pas noir Rogue. Et Je suis Leana, et toi tu es Bill. Il se passe quoi ?

- Non ne t'inquiète pas, j'ai juste mal au crâne et j'ai eu une absence. Donc tu disais ? »

Il la laissa jaser à propos de ses amies et de « qui sortait avec qui et même qu'ils ont sûrement fait la chose dans un placard » et la suivait dans le couloir jusqu'à ce qu'elle s'arrête devant une porte. Une petite affichette placardée sur la porte indiquait « William Arthur Weasley, préfet en Chef, RubrumSphynx »

Soudain un éclair lui passa devant les yeux, il se rappelait qui il était ici, un flot de souvenirs assaillit son esprit et ses anciens souvenirs furent rasés. Il attrapa Leana par la taille, et l'embrassa soudainement. Elle en eut l'air ravi et lui rendit son baiser par centaine alors qu'il ouvrait la porte.

- « Heeeeeey ! Y'a des chambres pour ça !

Bill sursauta mais garda sa contenance. Un joli brin de fille, rousse et probablement du même âge que lui était assise à terre, et regardait partout d'un air perdu.

- « Justement, vois-tu le rideau derrière toi ? C'est ma chambre ! »

Elle se retourna, s'excusa et acquiesça. Bill se tourna vers Leana et lui demanda par un murmure si elle connaissait la rouquine. Elle lui répondit par la négative. Il l'embrassa sur le front, et lui pria de quitter les lieux, il devait absolument savoir ce qui se tramait ici. Alors qu'elle allait lui intimer de quitter la pièce pour la laisser, Bill et elle, faire des choses peu recommandables, Bill lui colla l'index sur la bouche et la poussa dans le couloir. Une fois la porte refermée, Il s'enquit de son nom, Mina Granger, elle l'avait dit bien vite.

- « Et je peux savoir ce que tu fais dans la chambre du préfet en chef de Poudlard ? Enfin la mienne quoi...

- Poudlard ? Non c'est … c'est impossible, je connais les chambres des préfets et elle ne sont pas comme ça !

- OK... je t'assure que si. Et je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que tu me mens. Ton visage m'est vaguement familier, pourtant il ne me semble pas t'avoir vu auparavant... Je m'appelle William, mais mes amis m'appellent Bill. Quoique pour toi, ça sera William.

- Tu me rappelle quelqu'un mais je n'arrive pas à me savoir qui... pourquoi tes cheveux sont noirs et gras, on dirait une teinture qui a raté...

- Je t'explique vite fait... à Halloween, j'ai eu la bonne idée de me déguiser en Rogue, le prof de DCFM tu vois qui c'est ? Bien, le problème c'est que mon déguisement, ajouté au polynectar, il a vraiment pas apprécié... et m'a lancé un sort qui va me faire rester comme ça toute l'année, à moins que je trouve une fille qui m'aime pour ce que je suis « un gros nullard de Weasley qui se moque plus qu'il ne travaille » ce qui me fait doucement rire, car Leana que tu as vu m'aime et rien n'a changé... »

Il la vit commencer à paniquer, il pouvait apercevoir les rouages tourner dans sa tête tandis qu'elle essayer de tout comprendre. Lorsqu'il se rendit compte qu'elle avait les larmes aux yeux il la serra contre lui et lui ordonna de respirer calmement. Il lui caressa les cheveux, elle sentait bon, un mélange de miel de cannelle et d'épices, une odeur qui réveillait en lui quelque chose sans qu'il ne puisse savoir quoi. Quand elle fut calmée, elle résuma sa situation et il lui expliqua et décrivit les différentes maison à Poudlard. L'heure du repas était proche, il lui proposa d'aller dans sa chambre pour regarder ses livres, peut-être qu'elle y trouverait quelque chose. Elle vacilla en se levant, il l'accompagna dans la chambre et quitta son appartement de préfet.

Tout en marchant dans les couloirs, il essayait de mettre en lumière ce qui lui était arrivé. Il se souvenait très bien de son mal de tête alors qu'il était avec Leana. Il était conscient que sa place n'était pas ici, mais il n'arrivait pas à trouver pourquoi. Arrivé à la cuisine, il demanda aux elfes de quoi faire un repas complet pour deux personnes. L'une des elfes le regarda et lui murmura « Monsieur Weasley a fait une nouvelle conquête ? », il lui sourit et ne lui répondit pas il ne savait que répondre. Il réalisa qu'il avait encore des trous de mémoire.

Lorsqu'il revint dans la chambre, tout était silencieux. Il l'avait laissé sur le lit, en lui demandant de ne pas quitter la pièce, et il espérait qu'elle l'ai écouté. Il posa les affaires sur la table et jeta un œil dans la chambre elle n'avait pas bougé, à la seule différence qu'elle était à présent endormie du sommeil du juste, les cheveux étalées sur l'oreiller. Il l'a trouva magnifique, presque attirante avec son teint pâle, moucheté de tâches de son comme le sien, et ses cheveux roux ressemblant à des flammes statiques émanant de sa tête. Il lui caressa le front doucement et parti à son bureau pour se plonger dans le un livre de cours intitulé « Étude des moldus, septième année » que son père, Arthur, avait rédigé. Il en existait sept tomes, un pour chaque année d'étude à Poudlard. Il eut le temps de lire le chapitre sur « les inventions moldues et leurs utilités au cours du XIXème siècle » et de commencer celui sur « Vers une adaptation utile des entités moldus dans le monde magique ? » lorsqu'il commença à sentir une présence derrière lui, confirmée par une main posée sur son épaule.

- « étude des moldus, septième année par Arthur Weasley ? C'est de ta famille ?

- Oui c'est mon père. Il est calé dans le domaine. Tu le connais ?

- Non, non j'ai lu son nom sur la tranche de ton livre surtout.

- Oh. Je vois. Tu veux manger ? Boire ? »

Tandis qu'il lui posait ces questions, il mit la table et la regarda du coin de l'œil, elle s'était assis et paraissait soucieuse et pensive, et il ne la dérangea pas, se contentant de l'observer, mi-curieux et mi-amusé de s'imaginer les petits rouages dans la tête de la jolie rousse. Elle mangeait de bon appétit, et pourtant au milieu de son pain au raisin tenant lieu de dessert elle s'arrêta la bouche pleine.

- « Au fait, on est quand ? Parce qu'il fait presque nuit là...

- On est en avril, il est 19h45.

- Avril quand ?

- Le 14...

- EN QUELLE ANNÉE !?

- 1988 pourquoi ? »

Elle parut avaler de travers et Bill toussota de rire en voyant son air déconfit. Il se demandait, si elle était de la même époque que lui. Elle portait des vêtements classiques (un t-shirt Babbity, ça ne s'invente pas! Et un jean serré.), parlait de la même façon que lui, et pourtant l'évocation de l'année avait semblé la choquer. Venait-elle du passé ? Ou du futur ? Il trouvait tout ceci étrange, mais après tout, on est à Poudlard, lieux où bon nombre de choses sont étranges mais habituelles. Il se demandait aussi comment elle était arrivée ici, car sa chambre de préfet était fermée à clef quand il la quittait et cependant , il l'avait trouvé trônant au beau milieu. Néanmoins, il doutait qu'elle puisse venir du passé, il n'avait aucune raison de penser cela, seulement une intuition.

- « Tu as l'air étonnée... tu es « la fille qui vient du futur » pour nous prodiguer tes oracles ?

- Non non, je crois que je me suis fait piéger par quelqu'un... mais je ne sais pas qui, ni comment. J'étais en 1997, oh et je me rappelle que je faisais du ménage !

- Ah. bon. Je vais décider de te croire. Même si ça me paraît bien irréel. »

Il attendait le moment propice à une visite du château, pour lui faire découvrir évidemment, mais aussi pour pouvoir en apprendre plus sur elle, guetter ses réactions et peut-être même en apprendre davantage sur lui-même. Et, bien qu'il tentât de se le cacher, pour passer du temps avec elle, car au vu de ses réactions, il ne doutait pas un seul instant qu'elle allait chercher à rentrer chez elle rapidement.

Elle le devança, lui demandant entre deux bouchées de pain au raisin, si il pouvait lui faire visiter le château. Son cœur battit un peu plus vite qu'à l'accoutumée et il opina du chef. Dès qu'elle eu fini, il claqua des doigts pour débarrasser la table, et tenter de l'impressionner au passage, puis il lui tendit le bras, façon gentlemen, bras qu'elle prit avec un sourire qui aurait fait fondre n'importe quel iceberg. Il la guida le longs des couloirs, s'arrêtant sur certains tableaux – celui là, c'est Gwendolyn la fantasque là il s'agit des quatre fondateurs – et par la même occasion, lui raconta l'histoire de l'école, similaire en tout point à celle du Poudlard de Ginny, hormis les noms. Elle paraissait s'extasier sur chaque détail qu'il lui montrait, et il prenait plaisir à lui faire découvrir son lieu de résidence. Par chance, il n'y avait personne dans les couloirs, vacances d'Avril obligent, hormis Peebles. Il lui expliqua donc qui était Peebles, un esprit frappeur espiègle, qui veillait néanmoins à ce que l'ordre règne dans le château. Elle fit la comparaison avec un certain Peeves, qui veillait pour sa part à ce que Poudlard soit un vrai capharnaüm. Peebles étant ce qu'il était, ils se retrouvèrent bombardés de petits cailloux, de craies humides, de peinture blanche et de boules de mousses vertes. Bill lui attrapa la main et se mit à courir en direction de ses appartements préfectoraux.

- « La salle de bain est à toi, je te laisse te changer et te nettoyer la peinture que tu as sur le visage. Il y a des serviettes dans le petit placard, et tu peux évidemment utiliser tout ce dont tu as besoin.

- Merci Bill, c'est gentil. Mais j'espère pourvoir rentrer chez moi bientôt !

- Tu compte rentrer ce soir, dans cet état ? Ta famille risque de beaucoup rire en te voyant.

- OK, t'as gagné, je vais me doucher ! »

Il entendit l'eau couler et vint à la fenêtre. Il tentait tout autant de comprendre ce qu'elle faisait là que de comprendre son propre sentiment de malaise, de bizarrerie quand à la situation. Il passa sa main dans ses cheveux rapidement, et changeant de perspective se regarda dans le reflet de la vitre. Que ses cheveux roux lui manquaient ! Pourtant, est-ce dû à la lumière de la pièce ou à son imagination, mais il avait l'impression que le noir « rogue » tendait à laisser place à une teinte plus rouge. Il secoua la tête de dépit, et soupira profondément puis investit un fauteuil confortable avec son livre sur les moldus. Il avait terminé son chapitre et allait entamer le suivant lorsqu'elle lui demanda un t-shirt pour la nuit. Il chercha une vieille relique, un souvenir de sa jeunesse, son fabuleux T-shirt avec un cœur poilu, tiré du conte qu'il aimait le plus entre ceux de Beedle le Barde. Par la même, il la rassura donc sur son t-shirt qu'elle trouvait enfantin avec la souche de Babbity dessus. Il trouvait ça plutôt mignon d'ailleurs, ce petit coté enfantin. Il replongea le nez dans son livre pendant qu'elle se changeait et éclata de rire en voyant le résultat. Le t-shirt lui faisait une parfaite chemise de nuit, arrivant à mi-cuisse. Il était large d'épaules et bien plus grand qu'elle. Il prit le temps de défaire le lit pour changer les draps, évacuant d'un claquement de doigts les anciens. Il attrapa l'oreiller pour remettre une taie et ne vit pas Ginny qui avait empoigné le second oreiller. Il reçut un coup sur le dos qui l'ébahit. Se relevant, il eut juste le temps de comprendre et agripper à son tour le repose-tête. Une bataille d'oreiller dans la chambre d'un préfet-en-chef, c'était une chose nouvelle à Poudlard. Les plumes volaient en tout sens et la bonne humeur les envahissaient. Dans leur folie enfantine, ils n'avaient pas tout de suite vu la jolie blonde adossée au chambranle de la chambre. Bill vit du coin de l'œil qu'on les observait et son cœur s'arrêta de battre un instant. Il resta sans rien dire, bouche bée en observant Leana. Elle secoua la tête d'un air désabusé puis tourna les talons. La porte claqua violemment. Bill n'avait pas bougé d'un puce et il put constater que Mina non plus. Ils se jaugèrent du regard un quart de seconde, puis la bataille reprit de plus belle. Mina se prit les pieds dans le couvre-lit et s'écroula sur le matelas toute essoufflée. Bill sauta sur le lit, encadrant la jeune fille en appui sur ses deux bras.

- « Bill... je ne m'appelle pas Mina, mais Ginny...

- Je me doutais que ton prénom n'était pas Mina, mais j'attendais que tu aies assez confiance pour me le dire.

- C'est qui la blonde ?

- Léana. Une amie très proche, elle est à NigraTeso, ne t'en fais pas, elle aura oublié tout ça d'ici quelques temps. Tu seras déjà loin... »

Il attendait une réponse, ou une réplique cinglante, mais pas qu'elle l'embrasse. Il en fut donc étonné et écarquilla les yeux de surprise. Le contact de ses lèvres était doux et tendre, il fut un tantinet déçu lorsqu'elle se retira. Il s'allongea sur le coté gauche du lit, sur le dos, puis le sommeil le gagnant, lui souhaita conne nuit et se tourna sur la gauche. Il sentit le corps chaud se coller à lui, deux globes de chairs s'écrasant doucement conte ses omoplates, il sourit. Elle passa un bras sur son torse et instinctivement, il caressa du bout des doigts la peau fine et douce de la petite main. Il parcourait les doigts, le dos, le poignet du bout de la pulpe, trouvant dans les caresses qu'il prodiguait un calme endormant.

- « Bill ?

- Hum ?...

- Je ne te connais pas depuis longtemps mais je t'apprécie vraiment tu sais, j'aime bien ta présence... tu me montreras à quoi tu ressembles sans la teinture spéciale Rogue ?

- Moi aussi, inconnue du futur, moi aussi ! »

En lui répondant, une idée lui vint. Il étira le bras et attrapa l'album photo qui restait toujours à proximité du lit, dans le tiroir de la table de chevet et commença à le feuilleter pour trouver une photo précise. Il voulait lui montrer cette photo là, car dessus, on pouvait y voir ses frangins, les jumeaux Fred et Georges et lui-même posté derrière. Les doubles rouquins tiraient la langues et agitaient les mains en guise de bonjour, et lui, les cheveux mi-longs, roux car la photo avait été prise avant Halloween dernier, s'amusait à faire des oreilles de lapin à ses frères. Il aimait cette photo car elle représentait le bonheur, la liberté, la joie et la fraternité. Il lui indiqua que la photo avait été prise près d'un lac, non loin de Poudlard. Demain il l'y emmènerait, c'était un joli coin, parfait pour un pique-nique, et une baignade si le temps s'y prêtait.

Il reposa l'album et se rallongea. Ginny reprit sa place contre lui, la main sur son torse et tous deux profitèrent du sommeil du juste.

Vers six heures et demi, il se réveilla et se leva. Après une toilette rapide et un habillage nécessaire, il attrapa un sac enchanté d'une extension invisible et se dirigea vers les cuisines. Les elfes l'accueillirent comme à chaque fois avec déférence et respect et courbés devant lui écoutèrent sa requête avec patience. Quand les victuailles furent prêtes, il les enfourna dans le sac et se dirigea dans les couloirs pour rejoindre le dortoir des ArgentumSerpentis. Il toqua trois fois vite puis trois fois lentement et enfin trois autres fois vite, à la porte du dortoir B. Une jeune fille menue lui répondit, assez sèchement que « merde Bill c'est pas une heure pour réveiller les gens pendant les vacances ! » puis s'effaça pour le laisser entrer. Il lui demanda quelques vêtements pour « sa nouvelle conquête » qui n'avait rien prévu de rechange, et comme il comptait l'emmener au lac, si elle avait un maillot de bain à lui prêter elle serait un amour et il lui revaudrait ça. En grommelant, la jeune fille sortit deux pantalons, un beige et un noir, deux t-shirts de couleurs vives (cyan et fushia) Un soutien-gorge et une paire de culottes, et pour finir, un maillot de bain, une pièce, qui ne lui plaisait plus. Le tout alla rejoindre le pique-nique dans le sac.

Bill la remercia un nombre incalculable de fois, et repartit en vadrouille dans les couloirs. Il s'arrêta devant une porte, toqua et attendit la réponse. Un jeune homme aux cheveux bruns ébouriffés lui ouvrit.

- « Salut Yann ! Je dois m'absenter pour la journée. Est-ce que tu pourrais prendre mes fonctions aujourd'hui ?

- hu... grumpf... tu fais ch ! Mais c'est d'accord, seulement si je peux finir ma nuit. Il est sept heures, là... »

Bill sourit et reprit son chemin, il arriva à ses appartements et entendit l'eau couler puis s'éteindre. Un instant plus tard, Ginny sortait avec une tête de six pieds de long. Son visage s'éclaira d'un coup quand elle le vit, et rayonna de plus belle alors qu'il lui tendait les vêtements de rechange. Il lui expliqua le programme de la journée et elle se changea dans la salle de bain. Le t-shirt cyan et le pantalon beige lui allaient à ravir et Bill se surprit à penser qu'il était dommage qu'elle dusse repartir. Il sourit quand il la vit s'attacher les cheveux rapidement en tas à l'arrière du crâne et claqua des mains pour qu'un petit déjeuner apparaisse sur la table. Ils mangèrent copieusement en vu de la marche qu'ils allaient devoir faire pour accéder au lac.

En partant il la laissa s'émerveiller quelques instants sur la Grande Porte. Puis le pris la main pour la guider. Il y avait un bon quart d'heure de marche avant la dernière partie du trajet. Bill lui proposa un jeu de questions/réponses qui occupa la majeure partie du temps, ils apprirent à mieux se connaître. Puis il commença à la pousser gentiment, elle répondit, et tout du long, ils se poussèrent en riant et en s'amusant.

Le chemin escarpé apparu au tournant et il commença à grimper en courant, vite ralenti par la pente. Il commença alors à envoyer de petits cailloux, et des mottes de terre, parfois de la mousse à Ginny qui tentait de lui attraper une cheville. Quand la montée se fit trop raide, il remarqua qu'elle avait cesser de le taquiner et s'appliquait à grimper. Il connaissait bien le chemin et ne s'arrêta qu'une fois en haut. Elle devait être perdue dans ses pensées car, alors qu'il regardait le lac en contre-bas elle le heurta de plein fouet. Il eu juste le temps d'attraper sa main et de la ramener vers lui, elle avait manqué la chute de peu. Il la serra fort contre lui, le nez dans ses cheveux, une odeur de cannelle l'envahit. Il sentait son dos contre son torse et resserra encore un peu l'étreinte. Il appréciait le moment à sa juste valeur, le soleil se levait à peine, passant derrière les montagnes au fond, et se reflétant paresseusement sur le lac turquoise. On eut dit un bijou dans son écrin. L'onde paisible était de temps à autre troublée par une créature qui s'ébattait. Il baissa légèrement le regard et s'aperçut vide que Ginny était bouche bée devant le spectacle. Elle surprit son regard et se tourna vers lui, plongeant ses yeux noisettes dans son regard. Il s'apprêta à parler mais elle colla délicatement ses lèvres contre les siennes. Un frisson de plaisir lui parcourut la colonne vertébrale et lui fit serrer plus fort Ginny entre ses bras. Il la sentit glisser sa langue à la rencontre de la sienne, en faisant en jouer l'extrémité. Il ferma les yeux pour profiter de l'instant précieux qu'il vivait.

Enfin il prit sa petite main et la guida pour descendre le long de la falaise. Il se sentait sur un nuage, l'esprit vidé et le cœur comblé de bonheur. Elle était parfaite. Arrivés en bas, il se dépêcha de procéder au placement de sorts de protection, d'invisibilité et d'insonorisation de façon à ce qu'ils ne soient pas dérangés. Il remarqua que Ginny fixait sa baguette magique avec stupeur, mais ne s'arrêta pas sur ce détail et étendit les sorts assez loin sur l'eau. Une fois son œuvre magique réalisée, il plongea la main dans son sac, en sortit une nappe qu'il étendit, puis sortit la nourriture, dûment enfermée dans différents petits sacs étanches, Les Elfes à Poudlard étaient très doués pour conserver les aliments et les protéger. Il mit la main une autre fois dans le sac et jeta le maillot à Ginny qui le tourna dans tous les sens avec un signe d'incompréhension visible sur son visage. Il se changea devant elle, il avait prévu le coup et portait déjà son propre maillot, et s'empressa de plonger dans l'eau. Plus vite on y était, plus vite on s'habituait à la presque fraîcheur. Ginny avait enfin compris et il la regarda se cacher derrière les arbres pour se changer. Elle le rejoignit rapidement et sembla saisie par la fraîcheur relative du lac, il ne lui laissa pas le temps de s'en plaindre, l'embrassant du bout des lèvres et collant son corps contre le sien, dont le contact plus frais le fit frissonner. Il la tenait par la taille et elle agrippa à son cou et passa ses jambes autour de ses hanches. Bill aurait souhaité que ce moment ne s'arrête jamais, profitant du soleil qui montait et réchauffait leurs peaux, mais Ginny l'éclaboussa et tout deux s'amusèrent un moment à nager, jouer dans l'eau et tenter de mettre l'autre sous l'onde. Dès qu'il le pouvait, il la regardait sourire et bouger et se sentait empli de félicité. Il l'appréciait de plus en plus, cette « inconnue du futur ». la fatigue commençait à se faire sentir, il se rapprocha du bord et prenant appui sur un rocher avec ses coudes, il s'allongea dans l'eau peu profonde. Ginny le rejoignit rapidement et s'allongea contre lui.

- « Dis-moi, j'ai remarqué sur ta baguette qu'il y avait une gemme bleue. C'est décoratif ?

- Haha non, non. C'est compliqué ce que tu me demande ! Tu as une baguette ? -elle hocha la tête en guise de oui- eh bien, chaque baguette a sa propre puissance et on rajoute une pierre plus ou moins précieuse pour lui accorder un peu plus de magie, ou pour donner une spécialité à la magie. Euh... un exemple, celle de Leana possède une émeraude taillée en croix, elle lui confère plus de puissance sur les sorts de soins et de réparation. La mienne est une Adulaire arc-en-ciel, elle amène de la clarté dans les temps sombres et avertit de son rayonnement la proximité d'un danger. On choisit donc une pierre en fonction de ce qu'on souhaite faire dans le futur, et on ne choisit pas à la légère car une fois la gemme enchâssée, il n'est plus possible de l'ôter, elle est magiquement liée à la baguette. Certains cailloux ne sont pas compatible avec certaines baguettes.

- Ouh là ! C'est compliqué en effet ! Et on le sait comment que ça n'est pas compatible ?

- Ça c'est simple ! Tu pose ta baguette sur une table, tu pose la pierre tout contre et tu te baisse.

- Pourquoi se baisser ?

- Parce que s'il y a incompatibilité, la pierre est éjectée assez violemment ! »

Il éclata de rire et lui raconta qu'au départ, il voulait ajouté une Opaline à sa baguette et que leur mère dans la cuisine avait reçu la pierre dans l'épaule qui lui avait causé une belle bosse. Son courroux avait été de courte durée, mais c'était le genre de souvenir qui se racontait encore et toujours aux repas de famille.

Une fois reposés, ils se remirent à nager au soleil, beaucoup plus calmement, profitant pleinement de l'environnement silencieux, à peine troublé par le chant des oiseaux et par le clapotis sur les rochers. Bill nageait les yeux fermés, laissant ses autres sens s'aiguiser. Il s'arrêta de nager et posa les pieds au fond de l'eau, celle-ci lui arrivait un peu en dessous des épaules. Il faisait face aux montagnes lointaines, et face au soleil. Ginny le rejoignit rapidement et glissa ses bras autour de son cou. Il nota, en riant qu'elle n'avait pas pied. Bien trop petite pour toucher le sol, il lui fallait de l'aide pour rester immobile dans l'eau mais il trouvait ça bien trop amusant de la voir remuer pour se maintenir pour l'aider. Elle agrippa aux épaules larges de Bill et il sentit les pieds de Ginny se poser sur ses hanches. Aussitôt il perçut le rougissement de ses joues par la chaleur qui couvrait ses pommettes, il voulut protester mais elle posa son index sur les lèvres entrouvertes. Son maillot était sur ses chevilles à présent, et il la vit s'éloigner de lui, battre de des pieds et se défaire des bretelles de son maillot. Ses joues s'empourprèrent encore plus à la vue des seins ainsi libérés de la jolie rousse. Si rond et si sphériques, humides de l'eau qui les entouraient, quelques gouttes perlant sur la peau blanche et tachetée de Ginny, cela le mit en émoi de plus belle et réveilla quelque peu son se sentait assez gêné, mais malgré tout, il posa ses mains sur les hanches de Ginny pour l'aider à se maintenir dans l'eau, qu'elle puisse ôter son maillot sans couler. Il la lâcha quand elle se mit à gigoter et elle plongea. Il la vit ressortir de l'eau telle une nymphe ou une Selkie et cela ne calma en rien ses ardeurs. Elle semblait sentir son embarras, puisqu'arrivée au bord et délestée des deux tissus, elle se mit debout et revint vers lui, les doigts caressant l'onde jusqu'à ne plus avoir pied. Elle le fixait du regard, même en le rejoignant d'une ou deux brasses. Les joues de Bill s'accordaient parfaitement à la chevelure flamboyante de Ginny, et à la sienne si la teinture n'avait pas été présente. D'instinct, tandis qu'elle était près de lui, il cacha son sexe des deux mains. C'était un geste idiot, puisqu'elle l'avait déshabillé et que l'eau dissimulait l'objet du délit. Il la regarda nager autour de lui, lui jetant des œillades équivoques, passant le bout de sa langue sur ses lèvres, parfois gémissant en glissant sa petite main sur son dos ou son torse. Il appréciait le spectacle auquel elle s'adonnait, il serait mentir de le dire autrement. Il lui ouvrit ses bras quand elle revint se coller à lui, enroulant une jambe autour de sa cuisse. La peau chaude du ventre de la rouquine enflammait sa verge durcie, et il luttait pour conserver une respiration normale.

- « Bill, les protections que tu as lancées tout à l'heure, il y en avait bien une d'invisibilité ? -il opina du chef- donc personne ne peut nous voir ?

- C'est ça, même si tu es toute nue sur la berge.

- On sort ? Je commence à avoir froid dans l'eau. »

Il la chopa par la taille et la lança dans l'eau comme un sac de patates en riant puis s'élança en nageant pour rejoindre le bord. Ils s'allongèrent sur la grande nappe, collés l'un à l'autre. L'un comme l'autre découvrait le corps accolé au sien par des caresses délicates. Il la dévorait des yeux, jamais depuis qu'il était à Poudlard il n'avait passé de moment en si charmante compagnie. Sa beauté, son rire et tout en elle sublimait n'importe laquelle de ses conquêtes et Merlin sait qu'elles étaient nombreuses. Non qu'il se considéra comme un Dom Juan, comme disent les Moldus, mais simplement qu'il avait de la facilité à les charmer, ou qu'elles semblaient toutes attirées comme par un aimant. Quoiqu'il en soit, il se sentait d'un calme olympien jusqu'à ce que Ginny vienne s'asseoir sur ses cuisses pour discuter. Elle plongea son regard noisettes dans le ciel et parlait de choses et d'autres, des différences entre « leur Poudlard » entre autre. Et ce faisant, ses doigts caressaient distraitement son torse, puis rencontrèrent sa verge, à présent alanguie par la discussion. Cette dernière réagit tout naturellement, se gonfla et se dressa lentement. Ginny la palpa un peu plus fort d'un air gourmand. Bill la regarda faire, appréciant le sort qu'il subissait. Il posa ses deux mains sur les hanches de la rousse, et elle s'allongea sur lui, piquant un baiser sur ses lèvres et collant son ventre doux sur la tige gonflée. Il se laissa embrasser, jouant avec le bout de leur langue. Un « oh » de déception lui échappa lorsqu'elle se releva pour détacher ses cheveux, vite effacé par un « hum » de délectation alors que Ginny commençait à caresser de son intimité sa verge tendue. La sensation produite lui tira un gémissement, la chaleur et l'humidité qu'il pouvait constater lui remuait le bas-ventre, mais il n'osait pas faire le premier pas, de peur de froisser la magnifique rousse qui le chevauchait. Il gémit de nouveau et un pétillement de malice éclata dans les yeux de Ginny. Il la sentit onduler du postérieur, remarqua que sa verge si sensible ressentait l'entre-ouverture de l'antre chaud qu'il convoitait tant. Il ne la quittait pas des yeux et elle faisait de même. Reposant ses mains sur le torse de Bill, elle suréleva un peu les fesses et s'empala sur le pieu gonflé de désir. Le contact de leur peau et de leur sexe arracha quelques soupirs bruyants à Bill, soupirs renforcés par la vue du corps sublime qu'il avait sous les yeux. Il lui murmura qu'elle était magnifique et la laissa prendre la tête des opérations. Il aimait la voir sur lui, le dominer de sa hauteur, il appréciait le regard gourmand, un peu pervers de Ginny. Bill ne pouvait s'empêcher de caresser chaque parcelle du corps d'albâtre, de le dévorer des yeux s'arrêtant malgré lui sur les deux globes de chairs parfaits qui se trémoussaient devant son regard.

Ginny s'allongea que lui, modifiant un peu la position, sans discontinuer les mouvements de son bassin, remplissant d'extase Bill qui se laisser faire. Du bout de la langue, elle l'embrassa dans le cou. Bill frissonnait sous les caresses de ce bout de langue taquin qui dessinait sur sa peau. Chacun de ces frissons descendaient le long de son dos et semblaient accentuer les battements de son cœur dans son sexe, rendant les frottements de plus en plus agréables. Son cœur accéléra lorsqu'elle glissa sa langue entre ses lèvres, titillant de la pointe sa propre langue, elle le mordit doucement et lui soutira un gémissement de plaisir, sa verge se tendit de plus belle sous les assauts qu'il subissait de toutes parts. Il se sentait proche du gouffre du plaisir, et posa ses mains sur les hanches mouvantes pour ralentir le mouvements. Ginny céda à sa requête silencieuse et il en profita pour caresser les seins qui tressautaient devant son visage. Sa bouche quitta celle de Ginny, puis il se tordit pour la poser sur le téton dur et tendu, sa langue titilla la pointe ferme, délivrant un frisson conséquent à la rouquine. Il le mordit délicatement, amplifiant par la même le frisson qui la parcourait La jeune fille se releva un peu, et abîma son regard dans l'océan des yeux de Bill. Un sourire pervers passa sur le visage fin et tachetée puis elle se redressa petit à petit jusqu'à n'avoir plus que le gland dans l'entrée humide de son intimité. Elle joua quelques instant à sortir et rentrer le bout gonflé du membre de Bill, lui retirant au passage quelques grognements de plaisir. Elle se retira complètement et lui murmura – à ton tour- puis s'allongea contre lui, humide et chaude, un peu essoufflée. Bill observait avec délice le corps en sueur de sa compagne de l'instant, appréciant le galbe de ses courbes douces. Les petites mains caressaient son corps délicatement, et s'attardèrent sur le membre turgescent. Il se décida à bouger et se colla au dos de Ginny. D'une main il écarta la jambe droite de la jeune fille, caressa longuement le dos et le torse de celle-ci, s'arrêtant un instant sur le globe de chair et sur la proéminence sensible qui le surplombait.

Elle remua des fesses tout contre lui, comprimant son sexe dilaté entre son ventre à lui et son dos à elle. Enfin, il bougea et s'introduisit dans la cavité tant désirée. La chaleur et l'humidité qui l'entourait le fit se durcir encore un peu plus. Ginny commença à bouger en rythme, mais Bill prenait les rênes, il la bloqua de la jambe et avec puissance, il débuta de longs aller-retour, il s'aida de ses mains, l'une sur les seins bombés, qu'il palpait et caressait avec douceur et l'autre sur le petit bourgeon si sensible situé bien plus au sud, prêt à éclore qu'il titillait selon les cris de la rouquine. Celle-ci se déplaça légèrement et il put la pénétrer plus profondément encore. Le premier profond coup de boutoir arracha un cri mêlant douleur, surprise et plaisir à Ginny et un frisson d'excitation presque malsaine parcourut Bill. Il continua de plus en plus fort, ses bourses tapant contre le postérieur rebondi, de plus en plus loin, arrachant de nouveaux cris de plaisir. Sa tige gonflée et dure était prisonnière de l'écrin doux et étroit, chaque mouvement portait son extase à son comble et chaque parcelle de sa verge repoussait les parois brûlantes et détrempées de la jeune fille. Du bout du doigt, il pressa le bouton de chair caché dans les plis de peau, et sentit que la jeune fille était sur le point d'exploser de jouissance, son gland palpitait au fond du terrier de chair il mis tout son cœur à son œuvre, elle se tourna de biais pour le regarder et l'embrasser et ce regard mit le feu aux poudres. La main de Ginny se referma sur le poignet qui se situait au plus bas de son anatomie, Bill plongea au plus profond de la grotte humide et délivra son flot de bonheur dans un cri rauque en chœur avec la voix plus fluette de la jeune femme. Leurs cris résonnèrent et rebondirent dans la bulle de protection que Bill avait dressée, et l'orgasme les secoua un assez long moment, les laissant pantelant et tremblant quelques minutes.

Lorsqu'ils furent remis de leur émotions, tout deux plongèrent dans le lac pour se rincer et délasser leurs corps fourbus. Ils se rhabillèrent et mangèrent ce que Bill avait amené. Ils se dépêchèrent de se rendre à la bibliothèque car il était près de quinze heures et en temps de congés, celle-ci fermait à seize heures. Quelques soient leurs recherches, ils ne trouvèrent rien quand à la situation de Ginny. Dépités, ils rentrèrent dans les appartements du « préfet-en-chef Weasley ». Bill s'occupa de faire un bon chocolat chaud comme sa mère savait si bien les faire, avec une mousse de lait épaisse dessus pendant que Ginny prenait une douche.

Il l'entendit sortir de la salle de bain et alors qu'il lui tendait une tasse fumante, elle regarda vers le canapé.

- « Tiens, elle est sympa ta poupée momie ! Ça me dit quelque chose, mais impossible de me rappeler quoi. Cette foutue mémoire, ça m'énerve ! »

- Quelle... »

Bill n'avait pas eu le temps de finir sa phrase, Ginny avait attrapé la poupée et s'était volatilisé sous ses yeux ébahis, dans un éclair de lumière éclatante. La poupée retomba sur le sol dans un bruit mou le laissant à ses interrogations.

- « poupée... ? »

La poupée était au sol, une drôle de poupée de son en forme de momie, dans une pose glauque, tel un cadavre de défenestré. Il posa la tasse sur la table, et fit le tour de son appartement préfectoral. Ginny avait réussi un sacré tour de passe-passe. À n'en pas douter, elle était dans une des pièces secondaires. Il ouvrit la salle de bain avec un « aha ! » comme un frère découvre sa sœur lors d'une partie de cache-cache mais la déception lui fit seulement dire « oh. », dans la chambre, il ne trouva personne.

Revenant à la poupée, il s'assit sur le canapé. Il réfléchit quelques secondes, puis attrapa la poupée. Grand mal lui prit, il se sentit tirer par le nombril, tout autour de lui semblait s'écrouler et une pluie d'étoiles lumineuses lui obstrua la vue. Son estomac au bord des lèvres, il était à la limite du vomissement et la nausée lui donnait mal de crâne. Il perdit connaissance en quelques secondes pourtant et ce fut le noir total.

Il ouvrit les yeux en palpant le sol dur et froid. Une nouvelle pluie d'étoiles dansa violemment devant ses yeux, le forçant à les refermer aussitôt. Une petite main chaude et moite serra la sienne, il avait la nausée et serrait les dents pour la chasser. Lorsque la petite main en question se retira vivement, de nouveaux haut-le-corps le secouèrent et épuisé, il reposa la tête au sol, la fraîcheur l'apaisa un peu.

Enfin, il ouvrit les yeux, et un flot de souvenirs l'assaillit brutalement. Il se sentit défaillir, et son estomac n'en supporta pas plus. Après avoir rendu son repas précédent, il s'évanouit de nouveau.

À suivre !

NOTES et RàR :

*Babbity Lapina est un personnage du conte « Babbitty Lapina et la Souche qui gloussait », le cœur tout poilu fait référence au conte « Le sorcier au cœur velu ». ces deux contes sont tirés du livre pour enfant sorcier « Les Contes de Beedle le Barde ».

RubrumSphynx = Sphynx Rouge

ArgentumSerpentis = Serpent d'argent

NigraTeso = Blaireau noir

AuratusAquila = Aigle d'or .

Ça vous rappelle quelque chose ? C'est normal héhéhé, je ne me suis pas vraiment foulé pour ça.