Chapitre 02 Mon passée...
Sur ma Ducati, le cœur lourd; je parcourrais les environs de Nagoya. J'avais pensé que la douleur s'évaporerait un court moment. Mais j'avais tord. J'avais toujours mal, si mal, c'était affreux et insupportable. Pourquoi ces malheurs arrivaient-ils toujours ?
Etait-ce le destin ? Ou un malheureux concours de circonstance ? Je ne trouvais aucune réponse à mes tortueux questionnements.
Comment pouvais-je y répondre ? J'étais seulement un être humain comme les autres, je pouvais aussi mourir à n'importe quel moment. Peut être aujourd'hui sur cette route ? Ou demain d'un accident plus que banal ou domestique ? Ou un autre jour ? Je ne pouvais pas contrôler ma vie.
C'était probablement pour cette raison qu'elle était si précieuse pour certains, et qu'ils en profitaient au maximum. Mais ce n'était pas mon cas. Je m'en contrefichais de ma vie. Je voulais juste qu'elle soit un peu près normale et rien d'autre ne m'importait.
Je cherchais la vitesse pour me sortir de mes songes qui étaient en train de m'aliéner. J'étais même effrayée de perdre l'esprit un court instant et d'avoir un accident ou même d'en provoquer un. Cette peine dans mon cœur…j'étais idiote de penser qu'elle ne reviendrait jamais. Perdre de nouveau quelqu'un qui m'était cher, c'était devenu triste mais ça n'avait plus d'impact sur moi. J'ai toujours été seule à me débrouiller par moi-même sans l'aide de personne. C'était même devenue ma philosophie de vie. Je n'avais besoin de personne et vice-versa.
Pourtant ce n'était qu'une partie visible de l'iceberg, même si je ne connaissais pas très bien ma demi-sœur, elle faisait toujours partie de ma famille. Alors ça me touchait plus que je l'espérais.
Mais qu'était-ce qu'une famille ? Je ne pouvais exprimer correctement le sens précis de ce mot, qui m'était entièrement inconnu. Peut être quelqu'un qui à les mêmes gênes que les nôtres ? Ou une personne qui a vécue avec nous une partie de notre existence ? Mais pour moi, c'était clair comme de l'eau de roche que ma grand-mère ne faisait pas partie de ma famille malgré notre lien plus qu'évident. Cette vipère était une totale étrangère pour moi, quelqu'un que je ferais tout pour éviter comme le pire des fléaux. Cependant j'étais certaine d'une chose, ma famille n'avait rien de conventionnelle.
Je regardais attentivement le cadran de vitesse de ma moto qui ne cessait d'augmenter à chaque instant, 80… 95…130…150 Km/h.
Je ressentais comme de l'adrénaline salvatrice à chaque accélération, puis je me mis à repenser à des moments que je croyais avoir perdu avec le temps. C'était ma rencontre avec ma grande sœur.
Flash-back
J'avais 8 ans et ma sœur en avait 18. Alyssa et moi avons 10 ans de différence d'âge, car nous sommes des demi-sœurs. À l'époque où est née ma sœur, mes parents n'étaient pas ensemble, ma mère était tombée enceinte d'un garçon du nom de Sergay Wang, celui-ci était un militaire et il était en permission pour une journée à la Fuuka. Ma mère et lui se rencontrèrent lors d'une soirée bien arrosée et ils passèrent la nuit ensemble. Le lendemain, l'homme était reparti en mission à l'étranger, quant à Saeko, elle n'a plus jamais eu de ses nouvelles.
Les mois se sont écoulés rapidement et ma mère a eu la surprise de découvrir qu'elle était enceinte. D'abord sous le choque par cette soudaine révélation, elle décida tout de même de garder l'enfant et de l'élever seule contre l'avis de ses parents, qui l'ont jeté de la maison. Quelques années plus tard, elle rencontra mon père et ils se mirent officiellement ensemble comme un parfait petit couple. Cependant tout ne fut pas rose car ma grand mère était folle de rage lorsqu'elle prit connaissance de cette toute fraîche idylle.
Sa belle-mère n'avait jamais accepté leur relation, c'était même le contraire. Elle haïssait ma mère car elle ne voulait pas que cette femme pécheresse entre dans sa famille si parfaite. Ce qui dérangea la femme aigrie, c'était qu'une femme digne de ce nom devait avoir un enfant seulement lors d'un mariage. Mais surtout ce qui l'ennuyait le plus, c'était que Saeko n'appartenait pas à famille fortunée. En plus elle avait l'audace d'emmener avec elle, une bâtarde qui n'avait pas le sang de son fils mais celui d'un simple d'esprit militaire coureur de jupon.
La harpie n'avait jamais accepté Alyssa comme sa petite fille et l'avait fait clairement ressentir auprès de ma mère et ma sœur qu'elles n'étaient pas les bienvenues, en leur montrant chaque jour son aversion et dégoût pour elles. Malgré cela, mon père qui était profondément amoureux adopta Alyssa et l'éleva comme si elle était de sa propre chair. Il se maria même avec ma mère quelque mois plus tard, ne pouvant imaginer sa vie sans ces deux personnes. Qu'importe si sa mère avait essayé tous les subterfuges possibles afin d'arrêter cette mascarade grotesque. Alors pour plus de tranquillité, ils se sont donc unis dans la simplicité, sans la présence de témoin ou famille.
Quelque temps après la naissance de ma petite sœur Nina, je vivais dans le manoir de ma grand mère, car mon géniteur nous avait laissé là bas après la mort de ma mère. C'était à cause d'un accident de voiture, un chauffard ivre avait percuté Saeko lorsqu'elle traversa un passage piéton. (Maintenant vous comprenez mieux mon aversion pour les voitures, je préfère de loin ma Ducati, ces véhicules à quatre roues sont une véritable malédiction et un véritable danger pour les femmes Kuga, d'abord ma mère et maintenant Alyssa.)
Après cette funeste tragédie, l'homme était si bouleversé et désespéré de cette perte, qu'il est parti de la maison en nous laissant la veille chez notre grand-mère. Sans nous dire un simple au revoir ou même quelque explication de son geste égoïste ou même par la suite de ses nouvelles. Depuis ce jour, je n'avais pas perdu un parent mais les deux. Cet homme n'était plus qu'un inconnu que je pourrais rencontrer dans la rue. Et rien d'autre.
Je ne savais pas à ce moment précis de mon enfance que j'avais une autre sœur. Je l'avais déjà vu quelques fois à la maison, c'était parfois vague mais je n'étais pas consciente de notre lien de parenté. De plus, étant très jeune à l'époque, je ne me rappelais pas d'elle. Il n'y avait aucune présence ou trace de son existence dans notre famille; que ce soit des photographies, vêtements ou des objets lui appartenant. C'était comme si elle n'avait jamais était réelle, présente… Mais un jour, je la rencontrais de nouveau et ce ne fut pas dans des circonstances très réjouissantes.
-xox-
Ce fut un matin comme les autres et je me dirigeais vers la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Quand j'entendis une dispute éclater dans le bureau de ma grand mère. Intriguée, je me dirigeais où se passé le tumulte et je me mis à écouter à travers la porte car on pouvait entendre distinctement l'orageuse conversation.
''Combien de fois devrais-je te dire de ne plus remettre les pieds ici ! Tu ne fais plus partie de cette famille, tu n'es plus ou devrais-je dire, tu n'as jamais été ma petite fille. Tu as renié ton nom lorsque tu t'es amouraché de ce vaurien décérébré du même genre que ton pathétique père.''
''Mon père n'a rien à voir dans cette histoire ! Et puis le garçon que j'aime n'est pas un vaurien décérébré grand mère. Tu ne sais rien de lui. ''
''Et je souhaiterais que cela reste ainsi. Ne m'appelle pas grand mère, tu en as perdu le droit depuis longtemps, quand tu as déshonoré notre famille en étant avec ce genre de garçon alors que tu étais fiancée avec quelqu'un de beaucoup plus respectable que lui. Franchement, quelle perte.''
''Vous voulez parler de ce John Smith ? Il a le double, non, le triple de mon âge ! Et puis j'avais seulement 16 ans ! Comment avez vous osé me donner en mariage à ce pervers pédophile ! Vous n'êtes pas ravie parce que j'ai contrecarré vos projets de fusion avec son entreprise. Ce mariage ne servait uniquement pour vos affaires et amasser plus d'argent. Vous voulez toujours plus d'argent comme si vous n'en aviez jamais assez. Et ce qui concerne mon bonheur ? Est-ce que vous y avez une seule fois pensée ? Oh mais c'est vrai, vous me détestez et vous me l'avez fait ressentir toutes ses horribles années et c'est certainement pour cette raison que vous m'avez envoyé en pension loin d'ici, car vous ne supportiez pas de me voir.''
''Non, j'ai cru que si je t'envoyais dans une respectable école, tu aurais pu être sauvée et remise dans le droit chemin de l'influence de ta catin de mère. Mais j'avais tord ma pauvre enfant, tu es aussi pervertie à la moelle qu'elle, et on ne peut plus rien faire pour ton salut. Et pourtant j'ai fait tout mon possible pour t'aider. Tu es condamnée à la damnation.''
''Vous êtes complètement folle, on dirait que ça ne s'améliore pas! Toujours cette incessante histoire ! Ma catin de mère ! Sauvée et remise dans le droit chemin ! Damnation ! Ça suffit! J'en ai marre d'être constamment insultée ! Tout comme entendre dire du mal de ma défunte mère ! Vous n'avez pas d'autre occupation dans votre déplorable vie ? Vous croyez que je ne sais pas comment vous traitiez mon père et ma mère ? Il est parti de la maison car il ne supportait plus votre caractère abominable et par la même occasion il a abandonné sa famille. Quant à ma pauvre mère, vous n'avez jamais pu la supporter car elle ne convenait pas à vos exigences de bourgeoise sans cœur, qui ne pense qu'à son fric et qui crèvera sûrement toute seule avec.'' Hurla Alyssa. Sachiko Kuga irritée par cette effronterie lui donna une violente gifle faisant doubler en rougeur la joue de la blonde, qui n'hésita pas à tenir tête.
''Je te conseilles de t'en aller ou j'aurais l'obligation d'appeler la police.''
''Je veux voir mes sœurs ! Vous n'avez pas le droit de les éloigner de moi ! Je vais faire appel à un avocat si vous m'y obligez. Et j'aurais légalement le droit de les voir et de les ramener avec moi s'il le faut. Et je n'hésiterais pas.'' Cria la blonde en frappant violemment du poing sur le bureau de ma grand mère.
''Et je te l'interdis de le faire, tu vas le regretter le restant de ta vie ! Elles ne sont pas tes sœurs et tu n'es pas ma véritable petite fille, tu ne l'as jamais été. Tu es juste une misérable erreur, le résultat d'un amour immoral. De plus tu n'as aucun droit ! La loi est avec moi. Je suis leur tutrice légale, tu ne peux rien faire contre moi.'' Ricana t-elle sournoisement. ''Je dois l'avouer que j'aimerais te voir te débattre et finalement, je détruirais tout tes espoirs sans aucune hésitation. Alors va t-en ! Hors de ma vue le déchet ! je n'ai pas de temps à perdre avec un être comme toi !'' Gronda la mégère.
-xox-
La blonde les larmes aux yeux, s'en alla du bureau en claquant la porte. Je me mis à reculer paniquée quand elle m'aperçut dans le coin du mur. Je serrais effrayer dans mes bras une peluche de chien. Elle me sourit tendrement et s'approcha de moi en m'attrapant dans ses bras. J'étais surprise quand je l'ai vu pleurer. Pour cacher sa peine et regagner son calme, elle mit sa tâte au creux de mon cou. Puis reprenant un peu de courage, elle renifla doucement et se mit à sourire radieusement en m'observant.
''Hé, salut ma Natsuki.''
''Tu connais mon nom ?'' Dis-je hésitante en serrant plus fortement ma peluche contre moi.
''Oui bien sûr et cette peluche; c'est Duran.'' Montra du regard la blonde avec ses magnifiques yeux azure marine.
''Tu...tu connais aussi Duran ?'' Demandais-je timidement.
''Oui, ce petit gars m'appartenait quand j'étais enfant. Tu en as vraiment pris grand soin. Même s'il a perdu un œil.'' Ria t-elle doucement.
''Ce…ce n'est pas ma faute…je…'' Bégayais-je péniblement alors que les larmes brouillèrent ma vision.
''Chut…je le sais ma puce…c'était moi, je ne sais plus vraiment comment mais tu n'as rien fait de mal.''
''Vraiment ?''
''Oui. Je te le promet.'' Me rassura t-elle en me cajolant contre elle.
''Tu...tu es revenue me le reprendre ?'' Demandais-je inquiète, en serrant encore plus l'objet de manière protectrice, ce qui fit sourire l'adulte qui toucha avec délicatesse le contour de mon visage.
''Non, ne t'inquiètes pas. Il est tout à toi petite sœur.''
''Petite sœur ?''
''Ah, oui c'est vrai. J'ai oublié de me présenter, je suis Alyssa Kuga, ta grande sœur.''
''Grande...grande sœur...tu es ma sœur comme Nina ? Je ne le savais pas. Tu es si belle. Est-ce que je deviendrais comme toi lorsque je grandirai ?'' Demandais-je admirative, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte.
''Non, je veux dire, oui. Je suis ta sœur, et non tu ne deviendras pas comme moi. Tu seras certainement beaucoup plus belle. C'est incroyable tu lui ressembles tellement…'' Répondit la blonde en m'embrassant sur la joue alors qu'elle continua de nouveau à pleurer contre moi, elle commençait même à hoqueter.
''Elle ?''
''Notre mère…tu te rappelles d'elle ?''
''Je…non pas beaucoup…je suis désolée.''
''Ne le sois pas. Ce n'est pas ta faute. C'est sûrement la faute de cette sorcière. Toujours la même. Si c'était dans mes possibilités, je souhaiterais désespérément vous protéger Nina et toi-même de sa néfaste influence. Mais je suis trop faible…pardon…''
''…''
''Elle doit te faire vivre un enfer ? Tout comme moi. Est-ce qu'elle te punit, te frappe quand tu oses lui répondre ou rend ta vie misérable en disant continuellement que tu es pitoyable et stupide ?''
''Je…'' je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance, je pensais que c'était mieux de ne faire confiance à personne et de reste élusive sur les bleus que je portais sur moi. Pourtant c'était étrange. J'avais l'impression qu'elle était comme moi.
''Bien sûr qu'elle le fait cette pourriture de momie. Pourquoi je te questionne alors que je connais déjà la réponse. C'est absurde. Désolée Natsuki, je ne devrais pas utiliser ce genre de langage en ta présence.'' Je ne pouvais pas la contredire car les mots qu'elle prononçait étaient ce que je ressentais réellement.
''Pourquoi tu pleures ? Tu as mal à la joue parce que grand mère t'a donnée une gifle ?'' Je massais doucement de ma main tremblante la rougeur. La blonde prit celle-ci dans la sienne et l'embrassa gentiment.
''Non ne t'inquiètes pas...je n'ai pas mal, je pleure parce que je suis contente de voir ma mignonne petite sœur.'' A ces mots, je rougissais d'embarras.
''Je…je ne suis pas mignonne et petite.'' Ajoutais-je en faisant la moue.
''C'est vrai, tu es une adorable grande fille.'' Mes joues se mirent à redoubler de rougeur, par réflexe; je baissais ma tête pour cacher les marques évidentes de mon embarras, ce qui fit rire ma grande sœur.
''On doit pas se moquer des plus petits que soi ! C'est méchant !'' Vexée, je boudais de nouveau en croissant des bras.
''Si adorable !'' Je lui renvoyais un regard ennuyé et elle toussota légèrement. ''Non. Ce que je voulais dire…je suis désolée mais je ne peux pas mentir c'est impossible. Tu es si mignonne et adorable quand tu rougis ! Je ne peux pas y résister. J'ai terriblement envie de te dévorer, plus particulière ses petites joues toutes rouges et rondes. Telle des pommes bien juteuses.'' Me taquina t-elle en touchant celle-ci du bout des doigts.
''NOOOON ! Pitié ! J'en ai besoin. Et puis je ne suis pas comestible, et j'ai un goût désagréable. Tu pourrais avoir une indigestion ou des maux d'estomac.'' Rétorquais-je terrorisée cherchant n'importe laquelle excuse pour qu'elle ne mette pas en pratique sa remarque. Mais je pouvais voire qu'elle faisait tout son possible pour contenir ses rires.
''Tu es en train de te moquer de moi ?'' Questionnais-je déprimée.
''Non. Bien sûr que non. C'est juste que je suis convaincue que je ne serais pas la seule à penser tout cela. Oh mon dieu ! J'ai envie de te serrer pour toujours dans mes bras. En plus, tu sens si bon. Tu es une merveille !'' Je mis mon fidèle compagnon en peluche en face de mon visage pour cacher mes rougeurs grandissantes, ce qui fit de nouveau rire la blonde.
Soudainement la porte du bureau s'ouvra, et je vis apparaître ma grand mère folle de rage. Je ne l'avais jamais vu dans une telle colère, elle avait l'air d'un démon. J'étais effrayée, ce que perçut ma grande sœur par les tremblements frénétiques et incontrôlés de mon corps. La vieille femme m'attrapa sans ménagement dans ses bras, en me faisant gémir de douleur.
''Comment oses-tu ! Dégage maintenant sale déchet !''
''Je-je…'' Bégaya ma demi-sœur qui tenta une dernière fois de me parler. Mais Sachiko l'en empêcha du regard et la blonde résignée, s'en alla sans se retourner vers moi pour me dire au revoir. J'avais l'impression d'avoir vécu cette scène avec mon père…au fond de moi, je savais que ce serait la dernière fois que je verrais Alyssa.
''Grande sœur !'' Hurlais-je désespérée alors qu'elle avait franchi le seuil de la porte en sanglotant encore plus.
Ma grand mère me posa sur le sol et me donna une claque violente qui me fit tomber sur le sol puis elle m'avertit d'un ton ferme :
''Je t'interdis d'appeler cette vermine ta grande sœur ! Elle n'est rien de cela ! Et tu ne t'approcheras plus jamais d'elle !'' Aboya la vielle femme en colère.
''Pourquoi ? Elle est gentille.'' Répondais-je timidement.
''Elle est simplement de la mauvaise graine ! Va immédiatement dans ta chambre ! Tu es punis.''
''Mais...''
''Il n'y a pas de mais ! Tu vas m'obéir ou je t'enferme dans la salle de punition toute la journée et tu n'auras pas de repas ce soir si tu continues dans cette voie !''
''Je te déteste !''Criais-je les larmes aux yeux.
''Je m'en contrefiche.'' Je m'étais précipitée à l'étage, en montant rapidement les escaliers pour rejoindre ma chambre. Je sautais dans mon lit, me cachant sous mes couvertures. Je me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps, jusqu'à ce que je m'endorme de fatigue.''
Fin flash-back
