Trois petits libertins et puis s'en vont

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Assis sur son lit, Sasuke observait sa partenaire d'une nuit, à genoux devant lui, s'activer sur son pénis. Par de tendres coups de langue, elle tentait de réanimer ce qui faisait de lui un mâle, en vain. Nada. Que dalle. Zéro centimètre en plus. Sa verge avait déclaré forfait, à son grand regret.

— Laisse tomber, Hinata. J'arriverai pas à rebander tout de suite.
— Je ne comprends pas, avec Naruto, ça remonte plus vite, s'étonna-t-elle en s'essuyant les lèvres.

Bah tiens ! Comment avoir la mort en deux secondes. Tout lui réussissait, à celui-là. Il allait se marier avec une femme superbe, tout le monde l'appréciait, il serait bientôt Hokage, et il semblait assurer au plumard, à entendre les gémissements de Sakura dans l'autre pièce. Le veinard…

— Désolée, je ne dois pas savoir m'y prendre.
— Ne dis pas ça. Ça vient de moi, là. J'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de plan.

Pas vraiment l'habitude et surtout, une fois la tension sexuelle retombée, il avait réalisé qu'il avait éjaculé dans la bouche de la fiancée de son meilleur pote et qu'il avait eu foutrement envie de la baiser telle une catin, par terre, dans la salle de bain. Il culpabilisait. Elle méritait mieux que ça.

— C'est mignon, dit-elle en souriant.
— De quoi ?
— Je n'ai couché qu'avec des mecs expérimentés. Tu es mon premier puceau.
— Je suis pas…
— Je préfère, franchement, l'interrompit-elle doucement. Je n'aurai pas l'impression de me tromper. Et on restera dans la chambre, si ça peut t'aider.

Allons bon ! Il était si pitoyable que ça, qu'elle le croyait innocent aux choses cochonceteuses. Sasuke soupira. Il valait mieux être pris pour un puceau que pour un éjaculateur précoce en puissance. Il n'était plus à ça près.

— Et puis, tu es attendrissant avec ta mine dépitée, reprit-elle. Tu as peur de ne pas être à la hauteur, c'est ça ?

Sans déconner… Avec Mister-je-bande-à-la-demande pas loin, en train de sauter son ancienne coéquipière sur le canapé comme un lapin – à en juger par les grincements de son clic-clac –, c'était certain qu'il y avait de quoi complexer.

— Ne t'inquiète pas, je vais te guider, murmura-t-elle à son oreille, dans un son mélodieux.

En fin de compte, la situation n'était sans doute pas si misérable que ça. Cela s'annonçait même très bien si Hinata prenait le contrôle du coït, et qu'ils restaient tous les deux. Il passerait moins pour un con.

— Tu peux récupérer le lubrifiant chauffant, s'il te plaît ? ajouta-t-elle. Sakura l'a dans son sac.

Le jeune homme accepta. Mais lorsqu'il entra dans le salon, il se figea en découvrant un spectacle qu'il s'était de nombreuses fois imaginé en se masturbant : Sakura était face à lui, nue, à quatre pattes et prise en levrette. Elle nota sa présence et releva la tête, le fixant intensément. Ses joues étaient rouges, elle haletait, sa peau était en sueur, ses tétons pointaient et ses ravissants petits seins se balançaient au rythme qu'imposait Naruto. Bon sang ! La scène était incroyablement stimulante. De quoi lui donner des remords de ne pas l'avoir emmenée avec lui, à l'adolescence, lors de son départ. Il se serait franchement moins emmerdé durant toutes ces années ! Il se devait désormais de rattraper son retard. C'était décidé : il coucherait avec elle cette nuit, quitte à ne plus jouir avec Hinata. Impossible de louper une occasion pareille.

— Euh… J'ai besoin du lubrifiant, lança-t-il sans réfléchir, les iris plongés dans ceux de Sakura.

D'un geste, elle lui fit signe de s'avancer et lui montra son sac, au pied du canapé. Il s'accroupit et fouilla dans celui-ci, tandis que son meilleur ami ne paraissait pas l'avoir remarqué et continuait son action. Il ne put s'empêcher de jeter un œil aux fesses de la demoiselle, malmenées par les coups de reins sauvages de son amant. La vache ! Il la baise comme un fou furieux, songea-t-il. Par quel miracle tenait-il la cadence ? Il n'aurait pas pu la suivre aussi longtemps.
Malgré sa déconcentration, il réussit à dénicher le lubrifiant et s'apprêtait à retourner dans sa chambre, quand Sakura l'attira à lui et l'amena à s'agenouiller devant elle. Rapidement, elle baissa son pantalon et s'agrippa à ses hanches, tout en entamant une fellation. Elle le suça, l'aspira, releva sa verge et lécha ses testicules, le masturba, le suça encore et l'aspira tellement plus fort que son sexe s'érigea à nouveau. Elle renforça sa performance en lui envoyant des regards diablement coquins, entre deux gémissements provoqués par les vives pénétrations de Naruto.
Sasuke en devenait dingue. Une vraie petite cochonne, telle qu'il se plaisait à se la représenter en faisant un cinq contre un. C'est trop bon ! Il était terriblement émoustillé en la contemplant à genoux entre Naruto et lui, se faire prendre ainsi.
À l'époque de la Team 7, il avait souvent fantasmé sur un plan à trois, avec ses deux acolytes, mais il ne se serait pas douté que cela pût se concrétiser. Le futur marié s'aperçut d'ailleurs de son émoi et lui proposa d'inverser, ce qu'il ne put refuser. Hinata attendrait. L'affaire était trop importante. Avoir une partie de jambes en l'air avec la fille qu'il désirait depuis un an en secret – depuis son retour, très exactement – était une priorité absolue.
En effet, il n'avait pas osé flirter avec elle, vu ce qu'il lui avait fait à la fin de la guerre. Il estimait qu'elle lui en voulait toujours férocement. Et voilà qu'il passait directement au stade supérieur, grâce à Naruto. Il lui aurait presque roulé une pelle pour le remercier.

— Vas-y comme un bourrin, elle adore ça, lui chuchota son camarade, alors qu'ils changeaient de rôle.

L'ancien déserteur s'embrasa complètement à l'écoute de ces mots. Il se figurait déjà copuler avec elle tel un animal, l'entendre crier sous ses assauts, et bandait comme jamais. Pourtant, il se résonna en reconsidérant ses capacités réelles : il ne durerait pas trois minutes et devrait y aller plus lentement.

— Qu'est-ce que vous racontez dans mon dos, là ? s'enquit la jeune fille.
— Je lui disais juste que tu es très chaude, ce soir, répondit le blond tout sourire, en lui présentant son pénis.

Elle rit et suça Naruto à son tour, pendant que le brun se plaçait derrière elle. Putain, ce cul ! Mais quel cul ! observa Sasuke, en caressant le bassin de la demoiselle. Il se régala de la vue et se réjouit de la faire sienne en s'immisçant doucement. Une fois entièrement en elle, il débuta de légers coups de reins et écarta ses fesses afin de mieux voir ses va-et-vient. Puis il ferma les yeux et savoura cet instant. Il couchait enfin avec elle, appréciait l'étroitesse et l'humidité tiède de son sexe ; imaginait la position suivante, dans laquelle elle le chevaucherait, tandis que ses seins bougeraient de haut en bas. Ce moment était extatique.

— Plus fort, Sasuke, le pressa-t-elle soudain, avant de reprendre la verge du blond en bouche.

Le jeune homme rouvrit les paupières et vit Naruto lui lancer un regard appuyé, en lui faisant signe d'accélérer. Il s'exécuta et saisit fermement les hanches de sa partenaire. Il la pénétra violemment, tapa le fond de son vagin et lui arracha des petits cris étouffés par le pénis de son complice. Sa peau claqua contre la sienne. Il ahana sous l'effort et fut au bord de l'orgasme en percevant ses contractions internes. Elle se resserrait autour de lui de manière à le sentir parfaitement. Son excitation fut au summum quand, à son plaisir, s'ajoutèrent les bruits de succion de la fellation qu'elle faisait à son compagnon de débauche. Cela le fit craquer. Il se pencha sur elle, s'enfonça profondément et gémit comme on pleure en éjaculant.

Eh merde, pesta-t-il, la jouissance terminée, en plaquant son front contre le dos de son amante. Combien de temps avait-il tenu ? Une minute ? Guère plus. Comment aurait-il pu en être autrement ? Un an qu'il se masturbait en pensant à elle, un an qu'il rêvait littéralement de la baiser ainsi et voilà que, une nuit à l'improviste, on lui apportait son fantasme sur un plateau. Il était cuit. Naruto se fouterait de sa gueule à vie et Sakura, celle qu'il convoitait avidement, le relèguerait au rang de Saï et refuserait certainement de faire à nouveau joujou avec lui. Car en plus de s'être comporté comme un gougnafier avec elle durant la guerre, il était un mauvais coup. La totale. J'ai plus qu'à retourner me planquer dans ma grotte, en conclut-il.

— Sasuke ? l'appela le futur marié. Retire-toi, j'ai un truc à te montrer.
— Je suis désolé, Sakura, dit-il à voix basse, en se redressant. Ça fait un bail que j'ai pas…
— Chut ! fit-elle en posant un doigt sur les lèvres de ce dernier.

Elle s'approcha de lui et l'embrassa d'une façon qui le surprit. C'était un de ces baisers que seuls les amoureux partageaient. Un de ces baisers à travers lequel l'un transmettait ses émotions à l'autre. Un de ces baisers qu'il n'avait jamais connu. Il en fut troublé.

— Viens avec moi dans l'autre pièce, mec, reprit son camarade, en récupérant quelque chose dans la poche de sa veste.

Arrivé dans la cuisine, Naruto ferma la porte derrière son ami et lui tendit une fiole contenant un liquide bleuâtre.

— Avale une gorgée de ça.

Sasuke prit le flacon et lut sur celui-ci « Sexus Dynamicus pour les Nuls ».

— C'est quoi, cette connerie ?
— C'est génial ! Avec ça, t'as le braquemard en béton, tu tiens mieux, tu éjacules à chaque fois normalement et tu rebandes super rapidement.
— Alors c'est ça que tu utilises ! s'exclama le brun.
— Bah, évidemment ! T'as vu ma nana ? Je viens direct avec elle. C'est pas possible, quoi. Et prétends pas le contraire, hein ! Je t'ai entendu lorsque vous étiez dans la salle d'eau tout à l'heure, précisa-t-il, en imitant le gémissement que Sasuke avait poussé, avant de s'esclaffer.
— Oh ! Ta gueule.
— Elle t'a… taillé une pipe ?
— Ouais, répondit-il, un peu gêné.
— Ma p'tite femme, c'est une des meilleures dans ce domaine.

Sur ce point, il était on ne peut plus d'accord.

— Les effets de ce truc durent combien de temps ?
— Plusieurs heures, ça dépend de la dose. Et tu n'as pas mal à la queue le lendemain, même si t'as baisé comme un porc toute la nuit. Gé-nial ! Crois-moi. Mais faut limiter à trois fois par semaine.
— Tu as eu ça où ? demanda Sasuke.
— C'est Kakashi qui m'a refilé l'adresse de son grossiste. C'est grâce à ça qu'il s'est fait une réputation de dieu du pieu. Tout le monde veut baiser avec lui, maintenant. Et quand je dis tout le monde, c'est tout le monde, hein ? Il paraît qu'il s'est déjà tapé…
— Je suis au courant, le coupa l'ancien déserteur.

Il n'était pas du tout enclin à réécouter la liste des conquêtes de son premier maître, au risque d'être dégoûté.

— C'est qui son grossiste ? continua-t-il.
— Un type bizarre qui se balade avec une brindille et se prend pour un sorcier. Comment il s'appelle déjà… Ah ! Harry Potter !
— Le fou du village voisin ? Putain ! Ça promet !
— Mais nan ! Il n'est pas dingue. Je t'assure, Kakashi se l'est enfilé il y a deux ans, avec un autre gars, là, aux cheveux délavés… Dragqueen… Dragon… Ah ! Drago, le mec d'Harry.

Y avait-il encore un individu, à part lui, avec lequel Kakashi n'avait pas couché ? Sasuke changea de sujet ; cela lui provoquait des nausées.

— Je vais gober la moitié de la bouteille de ton machin, comme ça, je serai sûr du résultat.
— Fais pas ça !
— Pourquoi ?
— Parce que ma copine sera épuisée ! Je passe derrière toi tout à l'heure. Et je ne veux pas qu'elle marche les jambes arquées demain.
— Sinon, tu la rejoins et je reste avec Sakura.

Naruto fit la moue et se lança dans un long monologue, dans lequel il expliqua qu'il avait été amoureux d'elle pendant des années ; qu'il ne l'avait eue dans son lit qu'une unique fois auparavant, lors de son dépucelage – expérience misérable, signala-t-il – ; qu'il avait crevé d'envie de recommencer ; qu'il avait avalé une fiole entière du produit miracle en prévision de ce plan libertin, car il savait qu'elle aimait les hommes un peu brusques dans ces soirées ; et qu'il comptait bien lui donner ce qu'elle attendait, jusqu'à rougir la peau de son joli fessier sous ses coups de reins.

— Et toi, tu veux faire ton crevard et m'ôter le pain de la bouche ? ajouta le blond, en feignant un air éploré.
— Pourquoi tu n'as pas tenté de sortir avec elle ?
— Atterris, mon pote. Elle a toujours été accro à toi. Toujours. Elle ne décrochera jamais. Tout le monde le sait. Sauf toi, apparemment…

Sasuke accueillit cette information de manière mitigée. Malgré son comportement et ses actes, elle l'aimait encore ?

— T'es sérieux ?
— Regarde comment elle t'a emballé. T'es juste un con, à mon avis.
— Ça va, ça va…
— Bref ! Prends simplement une gorgée, ça te fera tenir une heure, et après, je te laisse Sakura. Tu pourras descendre la bouteille si tu veux à ce moment-là. Je te l'offre.
— Et tu vas tellement y aller comme un bourrin qu'elle ne sera plus motivée pour rien du tout, quand ce sera à moi, grommela le brun.
— Ok, ok ! J'irai plus mollo. Par contre, attention avec ma chérie : elle n'apprécie pas le genre brutal, elle. Tu la pénètres bien à fond, mais doucement en entrant. Pigé ?
— Pigé.
— Je te fais confiance, hein ? Hors de question que son dernier coup avant le mariage soit pourri. Tu me jures de faire tout ce qu'elle veut ?
— Et ça ne te dérange pas ?
— Tu rigoles ! J'aurais largement préféré que tu sois le seul autre mec à le faire avec elle, dans nos soirées. Tu es mon meilleur ami. Alors, tu jures ?

Bah ouais, les potes, c'est fait pour ça : pour sauter les femmes des copains, pensa Sasuke avec ironie. Il soupira. Au point où il en était, de toute façon…

— Juré, s'engagea-t-il, en buvant un peu du liquide bleuâtre.

Un peu plus tard, de retour dans sa chambre, Sasuke était nu et assis sur le ventre de Hinata, allongée sur son lit. Les mains en appui sur le matelas, il avait les yeux rivés sur sa verge que la demoiselle serrait entre ses seins. Coquine, elle lui avait proposé une branlette espagnole et l'avait même autorisé à éjaculer sur elle. Ça m'émoustille, avait-elle confié. Réalisant le désir réel de celle-ci, il avait accepté ; la culpabilité l'ayant quitté après la discussion avec Naruto. Enthousiaste, il effectuait donc des va-et-vient entre les seins généreux de la jolie brune. Elle le comblait. Nul doute qu'il adorerait coucher avec celle-ci.
Son excitation monta soudain d'un cran en entendant Sakura jouir dans le salon. Sa voix était terriblement sexy. Son bas-ventre fut en effervescence, et son esprit se souvint immédiatement de l'image de son ancienne coéquipière prise en levrette sur le canapé. Il intensifia ses coups de reins.

— Hinata, murmura-t-il avec langueur dans un souffle, en fixant sa poitrine.
— Lâche-toi, l'encouragea-t-elle tendrement. Jouis sur moi.

Ces paroles l'expédièrent vers l'orgasme. Il rejeta la tête en arrière et exprima son plaisir dans un son rauque, tandis que son sperme arrivait par saccades sur la peau de sa partenaire. Le ravissement passé, il s'assit mollement à côté de la jeune fille, puis il nettoya sa semence avec une serviette. Et lorsqu'il s'aperçut que Hinata lui souriait, il se pencha sur elle pour l'embrasser avec affection.

— À mon tour de te faire du bien, chuchota-t-il en lui rendant son sourire.

À suivre…