Alors voilà le chapitre deux (avec 4 jours de retard :')) ! :)
J'espère qu'il vous plaira, bonne lecture !
Deedi.
Chapitre 2 – Pansy
1er septembre 1994
Elle s'était à peine tournée vers la table des Serpentard que déjà elle en était l'attraction. Parfois j'avais honte des réactions de ces crétins. Tous les élèves se dirigeaient tels un gros troupeau vers la sortie. Sans m'étonner plus que dû, je vis Drago prendre la nouvelle par l'épaule et l'emmener à travers les couloirs. À ses côtés un Blaise, dont l'option dragueur était activé. Dépitant. Je couru afin d'essayer de combler la distance qu'il y avait entre nous.
Pour se diriger vers leur salle commune respective, deux groupes parmi le troupeau se formèrent. Les Poufsouffle et les Serpentard d'un côté et les Serdaigle et les Gryffondor de l'autre. Ce qui voulait dire moins de personnes. Drago et Blaise trouvèrent donc plus facile de la prendre à part en tête du groupe.
Quoiqu'il en soit, je fus bien vite près des trois. Drago vantait son nom, Blaise lui demandait sa situation amoureuse et elle opinait sans vraiment faire attention aux dires des garçons. Ce qui fait que la question de Blaise resta sans réponse. Voilà ce que donnait la conversation si fertile :
« – Je suis Drago Malefoy. Tu sais les Malefoy sont l'une des plus grandes familles d'Angleterre. Je pense que mon nom a voyagé au delà des frontières. L'as-tu déjà entendu ?
– Humhum.
– Alors Mikkelsen, tu es célibataire ?
– Humhum.
– Je n'ai, pour ma part, jamais entendu le tiens. continuait le blond, Mais cela sonne bien après tout. Mikkelsen...murmura-t-il pour lui-même.
– Je sais, j'aime aussi mon nom.
– Sinon, ta copine est célibataire ?
– Humhum. »
Bref Pitoyable en somme.
Cependant dans ce beau tableau, quelque chose m'interpella. Un détail infime. Peut-être était-je paranoïaque aussi : Mikkelsen devançait d'un pas les deux garçons. Elle avait une attitude assez hautaine et semblait parfaitement savoir ce qu'elle faisait. Lorsqu'il fallut quitter les Poufsouffle au détour d'un couloir, cela ne semblait pas l'étonner. Fait encore plus étrange : arrivé à un croisé, elle entama d'elle même la direction à choisir.
Bien sûr personne ne s'en rendait compte.
« – Où se trouve Durmstrang ? demanda Drago.
– Je ne suis pas autorisée à te le dire, l'accès à l'école est très sécurisée.
– J'aurai dû partir là-bas, si il n'y avait pas eu ma mère pour m'en empêcher. lâcha-t-il dans un soupire agacé.
– Elle avait de bonnes raisons de ne pas t'autoriser à y aller. répliqua la métisse méchamment. J'en fus étonnée mais pas les deux benêts. Aussi elle se reprit bien vite. Il ne faut jamais sous-estimer le choix de nos parents.
– Moui... pourquoi es.. et là, je me sentis obligée de poser une question coupant ainsi Drago dans son élan.
– Pourquoi es-tu venue ici ?
– Déménagement. quoi juste ça ? Elle se moquait de moi ? Et sa copine alors ?!
– Et ta copine alors ? Déménagement aussi ?
– Oui.
– C'est étonnant que vous ayez déménagé en même temps. Vous vous connaissez ?
– En quoi cela te regarde-t-il ?! »
Cette réplique fut accompagner d'un regard qui me glaça le sang. Il y avait quelque chose dans son regard brun qui me donna des frissons d'horreur. Ses traits étaient tirés et une lueur de folie passa dans ses pupilles. Je m'étais arrêtée sans le vouloir, Blaise se heurta donc dans mon dos. Pourquoi son regard me bouleversait-il autant ? Lorsqu'elle vit mon hésitation, je parierais dix galions qu'un sourire sadique s'empara de ses lèvres. Elle n'était peut-être pas passé sous le choixpeau, mais elle a bien été répartie dans la bonne maison.
Alors que je continuais de m'enfoncer dans mes pensées noires, nous arrivâmes enfin devant le mur. Lorsque j'avais ralentis le groupe que nous formions, d'autres élèves avaient eu le temps de nous devancer. Aussi, nous n'eûmes pas à prononcer le mot-de-passe pour entrer dans la salle commune.
Elle laissa les garçons passer avant elle et passa devant moi sans me lancer de regard.
Non mais pour qui se prenait-elle ? Elle venait à peine d'arriver, et bien que son regard m'ait pétrifié, je ne vois pas pourquoi elle se croit supérieur.
Blaise lui expliqua, en gros, les différentes parties de la salle commune, où celle-ci se situait -d'où l'absence de fenêtres- et tout autant de petits détails ridicules. Je les laissais s'avancer et alors que je les observais, je ne pus que m'arrêter sur ses cheveux. Était-ce des vrai ? Peut-être que si je les coupais dans la nuit elle ne m'en voudra pas, ce doit être un fardeau quotidien.
Je m'avançai enfin. Drago montra le passage qui menait au dortoir des filles et celui menant au dortoir des garçons. Il montra des petites anfractuosités dans les murs qui menaient à diverses ressources telles que des dragées surprise, des fondants au chaudron, des bouteilles de bierraubeurre gardé frais par l'enfoncement qui menait à la terre située directement sous les eaux glacés du lac. Mais rien ne semblait l'étonner. Moi lorsque j'avais eu connaissance de ces cachettes communes, j'étais heureuse. Elle, même pas le moindre haussement de sourcil. Elle paraissait s'attendre à tout ça.
Finalement elle amorça le départ vers le dortoir des filles. Je trouvais là une bonne occasion d'enfin parler aux garçons. Ils étaient assis en face de la cheminée.
« – Hey !
– Ah tiens, tu es encore là, je pensais que tu étais allée rejoindre Deeyana.
– Deeyana ? répondis-je interloquée.
– Bah ouai, Deeyana Mikkelsen, tu sais la nouvelle ! il s'adressa à moi comme lorsqu'on s'adresse à un enfant de quatre ans.
– Écoute, c'est pas de ma faute si je ne vois pas l'intérêt de retenir son prénom. et c'était vrai d'ailleurs.
– Jalouse, Pansy ?
– Pourquoi le serais-je ?
– Tu veux que je te cite toute les raisons ?
– Non merci bien. je lançaiun regard froid à Drago. Vous ne la trouvez pas bizarre ?
– C'est à dire ?
– Elle ne semblait s'étonner en rien de ce qu'elle découvrait.
– Ça s'appelle le contrôle des émotions, Pansy... dit Blaise consterné. Je lui en donnerais, moi, du « contrôle »!
– Avez vous seulement vu le regard qu'elle m'a lancé lorsque j'ai parlé d'elle et de sa copine ?
– Entre nous, elle avait raison ! J'aurai réagis pareil si quelqu'un me posait des questions indiscrètes. Et puis j'aime les femmes de caractères. je rêve où Drago venait vraiment de nous dire ça ?!
– Nous mais sérieusement faut être aveugle pour ne pas voir quelque chose d'étrange chez elle et chez sa copine d'ailleurs !
– T'es vraiment jalouse ma parole ! s'exclama Blaise.
– Hein ?!
– Oui, tu lui cherches des défauts depuis tout à l'heure ! Ça te dérange que tes deux garçons soient intéressés par une fille ?
– Arrête de dire des conneries Blaise. il commençait vraiment par m'énerver là.
– T'inquiètes pas, chérie, personne ne te remplacera dans notre cœur... qui m'a refilé ce con ?
– Vous êtes dépitant, lorsque vous comprendrez qu'elle n'est pas nette vous …
– Oui on viendra s'excuser Pansy-chéri.
– Ta gueule Drago.
– Bonne nuit. s'exclamèrent-ils en cœur. »
Je levai mes yeux au ciel. Ils étaient affligeant. Il n'empêche qu'ils prenaient la situation à la rigolade, mais cette fille me semblait vraiment étrange. Je n'arrive pas à comprendre en quoi. Et ce regard. Il m'a vraiment choqué.
J'arrivai dans mon dortoir et je vis Mikkelsen se diriger précipitamment dans son lit. Je ne fis pas attention à elle. Je me préparai pour dormir. Ce n'était pas réconfortant de l'avoir près de moi. J'ouvris mon sac sous une impulsion et sortis une paire de ciseaux que je cachai sous mon oreiller. C'était déjà plus rassurant.
