Merci à C Elise ; Nass ; Native ; Merikhemet ; Lunisa ; magam-novae ; IIRSI ; Mily-y et à Hahn tah Yhel pour leurs reviews. Elles m'ont fait plaisir !!

Note : Ce chapitre ne permet sans doute pas de faire avancer l'histoire énormément, mais il permet de situer certaines choses. De plus, je ne suis pas vraiment une spécialiste des décalages horaires et des durées de vols, aussi, ce sera assez abstrait, prière de ne pas en vouloir à l'auteur pour ces détails !!

Enfin, je vous laisse profiter de ce chapitre que j'ai écris avec amour !!


Chapitre 2

Aéroport de New York (Etats-Unis)

8 heures du matin

Ce qui était étrange, c'est que dès le matin, il y a beaucoup de monde dans les aéroports. Vraiment beaucoup de monde.

Alors perdre quelqu'un dans une telle foule devient très courant.

-Attend Heero, on a perdu Peter.

-Oh…

Pas désolé du tout, Heero continua son chemin pour embarquer. Rudolf allait rater l'avion si ça continuait…

Dommage pour lui.

-Ah, je le vois !

Il fallait dire qu'il était plutôt difficile de rater ce grand crétin debout sur l'un des bancs.

Duo se perdit à son tour dans la foule, cherchant à rejoindre le Rudolf de son cœur et laissant ses affaires dans les bras d'Heero.

Et il réapparu peu de temps après, tenant le crétin par la main. Vraiment celui-là… incapable de piquer un sprint dans la foule.

Heero avait parfaitement réussi lui !

Et en tirant Duo par la main qui plus est !

-Monsieur, vous embarquez ?

-Hn.

Heero tourna le dos au couple. Oubliant malencontreusement l'un des sacs que Duo lui avait confié. Enfin, il n'était pas à l'un des deux, alors ça allait.

-Pour les premières classes c'est à droite monsieur.

Heero tendit son billet à l'hôtesse en remerciant la jeune femme. Duo fit de même quand à Rudolf…

-Je suis désolée monsieur, mais les secondes classes doivent aller à gauche.

-Comment ça seconde classe ?

Alors que Rudolf regardait son billet en cherchant l'erreur, Duo lui, qui avait déjà comprit, fixait Heero avec la tête de quelqu'un qui avait très envie d'un punching-ball vivant.

-Heero…

Les mains dans les poches, Heero se contenta d'hausser un sourcil.

-Tu ne m'avais pas dit quelle classe il avait les moyens de s'offrir.

-Heero…

Duo allait le tuer. C'était une certitude.

-Non laisse Duo. Il n'y a pas de problème, je vais voyager en seconde. De toute manière on se retrouve à Paris.

-Non, tu ne vas pas en seconde.

Heero regarda Duo avec l'air de dire « Ne compte pas sur moi pour lui laisser ma place. Alors là, tu rêves en couleurs ».

Duo lui fit un laaaarge sourire et se tourna vers Rudolf.

-Je vais en seconde.

Et sans laisser aucun des deux protester qu'il était « hors de question de voyager huit heures assis à côté de lui ! », Duo disparu côté seconde.

Heero et Rudolf restèrent un instant sans bouger, et c'est l'hôtesse qui dut les forcer à se mettre en chemin.

Rudolf passait devant en bougonnant que « c'était pas possible, il allait jamais tenir autant de temps à côté de l'autre muet, froid comme un glaçon. » et Heero le suivait, coincé entre lui et une petite mamie.

Une personne à casquette passa dans le sens inverse et bouscula Heero. Ce dernier eut parfaitement le temps de le reconnaître, mais il ne réussi pas à s'extraire à temps de la petite file.

Wufei avait déjà disparu.

Il fallait qu'il descende de cet avion. Qu'il rattrape le chinois avant qu'il ne s'évanouisse à nouveau dans la nature.

-Monsieur, rejoignez votre place.

-Je dois descendre de cet avion !

-Vous ne pouvez pas monsieur.

-Je viens de voir un homme le faire il y a un instant.

-Il accompagnait une personne en fauteuil.

Une personne en fauteuil ?

Trowa…

Trowa était dans cet avion et il avait failli descendre sans lui.

Il se retourna brusquement.

Mais la personne en fauteuil était un vieil homme.

Un vieil homme qui le fixait sans plus bouger.

Le jeune homme s'approcha et ce dernier lui tendit un vieux livre. Heero allait prendre la parole, mais le vieux le devança.

-Vous n'avez pas encore trouvé le code, mais vous devez pourtant vous douter que je ne sais rien de plus.

Effectivement, Heero s'en doutait. Tenant fermement le livre en main, il rejoignit sa place auprès de Rudolf.

-Tu me passes mon sac steup ?

-Hn.

Trop concentré sur le livre qu'il tenait, Heero en oubliait totalement de rire sous cape de la perte du sac à l'aéroport.

-T'abuses ! J'avais tout pour m'occuper là dedans !

Il ouvrit l'ouvrage pour tomber directement sur le titre « Notre Dame de Paris ». Au moins, il avait une idée d'où aller pour la suite.

-Heureusement que j'avais, dans la prévision d'une de tes stupides blagues, conservé mes papiers avec moi.

Une enveloppe blanche glissa d'entre les pages du livre. Heero la prit en main.

Il se rendit compte qu'il tremblait.

-Mais t'es vraiment un gamin pour faire ce genre de trucs.

La lettre portait la fine écriture de Quatre.

« Si vous lisez ces mots, c'est que vous acceptez de jouer un peu.

Mais comme pour tous les jeux, il y a des règles.

Elles vous attendent dans un lieu bien précis qui ne devrait pas être difficile à trouver.

Suivez les indices que je sème, comme s'il s'agissait de miettes de pain.

Je vous rassure, certaines destinations ne seront que des escales très courtes.

J'ai choisi mes préférées pour vous les faire découvrir, le tourisme vous fera du bien.

Et un dernier conseil, mettez vos montres à l'heure, il serait tellement dommage de perdre ce jeu à cause du décalage horaire…

Enfin, Duo, Heero, je suis persuadé que nous ne tarderons guère à nous revoir.

Et puis, vous aurez très vite de mes nouvelles.

Q. D. »

Sans plus écouter Rudolf qui continuait à râler que maintenant il allait s'ennuyer pendant des heures, Heero se leva dès que le signal lumineux eut disparu.

Surpris, Rudolf le vit se diriger vers les secondes classes. Peu décidé à le laisser seul avec Duo, il le suivit.

Quand Duo vit ces deux là arriver, il pensa à cette paix et à ce silence qu'il avait un jour eut. Il se replongea dans le journal qu'il tenait.

-Il faut que tu vois quelque chose.

-Si c'est un coup vache que Peter t'a fait, apprend que c'est bien mérité.

Heero, pour toute réponde, lui jeta le livre et la lettre sur les genoux avant de s'assoir à côté.

-Pas de voisin ?

-Non.

Duo était trop absorbé par la lettre pour songer à mentir ou à chasser Heero, et ce, au grand mécontentement de Rudolf qui venait d'arriver.

-Qu'est-ce qu'il se passe encore ?

Heero le foudroya du regard.

-T'as voulu venir, ok, mais ne gâche pas notre chance en faisant chier le monde.

-Heero !

Heero se faisait à présent foudroyer par le regard de Duo…

-Peter est au courant de tout, alors il a le droit de demander plus de précisions pour nous aider.

-Comme tu veux…

Heero croisa les bras et s'enfonça un peu plus dans le fauteuil, ressemblant à s'y méprendre à un enfant venant de se faire disputer. Duo soupira et tendit la lettre à Peter.

Dès qu'il eut finit sa lecture, il commença à donner quelques idées qu'il venait d'avoir.

-Déjà, on doit avancer nos montres de 6 heures, soit, l'heure française. Ensuite…

Il prit le livre des mains de Duo et le feuilleta rapidement. Il n'y avait rien de notable à l'intérieur.

-Je pense que Notre Dame est notre première destination.

-Bravo Scherlock…

Un silence lourd s'installa alors, et Duo reprit le journal qu'il avait peu de temps avant. Voyant qu'aucun des deux autres ne bougeait, il releva les yeux.

-Vous comptez rester là ?

Pas de réponse. Heero le regardait l'air de dire « Oui, je veux rester avec toi. ».

-Pas question.

« Pourquoi ? Y a pourtant de la place à côté de toi. »

« Dégage de là et plus vite que ça. »

-Hn.

En se relevant, il attrapa Rudolf par le côle, si il ne pouvait pas rester, pas question que l'autre le puisse.

Il regretterait bien vite ce geste.


Avion (quelque part entre au dessus du Pacifique)

5 heures du matin (Oui, le décalage horaire, ça mélange tout…)

Heero avait déjà pensé que Rudolf était un garçon bruyant dans tous ce qu'il faisait.

Cuisine, salle de bain, dispute et même dans la chambre…

En plus il ronflait !

Et pas qu'un peu !

Bien sûr, la plupart des gens autours ne semblait pas dérangée par ça. Mais pour Heero, il était tout simplement impossible de dormir, de lire, ou quoi que ce soit.

Après s'être retourné une demi-douzaine de fois, il se décida à changer de crèmerie. Duo ne serait pas content, mais il s'en fichait totalement.

Déjà c'était ça ou il tuait Rudolf.

Et en plus, il n'avait plus fait de sieste aux côtés de Duo depuis longtemps.

Duo était plongé dans la lecture de « Notre Dame de Paris », visiblement, il maîtrisait parfaitement le français.

Heero s'installa à côté de lui sans que Duo relève la tête.

-Mais qu'est-ce que tu peux trouver à un mec aussi bruyant ?

-Lui au moins je n'oubli jamais qu'il est là.

-Tu ne m'oubli même pas quand je ne suis pas là.

-C'est vrai que tu m'empoisonnes assez la vie pour ça.

-Duo…

Heero fixa son ancien amant un moment. Mais ce dernier ne lâchait pas son livre des yeux. Il avait choisi de ne surtout pas craquer pendant ce voyage. Il souffrirait sinon. Heero et Peter aussi. Et il n'avait pas envi de blesser qui que ce soit.

-Pourquoi tu ne nous laisse pas de nouvelle chance ?

-Parce qu'il y en a déjà eu assez comme ça.

-Duo…

-Maintenant ça suffit !

Duo avait fermé le livre en le claquant violemment, faisant sursauter certains voisins. Il se tourna vers Heero.

-On a pas déjà assez souffert à ton goût ? Je suis avec Peter, j'aime Peter et je vais faire ma vie avec lui.

-Pourquoi ?

-Parce que lui il sait se défaire du passé. Il sait comment ne pas faire mal aux gens autours. Je n'ai pas à jouer au professeur de relations humaines avec lui !

-Tu cites l'exacte contraire de mes défauts. Mais où sont ses qualités propres ?

-Je… Je l'aime un point c'est tout et… Et…

La voix de Duo se faisait plus hésitante à mesure qu'Heero réduisait la distance entre eux deux.

-Tu es avec lui parce que tu peux te contrôler. Il n'y a pas de réelle passion. Quand tu es avec moi, tu as peur de toi-même, peur de perdre le contrôle de la situation. Peur de ce que tu pourrais faire.

Leurs lèvres se touchaient presque, quand Duo se recula rapidement.

-Ne me confond pas avec toi. Le contrôle ne me dis rien. Je suis avec lui parce qu'alors que nous étions « ensemble », j'avais déjà un fantôme pour compagnon, un fantôme qui courait sans arrêt derrière le passé.

Duo reprit la lecture de son livre, ignorant à nouveau le métis. Enfin, tentant de l'ignorer.

-C'est la passé qui nous a rattrapé Duo !

-Mais je ne veux pas retourner en arrière !

-Je t'aime.

Duo ne le regardait pas. S'il l'avait fait, il n'aurait tout simplement pas pu résister et ils auraient fini par faire une bêtise.

-Je t'aimais.

Et le silence se réinstalla entre eux. Heero tourna la tête vers le hublot et se perdit dans ses pensées.

Duo ne se rendait donc pas compte qu'il souffrait beaucoup trop ? Qu'il ne voulait plus qu'une seule chose ? Qu'il ne pourrait jamais accepter de le laisser avec cet idiot de Rudolf.

Rudolf qui d'ailleurs devait continuer à ronfler.

Au bout de quelques temps, Heero sentit un poids sur son épaule. Il tourna la tête pour voir que Duo s'était endormi sur lui, lâchant enfin son livre.

Duo voulait pouvoir tourner la page et vivre en paix avec l'autre clown.

Heero se pencha vers le jeune homme et l'embrassa doucement. L'autre ne se réveilla pas.

Le métis se rapprocha de son oreille et souffle :

-Vraiment désolé, mais je ne peux pas me résoudre à te laisser.


A suivre…

Je sais que ce chapitre n'avance pas beaucoup. Ça devrait bouger plus d'ici peu de temps !!

Une petite review pour dire vos impressions ?