Tant que j'y pense, univers et personnages à J.K.R (et non, ce n'est pas moi...), pas de surprise. Et passages en italique issus de livres, noms et auteurs signalés juste en dessous.

Remarque : J'aime énormément les livres cités, plus particulièrement le premier, (ex-aequo avec les Harry Potter comme série préférée) qui n'a pas de fanfictions ici (si cela arrive un jour ce sera sous le nom de ''Mirrorworld series'' sur ce site).


Celui-ci se toucha la poitrine et retira sa main couverte de sang. Son regard peiné croisa brièvement le sien, puis il s'effondra lourdement sur le dos, les yeux ouverts et fixant le ciel.

Le Dernier Royaume, Acte 1 : Les Cendres d'Auranos, Morgan Rhodes, traduction de Marianne Roumy.

2. Narcissa et Regulus.

« - Reg... Reg ! »

La jeune fille pleure, serrant un corps désormais sans vie dans ses bras.

Regulus a glissé dans l'eau. Depuis la barque où il l'avait laissée, elle l'a remonté à la surface avec l'aide de son elfe de maison, mais trop tard.

« - Maître Regulus ! Gentil Maître Regulus ! » s'écrie Kreattur, horrifié.

Narcissa pleure toutes les larmes de son corps. Pourquoi ne l'avait-elle pas forcé à accepter sa proposition ? Ce serait elle, alors, qui, voulant désespérément boire, ce serait penchée vers le lac. Ce serait elle qui...

Ces sanglots redoublent. Elle regarde Kreattur avec douleur, tenant toujours le cadavre de l'homme qu'elle avait aimé dans ses bras.

« - Kreattur... Maître Regulus m'a confié ceci. Il voulait qu'il soit détruit. Trouve la manière de le faire. » dit-elle en tendant à l'elfe un médaillon.

« - Bien, Miss Cissy. Madame va s'inquiéter de votre absence, devons-nous rentrer ? » demande-t-il, soucieux de son devoir, en mettant le médaillon autour de son cou.

« - Je... Oh, Kreattur ! Il est mort ! Regulus... Il m'avait demandé de l'accompagner pour accomplir une mission... Je n'ai pas compris laquelle... Oh, j'aurais dû l'en empêcher, le retenir ! Pardonne-moi, Regulus... Pardonne-moi... »

« - Miss Cissy... Le maître m'a fait jurer de vous ramener à la maison saine et sauve, quoi qu'il lui arrivât. Voulez-vous bien obéir à sa volonté ? » demande Kreattur avec hésitation.

Narcissa bredouillait des paroles incohérentes, où il était question d'amour éternel, de ténèbres et d'autres choses inintelligibles. L'elfe de maison l'entraîna vers la sortie de la grotte pour transplaner et elle n'opposa qu'une faible résistance.

Le soir est tombé. La guerre est finie. Regulus est mort. Sirius est mort. Bella est morte. De leur quatuor, il ne reste plus qu'elle. Elle a bien vieilli, depuis. Ces cheveux se sont éclaircis, des rides se sont formées sur son visage. Elle a eu un fils, qu'elle adore, mais capable de se débrouiller seul, maintenant. Son mari, elle lui est indifférente. Elle n'a jamais aimé que Regulus, et n'a accepté ce mariage que parce qu'il lui permettait une meilleure situation. Lucius a toujours été agréable et aimant avec elle, pourtant elle n'a jamais su l'aimer. Seul Regulus avait eu le privilège de connaître la passion de Narcissa. Il lui manquait tellement. Et maintenant que la guerre était finie, qu'elle avait œuvré pour la paix comme lui, plus rien ne la raccrochait à la vie. Sa dette envers le monde magique, envers Regulus faudrait-il dire, avait été payée. Elle n'était redevable de rien. Alors elle était sortie du Manoir, avait rejoint le ruisseau qui le bordait, l'avait longée puis y était entrée. L'eau fraîche avait agressé sa peau. Elle lui rappelait ce qui était arrivée à Regulus. Elle s'y était plongée entièrement, trempant sa robe verte, celle qu'elle portait le jour de la mort de son amant et qu'elle n'avait plus jamais remise. Elle se débattit un temps contre les flots, mais, n'ayant jamais appris à nager, elle finit par sombrer, telle Ophélie*.


*Référence à Hamlet de Shakespeare.

Une petite review ?