Titre : Quand la Nuit se Lève...

Genre : UA, gang et autres trucs...

Sujet : Bishos du pays du Visual et lointaines contrée popesques (mais le tout à l'est de notre chère France ;) )

Résumé : Ben z'avez qu'à lire le début .

Commentaire : C'est juste un tout petit bout de la fic (vraiment très court! u.u" ) que j'ai décidé de poster en attendant mais la suite est activement en cours d'écriture! Je fais de mon mieux pour que ça ne traine pas trop quand même .

J'espère que ça vous plaira! Bonne lecture :)

Note: Jin dans la partie 1 n'est pas Jin le chanteur de Mask mais un membre des Kat-tun (groupe de pop japonais n.n"). Quand je vous dit qu'il y a de tout dans ma fic! XD


Quand la Nuit se Lève...

partie 2

par Ketsueki


oOoO0OoOo

- Je n'ai pas l'intention d'utiliser la situation contre toi. On a seulement ouvert une parenthèse en dehors de la réalité alors j'aimerais autant en profiter pleinement. Ce genre de parenthèse, ça se referme toujours trop vite.

Jui entra sans frapper dans le grand bureau. Il savait très bien qu'il l'avait sentit arriver et qu'il était attendu. Le bruit de la porte se refermant derrière lui ne se fit pas retourner Kisaki qui se tenait debout devant la grande baie vitrée et le blond attendit patiemment au milieu de la pièce que son Shôgun daigne enfin bouger. Ce qu'il fit enfin au bout d'un long moment, alors que sans un regard pour le jeune homme il se dirigea vers la salon qui meublait le fond de l'immense bureau, tout en lui demandant de le suivre. Il servit deux verres d'un liquide aux reflets écarlates dans le bar et en tandis un à Jui avant de prendre place dans le grand canapé et de l'inviter d'un geste à s'asseoir. Le regard du roux n'avait toujours pas croisé celui du blond lorsqu'il s'assit dans un des fauteuils et celui-ci sentait la nervosité le gagner. D'habitude, Kisaki était d'une franchise glaçante. Ses relations avec le Shôgun avaient toujours été d'un froid professionnalisme. Une alliance à peine choisie mais qu'ils acceptaient tous les deux par intérêt. Et presque aucune émotion n'était venue entacher leurs rapports, même si le blond savait que seule la nécessité lui faisait réprimer la haine que le comportement du Shôgun en venait parfois à lui inspirer. Et voici que celui-ci semblait laisser affleurer une faiblesse alors qu'il ne montrait jamais la moindre faille. Au bout d'un long moment de silence au cours duquel la tension du blond n'avait fait que croître, Kisaki releva la tête, rencontrant enfin son regard. Et ce que Jui y lu le désarma totalement. Pour la première fois c'était un homme qui se tenait devant lui - et à ce moment, cet homme ressentait une profonde douleur.

- Je crois que tu as le droit de me hair Jui. Mais je n'ai pas fait cela par plaisir.

La voix du roux se suspendit alors qu'il cherchait ses mots.

- Si j'avais pu agir autrement je l'aurais fait, mais il est tellement buté que…

Il eut un petit geste d'impuissance, mais Jui le contemplait sans comprendre.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, Shôgun.

- De Tero bien sûr.

Jui cilla. Le Shôgun s'excusait pour avoir torturé Tero, il en venait à s'expliquer auprès d'un simple homme de main! Mais pourquoi ?

- Je n'aurais pas du te demander d'aller le chercher, ça t'as rendu complice et je sais qu'il t'en voudra pour cela. J'aurais du envoyer quelqu'un d'autre, mais sincèrement je ne voyais pas qui aurait été capable de contrôler un tel phénomène!

Jui écoutait le Shôgun parler, les sons semblaient couler de sa bouche dans un murmure monotone. Et chaque mot enfonçaient chaque fois plus profond la douleur dans le cœur du blond qui commençait à comprendre où ce petit jeu allait les mener. Il se crispa de colère. Un instant il avait cru l'accent de sincérité dans les yeux de Kisaki et revenir à la réalité faisait encore plus mal. Il se releva nerveusement, coupant Kisaki et le forçant à lever le visage pour rencontrer ses yeux.

- Et tu croyais sincèrement que quelques paroles vides et un peu de comédie auraient suffit à m'acheter une quelconque loyauté ? Je reste à ton service Kisaki, parce que c'est le seul moyen pour moi de survivre Et parce que tu as besoin de moi, tu ne me tueras pas pour ces mots. Mais je te hais, et la moindre occasion de te tuer sera suffisante pour que je te trahisse.

Kisaki tressaillit et se relevant vivement il gifla violemment le blond qui eut le souffle coupé sous la violence du coup. Et quand ses yeux rencontrèrent de nouveau les prunelles brunes de Kisaki, ils brûlaient de fureur contenue.

- Tu me le paieras...

- Je n'autorise pas une pute comme toi à me parler sur ce ton, Jui.

La voix des deux hommes était blanche de colère. L'insulte fit bondir Jui, mais le roux attrapa son poignet au vol, évitant le coup. Et sans lâcher sa prise ni les yeux de Jui de son regard, il tordit lentement le bras du blond et s'approcha de lui jusqu'à effleurer son visage de son souffle.

- Mais tu étais bien heureux de te taper Jin l'autre jour. Ca ne te dégoutte pas de savoir que je l'ai baisé avant toi?

Jui retint difficilement un gémissement de douleur alors que Kisaki continuait à lui tordre insidieusement le poignet. Mais il força sa voix à ne pas trembler.

- Qu'est ce qu'il y a Kisaki ? Ca t'excite de savoir que j'ai couché avec ta pute? Tu t'es fait plaisir en mattant les vidéos j'espère...

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres du blond et il profita de la situation pour se rapprocher de Kisaki collant encore un peu plus son corps tendu de douleur à celui du roux, transformant le combat en sensualité.

- Il a apprécié mes talents, ne? Tu l'as entendu crier quand je l'ai pris? Il pourra te dire qu'avec moi il n'y a pas besoin de simuler...

Il coula un long regard à Kisaki qui sentait la situation lui échapper, et voyant le trouble dans ses yeux, il se passa la pointe de la langue sur les lèvres. Toujours pousser l'avantage...

- A moins que tu ne veuilles constater par toi-même ?

Kisaki relâcha brusquement son emprise sur le bras de Jui, éloignant le blond d'une poussée. Mais il le retint aussitôt par le col de sa chemise. L'agrippant des deux poings, il porta son visage à quelques centimètres du sien.

- Kisama. Tu n'es vraiment bon qu'à ça?

Sa voix siffla l'insulte mais les yeux de Jui brillaient maintenant de défi, et un sourire rusé étirait ses lèvres. Sans répondre, il frôla du dos de la main la poitrine du roux, et descendit lentement jusqu'à effleurer son entrejambe. Et voyant le trouble dans les yeux sombres, il le caressa franchement. Son sourire se fit satisfait. Il se pencha, ses lèvres effleurant les mèches écarlates, et il murmura à l'oreille de Kisaki :

- Peut-être que je ne suis qu'une pute, Kisaki, mais je te fais de l'effet.

Le roux ferma douloureusement les paupières comme pour nier l'évidence. Mais lorsqu'il sentit une langue serpentine jouer sur la courbe de sa mâchoire, il desserra l'étreinte de ses points pour s'emparer des lèvres qui s'offraient à lui.

Un gémissement échappa au roux quand les lèvres quittèrent les siennes et il agrippa la chemise du blond pour ne pas que celui-ci s'éloigne de lui. Jui fut surpris par le regard que Kisaki lui adressa, presque une supplique. Un bras enserrant la taille du roux, il lui caressa doucement la joue du pouce avant de poser un rapide baiser sur ses lèvres.

- Kisaki, si tu veux aller plus loin, j'aimerais autant que ce soit dans un endroit un rien plus confortable.

Il hocha la tête, faisant danser les mèches rousses autour de son visage, les yeux un peu perdus. Et Jui ne put s'empêcher d'embrasser une nouvelles fois les lèvres entrouvertes. Le calme qui l'avait envahit le surprenait mais ce n'était plus le Shôgun qu'il avait devant lui. Seulement un homme d'une incroyablement séduisante fragilité. Et lorsque leurs corps se séparèrent enfin, la main de Kisaki vint se glisser dans la sienne et il l'entraîna avec un sourire vers la porte qui s'ouvrait sur ses appartements.

Jui cligna des yeux alors que la lumière dorée de l'aube illuminait la chambre. Allongé contre Kisaki, il avait enlacé la taille de celui-ci, le visage enfouit dans les longues mèches rousses. Il lui fallut un instant pour tout remettre et se convaincre que les événements qui remontaient peu à peu à sa mémoire avaient bien eut lieu. Il sentait un mal de crâne incroyable le gagner et il défit doucement son étreinte pour ne pas réveiller Kisaki, mais dès que les bras du blond quittèrent sa taille, celui-ci commença à s'agiter. Jui s'assit sur le bord du lit, et se prit la tête entre les mains, tentant de mettre un peu d'ordre dans les pensées qui s'y bousculaient. Il sentit Kisaki bouger dans son dos et le roux s'assit derrière lui, posant sa joue sur son épaule.

- Dis moi, Jui, tu regrettes ?

Le blond secoua la tête et se releva avec un soupir. Sans un regard pour le roux, il se dirigea vers la salle de bain. Tout ce qu'il voulait c'était une bonne douche, il pourrait peut être réussir à réfléchir après.

- Je ne sais pas. La suite me le dira.

Kisaki s'appuya au chambranle et sourit en voyant Jui contempler avec surprise la quantité incroyable de produit de toilette qui s'étendait sur les diverses étagères de l'immense salle de bain.

- Je crois que tu n'as rien compris, Jui…

Le blond se retourna brusquement au son de sa voix, il ne l'avait pas entendu arriver. Kisaki se dirigea jusqu'à la baignoire et ouvrit les robinets tout en jetant quelques doses de bain moussant dans l'eau qui commençait doucement à monter. Puis il revint à Jui qui le regardait en silence.

- Je n'ai pas l'intention d'utiliser la situation contre toi. On a seulement ouvert une parenthèse en dehors de la réalité alors j'aimerais autant en profiter pleinement. Ce genre de parenthèse, ça se referme toujours trop vite.

Kisaki eut un sourire en remarquant la brève lueur d'étonnement qui traversa le visage de Jui . Il s'approcha du blond qui ne fit rien pour l'éviter, et posa ses mains sur les hanches fines, laissant leurs corps se frôler.

- Et moi j'ai envie de prendre mon bain avec toi.

Puis sans attendre de réponse il se retourna, mais deux bras lui enserrèrent la taille et Jui le retint contre lui, enfouissant son visage dans le creux de son cou.

- Tu es vraiment étrange Kisaki. Je croyais avoir compris qui tu étais mais visiblement j'étais complètement à côté de la plaque.

Il desserra son étreinte pour attraper la main du roux et il l'attira dans la baignoire. Se calant contre le bord il fit asseoir Kisaki contre lui et celui-ci se laissa aller, les bras du blond enserrant sa poitrine. Il restèrent ainsi un moment dans l'eau tiède avant que Kisaki n'enlace ses mains à celles de Jui qui commençaient à descendre un peu trop bas à son goût.

- Jui…

- Nani ?

- Tu sais, la parenthèse ne va pas tarder à se fermer, et tant que je peux être encore totalement sincère… Eto… Je tiens vraiment à te le dire et j'espère que tu ne vas pas te fâcher encore. Demo… ça n'a pas été une partie de plaisir pour moi de voir souffrir Tero.

A la tension qui s'était emparée du roux, Jui ne pouvait douter de la franchise de ses paroles. Il le força à se retourner et encadra son visage de ses mains.

- Je te crois…

Un sourire triste se dessina sur les lèvres de Kisaki et Jui se pencha pour s'en emparer, soulevant en même temps le roux qui noua ses jambes autour de sa taille. Ils n'avaient plus beaucoup de temps pour savourer cette nouvelle facette de l'autre qu'ils découvraient.


J'espère que ça ne fait pas trop "fleur bleue" comme passage ... Parce que c'est pas trop l'esprit de la fic xD mais j'ai quand mm l'impression que ça l'est... T.T
Bref...
La suite est mieux XDD
Restez siouplaaaay çç