Robocop a fui pour ne pas affronter la colère de Don et ses responsabilités de père.
Mais Diana réussit à la persuader de regagner le domicile conjugal.
Entretemps, Don et ses enfants sont en danger.
Voici la suite !
Bonne lecture !
Un grand merci à TheLittleBlackStar et à ses remarques constructives.
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Partie 2 :
Don ne répondit pas la demande insensée du malfaiteur et en état d'alerte maximale, analysa les différentes options pour neutraliser les malfrats.
Se forçant à garder son sang-froid, faisant appel à toute sa discipline d'ex-agent fédéral du FBI, il scruta le camion et les armes des kidnappeurs. Un plan d'attaque s'élaborant, peu à peu, dans son esprit stratège.
« -Diana ! Décida Don, en reculant vers les escaliers. Je te confie la gestion des moyens défensifs de la maison. Je vais tenter d'emmener Alex junior et Kevin au garage. »
La jeune « NeuroBrain », rapidement, prit les commandes de l'ordinateur de la maison des Eppes-Murphy et demeura dans l'expectative.
« -On y va, les gars ! S'exclama celui qui avait lancé l'ultimatum, avec une exaltation écoeurante. Pas de quartiers ! On explose tout ! »
La troupe, dans un hurlement primitif de guerre, enclencha les armes et se ruant sur la villa, fit feu : Dans un déluge infernal, une pluie d'obus, de balles anti-blindage et de flammes s'abattit sur les murs et les fenêtres de la maison.
Diana, vive et intelligente, anticipa les impacts et déclenchant les systèmes de défense, fit exploser la plupart des projectiles avant qu'ils ne n'atteignirent leur but.
Dans un cri de rage, les bandits n'abandonnèrent pas et redoublèrent d'effort pour atteindre leur but. Durant une vingtaine de minute, ce coin de quartier résidentiel devint une cataclysmique scène de guerre.
Diana parvint à limiter les dégâts et à sécuriser un périmètre autour de la maison, interdisant l'accès à la résidence des Eppes-Murphy.
« -Vite, Alex ! Exhorta la jeune femme, en envoyant un message silencieux à Robocop. Je ne tiendrai pas longtemps ! »
….
Don serra des dents, en entendant les déflagrations assourdissantes des armes et se pressant, descendit les escaliers. Il fut soulagé de voir que ses enfants, nullement effrayés par les bruits extérieurs, dormaient comme des loirs.
Un amour puissant envahit le jeune père devant la sérénité de ses fils et réveilla un instinct protecteur primitif en lui.
Il exterminerait, sans pitié, tous ceux qui oseraient toucher à ses bébés.
Alors que Don s'approchait de la cache secrète des armes, il se mit à vaciller sur ses pieds : Le sol s'ébranla violemment et s'effondra, créant un vide au contour parfaitement délimité. Un homme, horriblement défiguré par des anciennes brûlures, surgit du trou béant et ricana en apercevant le jeune policier qui le dévisageait, éberlué.
« -Pudface Morgan ! S'écria Don, qui se précipita vers ses enfants qui, réveillés, pleuraient et s'agitaient sur le fauteuil de Robocop. Dégage de là ou je me charge de te défigurer encore plus ! »
Morgan émit un rire cynique et insolent et braquant une mitraillette sur Don, menaça :
« -On ne bouge plus, Don ! Ou tes jumeaux seront orphelins d'un père ! Sois raisonnable et donne-moi les enfants ! »
Mais Don, une lueur farouche dans ses yeux, n'obéit pas et s'avançant lentement vers Morgan, commença à extirper son arme de service. Surveillant du regard les réactions de Pudface.
« -Ne fais pas le malin avec moi. Conseilla le malfrat, exaspéré et en pointant le canon de son automatique sur les enfants. Il n'est pas explicitement exigé que les jumeaux restent en vie. »
Don se figea immédiatement, la respiration suspendue et l'impuissance opprimant sa poitrine.
« -Je ne savais pas que tu t'abaisserais à jouer les « toutous » pour quelqu'un, Morgan. Cracha-t-il, méprisant. Pudface Morgan, le plus grand criminel de notre temps ? M'ouais… »
Morgan afficha un air réjoui et supérieur et ne se démonta pas, continuant de ricaner :
« -Ca ne marche pas avec moi, Don ! Allez, livre-moi les bébés et je te laisse tranquille ! »
Constatant le refus évident du jeune père, il se résolut de s'emparer des enfants qui pleuraient toujours. Don se retint de l'envoyer valdinguer, devant la détresse de Kevin et Alex junior coincés, sans ménagement, contre Morgan.
Celui-ci tira une balle dans la cuisse droite de Don qui s'écroula de souffrance.
« -Dites « au-revoir » à papa, mes chéris ! » Se moqua Morgan, en disparaissant dans le trou.
…
Dans un crissement de pneus, une voiture surgit de l'angle de la rue. Toutes sirènes hurlantes.
Provoquant des exclamations de joie et de soulagement de la part des habitants de la résidence.
« -C'est Robocop ! » S'écria un garçon, enthousiaste à l'idée de voir son idole en action.
Robocop fonça vers les bandits qui s'éparpillèrent sur son passage et stoppa son véhicule sur le gazon de son allée.
Sortant de sa voiture, il fit face aux malfaiteurs, chercha des angles de visée et avec une redoutable efficacité, neutralisa le camion qui explosa.
Puis sans s'attarder sur les malfrats qui lui tiraient dessus, il défonça la porte d'entrée de sa maison et y pénétra, les traits immuables et implacables.
« -Te voilà enfin, Alex. Souffla Diana, heureuse. Don est dans ta pièce. Vas-y ! Je me charge de ces canailles. »
Robocop descendit les escaliers, tout en faisant appel à son scanner thermographique : Il n'y avait qu'une signature thermique dans la pièce. Une silhouette allongée par terre. Ayant peur de comprendre ce que cela signifiait, il se dépêcha d'arriver sur les lieux et aperçut Don qui tentait de se relever, en s'agrippant au fauteuil.
« -Ramène-moi nos enfants, Alex ! Supplia Don, les nerfs à vif. Je te pardonnerai peut-être de nous avoir laissés, moi et les jumeaux ! »
Soutenant Don et l'emmenant loin du trou, Robocop s'assura que son compagnon ne courait aucun risque et sautant dans le vide, il atterrit dans le réseau d'évacuation d'eau sale de Delta City.
Il balaya l'endroit humide et sombre, avec son scanner et localisant trois sources de chaleurs mobiles, il se mit en chasse.
« -Bon sang ! S'écria la voix de Morgan, excédée. Vous allez cesser de brailler, les moufflards ! »
Les pleurs des jumeaux emplirent tout le tunnel et donnèrent la direction à suivre à leur père.
Alex rejoignit Pudface qui, s'étant arrêté pour calmer les bébés, ignorait la présence de Robocop.
« -Cesse de terrifier mes enfants, Morgan. Ordonna Alex, en pointant son arme sur le bandit. Ta laideur va leur donner des cauchemars. Rends-moi mes fils. »
Morgan, nullement intimidé, éclata de rire :
« -Tire sur moi et tes chers petits vont me ressembler, Robocop ! Jette ton arme ou je tue un de tes morpions. »
Robocop n'eut d'autre choix que de lui obéir. Il laissa tomber son arme et attendit, ses yeux bleus guettant le moindre faux pas de Pudface.
Ce dernier, se délectant de la situation, réalisa que son redoutable ennemi était à sa merci. Totale ! Il faillir s'en évanouir de joie tellement cette perspective était extraordinairement jouissive !
« -Regardez votre papa, mes petits. Fit Morgan, explosé de rire. Je vais le tuer lentement, doucement et savourer ses cris de douleur. »
A suivre.
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