Résumé : La guerre contre Voldemort fait rage et tous sont mobilisés. Mais dans son coeur à elle et dans son coeur à lui, une autre guerre fait des ravages. Elle le savait, rien ne serait simple. Le guerre de l'amour est-elle plus difficile encore que celle contre la haine ?
Catégorie : Après Poudlard, Romance
Personnages : Nymphadora Tonks, Remus Lupin
Genres: Romance / Amour
Langue: Français
Warnings: Lemon Hard
Note de l'auteur :Merci à J.K. Rowling parce que forcément, sans elle, ce site n'existerait même pas !
Le lemon ne viendra avant au moins les deux ou trois premiers chapitres.
Celui ci est une sorte d'introduction, l'incipit d'une histoire qui se compte dans les plus belles que Rowling nous ait offertes.
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Merci à :
Missma
Tonks/Lupin
(Et elle avait eu raison...)
Chapitre 2 :
Perdue au milieu d'une forêt sur le flanc d'une montagne inconnue, Nymphadora paniquait. Une silhouette furetait autour d'elle avec une force et une vitesse qui n'avait rien d'humain. Elle ne savait pas où elle était et sa vue se troublait de temps en temps, probablement les larmes qui refusaient d'abord de déborder de ses paupières mais qui, par un trop plein finissaient immanquablement par trouver le sillon de celles qui les avaient précédées sur ses joues rougies par le froid et la peur. La peur, Tonks n'en éprouvait jamais d'ordinaire en combat ou situation dangereuse, mais son instinct lui disait que la vie qu'elle tenait entre ses mains était en grand danger et ça, c'était bien la plus grande peur qu'elle ne pourrait jamais dépassée, la perdre. Ses mains étaient en effet plaquées sur l'arrondi plus ou moins proéminent de ce qui avait été son bas ventre encore quelques mois auparavant. Soudain la chose attaqua par la droite et elle eu tout juste le temps d'apercevoir la silhouette qu'elle n'avait aucun mal à déterminer avant de sombrer dans un cri fulgurant qui déchira le ciel parfaitement éclairé par une lune totalement pleine et plus brillante que jamais.
Tonks se redressa brusquement entre ses draps emmêlés et plaqua ses mains sur son ventre qui, comme d'habitude était plat et sans aucune trace de gonflement. Elle savait parfaitement ce qui l'attaquait dans son rêve mais elle savait aussi que ce n'était pas Lui. Il n'était pas aussi grand ni aussi imposant et son état semblait moins sauvage.
Au moins elle avait réussi à dormir quelques heures cette nuit-là. Voilà ce qui se passait lorsqu'elle avait la chance de grappiller un petit peu de sommeil, qui ne rattraperait jamais le nombre incalculable d'heures qu'elle avait en retard, elle ne dormait pas bien longtemps, vite réveillée par un rêve qui le concernait toujours Lui, que ce soit de près ou de loin. Il était devenu son obsession au point qu'elle en avait même changé physiquement. Elle ne parvenait même plus à se contrôler. Elle qui était si fière de son pouvoir de Métamorphomage, voilà qu'à présent elle le haïssait car il l'a trahissait aux yeux de tout le monde.
Ce rêve de ventre rond et de future vie, ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait depuis qu'il était parti. La toute première fois qu'elle s'était réveillée avec cette image dans la tête, elle s'était empressée le jour même de faire un test à Ste Mangouste, persuadée qu'il s'agissait de la réalité et que c'était tout simplement son inconscient qui le lui révélait. Mais le test s'était révélé négatif au final, même quand elle avait dû le refaire deux semaines plus tard pour être sûre du résultat. C'était il y a maintenant trois mois et elle ne comprenait toujours pas la signification de ce rêve. La seule chose dont elle était sûre, c'est que toute sa jeunesse elle n'avait cessé de répéter qu'elle détestait les enfants et que jamais elle n'en voudrait, mais que le jour où elle avait eu les résultats de ses tests, une grande déception l'avait submergée. Elle aurait tellement aimé être enceinte de Lui. Peut-être qu'Il serait revenu, et puis, même s'Il n'avait pas voulu revenir sur Sa décision, elle aurait pu garder un petit bout de Lui pour le restant de sa vie. Elle aurait pu se sentir tellement moins seule, moins abandonnée. Seulement voilà, Il était parti sans rien lui laisser, pas même l'espoir qu'elle le reverrait un jour.
Elle savait qu'il était revenu au square Grimmaurd pourtant, mais il l'avait évité. C'était Molly qui avait fait la gaffe de se réjouir pour Tonks deux semaines après Son départ. Elle l'avait accueilli en servant une pile de toasts tout chauds dans son assiette et en la félicitant. « Je savais bien qu'il changerait d'avis ! » s'était-elle exclamée en serrant Tonks dans ses bras. Mais en voyant l'incompréhension de de la jeune femme elle avait vite compris qu'Il n'était pas revenu pour elle, et que de plus, Il ne l'avait même pas informé de son passage éclair au Quartier Général. Et c'était comme ça toutes les deux semaines environ, Il revenait en s'assurant bien que Tonks n'était pas là, uniquement pour faire son rapport à Dumbledore.
Il ne voulait plus la voir et c'était très bien ainsi pensa-t-elle furieuse tout à coup. Elle jeta un oeil à sa montre, il était presque 9h. Elle décida de descendre manger quelque chose, Molly avait toujours le don de cuisiner des choses simples mais bonnes qui réchauffait un peu le coeur.
Personne dans la cuisine. C'était étrange, il y avait « toujours » quelqu'un à la cuisine. Peut-être étaient-ils tous dans la salle ? Tonks n'avait pourtant pas souvenir qu'une réunion avait été placée à cette heure si matinale, surtout que Maugrey était actuellement en tour de garde au Ministère, or Maugrey assistait « toujours » au réunion. Tonks se dirigea vers la salle mais au moment où elle allait poser la main sur la poignée elle entendit la voix de Dumbledore résonner près de la porte. Le directeur de Poudlard devait sûrement s'entretenir avec une ou plusieurs personnes en particulier sans vouloir être dérangé. Elle se dit alors qu'elle attendrait bien qu'il sorte pour lui demander des nouvelles de Lui. Elle s'installa sur un des canapé du salon et attrapa un exemplaire du Chicaneur qui traînait sur un vieux pouf. Elle attendit plus d'une demi-heure, les pages du magazine avaient presque toutes défilées sous ses yeux lorsque le son caractéristique de la porte se déverrouillant se fit entendre.
Elle se leva en vitesse. Dumbledore ne restait jamais bien longtemps dans la maison, mais quand elle arriva au niveau de la cuisine son regard se figea sur le visage qui se retourna au bruit de ses pas précipités.
Le souvenir de la dernière fois où ils s'étaient vus, où Il lui avait adressé la parole lui revint instantanément en mémoire. En vain elle avait essayé de protester. Ce jour-là elle avait crié, pleuré, supplié, rien n'y avait fait. Il avait mis son vieux sac de toile sur son épaule et était parti, loin d'elle, sans se retourner une seule fois. Elle l'avait suivi du regard jusqu'à ce qu'Il disparaisse après le virage au bout du chemin. Elle s'était retrouvé seule dans une maison trop vide pour elle. Ce même jour elle avait pris toutes ses affaires les plus importantes à ses yeux et était retournée vivre square Grimmaurd comme beaucoup le lui avait conseillé. Demeurer dans la maison où elle avait partagé tant de bons moments avec Lui lui semblait impossible, inhumain. C'était le lendemain matin que pour la première fois, les cheveux gris et le regard terne qui encadraient son visage aujourd'hui apparaissaient devant elle pour ne plus partir jusqu'à présent.
Depuis ce jour le sentiment de vide et d'abandon n'étaient que plus fort à chaque instant et les efforts qu'elle faisait pour paraître encore à peu près vivante lui coûtaient chaque jour un peu plus, lui arrachant peu à peu les dernières forces qui lui restaient.
Il dévia son regard, honteux. Il paraissait lui aussi affecté, triste, le visage terne, les yeux plus vides et plus creux que jamais. Il semblait avoir de nouveau maigri si c'était encore possible. On aurait dit qu'une simple bise pouvait l'emporter à travers les nuages gris qui régnaient ce jour là dans le ciel.
Lui adressait-il la parole ou bien fuirait-Il devant elle ?
Dumbledore sembla ne pas Lui donner le choix. Il interpella Molly alors qu'elle allait sortir de la cuisine pour lui demander de lui préparer un bon thé fumant comme elle en avait le secret. Il s'éloigna avec hâte et referma la porte sur lui.
Il était piégé, Tonks aussi. La seule issue pour elle était la porte du salon dont Il bloquait l'entrée. La seule issue pour Lui était la cuisine qui apparemment, n'était pas prêt à l'accueillir. Il n'avait pas le choix.
« Co... Comment vas-tu ? »
Elle ne répondit pas. Les larmes menaçaient de la faire exploser en mille petits morceaux qu'il devrait s'amuser à ramasser.
« Je... Je vais te laisser je crois...
- Des mois sans nouvelles. Tu me vois plus heureuse comme ça ? s'exclama soudain Tonks, la barrière de ses yeux ayant finalement lâché prise.
- On en a déjà parlé et je -
- On ? Non, tu ! TU as décidé ! TU as parlé ! TU es parti ! s'écria la jeune femme, hors d'elle.
- Nymphadora s'il-te-plaît, écoute-moi...
- Oh non non non non non, tu vas m'écouter pour une fois, parce que j'en ai marre que ce soit toujours toi qui décide tout. Depuis le début c'est toujours toi qui a le dernier mot. Pourquoi ? Parce que tu es plus vieux ? Parce que tu as plus d'expérience de la vie ? Parce que moi je suis encore jeune ? Parce que la vie est dangereuse ? Parce que tu es dangereux ? Et les Mangemorts eux quand ils m'attaquent, ils ne sont pas dangereux peut-être ? Non bien sûr, ce sont de simples petits agneaux qui ne peuvent rien me faire. Tu ne comprends pas Remus. Je t'aime et je veux juste une vie simple. On était heureux il y a encore tout juste quelques mois mais ton égoïsme et ton manque de confiance en toi, en nous, a tout cassé. Tu voulais que je sois heureuse ? Tu voulais ne pas gâché ma vie en me quittant ? C'est trop tard maintenant, je ne supporte plus de ne plus te voir, de ne plus être avec toi. Cet été j'ai été plus heureuse que jamais et toi aussi. Tu as tout détruit Remus, tout, y compris moi. »
