Chapitre 2 : Le corps et le cœur

- Alors ?

Cecil releva les yeux sur le blondinet face à lui. C'était la énième fois qu'il tentait d'amorcer une conversation avec le paladin, d'humeur assez morose. Il mordit à pleines dents dans son encas et insista en jetant un coup d'œil sur son interlocuteur, qui s'emmurait dans son silence. Encore et toujours, il y eut une absence de réaction. Cecil se détourna et persista dans son mutisme. Il n'avait rien à dire, du moins ne souhaitait rien livrer de son histoire, ses erreurs, ses anciens rêves, à un quasi-parfait inconnu. Firion finit par revenir auprès d'eux. Il s'était absenté dans le but de repérer d'éventuels mouvements d'illusions dans les environs.

- La zone est sécurisée, annonça-t-il, en s'asseyant en tailleur à la droite de Cecil qui s'écarta sensiblement. Nous pouvons passer la nuit ici.

Tidus fronça les sourcils, mais le guerrier, lui, ne remarqua rien.

- Nous devrions plutôt avancer, au lieu de perdre notre temps à dormir, asséna brutalement le paladin.

Les rides contrariées sur le front de Tidis se creusèrent, alors que Firion répliquait que cette solution ne lui semblait pas prudente. Cecil croisa les bras devant son torse. Sans se départir de sa bonne nature, son voisin rebondit sur un sujet plus gai. Lui n'avait aucun problème à débattre d'idéaux et à étaler des souvenirs. Il entama le récit de ses aventures. Tidus l'engageait à poursuivre. Il en vint à parler de la Forêt des Chocobos et de la Cave de Neige. Il leur avoua comment il s'y était perdu et avait passé des heures à tourner en rond à fuir des monstres, tout en passant sans la voir devant la sortie. Il réussit à arracher des éclats de rire au blond et un fin sourire au chevalier.

- Je pourrais continuer ainsi des heures, conclut-il en riant. Arrêtez-moi quand vous ne pouvez plus le supporter !

Cecil finit de boire sa fiole de potion. Le babillage de Firion n'était pas aussi désagréable qu'il ne le présumait. Pour rompre le silence qui retombait, Firion enjoignit ses compagnons à observer le paysage. Il fallait avouer que la vue était saisissante. Des pics rocheux nappés de blanc formaient une boucle à l'ouest. A leurs pieds, s'étendait une forêt de conifères tout aussi chargés de neige. D'éternels flocons, délicats et dansants, dégringolaient des cieux opalins tels des vers luisants.

- As-tu si froid ? s'enquit soudain Tidus, à l'adresse de Cecil.

Il pointait ses lèvres bleutées et cet étrange assombrissement entourant ses yeux. Cecil le traita mentalement d'imbécile. N'avait-il pas constaté ce détail depuis leur rencontre ?

- Il n'y a aucun rapport, répondit-il sèchement. Je suis Lunarian.

Il ne comptait pas l'éclairer davantage sur ses origines et ignora donc son air surpris, ainsi que le regard concerné de Firion. Celui-ci se laissa tomber dans l'épaisse poudreuse. Ce manteau était d'une douceur incomparable. Cecil ne bougea pas. Il se contenta d'observer le guerrier du coin de l'œil. Il concevait difficilement qu'un homme sensé et normalement mature puisse agir de la sorte. Tidus, quant à lui, se retira dans la tente qu'ils avaient dressée.

- Il n'est pas méchant, tu sais, déclara subitement Firion, dès qu'il fut certain que Tidus ne les entendrait pas.

Cecil rétorqua sans lui accorder un regard :

- Je ne vous déteste pas.

Ce n'était pas un euphémisme, mais la pure et simple vérité. Lui et Tidus ne l'insupportaient pas ; à ce stade, ils l'indifféraient. Un courant d'air glacé le figea. Le froid s'insinuait entre les fentes de son armure et les minces vêtements qu'il portait en-dessous ne le préservait pas de sa morsure. Il réprima un frisson, honteux d'admettre sa faiblesse. Il ferma les yeux, caché derrière ses boucles pâles, et se recroquevilla pour conserver sa chaleur naturelle. De son côté, Firion restait allongé dans la neige. Il ne se souciait pas du froid pour l'heure, juste de celui qui se tenait à côté de lui.

- Tu… Tu as des amis là d'où tu viens ? osa-t-il enfin demander.

Il n'avait pas encore rencontré quelqu'un à qui il aurait eu intérêt à poser cette question, exception faite de Squall peut-être. La plupart de ses autres coéquipiers étaient plus ouverts et sympathiques ; aucun doute ne faisait que, dans leurs mondes respectifs, des amis, de la famille, devaient les attendre de pied ferme. Le paladin mit un moment à répondre. Finalement, il soupira longuement et lâcha d'une voix amère :

- J'en avais un.

Il n'y avait pas eu que lui. Naturellement, Rosa lui manquait, mais vivre à ses côtés lui coûtait cher, l'obligeait à constamment cacher, rejeter sa part d'ombre. Il se contraignait à jouer la comédie. Il n'oubliait pas non plus tous ceux dont il avait démoli la vie. Il avait tué la mère de Rydia. Elle pouvait dire qu'elle l'avait pardonné, ça ne changeait rien. Chaque fois qu'il la regardait, il lisait dans ses yeux immenses de la détresse et sa culpabilité renaissait. Il négligea les autres, lorsque le visage de Kain se matérialisa une seconde devant ses yeux. Il le chassa aussi vite que possible.

- Un chevalier noir avec des sentiments n'est qu'un mort en sursis…

Il se répétait cette phrase dès qu'il repensait au chevalier dragon. Amis depuis l'enfance, ils avaient tout partagé et affronté ensemble nombre d'épreuves qu'offrait la vie. Une honte monstrueuse l'avait submergé le jour où il avait été confronté à la trahison de celui qui passait pour être son meilleur ami. Il se mortifia également d'avoir parfois désiré que leur relation s'approfondisse. Malgré Rosa, malgré tout le reste. La voix soucieuse de Firion le rappela à la réalité.

- Est-il… mort ? s'enquit-il, conscient d'avoir réveillé de mauvais souvenirs.

- Non…

Puis il ajouta à voix basse :

- Non malheureusement…

Heureusement, Firion ne l'entendit pas. Il demanda gentiment :

- Tu veux dormir ? Tu peux te reposer. Je monterai la garde.

Cecil savait trop bien que Kain hanterait ses rêves s'il s'assoupissait maintenant ; il secoua négativement la tête avec vigueur.

- Je me charge de la surveillance, décida-t-il.

La face du guerrier s'illumina d'un large sourire. Il déclara joyeusement :

- Je te tiendrai compagnie alors.

S'il n'avait pas été si congelé, Cecil aurait souri. A la place, il lui adressa un hochement de tête d'agrément. Ils passèrent la nuit tantôt silencieusement, tantôt embarqués dans quelque conversation. Cecil avait l'impression étrange de renouer une complicité avec quelqu'un. Il avait perdu tout espoir que cela fût possible après la dégradation de sa relation avec Kain.

Peu avant l'aube, il se trouvait toujours à l'extérieur avec Firion. Il grelottait, en dépit de la température qui remontait peu à peu. Son compagnon proposa de lui prêter sa cape et de lui apporter une couverture ; il refusa tout net. Firion baissa les yeux, un peu déçu. Une fois de plus. Dans un élan amical, Cecil passa un bras autour de ses épaules, mais il ne réussit pas à l'y laisser et se retira vivement.

- Tu dois être en forme, dit-il pour se rattraper. Tu vas affronter l'Empereur aujourd'hui, à moins que Cosmos ne se soit trompée en le localisant.

- Impossible, elle ne commet jamais d'erreur, affirma Firion, avec conviction.

Du mépris regagna Cecil face à une confiance si aveugle. Il haïssait ceux qui suscitaient un tel dévouement et ceux qui l'acceptaient. Lui-même avait eu foi en un autre, au point de ne discuter aucun de ses ordres ; il n'en était ressorti que de la culpabilité et de la déception. Et de la violence, la mort d'innocents.

- Elle n'est pas infaillible, affirma-t-il alors. Tu ne devrais pas autant te fier à elle.

- Cecil, tu parles d'une divinité ! l'interrompit le guerrier, outré.

Le Lunarian haussa les épaules en poussant un soupir agacé. Que faudrait-il pour faire entendre raison à un homme si borné ?

- Très bien ! Laisse tomber ! s'exclama-t-il en bondissant sur ses pieds.

Firion ne désirait surtout pas engager une dispute. Il tenta de le calmer.

- Cecil, je… débuta-t-il maladroitement.

- Charge-toi de réveiller Tidus. Il n'apprécierait pas de me voir, je pense…

Firion se leva lentement. Il resta figé un instant, hésitant, puis posa sa main sur l'épaulière de Cecil.

- Le passé ne se répète pas forcément. Entendu ?

Cecil dressa un sourcil étonné, en faisant mine de ne pas comprendre. En réalité, il saisissait parfaitement et Firion le savait. Il n'attendit pas de réponse et se dirigea vers la tente. Un Tidus débraillé et décoiffé ouvrit.

- Laissez-moi un peu de temps… bâilla le jeunot.

- Hors de question ! L'Empereur a peut-être déjà quitté le Pandemonium ! riposta aussitôt Cecil.

S'ils partaient tout de suite, ils pourraient peut-être le rattraper, si besoin était. Cecil fixait l'horizon, dans la direction du Pandemonium. Il offrait son dos à ses deux alliés. Firion, coincé, ne savait que dire. Cecil et Tidus réunis dans la même équipe, voilà qui ne se révélait pas une si bonne idée. Le second mit un terme au désaccord.

- Firion, je vais contacter Bartz et Djidane et les rejoindre, trancha le blitzballeur. Reste avec Cecil et occupez-vous de l'Empereur.

Firion le corrigea sur-le-champ :

- Il en va de mon seul devoir.

Son honneur en dépendait.

- Tu espères que j'assisterai au combat ? Que je reste passif ? s'écria Cecil.

Firion ne rejetait pas son aide par plaisir. Il s'empressa de s'expliquer :

- Pour obtenir le cristal, nous devons vaincre nos Némésis sans aide extérieure.

Le paladin ne dit rien, mais il partit d'un pas décidé vers le Pandemonium. Tidus et Firion échangèrent un regard soucieux.

- Bonne chance… souffla Tidus, sincèrement désolé d'abandonner son ami.

- T'en fais pas. Il a juste besoin de temps, pour comprendre, pour évacuer certaines choses…

Le blond se passa la main dans les cheveux, en extirpa des flocons et rabattit sa capuche blanche. Puis il soupira :

- J'espère juste qu'il ne lui en faudra pas trop.

Sur ce, il s'éloigna en direction de son lieu de rendez-vous avec l'autre équipe. Firion s'empressa de rejoindre Cecil. Celui-ci avait continué à avancer. Peu importait que le guerrier le suivît ou non. Après tout, ils finiraient fatalement par se retrouver au Pandemonium, ce qui fut le cas. Le paladin patientait tranquillement. Il aiguisait la lame de son épée.

- Tu aurais pu m'attendre, le gronda Firion, d'une voix faussement sévère.

- Je préférais me mettre à l'abri…

Il s'exprimait avec désinvolture, mais lui offrit un petit sourire. Firion sut le saisir. Ils pénétrèrent enfin dans le château de l'Empereur. Le sol recélait de nombreux pièges qu'ils évitèrent. Plusieurs fois, des piques surgirent sans crier gare. Ce bâtiment aux murs carrelés, violacés, ne renfermait rien. Il semblait à l'abandon.
Ils aboutirent dans une vaste salle, au cœur de laquelle s'ouvrait un trou béant donnant sur les abîmes. C'était peut-être par ennui ou bien par véritable curiosité, mais Cecil voulut se renseigner sur leur adversaire.

- Quel est son vrai nom ?

Firion se gratta la tête, ce qui l'obligea à rajuster ensuite son bandana. Il avoua qu'il n'en avait aucune idée.

- Tout le monde l'a toujours appelé Empereur ou l'Empereur de Paramécia, se justifia-t-il.

Cecil ne parut pas convaincu, mais il n'objecta rien. Ils franchirent le vide en bondissant de plateforme en plateforme et atterrirent dans un couloir qui donnait sur une pièce carrée, percée de quatre piliers.

- J'ignorais que tu amènerais un invité ! s'exclama une voix narquoise pourtant empreinte de noblesse.

D'un sourire malfaisant, fendant des lèvres pourpres, à un regard vicieux savamment maquillé, Mateus possédait un visage racé et fin, somme toute royal. Certains trouvaient ses cornes dorées, semblables à celles d'un diable, disgracieuses. Son immense chevelure blonde, faussement angélique, faisait en revanche l'unanimité. Une touche violette en teintait les pointes, rappelant la couleur de ses épaulières. Le reste de son armure était d'or. Etonnamment, Cecil ne vit rien de tout cela. Il s'attacha aux perles décorant la chevelure de l'empereur, ces perles qui rappelaient les siennes dans ses propres cheveux, et à la tête de serpent nichée au cœur de piques blonds à l'avant du crâne.

- Cecil ne me portera pas assistance. Je te vaincrai à la loyale ! garantit Firion avec ferveur.

- Cecil ? Cecil Harvey ? s'étonna le tyran.

Le paladin ne prit même pas la peine d'acquiescer. Il plissa légèrement les yeux et foudroya Mateus du regard. Une fois de plus, il se sentait dépassé par les évènements. Il détestait cela. La surprise se lisait également sur la figure de Firion. L'empereur en profita et fit apparaître sous ses pieds un piège. Des éclairs jaillirent et paralysèrent le guerrier. Cecil les évita et trouva refuge en hauteur. Il brisa l'enchantement en libérant une onde de lumière. Il avait juré de ne pas prendre part au combat et n'avait pas rompu sa promesse ; ça n'avait pas vraiment commencé. Il sentit le regard de Mateus sur lui et fut étonné de n'y voir pas une seule once de colère. Au contraire, ses yeux violets luisaient d'amusement. Un brin désarçonné, le paladin se retrancha dans un coin d'où sa vision englobait toute la salle. Cette fois-ci, le duel débutait. Firion projeta son fouet électrique sur Mateus, mais le mage dessina dans les airs un sceau qui émit plusieurs jets lumineux. L'un toucha Firion et l'envoya cogner contre la paroi derrière lui. Il glissa sur le sol, légèrement assommé. Il se redressa dès que l'empereur passa à sa portée et lui flanqua un coup de hache en plein abdomen.

Heureusement, le despote s'en sortit avec une bosse sur son armure et s'enfuit à l'autre bout de la pièce. Firion prit son arc et le tendit. Mateus esquiva la flèche enflammée qu'il projeta. Elle frôla sa cape qui ne prit néanmoins pas feu. Il virevolta dans les airs, échappant sans cesse aux assauts soutenus de Firion qui écumait sous son arsenal, et parvint bientôt à hauteur de Cecil. Appuyé contre la muraille, dans un recoin sombre, il observait le combat sans la moindre émotion. Firion pouvait se faire démolir, son expression ne changerait pas. Quelle bonne âme eut manifesté une telle indifférence ? Aucune, c'était certain. Mateus sourit. Golbez se trompait lourdement sur le compte de son frère cadet.

- Combien ? ricana-t-il.

Il voltigea près de Cecil, qui recula pour ne pas recevoir sa chevelure en plein visage.

- Combien de morts as-tu vu pour être si insensible ? reprit-il et il fixa le paladin droit dans les yeux pour le déstabiliser.

Il y parvint. Cecil finit par tourner la tête, feignant d'être attiré par Firion qui arrivait. Il s'en voulut. Une lance siffla devant lui pour fuser sur Mateus. Celui-ci l'immobilisa en l'air et la retourna contre son possesseur. Firion s'ébranla, mais ne perdit pas totalement l'équilibre. Mateus l'expédia au sol en le mitraillant de boules de feu.
Partiellement brûlé, sonné, le guerrier ne remua plus. Cecil descendit vers lui, prêt à le protéger. Il brandit sa lance et sa lame, tandis que le despote lâcha son sceptre. Le bâton flottait dans l'air.

- A quoi songes-tu « paladin » ? Ou, devrais-je dire, chevalier noir… rit Mateus, matois.

Cecil courut, puis bondit sur lui. Mateus posa à temps une mine magique et força ainsi Cecil à renoncer à son assaut, mais pas pour longtemps. Le paladin se transforma en chevalier noir. Il tendit le bras. Un brasier sombre jaillit du sol et éradiqua le piège du tyran, qui para de justesse une attaque au corps-à-corps.

- Ils te prennent pour un autre… Un héros ? Toi ? Laisse-moi rire ! grinça Mateus.

Un rire cristallin lui échappa, puis il redevint instantanément sérieux et s'évanouit dans un nuage de brume. Il réapparut à des mètres de Cecil.

- Moi, par contre, je perçois ces ténèbres en toi… Elles te rongeront tant que tu ne les libèreras pas. Rends-toi à elles. Tu ne seras jamais comme ces pathétiques pantins, acheva-t-il en désignant d'un regard méprisant le corps inerte de Firion.

- Vous voulez juste que je devienne le vôtre, rétorqua Cecil, sans baisser sa garde.

Servir Cosmos ou un empereur maléfique lui déplaisait tout autant. Il ne se souciait plus du bien ou du mal. Après tout, il ne s'agissait que de notions subjectives qui variaient d'une personne à l'autre. C'était une des nombreuses choses qu'il avait mis du temps à comprendre et il l'avait payé cher de par le passé.

- Pantin n'est pas le terme que j'aurais choisi, rit doucement Mateus en dissimulant ses lèvres purpurines derrière ses longs doigts fins. Tu possèdes une enveloppe de lumière et un cœur d'ombre… et non l'inverse comme me le disait ton frère.

- Golbez ? Il est ici ? s'écria Cecil.

Mateus se doutait que parler de son frère, de son ennemi juré, attiserait l'intérêt de Cecil et le ferait réagir. Son sourire s'agrandit, tandis qu'il murmurait malicieusement :

- Tu pourras le rencontrer si tu acceptes de venir avec moi...

Firion n'avait pas remué un membre, rompu comme il l'était, mais il n'avait pas perdu une seule bribe de la conversation entre le paladin et l'Empereur. Cette fois-ci, il sortit de sa torpeur.

- Cecil ! Ne le suis pas ! Cecil, je t'en prie ! le supplia-t-il en s'accrochant à sa cape.

Cecil regarda toujours droit devant lui plusieurs secondes. Puis, quand il posa son regard sur lui, Firion vit des yeux d'une dureté implacable il vit le Chevalier Noir. Cecil tira sur sa cape pour la lui arracher des mains et s'avança vers Mateus, dont le sourire s'élargissait encore. Il n'adressa pas un regard à l'homme à terre, mais songea :

- Je suis désolé, Firion... mais je dois l'éloigner d'ici et récupérer mon cristal.

Le démon face à lui susurra :

- Tu as fait le bon choix, mon chevalier...

- Epargne-moi tes moqueries et amène-moi à Golbez, trancha-t-il.