Bonsoir ! J'espère que vous allez bien, nous revoici avec le second chapitre de cette fiction qui est, comme promis, du POV de Roxanne, la fille de George et Angelina, en 7ème année à Serdaigle. Je vous annonce également que la fiction a changé de nom et s'apelle désormais " Les dents gâtées", fiction dont j'ai aussi modifié le résumé pour raisons diverses et variées.
Voilà, voilà, bonne lecture et n'hésitez pas à laisser une review. Cela me manque terriblement de ne plus avoir de vos nouvelles, ces temps-ci !
CHAPITRE SECOND
( i'm a princess cut from marble )
ROXANNE.
Je ne trouve la plénitude que dans une seule chose : le bruit d'une plume frottant contre un parchemin. Certaines vilaines langues diront qu'il s'agit d'une illumination de Serdaigle, je confirme. Je suis une Serdaigle et c'est la meilleure chose qui puisse émaner de moi.
Je ne suis pas la plus rayonnante, ni la plus silencieuse. Je ne suis pas la plus dangereuse ou la plus convoité. Je fais juste partie de LA famille. Un doux et réconfortant foyer qui m'étouffe avec les branches de son arbre généalogique.
Il est tard, minuit a dû sonner depuis bien longtemps. Quelques-uns de mes camarades somnolent sur les canapés. De temps en temps, un livre glisse d'entre leurs doigts et s'écrase au sol, brisant la quiétude des lieux.
Je travaille et recopie un manuscrit de métamorphose sous l'œil bienveillant de Rowena Serdaigle. S'il y a bien quelqu'un à vénérer en Poudlard, c'est cette femme. J'ai eu du mal à le comprendre, du mal à l'accepter. Au départ, gamine innocente, mon modèle était Victoire. Ange incarnée, blondeur naturelle, sourire mielleux. La princesse sous toutes les coutures, le rêve mouvant de chaque petite fille insatisfaite.
Servile, je lui brossais les cheveux. Mes grands yeux bleus s'attardant sur la façon dont la lumière glissait entre ses mèches dorées. Aujourd'hui, réduite à ma petite personne, je tâche mes mains d'encres dans la pénombre. C'est un grand changement, une belle métamorphose. Roxanne Weasley qui, de papillon de jour, se transforme en insecte nocturne. L'éclat de la lune se reflète sur le marbre de la statue, tellement aveuglant que je détourne les yeux.
Distraitement, j'enroule mon parchemin avant de le rentrer dans ma besace. Je n'aspire plus qu'à rejoindre mon lit douillet à baldaquin car il faut dire qu'entre mon lit que je partage avec mon cher frère chez moi et le sac de couchage, synonyme de mes vacances trépidantes chez mes grands-parents, il ne peut que m'avoir manqué.
Soudain, j'entends quelques pas aériens en provenance des dortoirs. La silhouette qui émerge des ténèbres est tout aussi gracile. Il s'agit de mon amie Isobel. La connaissant, elle n'a pas dû s'endormir, trop inquiète par la place vide dans le dortoir. Elle est comme ça, Isobel, un véritable générateur à angoisses.
Rien qu'au cours du repas, elle a utilisé son incroyable don afin de lister ce en quoi notre dernière année pourrait être la pire. Malgré ma profonde amitié pour cette fine demoiselle à lunettes, j'ai arrêté d'écouter alors qu'elle énonçait la possibilité que nous puissions échouer à nos examens et que nous puissions être dévorées par le Calamar Géant.
Sérieusement, cette seconde possibilité est la plus risible. Il y a plus de chance que l'hideuse créature nous prenne comme quatre-heures que nous n'ayons pas nos ASPICS. Nous sommes à Serdaigle, héritières de la connaissance et du savoir, par Merlin !
Elle s'approche de moi et je sens plus que je ne la vois, sa main sur mon épaule.
— Tu ne dors pas ?
— Apparemment pas, je réponds avec un rire léger. Mais peux-tu faire confiance à ton cerveau ? Peux-tu faire confiance aux illusions créées par ton subconscient ?
Je ponctue ma tirade un brin mélodramatique par un mouvement mystique de la main qui la fait glousser. Je plaque un doigt sur sa bouche tandis qu'un élève avachi sur le sofa remue dans ses songes. Pour la discrétion, on repassera.
— Belinda et Mackenzie dorment ? je demande en refermant mon encrier.
— Plus profondément que tu ne pourrais l'imaginer. Tu comprends, porter un cerveau de cette taille, cela doit être terriblement fatigant !
Je décèle la pointe d'ironie dans sa voix. Nos colocataires de chambres, deux charmantes ingénues, servent en tout et pour tout, à éliminer les clichés qui pèsent sur les Serdaigles. Elles ne partagent avec la fondatrice que la couleur azur qui, il faut le reconnaître, leur va très bien au teint.
— Très bien. Alors, nous pouvons-y aller !
— Où ? Où Rox' ?
Je réprime une grimace, partagée entre agacement et tendresse, avant de l'enjoindre à me suivre. Direction, les cuisines ! J'ai toujours affectionné ce lieu. Non pas pour les elfes prêts à se jeter sous un pont pour moi, mais pour l'ambiance chaleureuse et la bonne nourriture. La bonne boisson également. Il faut bien prendre un peu de plaisir de temps en temps afin de redémarrer de plus belle.
Les couloirs sont noirs. Totalement noir. Je peine à distinguer le butoir en forme d'aigle qui nous permet d'accéder à la salle commune. Aucune âme qui vive, à l'horizon. C'est un signe qu'aucun élève n'est allé festoyer en ce merveilleux jour de rentrée. Ou du moins s'ils l'ont fait, une bonne âme était là pour leur tenir la main. Moi-même, j'ai rapidement compris, qu'il était difficile de répondre à une énigme donnée par un stupide volatile quand on est même plus capable de marcher droit. Je m'abstiens en général, cependant, je sais qu'il y aura toujours Isobel pour me rattraper et me guider vers le chemin le plus sûr. Juste, au cas où. Elle est mon chemin le plus sûr, un peu comme mon bras droit.
Mon acolyte, comme dans les feuilletons policier avec lesquels oncle Ron, nous biberonnait, Fred et moi. Il pourra dire tout ce qu'il voudra, la culture moldu ne lui a pas apporté qu'un permis de conduire mensonger. C'est quelque chose que j'aimerais faire, m'immerger dans ce monde qui m'est tellement imperméable. Je suis curieuse, friande de découverte, c'est la raison pour laquelle je porte cette cravate bleue autour de mon cou.
Vous pensiez donc que c'était pour mon besoin de respect des règles que j'ai était répartie à Serdaigle ? Je me dirige en direction d'un lieu officiellement interdit à une heure avancée de la nuit, vous vous rappelez. Respect des règles, disiez-vous ? Isobel est suffisamment angoissée pour nous deux, merci bien.
J'entends son pas régulier, sa respiration mesurée. Avec une pareille compagnie, je ne m'inquiète pas d'être attrapé. Rusard, le concierge bien-aimé de tout Poudlard, marche avec une canne et son chat aveugle ne lui est plus vraiment utile. Je lui indique la direction d'un élève turbulent quelque fois, pour qu'il se sente utile.
A sa place, je deviendrais folle. Je ne suis pas faite pour être un débris, quelque chose de seconde main dont on attend juste d'être débarrassé. Je ne suis pas Victoire qui attire le monde à elle, je suis juste une gamine, qu'un jour, le monde attira. J'aime me dire que je suis prédestinée à de grandes choses dont je n'ai pas encore conscience. Quelque chose comme sauveuse de l'humanité ou un truc du même acabit. Plaisanterie à part, on croirait entendre James. Non, non, être le héros de tout un peuple, ce n'est pas pour moi. Il y a toute une flopée de rouquins plus ou moins roux qui se battent pour être le prochain Elu. James n'est même pas roux et pourtant il se croirait presque d'ascendance divine. Tout du moins, les autres l'idolâtrent comme un dieu. Ce qu'il n'est pas. Aucun de nous, ne l'est.
Nous arrivons au tableau à la poire. La lumière perçante qui sort de la baguette de mon amie donne un air macabre aux fruits de la peinture. Une nature morte que cela s'appelle, j'ai envie de dire que le nom est bien trouvé. Il faut savoir que question prénom, ma charmante famille est bien lotie, à croire qu'ils piochent les noms des futurs gamins au hasard. La loterie Weasley-Potter, approchez messieurs, mesdames.
Isobel chatouille la poire qui se tortille avant de nous laisser le passage. Les lumières crues des cuisines m'agressent autant les yeux que l'armada d'elfes qui se jettent littéralement à mes pieds. Ah, ma tante ne sait pas le mal qu'elle a fait !
— Bonsoir maîtresse Roxanne ! Que pouvons-nous faire pour combler vos plaisirs ? clame l'un
— Vos désirs nous sont chers, nous n'attendons qu'un mot de vous ! s'écrit un autre en pressant le chiffon qui lui sert de vêtement contre ma jambe.
Hermione ne sait pas ce qu'elle a engendré. Mon seul réconfort tient dans le fait que tous les enfants des sacro-saints héros de guerres, subissent cette « admiration » carrément louche.
— Vous auriez une part de cette fabuleuse tarte à la fraise qui…
Je n'ai pas le temps d'achever ma phrase que le petit être s'est volatilisé. Ce serait sacrément égoïste de dire que ce lieu n'est pas un paradis de poche.
— Auriez-vous, mes amis, une flûte de caramel au poivre, je ne veux pas vous déranger.
Même Isobel se prête au jeu. Quelques secondes plus tard alors que nous avons à peine un pied dans les lieux, nous voilà servis comme des reines. Je picore goulument les quelques fruits au sommet du gâteau, sans penser à demain. Sans penser aux choses réellement importantes comme l'avenir, la pression, les études. J'ai comme l'impression qu'on tente d'enfoncer désespérément dans mon crâne, des carrés alors qu'il reste résolument rond. Les pièces ne s'emboitent pas. Je ne veux pas changer, me déformer. Pas encore une fois.
Je respire profondément afin d'évacuer le stress qui s'infiltre en moi, comme l'eau lors des jours de grosses pluies anglaises. Je mords dans le gâteau, Morgane que c'est bon ! Isobel trempe négligemment un doigt dans sa coupe. Tout le monde retourne à son poste, les Elfes se dispersent autour de nous, balayant et cuisinant sans relâche. Soudain, des éclats de voix parviennent jusqu'à moi.
C'est étrange. D'un coup de baguette, je fais apparaître un faisceau de lumière m'indiquant l'heure. 2 heures du matin. Qui donc, ose s'aventurer jusqu'aux cuisines à cette heure ?
Enfin, à part nous, s'entend.
Je m'avance et enjoint Isobel, pleine de courage comme à son habitude, de me suivre. Elle avance petit pas par petit pas, un peu plus et je la pousserais. Elle est bien gentille mais là, par le caleçon de Merlin, il faut arrêter ! Je ne lui demande pas de cambrioler Gringotts non plus ! Si j'avais besoin de quelqu'un pour ça, je proposerais à mon oncle Harry de m'aider, voyons !
C'est alors qu'elles rentrent dans mon champ de vision. La scène paraît surréaliste. Elles sont trois, leurs blasons à tête de serpent bien épinglées sur leurs robes. Elles rient, de rien et de tout. Elles rient si fort que de là où je suis, je vois leurs gencives rosées surmonter leurs dents blanches et parfaitement alignées. J'ai une petite névrose de trois fois rien concernant les dents. Les miennes notamment, elles sont si blanches, si acérées en comparaison avec ma peau sombre. Des diamants flottant sur l'or noir. Poésie, poésie, quand tu nous tiens. Mon cerveau est saturé de sucre et je suis persuadé que cela n'a pas que des bons effets.
Donc, elles sont dans les cuisines, cernées par des créatures qui servent d'esclaves aux gens de leurs rangs généralement. Elles sont perchées sur une table, leurs talons monstrueusement hauts ne touchent même pas le sol. Je meurs d'envie de me racler la gorge bien fort, histoire de faire une entrée remarquée.
Qui ne risque rien, n'a rien.
— Excusez-moi.
Quel talent oratoire ! Quel talent ! Elles semblent du même avis car, c'est simultanément qu'elles se tournent vers moi. J'ai définitivement un don puisque Isobel, que je connais pourtant depuis plusieurs années, ne résiste pas à ma phrase accrocheuse et m'offre un regard ahuri. C'est merveilleux, j'en serais presque ému.
Malheureusement, certaines personnes ne comprennent pas l'intensité des mots, dans le cas présent, les miens.
— Tiens, des Serdaigles ! Mes chéries, vous vous êtes perdues ? J'ai bien peur que la bibliothèque ne soit de l'autre côté. Vous devriez être bordés bien sagement dans vos lits à cette heure-là !
En dehors de sa misérable tentative d'humour qui ne fait rire qu'elle, c'est dire le niveau, son ton condescendant et pathétique me donne envie de discourir sur sa stupidité et sa crétinerie aussi longtemps qu'il faudra pour l'achever.
S'il y a une chose que je partage avec mon frère, sans compter notre goût culinaire sans égal, il s'agit bien de la patience. Cette constatation peut se révéler effrayante étant donné que les bourreaux du Moyen-âge torturaient leurs victimes des jours durant.
— Qu'est-ce que vous faites là ?
Certes, ma question n'est pas des plus brillantes car j'ai beau chercher, je suis peu inspirée. L'image de mon lit fait au carré me donne envie de rebrousser chemin pour aller me terrer dedans. Elles éclatent de rire toutes en même temps, entremêlant leurs voix aigües et les craquements de leurs cous quand elles basculent leurs têtes en arrière.
Tandis qu'elles ne me répondent pas, j'en profite pour les détailler. Des visages anguleux, un petit quelque chose de royal dans leurs yeux qui pétillent. L'une a les lèvres rouges, une autre un grain de beauté derrière la nuque.
La dernière paraît plus fragile mais pas moins venimeuse. Ses cheveux coupés au carré qui plongent sur sa mâchoire, font ressortir les angles de ses visages comme des morceaux de verre effilés ou des lames de rasoirs. Pas vraiment ce qu'il y a de plus attirant, les filles-couteaux. Elle m'intrigue davantage que les deux autres car elle ne rit pas de la même façon.
Je me demande même si elle rit réellement tellement ses lèvres creuses ne semblent former qu'une seule ligne sur son visage. Ses yeux, également, sont plus menaçants. Ils sont brillants mais d'une lueur éphémère, versatile.
Elles ont arrêté de rire alors que moi, je cherche encore le mystère qui se cache derrière ses paupières closes. C'est la main d'Isobel me tâtant le coude qui me ramène à la réalité. Pourquoi donc me tripote t-elle le coude ? J'ai toujours pensé, amicalement, qu'elle était légèrement fétichiste. Alors que tout enfant sorcier banal collectionne des cartes de Chocogrenouilles, Isobel a 11 ans collectionnait les boutons de veste et autres manteaux, capes d'hiver, même des vêtements moldus.
« Elle est à Serdaigle » m'avait répondu mon père, un brin fataliste aux vacances de Noël. Avec un petit haussement d'épaules signifiant que les cas désespérés, bah comme le nom l'indique, sont désespérés. Sur ce point, il a raison. Ne suis-je pas moi-même désespérée de vouloir échapper à un nom que je porte comme une couronne. De marbre, au vu du poids.
Isobel est prête à s'évanouir, les regards des trois Serpentards sur elle, vampirisent les couleurs de son visage. Je me demande pourquoi une réaction d'une telle ampleur. Ce ne sont que trois filles, pas des Mangemorts en puissances.
Elles sont ce qu'il y a de plus inoffensif, au fond. Superficielles et juvéniles. Je leur adresse un sourire que je veux bienveillant quoique leurs moqueries me restent en travers de la gorge.
— Non sérieusement ! C'est pas votre truc les cuisines…
— Et c'est quoi notre truc, Weasley ?
Je ne relève pas le fait qu'une d'entre elles sait qui je suis, faire partie du clan signifie oublier toute notion d'anonymat. Je vous laisse imaginer quand nous sommes réunis. On en appelle un, nous sommes 10 à lever la tête. Je ne vous explique pas le nombre de fois où on aurait besoin d'un Osthéomage. La célébrité est physiquement douloureuse chez nous.
— Votre truc, je reprends, c'est plutôt les soirées endiablées au fond des cachots avec alcool, drogue et sexe à profusion.
— Tu décris une orgie, là, Roxanne. m'apprend Isobel d'une voix placide de bon dictionnaire.
Il est toujours utile d'avoir des amies Serdaigles. Qui m'a appris ce qu'était la poudre de Crabe de feu ? Isobel. Qui m'a appris ce qu'était l'amour, le vrai ? Iso…ah, non ! Bon, on repassera cette question plus tard. Qui m'a appris la différence entre du Whisky-pur feu et du Whisky pur malt ? Isobel. Isobel et surtout mon état le lendemain matin.
— Oui. Une orgie. je répète avec un sourire satisfait.
Les trois vipères font de telles grimaces d'effroi qu'il est de mon devoir de compenser cela par un sourire rayonnant. C'est tellement jubilant de voir leurs fossettes avachies, leurs visages submergés par la déconfiture. Puis sans un mot, blessé dans un orgueil imaginaire, elles repartent, le dos rond sans même nous dire un mot.
J'ai réussi à choquer des Serpentards. Merlin lui-même m'effleure du bout des doigts ! Quel exploit ! C'est auréolé de gloire que je regagne le dortoir, accompagné d'Isobel dont la tête oscille de scepticisme.
Il faut dire qu'elle est perfectionniste, Isobel. Elle ne s'accorde un minimum de fierté qu'en cas d'Optimal. Comprenez-bien que ma petite victoire n'est rien en comparaison du Saint-Graal tant convoité par mon amie. Si j'en connais un qui au contraire, laissera exploser sa joie, c'est bien James.
Mon cousin, réincarnation vivante, qui prend un malin plaisir à titiller les aristocrates aux nez pincés. Tâche compromise depuis qu'il sort avec la fille Zabini qui veille au grain. Il n'a pas à s'inquiéter, derrière lui, tout un tas de gosses veulent reprendre le flambeau de la persécution des Serpentards.
Pas moi. Je me contrefiche de leurs histoires de répartition. Lily, la huitième merveille du monde sorcier, fut répartie dans la maison des sanguinaires « méchants », comme diraient vulgairement les Gryffondors en manque de justice. On en a entendu parler pendant 6 longs mois. Terrible nouvelle ! Ô malheur, ô désespoir ! Je peux vous dire que moi, je n'ai pas était citée dans la gazette quand je suis rentrée à Poudlard.
Ah, mes cousins. Mes charmants cousins englués dans un passé poisseux. Bon, je ne compte pas Teddy et Victoire qui voient le futur comme une piscine remplie de Fondants du chaudron. Eux, ils sont plutôt englués dans du sucre et des arcs-en-ciel.
Dans le dortoir des septièmes années, la baie vitrée recouvrant l'intégralité de la chambre m'offre un panorama magique auquel l'heure tardive ne change rien. J'aime ses montages en relief qui se découpent entre les étoiles. Je savoure tout en me changeant à la lumière de ma baguette, la goute de singularité qui infiltre mon sang.
J'ai sur la langue, une sensation bizarre. Une sensation nouvelle. Le visage de cette drôle de princesse Serpentard aux cheveux corbeaux, rencontré aux cuisines, s'impose en moi. La respiration régulière de mes camarades de chambre – Isobel s'est assoupi, éprouvé par cette aventure ô combien dangereuse – me berce tendrement. Je m'endors en me questionnant sur la dernière année de Fred.
Il me l'a toujours décrite comme « révélatrice ». Jusqu'à maintenant, j'aurais plutôt employé le mot « libératrice ». Plus de cours ennuyeux, de camarades excentriques et de drames adolescents.
Cependant, après réflexion, j'ai hâte de découvrir les secrets que Poudlard me promet. Même si pour cela, je dois démonter le château brique par brique. Qu'importe tant que le regard de marbre de Rowena se pose sagement sur moi.
Fin. En espérant que le personnage de Roxanne vous ai plu autant que celui de James. Qu'avez vous pensez du personnage d'Isobel ? De l'ambiance ? Tout ça, tout ça. Encore une fois, je radote, mais laisser une review ne prends que quelques secondes et je vous garantis que je réponds TOUJOURS.
Merci d'avoir lu. Merci de prendre du temps pour cette fiction qui, je le pressent, ira loin.
Lges
