Titre: Exception

Auteur: Maeve Fantaisie (ou Maeve tout court :) )

Disclaimer: Les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas, mais appartiennent au grand Masashi Kishimoto! Moi je ne suis qu'une simple fan... Hihi :)

Résumé: Il ne voit plus rien, ne sent plus rien, ne pense plus et court juste, juste... Parce-qu'après tout, ce jour n'a aucune importance. Ce jour est une Exception, simplement l'Exception qui devra confirmer la règle: celle de son départ...

Genre: Gloups! Euh... C'est triste, alors un peu angst, sûrement... Et définitivement bizarre. Sinon eh bien... (Sasuke: Mets "général", ça ira plus vite... ; l'auteur: T T)

Couple: Bah... Techniquement, il n'y en a pas! éè (Sasuke, regard noir: Comment cela, "techniquement"?; l'auteur: Bah oui, "techniquement", parce-que sinon... ; Sasuke, soupir: J'en étais sûr... ; l'auteur: "Désespérante", je sais...:) (ne, Sofela? ;) ) )

Note : Je suis nulle... - - J'avais dit que je posterai deux parties après l'introduction, et voilà que je coupe encore... - - C'est que, j'ai commencé à m'affoler quand j'ai vu que ma fameuse "première partie" commençait à atteindre vingt pages manuscrites... oO (sans compter les "ajouts", et j'écris petit en plus... - - Bouh, je ne suis pas douée! T T (Sasuke: Ce n'est pas nouveau, ça...; l'auteur: TT TT)) Et puis comme je ne veux pas que vous vous lassiez... J'ai donc coupé encore. T T On dirait que la "plumite" est une maladie qui peut même résister aux longues et difficiles années de concours, ahaha :') ! (mais au moins, j'ai pu laisser aller ma plume pour la fin du chapitre, sans que cela ne fasse trop bizarre au sein d'une plus grande partie... :) ) En tout cas, je dois vraiment apprendre à ne pas faire de pronostics sur mon écriture... éè

Après ce bavardage plus qu'inutile, place au chapitre, et merci très fort à Chonaku, Sofela, Kem-liu, dja-chan or nekosan et oOYumiOo pour leurs si gentilles reviews et leurs encouragements :) ! (cinq reviews pour une petite introduction de rien du tout? Waow! oO) Merci à vous!!

Bonne lecture... :)


- Exception -

Faire un pas de plus

Avez-vous déjà vu un chien lever les yeux au ciel?

Celui-ci le fit en tout cas, tandis que le jeune homme face à lui l'observe à distance sous toutes les coutures, de la longue queue qui fouette l'air avec agacement à l'étrange pelage bleu nuit, des oreilles pointues et dressées, attentives au moindre bruit, au long museau noir, le tout avec un air bêtement étonné et joyeux peint sur son visage.

Cependant, quand il plonge finalement son regard dans le sien, ses prunelles azures se rétrécissant alors et le fixant avec intensité, regard bleu contre regard d'obsidienne, lui ne peut s'empêcher de détourner précipitamment la tête, reculant d'un pas sans s'en rendre compte, ses yeux soudain voilés et incertains.

Mais cela ne dure pas et bientôt il le fixe à nouveau, l'enfermant dans un regard froid et dur, ses crocs serrés dans une attitude presque menaçante.

Toutefois, cela n'a l'air d'affecter le ninja en rien, tandis que celui-ci se contente de lui offrir en réponse un sourire rayonnant et plein de dents, se grattant simplement l'arrière du crâne pour exprimer sa gêne.

Imbécile.

- Bah alors mon beau? Approche! J'vais pas te mordre, tu sais?

... Quoi?

Il s'immobilise brusquement, les yeux écarquillés. Comme pour prouver ses dires, l'autre se penche à sa hauteur, les mains tendues gentiment vers lui, un petit sourire qui se veut rassurant flottant sur ses lèvres.

Alors là, il peut toujours courir...

Il lui jette un regard noir, ses oreilles tournées vers l'arrière en signe d'énervement, puis, simplement par défi, effectue un pas de plus en arrière.

Il a alors à peine le temps d'apercevoir les prunelles bleues étinceler avant que le jeune homme ne se retrouve tout près de lui, à quelques centimètres à peine.

Sa réaction ne se fait pas attendre: il découvre les crocs...

- Dis...

Et c'est alors que tout se glace.

- ... est-ce que tu es "perdu"?

Sont-ce ces mots, à peine murmurés, qui le pétrifient brusquement, lui ôtant toute possibilité de réagir...?

...Ou bien est-ce le sérieux de sa voix soudain?

Il lève les yeux, plongeant aussitôt dans un regard.

Et ce qu'il y trouve ne lui plaît pas. Pas du tout.

Le blond l'observe, l'observe simplement, de ses yeux trop bleus et profonds. Il l'observe juste, l'enfermant par-là même dans un cocon d'une étonnante, mais pourtant indéniable douceur, ses lèvres étirées lentement par un sourire presque tendre.

Mais il l'aperçoit bien cependant, la tristesse voilée par ce trop léger sourire.

Il la remarque bien, la mélancolie, qui tinte lourdement au coeur de ce regard sans fond.

Cela fait trop longtemps qu'il sait voir au travers de ces yeux.

Néanmoins, très vite, le sourire se fait plus grand. Très vite, la tristesse se noie dans les méandres de cet océan bleu, et la voix résonne à nouveau, amusée et plus ferme.

- T'es pas très sociable, toi, hein?

Agacé, lui détourne la tête en grognant. Alors, c'est au tour du garçon d'écarquiller les yeux, la surprise lisible sur son visage comme dans un livre...

Et puis soudain, inexplicablement, il se met à rire.

Il rit, il rit sans s'arrêter, de son rire clair et fort; il rit comme un fou, s'agrippant les côtes des deux mains, et lui ne peut que le fixer, camouflant prestement sa confusion derrière un regard glacial et vide.

Mais ce son...

- Tu... Ca a fait "Groumpf", ah ha ha ha ha!

Que...?

Sentant à présent la colère pulser contre son crâne, il ne sait pas ce qui le retient brusquement de sauter sur l'Idiot et de le mordre. Sincèrement.

Ignorant superbement les éclats de rire, il se contente donc de lui lancer un regard assassin, d'une intensité telle que si les regards pouvaient brûler, l'Imbécile aurait très probablement été réduit en cendres.

Néanmoins les regards ne brûlent pas.

Dommage...

Quand l'autre daigne enfin cesser de rire à ses dépens, il a toutefois la présence d'esprit d'afficher un sourire d'excuse face à l'aura meurtrière qui lui fait face.

Pourtant...

Cependant, son expression redevient soudain sérieuse.

Et, après un bref temps d'hésitation, il lance tout à coup sa main au milieu des longs poils nuit, le prenant une nouvelle fois par surprise à travers une caresse aussi douce que fugace.

Ignorant son regard stupéfait, il lui offre alors un grand et lumineux sourire.

- Waah, tu as le poil soyeuuux!

Puis, comme si ce simple constat expliquait tout, il replonge la main parmi les poils.

Pourtant, les nuages de ce regard sont toujours là...

Alors, inexplicablement aussi, il se laisse faire sans réagir.

xxx

Peu après, le jeune homme retire finalement sa main, son sourire devenu maladroit sur ses lèvres, soudain embarrassé pour une raison quelconque.

- Désolé...

Il détourne ensuite la tête, évitant son regard légèrement interrogatif, laissant ses yeux errer sur les environs.

Dans la clairière, tout pétille. Les oiseaux pépient gaiement au creux des arbres, dévoilant leurs plumes à la lumière pour profiter du soleil. Fortes également de cette chaude matinée, les fleurs s'épanouissent de-ci de-là, dans ce doux silence qui les caractérise, et pour qui sait observer, les insectes grouillent dans le sol, travailleurs infatigables, petites vies souvent méprisées mais pourtant essentielles.

Cependant, les yeux du ninja passent devant toute cette Nature sans la voir. Voyageant d'arbre en arbre, ils semblent chercher quelque chose sans le trouver, incertains... et presque perdus.

Et quand finalement ils tombent sur l'arbre qui servait précédemment de cible aux entraînements, le regard bleu se durcit brusquement, les poings sur les côtés se serrent avec force, et le jeune homme reprend ses exercices sans un mot, avec une énergie et une ardeur nouvelles, juste comme ça...

Semblant totalement oublier la présence à ses côtés.

Alors, lui se recule, et ne se souciant pas de se dissimuler cette fois, se remet simplement à l'observer, accompagnant chacun de ses gestes de son regard de ténèbres, présent...

Juste comme ça...

Et la matinée avance ainsi.

Lorsqu'enfin le soleil arrive à son zénith, brillant avec intensité du haut de son ciel, le jeune ninja se laisse finalement tomber au sol contre le tronc de l'arbre, vidé de ses forces. Reprenant doucement son souffle, il relève ensuite la tête... pour tomber nez à nez avec un regard d'obsidienne.

Sous le coup de la surprise, il pousse un cri et sursaute violemment, ses prunelles azures ouvertes en grand comme s'il ne le remarquait que pour la première fois.

En réponse, lui se contente de le fixer de ses yeux sombres sans ciller, arrogant et moqueur.

Non mais quelle tête d'ahuri...

Alors, se reprenant aussitôt, l'autre lui lance un long regard noir, jurant et frottant d'une main son dos qui a buté contre le tronc. Puis, fronçant soudain les sourcils, il se relève prestement avant de s'avancer vers lui, sa fatigue envolée.

- Toi...

Mais au lieu d'être menaçant, le ton est confus, hésitant.

S'arrêtant à quelques pas, il plonge une nouvelle fois son regard dans les obsidiennes, semblant reprendre sa recherche infructueuse, guettant quelque chose, quelque chose...

Sans vraiment le réaliser, il approche à nouveau sa main de lui.

- Narutooo!

Et c'est à ce moment que quelqu'un entre dans la clairière.

Immédiatement, le jeune homme retire sa main, comme pris en faute, puis se tourne aussitôt vers le nouvel arrivant avec un sourire un peu maladroit.

Et lui secoue la tête, émergeant lentement de la torpeur dans laquelle il était plongé, prisonnier de l'étreinte de l'azur d'un regard.

- Ah, Ero-sennin!

Dans la clairière s'avance Jiraya, de son air imposant et digne. Jiraya, l'un des Trois Ninjas de la Légende.

En le voyant s'approcher, il redresse vivement la tête, l'observant avec attention.

- Naruto, je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça!

Le blond se gratte l'arrière du crâne d'un air faussement contrit, riant bêtement pour toute réponse.

- Ero-sennin, qu'est-ce que vous faites là?

Se pinçant l'arête du nez en signe de profond agacement ( et on peut le comprendre, ohoho:) ), le légendaire Sannin s'autorise un soupir blasé avant de répliquer.

- Je pourrais te retourner la question, gamin...

Le jeune homme reste silencieux, son sourire se crispant soudain avant de lentement disparaître.

- Qu'est-ce que tu fais encore ici? Tout le monde t'attend!

Nouveau silence. Le jeune ninja baisse la tête, dissimulant son regard derrière ses mèches plus longues. Le Sannin se passe une main sur le visage.

- Ne me dis pas que tu as oublié quel jour nous sommes?

Dans les arbres, des oiseaux s'envolent brusquement, comme apeurés. Le blond serre les poings, ses jointures sont blanches.

Lui ne le quitte pas des yeux.

- C'est vous... qui semblez avoir oublié quel jour nous sommes.

Les mots ont été prononcés d'une voix grave, monocorde, détachée apparemment... Mais lui sait mieux que ça.

Et le silence, dans la clairière... est soudain bien pesant.

Alors le Sannin s'approche, tapant gentiment du poing le crâne de son élève, le surprenant légèrement.

- Crétin... Tous tes amis ont organisé une fête pour ton anniversaire. Ils vont être bien déçus si tu ne viens pas, tu crois pas?

Un sourire s'étire doucement sur les lèvres du vieil homme.

- A Ichiraku, en plus. Tu aurais tort de rater ça...

Un clin d'oeil.

Relevant lentement la tête, le blond fixe son sensei de ses yeux bleus et limpides...

- Et puis, y' aura p'têt plein de jolies filles, aussi!

Puis face à son état soudain "baveux", il secoue la tête avec une grimace désapprobatrice, amusé.

Toussotant alors, l'ermite reprend son sérieux et le regarde dans les yeux, murmurant, sévère:

- Tu n'es pas stupide au point de te sentir coupable de ce qui s'est passé avant même ta naissance, si?

Mais à ces mots, le regard du jeune homme se voile.

Depuis un petit moment, un papillon insouciant volait tout autour de lui, commençant sérieusement à l'agacer. Le voyant soudain juste devant lui, il se lève puis le suit, frôlant la jambe du blond au passage. Celui-ci baisse la tête vers lui, étonné.

Et lui plante son regard dans le sien, profond et inflexible.

Après tout, c'est de la faute du papillon...

Alors le jeune ninja rit doucement, effleurant ses oreilles du bout des doigts. Puis il se redresse avec un sourire plein et entier, fixant son sensei qui a observé l'échange d'un air perplexe, fronçant légèrement les sourcils.

- Dites-leur que j'arrive...

Et Jiraya sourit un peu à son tour. Se détournant presque aussitôt, il lâche à voix basse, sur un faux ton de reproche:

- Incorrigible gamin...

Puis il quitte la clairière, sans voir le sourire du jeune homme blond, qui s'est accentué, tandis que lui à ses côtés le fixe toujours...

Et avec l'ombre des arbres, on pourrait presque croire que son regard s'est adouci.

Au creux d'un rocher, le papillon volète doucement, oublié.

xXxXxXxXx

A suivre.


L'auteur, étrangement fatiguée mais contente: Woah... Chapitre fini, hihihi :) ! Malgré ses défauts, et malgré le fait qu'on n'ait même pas encore atteint le noeud de l'histoire (soupir - -), je l'aime bien :) ! Et j'aime beaucoup mon chien-loup, aussi, ohoho :D ! Même s'il est râleur, fier, sarcastique, sombre, et pas très franc avec lui-même... :)

Sasuke: - -;

L'auteur: Tu en penses quoi, Sasuke?

Sasuke: ... Je vais te tuer.

L'auteur, sueurs froides: Ahahaha!... Aha... Hum, et toi, Naruto? (pas rassurée du tout)

Naruto: sourire espiègle.

Sasuke, à Naruto: Toi aussi, je vais te tuer.

Naruto, sourit toujours: C'est pas comme si c'était la première fois que tu disais ça.

Sasuke: - -;

L'auteur (pauvre Sasuke, quand même): Et vous, qu'en pensez-vous? éè (petite voix)

xxx

Je remercie très fort tous ceux qui laissent gentiment des commentaires, et puis aussi simplement ceux qui passent lire cette histoire... :)

Gros bisous à vous, et à bientôt pour le prochain chapitre! (sans pronostic, cette fois... éè)

Maeve