Non corrigé.


Hey !

Et oui, je sais, j'avais promis que le prochain serait celui sur McGee mais que voulez-vous, c'est encore l'anniversaire de Joly et je ne pouvais pas ne pas lui faire un cadeau !

Alors, joyeux anniversaire mon amie ! Que ton année soit belle !

Et j'espère que tu aimeras ce petit cadeau !

Bonne lecture !

PS : À dix minutes près ce n'était plus ton anniversaire !


Silence

Elle se forçait à garder les yeux fermés. Peut-être que si elle ne laissait aucun rayon de lumière passez, aussi petit fusse-t-il, ne l'empêcherait de s'endormir. Enfin.

Des flash lui revenaient, presque douloureusement. Ziva repensait à toute sa vie. Il n'y avait pas de raison spéciale, pas d'enquête sensible... Rien seulement des souvenirs amers et des regrets terribles.

Elle ferma encore plus fortement les paupières, pour retenir ses larmes. Ziva ne pleurait jamais. Pleurer, c'était pour les faibles, et elle était forte.

Une perle salée s'échappa traîtreusement.

Elle rouvrit ses yeux et braqua son regard marron sur le réveil. Une heure vingt huit du matin. Elle ne pourrait plus dormir.

L'envie insensée de se confier à quelqu'un la prit. Mais à qui ? Tony, avec son habituel bagou, arriverait bien à la réconforter mais il ne pourrait s'empêcher de lui poser des questions ; pareil pour Abby et Ducky.

Gibbs.

Sans plus réfléchir, elle se leva.


Étonnement, la lumière de la cave était encore allumée et Gibbs était penché sur son bateau. Lui arrivait-il seulement de dormir ?

Il ne leva pas la tête, comme s'il savait déjà qu'elle viendrait. Elle sourit vaguement en repensant aux sages typiques que l'on voyait dans plusieurs films stupides de Tony.

Aucun des deux ne dirent un mot. Ils n'en avaient pas besoin.

Ziva observa un instant son patron qui était occupé à faire elle ne savait quoi sur sa construction de bois. Il avait des yeux clairs qui donnaient l'impression de vous sonder mais par dessus tout il possédait une aura rassurante pour quiconque le connaissait assez pour voir au-delà des ses airs bourrus.

« Gibbs, je... »

Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle parlait, les mots étaient sortis tout seul. Enfin, son chef d'équipe releva la tête et planta ses yeux bleus dans les siens. D'un simple acquiescement il l'encouragea à continuer. Elle se sentit rassurée.

« J'ai peur. »

C'était sûrement la première fois de sa vie qu'elle prononçait ces mots.

« Pourquoi ? »

Rêvait-elle ou la voix de son patron était douce ?

« Je n'arrive plus à dormir. Et quand je dors, je rêve que je suis seule. »


Ziva était dans l'Open Space. Dehors, il faisait nuit. Tony la regardait d'un air méprisant.

« Je croyais que tu avais changé, mais tu n'es encore qu'un assassin. »

Elle avait envie de lui hurler que c'était faux, qu'elle était devenue meilleure mais les mots restèrent bloquer dans sa gorge.

« Assassin, reprit Abby. Tu n'es rien que ça.

- Pars, dit McGee, et ne reviens jamais.

- Quitte mon équipe, asséna finalement Gibbs. »

Ducky et Jimmy n'ajoutèrent rien mais leur regard était assez éloquent.


« J'ai peur de ne pas être une bonne personne. J'ai peur d'être quelqu'un de mauvais. »

Elle l'avait dit. Enfin, elle avait mis des mots sur ce qui tourmentait son sommeil depuis des semaines.

Ziva se sentait vulnérable, comme rarement.

« Je... »

Elle étouffa un sanglot. Non, elle ne pleurerait pas.

Gibbs, sans un mot, s'approcha d'elle et la prit dans ses bras ; il la serra.

Des larmes quittèrent son cœur et dévalèrent ses joues, traçant des sillons amers sur sa peau glacée.

Ils restèrent un long moment ainsi, puisant dans l'autre tout le réconfort dont ils avaient besoin. Tous les deux étaient un peu pareils : solitaires, ils ne se confiaient presque jamais.

Quand ils se séparèrent, Gibbs fixa son agente.

« Écoute-moi bien, Ziva, car je ne le répéterai pas. Tu es quelqu'un de bien. Sinon, tu ne ferais pas partie de notre famille. »

Elle ne le montra pas mais elle était touchée. Elle avait besoin qu'on le lui dise, qu'on le lui rappelle.

« Compris ?

- Oui, patron. »

Un même sourire complice se peint sur leurs lèvres fatiguées.

« Et maintenant, dors. »

Sans plus rien ajouter, il lui tendit une couverture qui traînait dans un coin et Ziva s'allongea. Elle se fichait d'être à même le sol, tant qu'elle était avec lui.

Ziva eut le sentiment d'être redevenue la petite fille qu'elle n'avait jamais vraiment été, rassurée par un père aimant. Et tant pis s'il lui avait fallu autant de temps pour le trouver. Il lui avait fallu traverser l'océan pour le trouver mais elle ne le regrettait pas.

Elle s'endormit doucement, bercée par le bruit que faisait Gibbs en travaillant son bateau.


"Avec ceux que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence."

René Char


*câlin*