Hey, me revoilà avec le premier chapitre !

Le deuxième ne devrait pas tarder ;)

Merci à Iness, Rose-Eliade, PurpuleRain pour leur review.

Réponses aux review :

Iness : Merci beaucoup ! Et pour répondre à ta question, eh bien c'est compliqué car je peux écrire deux chapitres à la suite tout comme ne rien écrire durant un mois.

PurpleRain : Merci à toi, j'espère que ce chapitre te plaira !


CHAPITRE I

Dans l'obscurité grandissante.


Rey se tenait fièrement debout, pointant son arme sur Kylo Ren qui était à terre, blessé mortellement. Elle ne souhaitait qu'une seule chose le tuer, comme il avait lâchement tué l'homme qui lui avait fait se sentir importante. Pourtant, lorsqu'elle s'apprêta à lui asséner le coup de grâce, le sol se mit à trembler et tout devient noir. Elle était dans une pièce sombre où, aucune fenêtre, rien si ce n'était qu'une porte tout aussi sombre que l'espace qui l'entourait, lui faisait face. Ses habits habituels avaient été remplacé par un long vêtement noir, qui lui recouvrait d'un entier sa poitrine et ses jambes. Ses cheveux lâchés collaient à ses joues et son front qui luisait à cause de la sueur, une sensation que Rey n'appréciait pas du tout. Une voix robotique se fit entendre, lui disant de se rallonger, qu'elle risquait d'aggraver sa condition. Quelle condition ?, se demandait-elle.
Ses bras frêles frappaient sur la surface métallique et froide, priant pour que celle-ci puisse s'ouvrir, mais en vain. Un gémissement de désespoir et de douleur franchit ses lèvres, puis sans qu'elle ne bouge d'un pouce la porte s'ouvrit d'elle-même.
Ses jambes, qui essayaient comme elles le pouvaient de la maintenir debout, entamaient des pas précipités et désordonnés, lui faisait quelque fois perdre l'équilibre. Zigzagant de couloir en couloir, elle avait de plus en plus de mal à garder son souffle. L'effort ainsi qu'une sensation de brulure qui lui remontait le long de la colonne vertébrale en était la cause.
L'étrange impression que, plus elle avançait plus les couloir lui semblait être interminable s'imposa à elle, brisant le peu d'espoir qui lui disait qu'elle pourrait quitter cet endroit saine et sauve. Tout était identique à la base Starkiller, les murs, le sol, le plafond, tous. Puis c'est là qu'elle le vit. Sa silhouette imposante, sa présence toujours aussi suffocante, qui la surplombait dans ce couloir obscure. Elle voulait partir, prendre ses jambes à son cou, mais c'était trop tard, il s'était déjà immiscé en elle et lui imposait sa volonté.

— Ce n'est pas encore le moment, entendit-elle juste avant de se faire happer à nouveaux par les ténèbres.

.

Le corps de Rey était allongée sur un lit drapé de noir, les traits de son visage étaient neutre et sa peau pâle. À ses côtés se trouvait une table basse, l'un des rares meubles de la pièce, où reposaient ses vêtements pliés. Brusquement ses yeux s'ouvrirent. Elle avait fait un cauchemar. Un horrible cauchemar, où elle était encore prisonnière dans cette base, Starkiller (du moins c'était ce qu'elle croyait). Le simple fait d'y penser la fit frémir.
Son regard se perdit dans la contemplation de la pièce, puis son sang ne fit qu'un tour emporté par une frayeur intense qui lui prit d'abord l'estomac pour remonter dans sa gorge, l'empêchant de respirer correctement. L'adrénaline pulsait de son cerveau jusque dans ses veines, alimentant sa panique. C'était encore un cauchemar, cela ne pouvait être que ça. Pourquoi tout semblait si confus ? Elle s'était vue le battre, puis ensuite cette même chambre noire lui était apparue et, ... Elle n'arrivait plus à penser correctement, son abdomen la brulait lui nouant la gorge à cause de la douleur. Des larmes coulèrent sur ses joues, elle avait mal, beaucoup trop mal pour réfléchir sur ce qui c'était passé. L'envie d'hurler, lui prenait aux tripes. Une fine pellicule de sueur recouvrait sa peau. Il fallait qu'elle sorte de ce lit, mais il lui sembla que cette tâche allait être bien plus compliquée qu'elle n'aurait dû l'être. À peine eut-elle fait un mouvement de bassin dans l'intension de se relever, qu'une désagréable sensation lui remonta jusque sa bouche. Un goût métallique imprégna son palet, c'était du sang. Retirant soudainement les draps qui la recouvraient Rey tenta de se mettre sur ses pieds. Mais alors que ceux-ci s'étaient appuyés contre le sol, ses jambes se dérobèrent sous son poids, la faisant violemment chuter contre la surface dure et glacée. La douleur était encore plus insupportable. Instinctivement Rey apposa sa main droite sur son ventre. Quelque chose d'irrégulier et mouillé rencontra ses doigts. S'appuyant de ses genoux, elle abaissa sa tête vers son abdomen. C'était du sang, encore et toujours du sang.
Elle jura.
Qu'avait-elle bien pu faire pour mériter tout cela ? Jusqu'à hier elle ne connaissait rien de ce monde remplis de noirceur. Elle pensait avoir vécu le pire sur Jakku, obligée de piller des épaves pour subsister au final que de maigre ration. Mais là, elle s'était retrouvée dans un monde qu'elle ne maîtrisait encore moins. Où semblait régner que terreur et désolation. Essayant de réguler son souffle de façon à atténuer la douleur, Rey redoubla d'effort pour rassembler ses esprits. C'était difficile, elle avait tellement mal. Soudain un bruit d'air comprimé, caractéristique de l'ouverture d'une porte magnétique retentit ainsi que le son de pas courts et précipités qui cognaient contre le sol.
Une main gantée entra dans son champs de vision. Il était là. Kylo Ren.
Lorsqu'elle le sentit bouger tout autour d'elle, Rey arrêta de respirer et ferma les yeux. Il allait l'achever, là maintenant. Pourtant, quand elle ouvrit ses paupières, elle ne vit qu'une paire de gant négligemment posé sur le sol. Doucement, elle le sentit poser la paume de sa main sur son front. Rey était brulant, contrairement à la main de son geôlier qui elle était glacée, procurant un sentiment de bien être chez la jeune femme. Mais il la retira bien vite, laissant cette sensation s'évaporer avec son geste et se transformer en frustration.
La douleur s'intensifiait, son ventre était en feu. Elle avait pensé qu'il l'achèverait, qu'attendait-il ? Qu'elle le supplie ?

— J'ai mal, essaya-t-elle d'articuler
— Je sais, lui répondit-il d'une voix robotique.
— Tue moi, lâcha-t-elle, un sanglot étranglé s'échappant de sa gorge.
— Je ne peux point exaucer ton vœux, pilleuse d'épave.

Des larmes coulaient le long de ses joues, pour venir s'écraser contre le sol qu'elle regardait dans le vague. Il ne voulait pas l'achever, pourquoi ? Ne préférait-il pas qu'elle meurt ? Ainsi il pourrait revenir à sa petite vie parfaite, faite de crime et de terreur. Elle avait refusé d'aspirer à devenir son apprenti, il n'y avait donc plus rien chez elle qui pouvait l'intéresser.
Lentement, elle se sentit soulever. Les muscles de son corps s'étaient relâchés, lui donnant l'impression d'être un pantin dans les bras de ce monstre. Pourtant, alors qu'il la portait vers le lit, Rey fut surprise par la délicatesse avec laquelle il la tenait dans ses bras. Doucement, elle se sentit toucher la surface plane du lit qui l'avait accueilli quelque instant plutôt. Son corps reprit sa place sur le matelas qui s'était affaissé pour mouler les courbures de son dos. La douleur à son abdomen était toujours aussi intense, mais pas au point de la faire sombrer dans l'inconscience et cela elle le regretta.
Un gémissement sourd s'échappa de sa bouche au moment où cet homme avait passé son bras sous son vêtement pour palper son ventre, côté droit. Les yeux grands ouvert, Rey suivit les mouvements de la main contre sa peau qui l'arpentait pour diriger ses doigts vers le pansement où jadis le blanc était sa couleur. C'était étrange comme sensation, car outre le fait que la douleur était insupportable, et que penser à cet homme lui donnait envie de le tuer. Sentir ses mains lui caresser le ventre agrémentait sa peau d'une chaire de poule dont elle n'était pas sûre de déchiffrer le sens.
Rey ne voulait pas qu'il la touche, elle ne voulait rien en provenance de cet homme, ce monstre. Bougeant ses bras, elle essaya de le repousser, mais elle était trop mal pour mettre dans sa pousser autant de force dont elle avait besoin. La Force. Peut-être, que si elle se concentrait elle arriverait à l'activer. Ferment les yeux, elle inspira puis souffla. Un fourmillement de sensation vint se loger au creux de son ventre. Elle était là toute proche, elle pouvait la sentir. Mais sa concentration partie vite en fumée lorsque la voix robotique de Kylo Ren s'éleva dans la pièce.

— N'essaye même pas, l'avertit-il.

Rey ouvrit à nouveau les yeux et ne croisa aucun visage humain, elle ne vit que l'horrible masque porté par son ravisseur. Le fixant d'un regard remplit de haine la pilleuse d'épave répliqua.

— Sinon quoi ?

Soudainement, la douleur explosa. L'enfoiré avait fait pression sur sa blessure. Retenant un cri, elle ne voulait en aucun cas le satisfaire de la voir souffrir, Rey le toisa du regard. Après quelques secondes qui lui avaient semblées durée des heures, la douleur s'amoindrit. Même si celle-ci était encore présente, il avait fini par retirer la pression qu'il exerçait de sa main sûr son ventre.

— J'espère que ceci aura répondu à ta question, lâcha le chevalier de Ren.

Rey, sentit sa respiration devenir de plus en plus chaotique. Cette situation, stressante finira par l'achever, pensait-elle. Toujours sur ses gardes, face à cet homme, Rey ne le lâcha pas des yeux. Elle avait l'impression, qu'au moins s'il attentait quelque chose à son encontre elle verrait le coup venir. Frissonnant au contact de la peau froide de Kylo Ren contre son abdomen, Rey lui jeta un regard courroucé. En faisait-il exprès ?
Se relevant du lit, le maître des chevaliers de Ren se baissa pour ramasser ses gants, puis s'avança vers la porte pour sortir. Sans qu'il ne fasse le moindre geste, celle-ci s'ouvrit d'elle même. Un étrange son électronique retentit et un squelette robotique se tenait debout dans l'encadrement de la porte.

— 2-1B, est un droïde médical. Il avait été chargé de te soigner et cela aurait pu être avec succès si tu n'avais pas tenté de t'évader, encore une fois, déclara Kylo Ren. Il serait préférable pour toi, que cette fois-ci tu le laisses finir son travail correctement.

Sur quoi, dans un roulement de cape, il partit. La porte se refermant dernière lui.

— Afin de vous guérir, je vais procéder à la phase de recomposition des tissus, dit le droïde en s'avançant dans la pièce.

Rey regardait l'androïde se rapprocher avec une certaine curiosité. Il s'avançait d'une démarche bancale propre aux robots, l'ergonomie de ses engins était très compliqué à maîtriser, même pour de grand fabriquant. Lorsqu'il arriva à sa hauteur, celui-ci pris à nouveau la parole :

— Je vais effectuer une inspection. Veuillez retirer toute entrave à son bon déroulement, annonça le droïde.

Suspicieuse Rey, ne fit rien. Il fallut que le robot répète plusieurs fois sa phrase pour qu'elle se décide enfin à obtempérer. En grimaçant et gémissant elle remonta son vêtement jusque sur sa poitrine. Elle n'avait pas besoin de l'enlever complètement.
L'androïde positionna ses bras métalliques au-dessus du ventre de Rey, paume vers le bas, des rayons verts sortirent de ses phalanges et scannèrent son abdomen. Une fois le programme terminé, il s'occupa de retirer le pansement, arrachant un glissement de douleur de la part de Rey.

— Comment t'appelles-tu ?, demanda Rey.
— Je ne suis pas formaté pour répondre à cette question, répondit le droïde.

Rey était surprise. Elle avait déjà eu à faire à cette catégorie de robot et tous sans exception avaient un programme « d'humanisation » (nom donné au programme qui permettait de discuter avec un robot comme s'il s'agissait d'un humain) dans leur processeur.

— Je dois vous donner ceci pour la douleur, dit le robot en sortant un fiole du kit médical qu'il avait apporter avec lui.

Rey ne se fit pas prier, arrachant presque la fiole des mains robotiques elle la bu telle une assoiffée. Les effets se firent sentir au bout de quelques minutes. Elle se détendit, et finit par observer le droïde en activité.
Les doigts de celui-ci s'agitaient autour de la blessure lançant des rayons bleus qui permirent à sa peau de se remodeler. Son corps frissonnait sous cet effet. Bientôt la peau de son ventre fut presque neuve, excepter des lignes rouges qui délimitaient la forme de ce qu'était sa plaie auparavant.

— Pour continuer correctement le processus de régénération, il faut que je examine aussi votre dos.

Rey se laissa faire, encore. Allongée sur le ventre, elle se sentit à nouveau frissonner. C'était une sensation bizarre, son corps jonglait entre le chaud et le froid sous l'effet des rayons lasers. Bientôt elle ne sentit plus rien. L'androïde s'était éloigné fouilla dans la mallette qu'il avait amené avec lui de quoi bander l'abdomen de Rey.

— Afin d'éviter tout saignements avant la phase finale, il me faut bander vos blessure.

Rey se releva, elle ne savait pas comment fonctionnait cette guérison avancée, mais apparemment, même si d'aspect sa blessure semblait guérie elle pouvait s'attendre à de mauvaises surprises. Le monstre lui avait bien avoué qu'elle avait déjà subit le processus, mais qu'il n'avait pu aboutir. Elle en déduit que bouger son corps, fut ce qui avait aggravé sa guérison.

— Pour finir le processus, il m'est ordonné de revenir dans deux heures et recommencer une nouvelle régénération. Il vous est ordonné de ne pas bouger avant la fin du processus, répéta deux fois le robot.

Prenant sa mallette avec lui le droïde partit, la porte s'ouvrant à sa hauteur. Rey était maintenant seule dans cette chambre qui semblait s'assombrir plus le temps passait. Elle se retourna dans le lit, le droïde avait fait des miracles elle ne sentait presque plus rien, mais ce n'était pas fini. Soufflant pour l'énième fois de la journée ou de la soirée, elle n'aurait su le dire. Elle pensa à sa situation, Kylo Ren l'avait faite prisonnière et s'échapper allait se révéler être une tâche bien plus compliquée qu'auparavant, elle devait donc rester à l'affut de la moindre l'opportunité. Comme s'infiltrer hors de la chambre en même temps que le droïde. Mais pour l'instant ses yeux ne voulaient qu'une seule chose, se fermer. Et sans qu'elle ne s'en rende compte elle sombra à nouveau dans ses songe.