Bojour tout le monde je suis désolée mais j'ai refais le chapitre2 puisque il ne me plaisait pas. Bonne lecture!
La lumière qui filtre par la fenêtre me fait sortir de mon sommeil, me rappelant que le temps passe et qu'une nouvelle journée commence. Aujourd'hui nous sommes dimanche, ce qui veut dire que demain j'irai au lycée comme une personne tout à fait normale, du moins le plus possible. Je décide finalement de me lever -difficilement- après m'être autorisée un petit sursit de repos et je me dirige lentement, traînant les pieds vers la cuisine pour me préparer mon petit-déjeuner. Pancakes au chocolat. J'en bave déjà. Le temps que mes pancakes cuisent dans la poêle, je jette un coup d'œil sur l'horloge. Elle indique 7 :30 ce qui explique le pourquoi du comment je me retrouve seule : les gens ordinaires font pour la plupart la grasse matinée quand ils le peuvent. Pas moi. Pour ma part, je préfère me lever tôt pour pouvoir faire un maximum de choses possible le dicton « la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt » me convient parfaitement. Je reconcentre mon attention sur la préparation de mon petit-déjeuner puis je m'installe, dégustant à pleine dents le fruit de mes efforts. Bien sûr j'en laisse aux autres, je ne suis pas radine…enfin pas à ce point là. Après avoir mis au lave-vaisselle mon assiette et tous les ustensiles que j'ai utilisé, j'allume la télé et attends que le reste de la maison daigne montrer le bout de son nez. Les secondes passent pour des heures et les heures passent pour des jours. Je n'en peux plus, mon hyperactivité est en train de reprendre le dessus alors que ça ne fait que seulement une demi-heure que je patiente. Je ne tiens plus, j'en ai marre, je monte prendre ma douche.
La douche a été brève mais m'a fait un bien fou - comme toujours- l'eau brûlante sur mes muscles est un de mes remèdes miracles. Je sors de la salle de bain, entre dans ma chambre et m'habille. Je vous l'accorde « habiller » est un bien grand mot pour ce que je porte mais pour peindre c'est justement ce qu'il me faut. Je vais peindre le mur du fond avec les contours du Parthénon comme je me l'étais imaginer…enfin seulement après avoir fait les plans de ma chambre. Non, je ne suis pas maniaque, je suis organisée.
Le reste de la journée se passe normalement, après avoir fini mon chef d'œuvre et après avoir mangé nous sommes allés marcher en ville sous la direction des jumeaux tout en découvrant notre nouvel environnement. Et observer l'architecture.
La soirée se passe elle aussi relativement vite, car je me couche tôt pour pouvoir être en pleine forme demain. Ma dernière pensée est que demain je devrai affronter mes problèmes, que demain j'irai au lycée mais que demain est un autre jour.
BIP…BIP…BIP…BIP…mais quel est l'imbécile qui a réglé le réveil ? Bien sûr que j'aime me lever tôt mais tout de même pas à six heures du matin alors que c'est encore les vacances. Je sors ma main hors de mon lit et tâtonne ma table de chevet, espérant trouver mon réveil et l'arrêter…trouvé ! J'appuis sur le bouton et petit à petit je replonge dans l'inconscience qu'est le sommeil. Plus tard, ce qui est pour moi quelques minutes, mes paupières s'ouvrent à nouveau comme pour me narguer, me disant qu'il y a quelque chose d'important qui m'a échappé. Et c'est à ce moment que la réalité me frappe de plein fouet, aujourd'hui c'est la rentrée. Je saute de mon lit en un bond, remplie d'une énergie nouvelle et attrape les premiers vêtement qui me tombent sous la main : un vieux pull de mon père avec pour motif un camouflage militaire que j'ai hérité après qu'il a rétréci au lavage et un jean, puis je prends le direction de la salle de bain. Je passe les détails, tout ce que je peux dire c'est que j'ai du faire beaucoup de bruit.
Je sors en trombe de la pièce et dévale les escaliers, puis je me laisse tomber sur une chaise dans la cuisine pour profiter du temps que j'ai rattraper et manger mon petit-déjeuner. Je sens tous les regards tournés vers moi et ces idiots n'arrivent même pas à cacher leur rire.
« -Quoi ? dis-je, essayant tant bien que mal de rester fâchée contre eux.
-Mais rien du tout, Annie. Dit mon père se contrôlant mieux que les autres. »
Après ça ils n'ont pas tenu très longtemps avant de partir dans un fou rire, où moi même je n'ai pas pu empêcher un sourire.
« -C'est ça foutez vous de ma gueule. »
Les rires redoublèrent. Apparemment ils m'ont entendu me débattre avec mes problèmes matinaux. Mais quelle image je leur donne de moi ? Où va le monde ?
Ma fierté en a pris un coup, bien entendu mais je suis encore vivante. Maintenant je suis en train de mettre mes rangers presque prête pour partir au lycée quand j'entends Cheryl me parler :
« -Mais c'est quoi ces manières ? On ne dit même pas au revoir avant de partir ? me dit-elle feignant l'autorité. »
J'esquisse un sourire et fais la bise à tout le monde dans la pièce pour terminer avec ma belle-mère qui à ma surprise m'entraîne dans un câlin. C'est encore nouveau pour moi. Elle me tend finalement un trousseau de clefs qui je suppose sont celles de la maison.
« -Elles sont à toi maintenant. Prends en bien soin, elle te seront utiles.
-Merci, voilà la seule réponse que je donne avant de prendre mon sac et de partir. »
Je referme la porte derrière moi et commence le chemin de la torture qui a été estimé à dix minutes à pieds. C'est ce que je dis : la torture. Je descends le premier étage et… me prends une porte en pleine figure, plus précisément dans le nez. Résultat, je me retrouve les fesses par terre. Génial. La personne qui vient de me claquer la porte au nez s'agenouille devant moi et se fond en excuses et me tend la main pour m'aider à me relever. Je la prends. Je lève enfin les yeux et immédiatement je me suis sentie jalouse.
Cette fille est magnifique. Je suis définitivement jalouse de ses cheveux coupés en mèches irrégulières, ses petites nattes de part et d'autre dans ses cheveux et sa plume accrochée à l'une d'elles. Elle doit sûrement avoir un parent indien et je ne dis pas ça parce qu'elle porte une plume, non, parce qu'elle a des traits indiens.
« -Est-ce que tout va bien ? me demande-t-elle avec de grands yeux, attendant que je lui réponds quelque chose. »
Et ses yeux ! Je ne sais pas comment elle fait mais j'ai l'impression qu'ils changent perpétuellement de couleurs.
« -Ha euh oui, oui tout va bien, c'est pas grave.
Ouf j'ai eu une de ces peurs ! En général ce n'est pas dans mes habitudes de claquer la porte au nez des gens. Je suis vraiment désolée. Ah mais tu dois être la nouvelle locataire de l'immeuble, je ne t'ai jamais vu ici. Me dit ma voisine plus sous la forme d'une affirmation qu'une question.
Ouai, avec mon père. Dis-je tout simplement. »
Je fronce les sourcils, cette fille émane une aura assez puissante. Elle n'est pas normale. Pourtant elle ne semble pas pour autant vouloir m'attaquer comme l'aurait fait un monstre. Une demi-déesse peut-être ? Je n'en sais strictement rien et ne pas savoir est vraiment énervant pour moi. Un petit coin de ma tête me titille, me disant qu'il faut trouver, qu'il faut savoir.
« -Ah ok, tu veux qu'on fasse une partie du chemin ensemble puisque que le collège et le lycée ne sont pas loin ? Au fait je m'appelle Piper et toi ?
-Annabeth. Si tu veux on peut faire tout le chemin ensemble même, je vais aussi au lycée. Dis-je comme si on se connaissait depuis notre plus tendre enfance.
-Alors c'est parfait ! dit-elle comme si on venait de passer un marché, ce qui en un sens en est un. »
Le reste du chemin n'est pas si terrible que ça puisque j'ai Piper pour me changer les idées. Elle est de bonne compagnie et me parle comme si on se connaissait depuis longtemps. Enfin peut-être que le chemin ne va pas se passer tranquillement. Je sens la tension monter comme à chaque fois qu'un monstre va apparaître devant moi.
« -Va-t-en, dis-je d'un ton qui se voulait dur. »
A mon grand damne Piper ne bouge pas d'un pouce. Je ne peux plus attendre et commence à sortir de ma chaussure le poignard que Luke m'avait offert. Ma nouvelle amie me regarde comme si elle avait vu un revenant mais heureusement que j'avais eu se réflexe, sans ça on serait sans doute morte et enterrées. Une drakaina est sortie de l'ombre pour nous attaquer. Je pare son attaque avec un peu trop de facilité. Ce doit être une novice, c'est ma chance. Je cherche au plus profond de mes souvenirs pour me rappeler la technique que m'avait enseigné mon meilleur ami, Luke. Je n'ai pas le temps de penser à lui. Nos armes se croisent et je tourne le plat de ma dague et envoie l'épée de mon adversaire valser à l'autre bout de la rue. Elle sait que sa fin et proche, elle me regarde d'une façon suppliante pour que je l'épargne. Je n'ai aucune compassion pour les monstres. Je l'achève en plantant mon poignard dans son ventre et elle disparaît dans un nuage de poudre dorée. Une bonne chose de faite.
Je me tourne vers Piper, m'attendant à ce qu'elle s'enfuit en courant comme quelqu'un de sensé l'aurait fait. Mais non, elle reste là sans rien dire, le regard dans le vide.
« -Piper…commence ai-je.
-Est-ce que tu es une demi-déesse ? Me demanda-t-elle en un souffle, me coupant la parole. »
Je la regarde les yeux exorbités. Je crois bien que elle aussi.
« -Toi ? Dis-je d'un ton un peu trop dur pour les circonstances. »
S'en suit un combat du regard. Personne jusqu'à maintenant n'a su me défier plus de deux minutes. Piper y comprit.
« -Oui »
Je souffle, mes épaules se détendent doucement. Ce n'est pas une ennemie mais une amie.
« -Moi aussi.
-Alors comment se fait-il que je ne t'ai jamais vu à la colonie ? Me demanda-t-elle innocente. »
Je tressaillie à cette question, les souvenirs de mon arrivée me revenant quand j'étais jeune, trop jeune.
-Ne dit rien à personne. Pas même à ton petit copain et encore moins à Chiron. »
Elle me regarde d'un façon étrange, sûrement du au fait que je viens de citer Chiron mais à ma grande surprise me répond :
« -Je ne dirais rien, du moins pas pour l'instant. Dit-elle sceptique, se demandant sans doute jusqu'à quand elle compte garder le secret.
-Merci »
Je sors de la ruelle, Piper sur les talons. Nous marchons encore quelques minutes en silence et arrivons devant le lycée. Je perçois d'autres puissances, certaine plus que d'autre mais je les sens bel et bien. Piper le remarque et me dit tout simplement :
« -Je ne suis pas seule ici. »
