Un Noël chez les Cullen

Disclaimer : Rien à moi, tout à S. Meyer. Sauf le thème !

Je tiens à remercier tous les lecteurs de cette fanfic : ceux qui m'ont laissé des reviews, ceux qui m'ont mise en Story Alert, ceux qui m'ont ajoutée en Favorite Story, et ceux qui ont lu mais qui n'ont rien fait. Merci à tous. C'est vraiment plaisant d'écrire et de voir que vos histoires plaisent au public. Mais c'est aussi flippant puisque maintenant j'ai trop la pression et j'ai peur de vous décevoir chers lecteurs ! Snif…snif… ! Ensuite, toutes les réponses aux reviews sont à la fin. J'aurais aimé vous répondre individuellement, mais le fait est que je n'arrive toujours pas à manier ce site pleinement.

Trêve de bavardages. Étant donné que je passe mon bac de français (hé oui ! je suis en première S !) pendant tous le mois de Juin, je serai dans l'incapacité de poster un chapitre avant le mois de Juillet. Je m'excuse donc de l'attente que je vous ferai subir. Je sais que ce n'est pas cool, mais il faut que je révise intensivement.

Sinon lecteur, bonne lecture à tous !

Chapitre 2 : Entre décorations et traditions

Bella's pov

Aujourd'hui était mon premier véritable jour chez les Cullen. A mon arrivée la veille au soir, Alice et Emmett m'avaient sauté au cou. Alice s'était mise à me raconter tout un tas de choses qu'elle semblait avoir prévu pour moi durant ces dix jours. J'avais à peine compris tout ce qu'elle m'avait dit. J'étais juste effrayée à la perspective qu'on me laissât seule avec elle. Heureusement, Carlisle, Esme et Edward étaient venus me tirer de l'enfer aux cheveux sombres. Ils m'avaient montré ma chambre et Edward m'avait aidé à m'installer. La pièce où je dormirais pendant mes dix jours de séjour était tout simplement somptueuse. Certes elle ne comportait pas de façade en verre comme à certains endroits de la maison, mais elle demeurait tout de même magnifique. J'avais d'ailleurs soupçonné Esme de m'avoir donné cette chambre pour maintenir le peu d'intimité que j'aurais ici – il fallait l'admettre, les enfants Cullen ne me laisseraient pas tranquille plus d'une heure. La chambre était dans des tons clairs et harmonieux. Un lit, moelleux et confortable – je savais de quoi je parlais étant donné que j'y avais passé la nuit dernière −, se tenait au centre sur le mur du fond encadré de deux tables de chevet surmontées de lampes respectant l'harmonie des couleurs. Je devais descendre quelques marches d'escaliers pour accéder à un petit salon comportant une table basse entourée d'un canapé et de deux fauteuils en velours. Un écran plat était fixé au mur face au canapé. Il y a avait également une double porte vitrée qui donnait l'accès à un petit balcon avec un mobilier d'extérieur. En cherchant la salle de bain hier soir, j'avais découvert la présence d'une salle de bain adjacente à la partie où se trouvait mon nouveau lit. Une baignoire chique se tenait au centre de la pièce. Les toilettes étaient recluses dans un coin et deux lavabos lui faisaient face de l'autre côté de la pièce, épousant la forme de l'angle. Au dessus d'eux se tenaient des miroirs dont le cadre était orné de somptueux motifs. Les couleurs beige et bleu pastel étant les couleurs thèmes, des serviettes de ces deux couleurs avaient été posées sur un présentoir non loin de la baignoire. Un meuble s'accordant au reste de la pièce était figé contre un des murs. Elle était belle cette salle de bains, surtout comparée à la mienne.

Je revins à mes esprits en observant le temps par la fenêtre de la chambre. Il ne pleuvait pas mais un ciel couvert faisait front au dehors. Je descendis au rez-de-chaussée rejoindre mon beau vampire. En approchant de la cuisine, mon odorat repéra une odeur particulièrement étrange pour une cuisine appartenant à une famille de vampire. Ça sentait le pain brioché et le chocolat chaud. J'en avais l'eau à la bouche. Ça sentait vraiment bon. Alors que je me demandais qu'est-ce que ces vampires avaient encore fait pour moi – car j'étais à peu près certaine que ce que j'avais senti ne correspondait pas du tout à leur régime alimentaire −, je sursautai brusquement lorsqu'Edward apparut furtivement dans mon dos. Il m'enlaça passant ses bras sous les miens et se collant à mon dos. Il déposa un baiser au creux de mon cou et murmura à mon oreille quelques mots. Je frissonnai de plaisir une nouvelle fois.

- Bonjour mon amour, avait-il chuchoté de son beau ténor.

- Bonjour Edward.

Je me retournai pour lui faire face sans pour autant me libérer de son emprise. Et doucement, je laissai mes lèvres se poser sur les siennes. Nous fûmes cependant interrompus par Esme qui pénétra dans la pièce. Elle semblait joyeuse et ravie de me voir, si bien que lorsqu'Edward me lâcha, Elle me prit aussitôt dans ses bras. J'aimais bien Esme. Et bien qu'elle soit un vampire, elle émanait une sorte de chaleur très accueillante.

- Bonjour Bella, dit-elle avec un radieux sourire. As-tu bien dormi ?

- Oui Esme, à poings fermés, répondis-je en lui rendant son sourire.

- Viens, tout le monde t'attend pour le petit déjeuner.

Je fus étonnée lorsque la mère Cullen me tira vers la cuisine. J'eus quand même la possibilité d'interroger Edward du regard. En guise de réponse, j'eus droit à son sourire cachotier. Et lorsque j'entrai dans la cuisine, toute la famille Cullen était déjà présente. Ils me dirent tous bonjour tout en continuant leur occupation. Carlisle était assis en tête de table, les jambes croisées, lisant le quotidien de Forks. Rosalie préparait différents plateau de nourriture sur le plan de travail. Emmett l'aidait en essayant de ne pas faire de bourdes. Alice finissait de dresser la table. Jasper pressait de belles oranges avec entrain. Je fus touchée par tant d'attention. Les Cullen étaient vraiment des gens agréables. Edward me poussa un peu en avant voyant que je n'avançais plus. Puis voyant que tout le monde commençait à se rapprocher autour de la table, je suivis le mouvement. En bon gentleman, mon vampire tira une chaise où il m'invita à prendre place. Edward… C'est alors que je remarquai qu'il n'y avait qu'un seul couvert sur la table, juste en face de moi. Je regardai autour de moi. Tout le monde avait les yeux rivés sur moi. Je rougis légèrement, ce qui sembla amuser Edward. Je lui lançai un regard noir avant de m'adresser aux autres Cullen :

- Je vous remercie beaucoup mais il ne fallait vraiment pas, dis-je gênée.

- T'inquiète Belliswan ! dit Emmett joyeux. Ça ne nous a pas du tout déranger.

- Oui c'est vrai, approuva Alice qui ne tenait pas en place. Les garçons sont allés faire quelques courses pour ta nourriture. Rosalie a tout préparé. Jasper a fait du jus d'orange fraîchement pressées. En bref, tout le monde y a mis du sien.

- Et puis Bella, tu fais partie de la famille, ajouta Carlisle avec un magnifique sourire qui ne laissait pas voir ses dents. Et dans notre famille, c'est tout à fait normal que les autres se démènent pour l'un d'entre nous.

- Merci beaucoup.

Il y eut un moment de silence avant que je ne reprenne sur un autre sujet qui – je l'avoue – me titillait depuis un petit moment.

- Dites-moi, commençai-je, comment fêtez-vous Noël ?

Je ne savais pas pourquoi et ce que j'avais dit de drôle, mais tous les Cullen se regardèrent et éclatèrent de rire. Et encore une fois, je ne savais pas pourquoi, mais je me sentais vraiment idiote d'avoir posé cette question. Maintenant, tous me regardèrent avec un air amusé.

- Tu veux vraiment le savoir ? demanda Jasper en haussant les sourcils.

- Oui.

Ce fut le chef de la famille Cullen qui me répondit.

- Disons que nous fêtons Noël comme toutes les familles, mais à notre façon, dit-il. Nous décorons toute la maison, ainsi que les bois environnants.

- Mais pour le réveillon… ?

- Nous avons une tradition, expliqua Carlisle toujours en souriant. Nous faisons comme les humains, version vampire.

- Je ne comprends toujours pas, dis-je perplexe.

- Disons que les humains font un grand dîner, poursuivit-il, et nous faisons pareil. Nous partons le soir du vingt-quatre, et nous faisons notre festin toute la nuit avec le meilleur de ce qu'on aime comme animal.

- En clair c'est une grande partie de chasse familiale, ajouta Edward en me souriant.

- Écœurer Bells ? fit Edward en ricanant bêtement.

- Chacun ses coutumes ! répondis-je.

Après tout, j'allais bientôt devenir un vampire Cullen. Mieux valait que je me fasse à leurs traditions dès à présent. J'adorais cette famille. Même en étant vampires, ils ne faisaient jamais rien comme les autres et essayaient toujours de se rapprocher de l'humanité. Perdue dans mes pensées, une idée me vint alors à l'esprit. En y repensant bien, je me sentais comme un parasite, un boulet.

- Mais en m'acceptant ici, je gêne votre tradition, fis-je sur un ton chargé d'excuses en baissant la tête vers mon assiette que j'avais rempli quelques minutes auparavant.

- Tu rigoles Bella ! s'exclama Alice en arborant une mine outrée. Nous sommes ravis de t'avoir parmi nous même si ça bouleverse un peu nos habitudes.

- Et puis un peu de changement dans cette maison ne serait pas du luxe, fit Rosalie sur un ton désinvolte en rejetant quelques mèches de cheveux en arrière.

- Rosalie a raison, approuva son frère blond.

- Tu vas voir Bella, on va bien s'amuser ! s'écria Emmett qui ricanait comme un dément.

Pourquoi cette phrase d'Emmett me faisait-elle peur ? Ça ne présageait rien de bon. Dans quoi m'étais-je embarquée ? Franchement. Entre Alice qui passerait son temps à essayer de me relooker, Emmett qui me ferait subir tout un tas de blagues idiotes. Et bien que mes rapports avec Rosalie se fussent nettement améliorés, je savais qu'elle ne voulait pas me voir devenir un vampire. Donc tant que nous n'aborderions pas ce sujet, tout irait bien. Je ne m'inquiétais pas trop de Jasper puisqu'il était toujours calme chaque fois que je le voyais – enfin sauf la fois où il avait essayé de me tuer, mais je lui avais pardonné car ce n'était pas de sa faute. De toutes les façons, je passerais mon temps dans les bras de mon prince vampire. Edward… Et puis, il y aurait Carlisle et Esme pour rappeler les autres à l'ordre. Je fus soudainement tirée de mes songes par Edward :

- Tu ne manges pas mon amour ?

- Si si, fis-je en le regardant dans les yeux.

- A quoi pensais-tu ?

- Pas à grand-chose, répondis-je en lui faisant mon plus beau sourire. Quel est le programme pour aujourd'hui ? demandai-je en me retournant vers le reste de la famille Cullen.

- Que diriez-vous de décorer la maison les enfants ? proposa Esme.

- Oh oui ! s'exclama brusquement Alice qui s'était levée et avait renversé sa chaise au passage. J'ai déjà tout un tas d'idée ! On va…

- Alice s'il te plaît, ne commence pas, dit Carlisle sur un ton suppliant.

La petite fée ténébreuse – comme j'aimais l'appeler – remit sa chaise en place et se rassit avec une mine boudeuse. Jasper, qui était assis à côté d'elle, la prit dans ses bras et lui murmura quelque chose à l'oreille que je ne pus entendre. Le comportement d'Alice changea et son visage se détendit en retrouvant son calme habituel. Cette réaction d'Alice provoqua chez moi un petit fou rire. Tout le monde me regardait mais je m'en moquais. J'avais l'habitude à être la seule à réagir différemment. Depuis le temps qu'ils me connaissaient, ils devaient quand même me trouver bizarre parfois. Mais en même temps, leur conception du bizarre et la mienne étaient totalement différentes. Donc je ne me souciai point de ce qu'ils pouvaient bien penser de moi à cet instant.

- Il nous faut un sapin, annonça Carlisle qui avait pris l'opération en main. Emmett, tu t'en chargeras. Tu iras tout à l'heure dans la forêt et tu en prendras un qui soit beau mais pas trop grand, de manière à ce qu'il tienne parfaitement dans le salon.

- Oui chef !

- Jasper et Edward.

- Oui ?

- Vous vous occuperez des guirlandes lumineuses, assigna Carlisle. Les filles, avec ma chère et tendre Esme, vous vous occuperez de la décoration intérieure.

- Tout le monde a compris sa tache ? questionna Esme à sa famille.

- Let's go ! s'exclama Emmett en signe d'approbation.

Ils se levèrent tous de la table et partirent chacun dans une direction. Moi, je restai assise sans bouger. Au cours de la nuit, quelque chose m'était venu à l'esprit. Je m'en étais souvenu il y a seulement quelques minutes auparavant. Mais il fallait avant tout vérifier mes hypothèses, et seul Carlisle serait en mesure de répondre à mes questions et de m'aider si mes hypothèses s'avéraient fondées. Seulement, celui-ci avait certainement regagné son bureau avant d'aller aider les garçons. C'était donc la direction de la pièce où se trouvait le père Cullen que je pris. Sur le chemin, je fus interpelée par Alice. Je lui dis que je viendrais les rejoindre dans quelques minutes, et grimpai les escaliers. Une fois arrivée devant la porte derrière laquelle je savais le bureau de Carlisle, je m'arrêtai. Je frappai trois coups et attendis qu'il me priât d'entrer. Ce ne fut pas long et je poussai la porte. A mon avis il savait que j'étais là avant même que je n'atteignis la porte, il avait juste voulu me laisser cogner au bois pour la forme – tel que je connaissais le docteur. Quand j'entrai, il interrompit son occupation et m'invita à m'asseoir. Il me scruta poliment avec un air interrogateur.

- Que puis-je pour toi Bella ? me demanda-t-il gentiment.

- A vrai dire, j'ai quelques questions à vous poser, chuchotai-je.

- Vas-y Bella, je t'écoute, m'intima-t-il.

- Je voudrais savoir si les vampires peuvent manger de la nourriture humaine ? demandai-je avide de réponses.

- Oui, bien sûr.

- Ce n'est pas néfaste pour vous ? m'exclamai-je étonnée.

- Non mais cela ne nous est d'aucune utilité de consommer de la nourriture humaine.

- Mais ça ne vous reste pas sur l'estomac ? dis-je gênée.

Je ne savais pas comment formuler ça. Cette façon m'avait simplement semblé la meilleure. J'attendis sa réponse le regardant droit dans les yeux.

- Les vampires ont deux liquides qui circulent dans leur veine, m'expliqua-t-il, le sang et un acide. Cet acide a plusieurs propriétés. C'est lui qui nous sert à transformer les humains en vampires comme tu le sais déjà, et il dissout toute substance…on va dire ʺ illicite ʺ qui n'est pas nécessaire au corps d'un vampire, ce qui est le cas de la nourriture humaine. La nourriture nous reste un moment sur l'estomac mais elle finit par disparaître.

- D'accord. Mais le goût de la nourriture est différent pour vous n'est-ce pas ?

- En effet, nos papilles gustatives décuplent les goûts, mais ça reste tout de même fade pour nous. Je ne saurai correctement te le représenter.

- Ne t'inquiète pas Carlisle, dis-je reconnaissante, j'ai parfaitement compris ce que tu voulais dire.

- Tant mieux alors, dit-il en affichant un large sourire.

- Euh Carlisle ? fis-je avec un petit sourire. Il y a autre chose que je voudrais te demander.

- Oui ?

- A vrai dire, je voudrais préparer…comment dire…, réfléchis-je un instant, une sorte de cadeau pour toute votre famille. Et je crois que tu es le seul à pouvoir m'aider. Mais vu que je soupçonne tout le monde d'écouter notre petite conversation en particulier Edward, je préfère t'écrire mon idée sur papier et tout t'expliquer par écrit.

- Effectivement, si tu veux que ce soit une surprise, mieux vaut que tu m'écrives tout sur papier ! fit-il en riant.

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Lorsque mon entretien avec Carlisle fut terminée, nous descendîmes tous deux rejoindre les autres. Ceux-ci étaient rassemblés dans le salon. Ils nous regardèrent curieusement comme si nous étions des espèces inconnues sur Terre. Leur regard passait de Carlisle à moi. C'était très embarrassant, si bien que je recommençai à rougir. Je baissai la tête pour essayer de me défaire de leur regard inquisiteur. Carlisle, lui, était plutôt amusé par la situation. Toutefois, il paraissait attendre quelque chose. Je l'observai, puis j'observai les autres, et je compris quand Alice s'écria :

- Qu'est-ce que vous mijotez tous les deux ? C'est quoi cette surprise dont vous parliez il y a quelques minutes ?

Elle était prête à bondir sur nous. La curiosité semblait provoquée une hyperactivité terrifiante chez elle. La petite fée ténébreuse sautillait dans tous les sens et n'arrêtait pas de bouger. Même Jasper n'arrivait pas à la calmer. Elle semblait devenue totalement folle. Puis sans que je n'eusse le temps de la voir s'approcher, elle était au sol, agrippée à mon jean sur lequel elle tirait.

- Pitié Bella ! supplia-t-elle au bord de la crise. Dis-moi ce que c'est. Pitiééé ! Bella s'il te plaît ! Je te laisserai tranquille si tu veux ! Je n'essayerai plus de te relooker ! Mais pitié dis-moi ce que c'est, je t'en supplie.

La proposition était assez tentante mais je refusai quand même. Je voulais que ça reste une surprise. Elle tira mon pantalon de plus belle. J'avais de plus en plus peur. Jamais je n'avais vu Alice dans un tel état. C'était aussi surprenant que terrifiant. Heureusement, Jasper s'approcha et essaya de me libérer de l'emprise de sa compagne. Il y arriva tant bien que mal, non sans qu'Alice eut réussi à arracher un bout de mon pantalon. Jasper m'adressa un regard d'excuse avant de prendre Alice et de disparaître. D'accord. Je n'avais jamais vu quelqu'un réagir de la sorte. Même à la télévision ! Et maintenant que j'y pensais, il n'y avait qu'Alice pour adopter un tel comportement.

Esme s'avança vers moi doucement voyant mon état de choc et posa une main maternelle sur mon bras. Elle s'adressa à moi avec douceur et tendresse mais également avec une certaine inquiétude dans la voix :

- Bella. Est-ce que ça va ?

- Oui je crois, répondis-je encore sous le choc. Mais elle réagit souvent comme ça lorsqu'on lui cache quelque chose ?

- Ça lui arrive en effet, dit Esme avec un sourire d'excuse.

- Je dois m'en inquiéter ?

- Non Bella, elle se calmera, ne t'inquiète pas, me rassura-t-elle légèrement.

Je soupirai longuement. Je devais avouer que j'avais vraiment eu peur. Ce n'était pas tous les jours que quelqu'un se jetait sur un vous, agrippait votre pantalon et le déchirait lorsqu'on essayait de détacher cette personne de vous. Je m'excusai quelques instants auprès de ma future famille avant d'emprunter les escaliers pour regagner ma chambre. Il fallait que je me rafraichisse le visage et que je change de bas. Je redescendis quelques minutes plus tard pour me joindre aux autres. Tout le monde était retourné à son occupation et personne ne se souciait plus de moi – du moins en apparence. Carlisle et Edward s'occupaient des lumières à l'extérieur, Emmett n'était toujours pas revenu, je supposai Jasper en compagnie d'Alice, et Esme et Rosalie décoraient maintenant l'escalier. Je me joignis à celle-ci.

Deux heures plus tard, tous avaient terminé leurs taches et Emmett était revenu ramenant avec lui un très beau sapin sur son épaule. Il l'installa dans le coin idéal – à mon humble avis – dans le salon. Jasper était revenu en compagnie d'Alice. Cette dernière avait l'air de s'être calmée. Son compagnon la poussa vers moi, et mon premier réflexe fut de reculer de deux pas. Tout le monde éclata de rire, sauf Emmett, et Alice se mit à bouder avant de se décider à dire :

- Excuse-moi Bella pour mon comportement de tout à l'heure, dit-elle presque à contrecœur.

- Ce n'est rien Alice, dis-je gentiment.

- Mais tu dois me comprendre Bella, tu…, commença-t-elle à débiter rapidement.

Jasper l'interrompit immédiatement en la prenant dans ses bras et en mettant sa main sur sa bouche. Elle se calma instantanément.

- Désolée, fit-elle comme une enfant prise en faute.

- J'ai raté un épisode ? fit Emmett abasourdi.

- Je te raconterai plus tard mon beau grizzly, dit Rosalie avec ce ton affectueux qu'elle réservait à son amoureux. Tu as fait du bon travail, il est magnifique ce sapin.

Elle lui murmura quelque chose à l'oreille que je n'entendis pas, mais ça fit bêtement sourire Emmett. Edward, lui, avait décoché une grimace. Il avait dû entendre leurs pensées. Le pauvre. Je n'osais même pas imaginer ce qu'il y avait vu. Esme venait d'annoncer que nous allions maintenant décorer le sapin, tous ensemble. L'arbre touchait presque le plafond et ça nous prit deux heures pour pleinement le décorer. A la fin, il ne nous manquait plus qu'à mettre l'étoile au sommet.

- Qui va mettre l'étoile cette année ? demanda Emmett.

- Bella ! s'écria Alice joyeusement.

- Oui cela me semble une bonne idée, approuva Esme.

- Ce sera donc Bella, trancha Jasper.

Sans que je n'eus dit un mot, on me hissa sur les épaules d'Edward. Celui-ci me tenait fermement mais avec modération pour ne pas me faire mal. Je commençai alors à accrocher l'étoile, jusqu'au moment où :

- Bella, attention une araignée au dessus de ta tête ! cria Emmett en pointant du doigt au dessus de moi.

Je m'affolai très rapidement. Je bougeai dans tous les sens si bien qu'Edward avait grande peine à me maîtriser. Je passai mes mains dans mes cheveux comme une folle tout en n'arrêtant pas de hurler. Le spectacle était vraiment horrible. Et puis tout d'un coup, je me sentis tomber dans le vide. Je m'arrêtai de crier et de gesticuler. Mais heureusement, mon prince charmant vint à ma rescousse et me rattrapa de justesse. Je me retrouvai donc dans ses bras, toute rouge et mon visage ruisselant de larmes. J'entendis Emmett rire et Rosalie lui crier dessus. Edward me déposa sur le canapé et alla prendre la relève de sa sœur. Il s'approcha tellement dangereusement d'Emmett que Carlisle et Jasper vinrent se poster à côté d'Edward, une main de Carlisle sur le torse d'Edward.

- C'est pour ça que tu riais intérieurement comme un dément depuis un petit moment ? cria Edward furieux. Mais t'es malade ! Mais merde Emmett ! Elle aurait pu se faire mal dans toute cette histoire !

- Du calme Edward, dit Emmett toujours hilare, ce n'était qu'une blague.

Cette fois-ci, Carlisle et Jasper tinrent carrément Edward par les bras pour l'empêcher de bondir sur Emmett pour le frapper. Mon amoureux semblait hors de lui. Pendant ce temps, Esme, Alice et Rosalie étaient rassemblées autour de moi essayant de me réconforter. Mais la dispute reprit de plus belle.

- Une blague ! Me calmer ! ME CALMER ! hurla un Edward hors de lui. Tu as vu dans quel état est ma pauvre Bella ? Espèce de connard !

- Ça suffit Edward ! intervint Esme qui s'était rapprochée des garçons. Modère un peu ton langage ! Quant à toi Emmett, ton attitude est vraiment irresponsable ! Comment peux-tu te montrer aussi bête ? Bella aurait pu se blesser. Tu vas lui faire des excuses immédiatement. Et toi Edward, tu te calmes. Ça va, elle n'a rien. Il y a eu plus de peur que de mal.

- Et après, Emmett tu viendras avec moi dans mon bureau qu'on ait une petite discussion, dit sévèrement Carlisle qui avait lâché Edward.

- Oui Carlisle.

Emmett se dirigea vers moi et me présenta ses excuses. Mais je fus incapable de dire un mot. Après, il suivit son père à l'étage, la tête baissée. Il avait jeté un petit regard en direction de Rosalie, mais celle-ci avait détourné la tête. Le fait qu'Emmett savait que j'avais une peur bleue des araignées remontait à une de mes précédentes visites chez les Cullen. Nous n'étions que quatre ce jour-là : Rosalie, Emmett, Edward et moi. Et alors que nous regardions un film, j'avais vu une de ces affreuses bêtes se promener un des murs. Bien sûr je n'avais pas réagi comme aujourd'hui car elle était assez loin de moi, mais j'avais quand même eu assez peur pour attirer leur attention.

Edward revint vers moi avec un chocolat chaud qu'il semblait avoir préparé lui même. Il me tendit la tasse et je le remerciai. Ses sœurs nous laissèrent seuls un instant. Il s'agenouilla à mes côtés et prit ma main entre les siennes. Qu'il était mignon lorsqu'il s'inquiétait pour moi ! Je bus une gorgée de son breuvage. C'était infect. J'essayai pourtant de ne pas le montrer. Heureusement qu'il n'était pas cuisinier. Malheureusement, il fallut qu'il me posât la seule question à laquelle je n'aurais pas aimé répondre :

- Il est à ta convenance le chocolat chaud ?

- Pour être honnête, fis-je avec le plus de tact possible, tu devrais prendre de sérieux cours de cuisine.

A mon grande surprise, il éclata de rire.

- Qu'y a-t-il de si drôle ? le questionnai-je les sourcils froncés.

- Disons que je m'en doutais un peu. Sinon, toi ça va ?

- Oui nettement mieux. Esme et tes sœurs se sont bien occupées de moi. J'ai eu une de ces frayeurs Edward.

- Je sais mon amour, et je ferai en sorte que ça ne se reproduise plus. Je te le promets.

Il se pencha et déposa un doux baiser sur mes lèvres. Je me réchauffai instantanément. Edward. Je réfléchissais au nombre de filles qui tueraient pour être à ma place. Et selon moi, ça en faisait beaucoup. Je savourai pleinement cet instant. Puis Edward me ramena à la réalité.

- Je t'assure que lorsque je tiendrai Emmett sans que Carlisle soit là, ça chauffera pour lui.

- Moi aussi, j'aimerais bien me venger Edward, mais pas comme ça.

Je lui fis un regard entendu, et je sus qu'il avait compris puisqu'il me fit un large sourire.

Le reste de la journée se passa sans encombre. Toute la maison avait été décorée et le résultat était magnifique comme tout ce qui touchait les Cullen. De plus, les guirlandes lumineuses donnaient un aspect magique et féérique à la maison. Les garçons avaient vraiment fait du bon boulot. Tout le monde avait fait du bon boulot. La journée se termina, et Edward vint me rejoindre dans ma chambre pour mettre au point l'opération ʺ vengeance Emmett ʺ.

RaR

Lapiaf83 : Merci.

Satozuki : Et moi j'ai hâte d'écrire la suite !

Alliecullen4ever : Moi aussi, Alice me ferait très peur. D'ailleurs, dans ce chapitre, on peut encore le voir. Mais je pense que je peux faire pire (du moins j'essayerai).

LAurA0908 : Ô ! Tant de compliments. J'espère ne pas te décevoir pour la suite.

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