Auteur : Luinil Azurétoile

Base : Hikaru no Go Xover réalité.

Genre : Heuuuu… Vous êtes vraiment sûr d'en vouloir un ? Bon, ok ! Délire total, alors ! Total et hystérique. =.=

Disclaimer : ( Haaaan… Qu'est-ce que je peux détester ce truc… Mais bon, quand y faut, y faut ! )

Luinil, voix ânonnante : Les-persos-de-HikaGo-ne-sont-pas-à-moi… ( Ayé, c'est fait. T.T )

C'est dommage quand même, j'aimerais beaucoup en avoir certains sous la main… ¤ bave copieusement ¤

En revanche, étant donné que Rin est à moi, on touche pas sans permission ! Hin hin hin !

Avertissement : Pour ceux qui ont pas vu toute la série, SPOILERS !!!!

Reviews :

Naera : Je sais pas si elle sera super, lol, mais elle sera débile. Ça, je peux te l'assurer ! XD

S'L.I.A : Tu veux bien me le prendre en pension ? C'est vrai ? ¤ chibi eyes tout mouillés ¤ Marciiiii ! ¤ part en trottinnant, et braille comme un veau dans tout l'appart ¤ SAI-CHOUUUUU ! VIENS PAR-LA, FAUT QUE JE TE PARLE D'UN TRUUUUUC !!!! Hin hin hin…

Notes techniques : Les paroles en italique, c'est virtuellement "en français dans le texte", mdr.

Et celles entre ¤…¤, correspondent aux conversations mentales avec Saï. Valà, maintenant, vous êtes parés, yerk, yerk, yerk !

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Chapitre 1 : Welcome into my world.

- SAI ! QU'EST-CE QUE TU FOUS LA !!??!! je braille de toutes mes forces.

¤ KYAAAAA !!! ¤ hurle le fantôme d'un air paniqué, et s'éloignant précipitamment de moi.

Puis on se tait tout les deux, et on se regarde fixement. En silence. Je cligne des yeux plusieurs fois, pas tout à fait sûre de moi.

Pourtant, c'est bien Saï. LE Fujiwara no Saï. Son kimono blanc, ses longs cheveux noirs, son teint de porcelaine.

Saï… En vrai fantôme et tout…

……

COMMENT ÇA EN VRAI FANTOME ??!! C'EST QUOI CE DELIRE ???!!!!

Je regarde vivement autour de moi, et mon affolement monte de 100 sur mon échelle de 10 en un temps plus que record : Je suis plus chez moi ! Pfft ! Fini mon petit appart ! OU C'EST QUE CHUIS TOMBEEEE !!!!!

- AAAAAAAAH !!!!!

C'est la panique totale.

Mon cri de terreur est repris par un Saï encore plus paniqué que moi. Très dur pourtant, parce que personnellement, c'est le plus gros coup de flip de toute ma vie !

- AAAAAAAAAAH !!!!! qu'on hurle à l'unisson en courant chacun dans toute la pièce où j'ai atterri.

Puis je m'arrête d'un coup.

Rester ZEN ! SURTOUT ne plus PANIQUER !!!!

Je regarde à nouveau autour de moi.

Oh là là !!! J'en ai vraiment trop des raison de paniquer !!!! … BON ! Prenons les choses dans l'ordre, ET par petits bouts ! Tout d'abord… tu es OU ?!

Coup d'œil circulaire.

Je suis dans un salon. Celui d'un appartement, on dirait puisque la porte sur ma gauche laisse entrevoir une chambre. A ma droite, y'a une cuisine du genre de celle d'une chambre étudiante.

De ce côté-là, je suis pas dépaysée.

Le "mur" en face de moi, est en fait une baie vitrée. Le balcon derrière n'est pas très large, mais il est là quand-même.

Mmmh… Ce qui semble être la porte d'entrée est dans mon dos. Ce qui veut dire que la seconde porte à ma gauche devrait être la salle de bain.

Je vais vérifier, des fois que… mais non ! C'est bien ça.

Je reviens dans le salon.

Saï y tourne toujours en rond, en criant tout ce qu'il sait. J'ai l'impression qu'une énorme goutte de sueur me glisse le long de la tempe…

Misère… Je suis carrément pas sortie…

- Heu… Saï ? Tu pourrais t'arrêter deux minutes, s'il te plait ? je demande d'une toute petite voix.

Et vu comme il hurle, forcément, il risque pas de m'entendre. Mais bon ! Etant donné que je suis en train de me RE-PAYER un bon coup de flip, le fait que Saï tourne en rond dans le salon, je m'en fous un peu, voyez-vous.

Parce que ma phrase, là, maintenant, tout de suite : Ça ne ressemblait EN RIEN à du FRANÇAIS !!! MAIS ALORS CARREMENT PAS !!!!!

Immense effort de contrôle personnel pour ne PAS péter un câble !

Je viens de parler japonais. Pire que ça ! J'ai parfaitement COMPRIS ce que je disais !

Est-ce que QUELQU'UN pourrait m'expliquer, RATIONNELLEMENT tant qu'à faire, comment MOI, qui n'ai jamais fait de japonais de toute ma vie, JE ME RETROUVE A LE PARLER ET A LE COMPRENDRE COURAMMENT !!! HEIN ?! C'EST DANS LES CORDES DE QUELQU'UN, CE GENRE D'ENIGME !!??!!

Cette fois, s'en est trop ! Non seulement je vais virer folle à enfermer dans la seconde qui vient, mais ce foutu fantôme commence à me taper sérieusement sur le système. Je hurle comme jamais :

- SAI !!! STOP !!!! TOUT DE SUITE !!!

Là, pour le coup, comme je braille plus fort que lui, il se fige net. Et il me regarde d'un air sidéré.

Miracle ! Deux secondes de silence complet.

Pitié, mes nerfs, ne me lâchez pas tout de suite, le canapé est à deux mètres.

Je me traîne pathétiquement jusque là, et me laisse tomber sur le divan, me prenant la tête à deux mains.

Arrêter de trembler. Il faut arrêter de trembler. Connecter deux neurones et réfléchir.

Réfléchir à quoi, patate ! se marre ma foutue partie logique. Si tu réfléchis à quoi que ce soit, tu vas aller sauter par la fenêtre direct !

……

Manquerait plus que je sois au rez-de-chaussée, et ça serait le pompon !!!

¤ Ano… Sumimasen… Comment… vous savez qui je suis ? ¤

J'ai un geste énervé des mains qui signifie clairement : "Stop ! Deux secondes !"

Pas besoin de vérifier pour savoir que Saï bat légèrement en retraite.

Et puis, il est pas stupide non plus ! Je dois donner l'impression d'être couplée à un marteau-piqueur, tellement je tremble !

Je ramène mes genoux contre mon front, et je m'oblige à inspirer et à expirer profondément deux ou trois fois, malgré le nœud qui m'étouffe.

Bon… Ça va un peu mieux… On va laisser tomber le pourquoi du comment pour l'instant. Après tout, je suis dans un univers de manga, j'ai un fantôme vieux de deux mille ans sous le nez, POURQUOI est-ce que je ne pourrais pas parler japonais couramment, au point où j'en suis, hein ?!

¤ Jeune fille ? me demande timidement Saï. Vous allez bien ? ¤

Et là, j'éclate de rire. C'est nerveux, j'y peux rien !

Un fantôme me demande si JE VAIS BIEN ?! C'est vraiment la cerise sur le gâteau !

Vu sa tête, Saï vient de me cataloguer dans les folles à lier. Et il doit pas être très loin de la vérité en fait !

Je nage en plein délire !

Je calme tant bien que mal mon fou-rire. D'un coup, ça va vachement mieux. Je me sens plus maître de moi.

Je viens peut-être de passer le point de non-retour dans la démence, qui sait ?

Bah ! Plus rien à foutre ! Partons du principe que TOUT est parfaitement NORMAL !

Je parviens à articuler une phrase sensée entre deux hoquets moribonds de rire :

- Gomen, Saï. Ça me fait un peu trop de choses d'un coup. Te voir me demander si je vais bien alors que… ( Je passe ma main à travers lui, et une sensation glacée enserre mon bras. ) … tu es un fantôme, c'est assez ironique. Ou pathétique, au choix.

Il me rend un regard sérieux et attristé. Je soupire.

- Comment je te connais… ( Je me masse le front du bout des doigts. ) Ça va être un peu dur à expliquer. Mais après tout, vu ce que tu es, je t'en voudrais un peu si tu ne me crois pas.

Nous sommes interrompus par des coups frappés à la porte. J'hésite un instant avant de répondre.

- Haruno-san ? fait une voix masculine.

Ça doit être pour moi, aussi bizarre que cela puisse paraître. Une prononciation japonaise de mon nom de famille devrait ressembler à peu près à ça.

- Ha… Haï ?

Je me lève, et je vais entrouvrir prudemment la porte. C'est un asiatique d'une cinquantaine d'années. A peu près ma taille. Avec un sourire aimable, quoi qu'un peu inquiet.

- Tout va bien ? me demande t-il. J'ai entendu des cris.

Je bredouille pitoyablement un mensonge improvisé dans l'instant.

- Je suis désolée… Il… il y avait une araignée… Et j'ai une trouille bleue de ces bestioles… Mais ça y est… je lui ai réglée son compte… Pardon de vous avoir dérangé....

Il a l'air soulagé.

- Ne vous excusez pas… Moi-même, j'ai une peur maladive des serpents. Je sais ce que cela fait.

Mais qui c'est ce type ??!!

- Au fait, me dit-il tout à coup, j'ai bien trouvé l'enveloppe avec vos six mois de loyer…

AGRU ??!!

- … si vous avez besoin de quoi que ce soit je suis au rez-de-chaussée, le premier appartement à droite en entrant.

- Ha… haï....

Il me sourit gentiment.

- J'imagine que vous êtes encore fatiguée par le décalage horaire. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Bonne journée.

- Haï… Arigatô....

Je me fais violence pour ne pas claquer précipitamment la porte.

C'est du délire total !!!! Absolument et irrémédiablement irrationnel !!! Je dois rêver ! Ou cauchemarder ! Y'a pas d'autre explication !!!

Je me pince, presque jusqu'au sang, dans un réflexe totalement stupide.

- WAIEUUUH ! ÇA FAIT MAL !!!!

Je masse mon bras en grommelant que « Putain de merde, c'est définitivement pas un rêve. » pendant que Saï me regarde d'un air blasé.

Ouais, je suis complètement dingue ! Et alors ?! Il ferait quoi à ma place, LUI ?!

Re-soupir. Re-reprise de contrôle personnel.

Le gars, là, c'était ton concierge. Et donc ça… ( Coup d'œil circulaire au salon. ) …c'est TON appartement. Pour les six mois à venir en tout cas…

Mes jambes se dérobent sous moi, et je me mets à pleurer en silence, effondrée sur le sol.

Je compte pas rester six mois ici, moi. J'ai d'autre chose à faire. Dans MON monde ! Dans MA vie ! J'ai rien à faire ici !!!

¤ Haruno-san, me dit doucement Saï. Qu'est-ce qui vous arrive ? ¤

Et là, j'explose littéralement :

- J'EN SAIS RIEN JUSTEMENT !!! JE VOUDRAIS BIEN SAVOIR D'AILLEURS !!! QU'EST-CE TOI TU FAIS LA, D'ABORD ??!! T'ETAIS PAS CENSE AVOIR REJOINT LE CIEL OU JE NE SAIS QUOI ??!!

Il a l'air triste tout à coup.

¤ Je… je ne sais pas… je ne me rappelle pas… ¤

- Super ! je soupire. On est aussi paumés l'un que l'autre. On est bien barrés, tiens !

Il me regarde d'un air désolé. Et allez comprendre pourquoi, ça me rassure un peu. On est tout les deux logés à la même enseigne, alors je me sens moins seule d'un coup.

Je réfléchis un instant.

- Appelle moi Rin, plutôt que Haruno-san. Je préfèrerais.

Il hoche timidement la tête. J'essuie mes larmes. Et je m'attaque à un semblant d'explication :

- Bon… Pour faire simple, je viens d'un autre monde… ( Saï me regarde avec des yeux grands comme des soucoupes. ) Je sais, ça doit te paraître aberrant, mais j'ose te rappeler qu'un fantôme, c'est pas très courant non plus. De là d'où je viens, en tout cas.

¤ … ¤

Un point pour moi, on dirait.

- Et donc… dans mon monde… ( Va falloir tourner ça en politiquement correct… galère… ! ) … Certaines personnes connaissent ton histoire et celle de Hikaru… Et je fais partie de ces personnes…

Son regard s'est fait effrayé.

¤ Tu es une sorcière ??!! ¤

Je rigole doucement.

- Non, rien de tout ça. Je l'ai juste lu dans un livre.

THE gaffe. Mon fantôme favori a l'air encore plus effrayé. Et triste par-dessus le marché.

¤ Dans ton monde… je suis juste une histoire… ? ¤

Je fais un petit « oui » de la tête. Il fixe un point sur le sol avec un regard vide.

- Dans mon monde, mais pas ici… Ici, tu es bien réel. C'est moi, qui ne devrait pas l'être… Pourtant… Il semblerait bien que cet appartement soit à moi… Celui qui semble être mon concierge connaît mon nom, et il n'a pas l'air surpris de me voir… Le problème c'est que j'ignore totalement où je suis, mis à part que c'est au Japon, et surtout POURQUOI j'y suis !

On se regarde pensivement quelques instants.

- Mais je suppose que ça doit avoir un rapport avec toi. Pourquoi tu serais revenu sur Terre, sinon ?

Il hausse les épaules en silence.

¤ Tu es occidentale. De quel pays tu viens ? ¤

- France. Si ça n'a changé pas dans ce monde.

Puis je repense à la réflexion sur le décalage horaire, de "mon concierge". Ça doit donc être bon. Et j'ai dû arriver depuis très peu de temps, en plus.

Seul point positif : la "Rin" qui a loué l'appart ne devait pas encore avoir pris de points de repère. Si j'ai l'air paumée, ça fera parfaitement normal.

C'est réellement mon premier point positif de la soirée ! Ou de la journée… Je sais plus trop où j'en suis, du coup, niveau horaires.

En tout cas : c'est la fête !…… Oui, je sais, c'est pitoyable. Pas la peine de me le rappeler. Je me raccroche à ce que je peux, moi.

- Bon ! Et si on finissait le tour du propriétaire ? Puisque apparemment je vais être coincée ici pour un moment, autant voir comment est ce nouveau "chez moi".

Le sourire que me fait Saï est à la fois forcé et piteux. Un peu comme le mien, je pense.

Après un instant d'hésitation, je décide de me diriger vers la chambre, Saï sur mes talons. En arrivant dans la pièce, un immense soulagement m'envahit alors que je reconnais la peluche qui trône fièrement sur le lit : un chien brun, trop terrible, qu'une de mes amies m'avait offert pour mon anniversaire. Je m'en empare avec un petit « Viiiii !!! » hystérique. Un regard circulaire me permet ensuite de prolonger mon inspection. Avec un frémissement à la fois de joie et d'inquiétude, je constate que tout ce qui ce trouve là, m'est plus que familier.

J'ignore qui m'a amené ici, mais il avait jugé que me déplacer toute seule n'était pas suffisant, et qu'un déménagement complet de mes affaires s'imposait.

Donc, ce qui que soit a dans l'intention que je reste ici pour un bon moment.

………

………

Ça, c'est définitivement pas rassurant.

Mon regard se porte sur les étagères au-dessus du lit : tout mes mangas sont là… Sauf mes "Hikaru no Go", bien sûr. Impossible qu'ils existent dans ce monde, remarque…

J'avise ensuite un tas de feuilles en vrac sur le lit.

Ahem… La "Rin" de ce monde a l'air d'avoir la même flemme que moi au niveau du rangement.

Je me pose en tailleur sur le lit, et entreprend une étude distraite de ces papiers. Que du japonais. Dieu merci, le responsable de ce foutu transfert inter-mondes m'a dotée d'un traducteur interne de jap complet : Parlé et écrit.

…… Ne pas essayer d'imaginer les choses si IL m'avait lâché au Japon sans que je comprenne un seul traître mots à ce qu'on me raconte. C'est une très mauvaise idée.

……….

CHTOCK !

Ça, c'est le bruit de ma mâchoire qui vient de tomber sur mes genoux. Mon cerveau décide, quant à lui, de bloquer sur les quelques mots responsables de la perte de la partie inférieure de mon crâne.

Demande de la nationalité japonaise ???!!! Examen professionnel DE GO ????!!!!

- PARDON ??!!! MAIS A QUOI IL PENSE CE CON !!!!!

Sachant que je n'ai aucune idée de l'existence réelle du "con" en question. Mais bon…

¤ Tu sais jouer au Go ? me demande Saï, en lisant par-dessus mon épaule. Tu dois être forte pour tenter l'examen professionnel japonais. ¤

Je me tourne vers lui, limite morceau de banquise réincarné. Il a sa tête de fantôme mordu de Go sur le point de demander une partie : c'est à dire, avec de grands "chibi eyes" remplis d'un espoir larmoyant.

La banquise passe à l'état de flaque lamentable. Comment voulez-vous lui résister quand il vous fait une tête pareille… ? Ça me fait mal au cœur de devoir lui dire ce qu'il en est vraiment.

- Saï… Je suis que 19e kyu… Et un 19e kyu français… Je n'ai absolument pas le niveau pour passer pro. Et sûrement pas au Japon…

Saï me dévisage d'un air comique.

¤ Pourquoi tu t'es inscrite alors ? ¤

Je grogne :

- C'est pas moi qui me suis inscrite. ON m'a inscrite ! Je débarque moi, je te rappelle !

¤ Désolé… ¤

- Laisse tomber, c'est pas grave… Tu y es pour rien, de toute façon…

Silence, pendant lequel deux de mes neurones arrivent à faire un semblant de connexion, produisant une idée raisonnablement plausible.

- Ah, le con… je marmonne. IL aurait pas osé faire un truc pareil, quand même…

Regard pensif vers Saï. Puis vers les papiers. Puis de nouveau vers Saï. Puis de nouveau vers les papiers. Et soupir résigné.

Ben, si y'a que ça…

- Apparemment… Je dis bien "apparemment"… Celui ou ceux qui m'ont envoyée ici, ont dans l'idée que JE te fasse passer l'examen pro…

¤ Nani ? ¤

- Je vois que ça. J'y suis inscrite, alors que je suis, au mieux, un peu plus qu'une débutante. Et comme par hasard, le fantôme du meilleur joueur de Go de tout les temps, ME hante. T'as une autre explication, toi ?

¤ Pourquoi toi ? Et pourquoi voudrait-on me faire passer pro par ton intermédiaire ? ¤

- Ce que j'en sais ! … Pourquoi moi, ça remarque, j'ai bien une idée…

¤ Laquelle ? ¤

- Je ne suis pas de ce monde. Je n'y resterais pas… Ça ne m'apportera rien de construire quelque chose ici. Je ne pourrais pas faire comme Hikaru qui a fini par vouloir voler de ses propres ailes. De toute façon, j'ai pas son potentiel…

¤ Ce qui veux dire… ¤

- … que toutes les parties que je ferais, se sera toi qui les jouera. Je n'ai aucun intérêt à vouloir t'empêcher de jouer et à vouloir qu'on reconnaisse ma force plutôt que la tienne…

Le sourire de Saï fut un peu triste.

¤ Hikaru a eu raison de faire ce qu'il a fait. Et je suis fier d'avoir pu l'aider à y parvenir. ¤

- Je ne dis pas le contraire Saï. C'était même normal… Mais tu ne dois pas être complètement satisfait. Pourquoi tu serais revenu sinon ?

¤ Le "Kami no Itte" ? J'ai déjà eu ma réponse là-dessus… ¤

- Je sais. Mais s'il ne s'agit pas de ça, POURQUOI es-tu là ?

¤ Bonne question… ¤ me répond t-il très sérieusement, en fixant à son tour les malheureux papiers.

Tout à coup, je le vois qui se tord le cou pour essayer de lire quelque chose.

- Kiya?

Ahem… Je suis ENCORE repassée machinalement au français. Déformé d'accord, mais français quand même… Va vraiment falloir que je fasse gaffe…

- Qu'est-ce qu'il y a ? je demande, en japonais intelligible, cette fois-ci.

¤ Le prospectus là… Il y a quelque chose marqué dessus. ¤

Je dégage complètement le prospectus en question : il s'agit d'une pub pour une espèce de forum sur le Go. Et il y a une note en français, au feutre noir dans le coin indiquant : "aujourd'hui". Souligné trois fois, je vous prie. Ça fait limite feux de signalisation clignotants, un indice pareil.

IL me prend pour une conne ou quoi ? Pourquoi je devrais y aller ?

………

Okaaaay… Vu les mouvements hystériques que commence à amorcer Saï, y'a un truc important.

Je prend le temps de tout lire… Bla bla bla… bla bla bla… Joueurs professionnels présents : Waya Yoshitaka… Ah ? Fun, ça… Shindo Hikaru...

… Ok, d'accord, j'ai compris...

¤ ON Y VAAAAAA ???!!! ¤ me hurle Saï dans les oreilles.

- Oui, oui, on va y aller. SAI ! AIE PITIE DE MES TYMPANS, S'IL TE PLAIT !!!

¤ Ischi ? ¤ fait-il avec un sourire gêné.

Et il peut, le bougre. J'ai un vague bourdonnement qui persiste dans mon oreille droite, maintenant.

- J'attrape un sac et on va demander au concierge comment on fait pour y aller. Ça te va ?

¤ Ha ! ¤ répond un Saï radieux, en agitant les grandes manches de son kimono.

Je me mets à rire.

Franchement, y'a pas : Je l'adore !

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

A suivre…

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Luinil : Voilà ! On fait comme on a dit ! S'L.I.A s'est gentiment proposée pour t'héberger en attendant, et je dois avouer que ça m'arrange pour l'instant. J'ai 5 G-boys à surveiller, pis Kaga et Isumi que je séquestre toujours dans un coin. Y'a plus de place pour toi.

Saï, chibi eyes malheureux : Méeuh ! Chuis un fantôme, je prend pas de place. J'veux rester !

Luinil, surprise : Bah quoi ? Y'a un problème avec L.I.A ?

Saï, pique du nez d'un air embarrassé : …

Luinil, soupçonneuse : Saaaaï ?

Saï, toute petite voix : Elle a l'air bizarre.

Luinil, perplexe, regarde S'L.I.A qui affiche un graaaaand sourire… pas super engageant : Je vois pas ce que tu veux dire. Elle m'a l'air tout à fait équilibrée cette jeune fille. 'Fin, comme moi, quoi.

Saï, déprimé devant aussi peu de coopération pour comprendre : Et l'auréole en carton ? Tu trouve ça normal, toi ?

Luinil, expression innocente et angélique au possible : Bah, vi, j'ai exactement la même. Tiens, 'gade ! ¤ Une petite auréole de carton, soutenue par un fil de fer apparaît au-dessus de sa tête avec un petit "Pouf !" ¤ Tu vois ? Normal, je te dis.

Saï, essaye de sauver sa peau jusqu'au bout : Méeuh ! Et les cornes de démon ? Et les ailes ? Et la queue fourchue ?

Luinil, fait semblant d'être surprise : Quoi ? Ça ? ¤ passe en mode "tout sourire" ¤ Naaaaan ! Ça s'est juste une incidence de son petit problème de personnalité. T'inquiètes pas, c'est pas grave.

Saï, braillant dans le registre soprano : PROBLEME DE PERSONNALITE ?! COMMENT ÇA, PROBLEME DE PERSONNALITE ???!!!!

Luinil, le poussant fermement dans les bras de S'L.I.A : Rien de bien important. Juste une triple personnalité. Toute façon, tu crains rien, t'es déjà mort. Mais je suis sûre que vas trèèèès bien t'en tirer, va ! T'es un fantôme qui en veut, non ?

Saï, emporté par L.I.A, tentant désespérément de se débattre : Naaaaan !!!! TT.TT

Luinil, agitant un mouchoir et masquant à peine son sourire sadique : Te récup pour le prochain chapitre, promis ! ¤ doigts croisés dans le dos. ¤

Et c'est ainsi que Saï entra dans le cercle très fermé des "jouets des JKS".

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Reviews onegaï =3