Le Voyage de Tetsuya
Rating : K+ / T
Genre : Adventure / Friendship / Romance
Chapitres : Aucune idée ! ^^
Personnages Principaux : Kuroko Tetsuya Momoi Satsuki OC
Résumé : Beaucoup de choses se sont passées à la fin de la troisième année de collège de Kuroko. Ses amis l'ont abandonné, ils l'ont dégoûté du basket, son meilleur ami depuis l'enfance le hait et voilà que sa faiblesse reprend le dessus. Sa tante, Kuroko Seul-ki, voyant que la médecine occidentale ne fonctionne pas, décide alors de lui faire faire un voyage autour du monde des religions pour le soigner et lui changer les idées. (Sorte de réécriture du roman Le Voyage de Théo, de Catherine Clément. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le livre).
Disclaimer : Kuroko no Basket ne m'appartient pas, mais à Fujimaki Tadatoshi 藤巻忠俊. Le Voyage de Théo appartient à Catherine Clément. Les Ocs m'appartiennt ;-)
Note : Pas de yaoi dans cette fic, je pense faire un KuroMomo avec Protecteurs!GoM. Aussi, il y a un lexique à la fin du chapitre.
Les updates risquent d'être sporadiques, je dois passer l'oral de français le 30, travailler cet été + mes propres projets mais j'ai fini la 1ère partie! ^^
Partie I : La Colère des dieux
La famille de Tetsuya
Jusqu'à il y a peu, le moral de la famille Kuroko était au beau fixe. Pas de chômage ni de disputes. Le père de Tetsuya était un grand reporter sportif dans le journal Mainichi Shinbun, jouait au basket-ball tous les week-ends avec son fils, lui ayant appris les règles de ce sport, mais aussi comment jouer du piano, et était un père et un époux exemplaire. Sa mère était une romancière connu à l'international sous le pseudonyme T. T. Black, ses romans policiers étant décrit comme le Sherlock Holmes Japonais, et avait donné cette passion à son fils qui avait dévoré chacun de ses livres. Sa grand-mère était à la retraite depuis longtemps et adorait passer du temps avec son petit-fils, bien qu'ils ne puissent à présent se parler que par téléphone où grâce à Internet. Elle avait décidé de déménager en Grèce, car elle s'était énormément intéressée à ce pays et à sa culture et avat transmis cet intérêt à son petit-fils. Tetsuya lui-même était fils unique. Il avait appris à être indépendant, ne voulant pas déranger ses parents quand ils ne le voyaient pas à cause de sa faible présence lorsque leurs fatigues étaient trop grandes. Mais il était fragile.
Ha-Neul, avant d'épouser Tetsumi, vivait en Corée du Sud avec sa sœur Seul-Ki et ses parents. Sa mère, Kim Chin-Sun, a été séparée de sa famille lors de la Guerre de Corée en 1953. Elle a rencontré son époux, Kuroko Tetsuya, lors d'un reportage. Tous deux étaient contre la séparation du pays en deux, antimilitaristes et contre beaucoup d'autres choses. Ils s'enfuirent alors à cause de leur position politique et se réfugièrent au Japon, où ils se marièrent et eurent deux enfants : Ha-Neul et Seul-Ki. Le premier devint journaliste comme ses parents, épousa Tetsumi et eu un fils qu'il nomma comme son père, décédé quelques années avant la naissance de Tetsuya. La seconde décida de voyager à travers le monde.
Tout aurait été parfait, si ce n'est pour la santé de Tetsuya.
Tetsuya avait eu une naissance mouvementée. Tetsumi attendait des jumeaux. Ils étaient nés avec plus d'un mois d'avance, et seul Tetsuya avait survécu. Il en avait gardé un sommeil difficile et une vraie fragilité. Pour ne pas le troubler d'avantage, Tetsumi avait décidé de ne pas lui parler de son jumeau mort-né. Tetsuya avait été un bel enfant, un peu frêle, ce qui ne s'était que peu amélioré avec le temps malgré ses entraînement de basket, avec une peau très blanche et de grand yeux bleus hérités de sa grand-mère paternelle.
« La beauté du diable... » disait la cousine de Ha-Neul et Seul-Ki, Sakura. « La beauté des dieux ! » répliquait Chin-Sun, la grand-mère paternelle de Tetsuya qui, lorsqu'elle vivait avec la famille Kuroko, gavait son petit-fils de mythologie antique et de religion orthodoxe qu'elle avait étudié et adopté lors de ses études. Tetsuya était si joli, si vulnérable. Tetsumi, bien qu'elle ne croyait pas en Dieu, était terriblement superstitieuse et faisait tout pour que son fils vivent une belle et longue vie, ce qui comprenait de nombreuses offrandes aux kami, notamment Benten, Izanami, Jurôjin ou encore aux Sept Divinités du Bonheur.
On le savait, dans la famille, que Tetsuya n'était pas comme les autres. Toujours premier de sa classe, il lisait sans cesse. Le seul moyen de l'arracher à ses lectures était de lui proposer un match de basket, quoique cela ne semblait étrangement plus marcher. Il s'était depuis peu pris d'affection pour un jeu vidéo anglais sur la mythologie : Wrath of Gods, La Colère des dieux. Le Héros se retrouvait confronté à tout ce que la Grèce compte de sirènes, de géants et de monstres, tandis qu'une Pythie aux cheveux rouge délivrait des conseils pervers pour désorienter le joueur.
Malgré sa réticence, ne voulant pas que son fils se transforme en hikikomori, Tetsumi n'avait pas résisté à cause de la Grèce qu'elle savait passionner Tetsuya autant que l'histoire de la Corée et du Japon, bien que contrairement à ces derniers, il n'en parle que peu la langue. Pendant des heures, Tetsuya parcourait son pays de cœur. Pendant des heures, il cherchait l'identité du Héros qui lui ressemblait, si ce n'était pour les cheveux bleus. Mignon, malin, un peu frêle, le Héros devait affronter plusieurs fois les Enfers pour retrouver son véritable père, Zeus, le roi des dieux grecs. Bien que Ha-Neul essayait de rivaliser avec son fils, celui-ci était le seul capable de répondre à toutes les énigmes du jeu et retrouver le roi des dieux. Tout le monde savait que Tetsuya était un enfant génial.
Que Tetsuya fût un petit génie, bien qu'il l'ai caché aux restes de la Génération des Miracles, cela n'inquiétait pas grand monde. Mais il était fragile, très fragile, et seule sa grande volonté lui avait permis de jouer au basket. À trois ans, récapitulait Tetsumi, il a eu une primo-infection. À six ans, une méchante scarlatine qui l'avait durablement affaibli, mais aujourd'hui il en avait quinze et c'était une vieille histoire. À huit ans, il s'était tordu la cheville en jouant au basket. À dix ans, il a eu une grippe assez grave, ce qui avait permit à Ogiwara d'être la seule personne ne faisant pas partie de la famille qui connaissait la condition de Tetsuya (bien que ce dernier l'appelait « Shige-nii » pendant un temps). Ensuite, il avait beaucoup grandit, bien qu'il reste plus petit que les autres adolescents de son âge. Le sport le fatiguait de plus en plus, ses professeurs souhaitaient qu'il arrête le basket, ils parlaient de surmenage. Bref, Tetsuya traînait une étrange faiblesse. Fallait-il chercher du côté de l'hérédité ? À quatorze ans, sa mère avait fait une grosse anémie. Cela venait-il de là ?
Lexique Japonais:
Benten: Déesse de l'Éloquence, de la Musique, de la Littérature, des Arts, des Vertus, de la Sagesse, de la Prospérité et de la Longévité.
Izanami: Déesse de la Création et de la Mort.
Jurôjin: Dieu de la Prospérité et de la Longévité.
Sept Divinités du Bonheur: Chacune veille sur son domaine comme la Richesse ou la Santé.
Hikikomori: Adolescents vivant reclus chez eux, sans jamais sortir.
