Et voici le deuxième chapitre, il est assez court, toujours sur ce principe tranche de vie, je vais poster le chapitre suivant tout de suite pour compenser la taille^^
Merci pour les reviews by the way!
Charlie observait son plafond depuis plusieurs heures maintenant, allongé sur son lit, les bras croisés derrière la tête. Fascinant à quel point un plafond était riche en petits détails, des craquelures, des couleures, des creux…
Il ne voulait pas y penser et pourtant ne pouvait s'en empêcher. La petite jeune fille occupait tout son esprit. Elle lui avait dit s'appeler Felicidad mais se faisait constamment appeler Féli. Elle travaillait pour le gouvernement sur des questions de sécurité et relations externes. Elle avait tout juste 20 ans. Charlie ne connaissait peut-être pas parfaitement le monde moldu, mais il avait conscience qu'il était anormal d'avoir un poste aussi haut placé en étant aussi jeune qu'elle l'était. Il se demanda un instant si elle avait menti, puis il se reprit, le ministre anglais lui avait fait aveuglément confiance, s'il y avait un menteur dans l'histoire, c'était bien lui, Charlie Weasley, 23 ans, roux de naissance, deuxième garçon d'une fratrie de sept enfants, éleveur de dragons, qui avait affirmé avec aplomb qu'il était le conseiller roumain de l'écologie.
Il ne savait pas grand-chose de Féli, son âge, son métier, le fait qu'elle aimait les sucreries et semblait vivre chez ses frères et sœurs, le fait qu'elle n'aimait pas son beau-frère mais aurait été bien en peine de dire pourquoi. Il ne savait même pas qu'elle taille elle faisait réellement sans ses talons, ou l'école où elle avait été.
Il ne se souvenait même plus de quoi ils avaient parlé, de tout et de rien probablement, il avait été plus occupé à observer son visage angélique qu'à l'écouter. Elle était très probablement d'une intelligence effroyable. Il soupira, les moldus intelligents avaient tendance à tout rationnaliser à l'extrême, jamais elle ne pourrait concevoir l'existence de la magie.
Il observa la petite fissure qui fissurait son plafond et se demanda à quoi la vie ressemblerait s'il pouvait voir Féli tous les jours. Il aurait dû prendre son adresse pour lui écrire de façon moldue.
Féli était assise à la table de la cuisine, graissant son pistolet et le remontant avec soin tout en vérifiant de temps en temps par la fenêtre que personne n'arrivait. Le bruyant sifflement qui retentit dans la cuisine n'obtint pas la moindre réaction de sa part. Elle continua à prendre soin de son arme. La porte dans son dos s'ouvrit alors avec fracas et la voix de son grand frère résonna :
-Féli, tu pourrais éteindre la bouilloire quand tu es dans la cuisine !
-Désolée Jay, j'étais occupée et je n'atteins pas la bouilloire d'ici.
-Tu as passé une bonne journée ? Demanda-t-il en s'asseyant en face d'elle et en se faisant un thé.
-Oui, comme je le disais à Raven tout à l'heure, j'ai été à cette rencontre avec les roumains et ils ne posent aucun problème, je ne sais même pas pourquoi le général m'a envoyée là.
-Tu as l'air innocente, personne ne te prendra jamais pour un officier d'élite des services de renseignements.
-Mmh. Ni pour une délinquante au passé torturé de chasseuse de primes.
-Personne ne t'a forcée, remarqua simplement Jay de sa voix calme et profonde. Autre chose à part la réunion ?
-Oui, on m'a invité à prendre un café, alors j'ai dit que je préférais le thé et nous y sommes allés.
-On ?
-Un jeune homme. Je ne savais pas qu'il était possible d'être aussi roux. Il a une famille très nombreuse, ils sont sept enfants.
-Ça doit être bien. Qu'est-ce qu'il voulait ?
-Rien, juste prendre un thé avec moi… Personne ne m'avait demandé avant.
-Il bosse dans quoi ?
-Ministre roumain de l'écologie. C'est probablement un mensonge. Son anglais est trop authentique pour ne pas être une langue maternelle et la Roumanie ne se soucie pas de l'écologie.
-Un espion ? Il t'a repérée ?
-Je ne pense pas, ses yeux étaient francs. Peut-être qu'il travaille pour l'armée Roumaine, qui sait il y a peut-être de la famille.
-Il te plait ?
-Oui. Mais je ne sais pas trop quoi faire, et je n'ai même pas son adresse. Quelqu'un de sa famille est à l'hôpital je crois.
-Mieux vaut ne rien dire à Raven pour l'instant.
-Bien sûr, tu sais quand Robin revient ?
