Blabla de l'auteure:

Et me revoilà avec le premier chapitre. Vous allez y découvrir un petit garçon...spécial, un Draco qui s'ennuie et une Hermione aveuglé par son amour maternel.

Merci pour les reviews et pour ceux qui mont ajoutés en followers et/ou favori.

RAR:

Anna-bouh: je ne pense pas qu'il y aura des passage tomione dans cette fic, ou alors ça ne sera que suggéré. Pour les dramione, ça commence dans le prochain chapitre.

Eozin: contente que mon style d'écriture te plaise et j'espère que ce chapitre ne te décevras pas.


Chapitre 1 :

Cinq ans plus tard :

Assis sur un luxueux tapis vert et argent un petit garçon jouait avec un chat noir. Il glissa une main sur le ventre de l'animal qui ronronna, inconscient de ce qui allait se passer. L'enfant approcha son autre main des outils disposé à côté de lui, il hésita un instant avant de se saisir d'un marteau. Toujours en chatouillant le ventre du chat il approcha le marteau et, avec une moue enfantine se mit à chanter :

« Janvier, Février, Mars, le chat fait la grimage ! »

Le marteau s'abatis sur le museau de l'animal qui feula et tentât de s'enfuir mais la magie de l'enfant l'empêcha. D'une main sûre il plaqua le chat que sol avant de se remettre à chanter :

« Avril, Mai, Juin, il court dans le jardin ! »

Clac, un nouveau coup de marteau, puis quatre autres, les pattes du chat n'étaient plus qu'un lointain souvenir, une bouillie infâme. Un sourire jusqu'aux oreilles il empoigna un poinçon et passa à un nouveau couplet, son préféré.

« Juillet, Aout, Septembre, je le vois de ma chambre ! »

Il leva le poinçon et, d'une main qui ne trembla pas, le plongea une bille d'émeraude, puis dans l'autre. Le chat convulsa, miaula à la mort mais ne pouvait bouger. L'enfant laissa échapper un gloussement et entama le dernier couplet, celui mettrait un terme à la souffrance de l'animal :

« Octobre, Novembre, Décembre, je m'en vais le pendre, je lui briserais les membres, un mercredis des cendres ! »

Il donna plusieurs coups de marteau sur le corps de l'animal avant de passer ses mains autour du cou de l'animal qui convulsa avant de rendre l'âme. L'enfant eut un air ennuyé, ça ne duré jamais très longtemps. D'une vois autoritaire il appela :

« Misty ! »

Quelques secondes plus tard une elfe apparue. Sa peau parcheminée était couverte de diverses cicatrices : brûlure de cigarettes, trace de morsure, de coups et de bien d'autre chose. Elle observa le chat mort puis l'enfant. Elle savait ce qu'elle avait à faire, elle renouveler cet acte tous les deux jours environ. D'un claquement de doigt elle fit disparaître le cadavre du chat, d'un autre les outils et d'un troisième les taches de sangs. Elle se tourna vers l'enfant et lui dit d'une voix aigüe :

« Le petit maître désires-t-il autre chose ? Un goûter peut être ? Il est presque l'heure, voulez-vous que je vous apporte des biscuits et du lait ?

-Oui. Mais apportez moi aussi des fleurs sauvages et des bonbons. Tout de suite ! »

L'elfe hocha la tête, faisant battre ses grandes oreilles puis disparu pour réapparaitre quelques minutes plus tard avec un plateau chargé de cookie, de bonbons ainsi que d'un verre de lait et d'un bouquet de fleur des champs. L'enfant observa le plateau puis, vif comme l'éclair, il saisit l'oreille droite de la créature et la tira jusqu'à ce que des larmes s'échappent des yeux globuleux.

« Es ce que Misty a fait quelque chose de mal ? Le petit maître desires t-il autre chose ?

-Bien sûr que non. C'est juste que tu aies été trop lente. Et maintenant vas t'en, hors de ma vue ! »

Une main sur son oreille douloureuse l'elfe disparue, laissant le petit garçon seul. Quelques secondes plus tard la porte du salon s'ouvrit et une femme d'une vingtaine d'année apparue. Hermione Granger. Elle était vêtu d'une élégante robe de sorcier et en la regardant on ne pouvait que se dire que cette femme avait dû être belle. Mais maintenant elle avait les traits tirés et le regard vide, elle avait l'air usé, comme une vieille femme. Malgré cela elle afficha un joli sourire et s'avança vers l'enfant :

« Comment ça va mon chéri ? Qu'as-tu fais aujourd'hui ?

- Je suis resté dans le manoir ce matin et cette après-midi je suis allé dans le par cet je t'ai cueilli ça. »

Il lui tendit le bouquet de fleurs avec un sourire candide et posa un gros bisou sur la joue de sa mère.

« Il est très beau, je les ferais mettre dans un vase. Pourquoi tu me regardes comme ça mon chérie, ça ne va pas ? »

Le petit garçon regardait en effet le bout de ses chaussures et se mordillait la lèvre inférieure mais à l'intérieur il affichait un sourire malsain.

« Harvey c'est enfui. Je suis désolé maman pourtant j'ai fait très attention mais je crois que je ne suis pas doué pour m'occuper des chats. C'est le dixième que je perds. Je suis désolé maman. »

Quelques larmes perlèrent aux coins de ses paupières et Hermione le serra contre elle avant de le faire assoir et de lui tendre un verre de lait et un cookie.

« Ne t'inquiètes pas mon chéri, je t'en achèterais un autre. Ou peut-être un chien, ou un lapin, ça te ferait plaisir un lapin ? »

Le petit hocha la tête et Hermione lui ébouriffa les cheveux avant de le dévorer des yeux tandis qu'il goutait. Il avait les mêmes traits aristocratiques que son père et le même petit air arrogant, en fait, excepté la couleur de ses yeux il n'avait rien hérité de sa mère, à part, peut-être l'intelligence. Hermione savait que son fils était diffèrent, mais l'amour rend aveugle et son fils était la personne qui comptait le plus à ses yeux. Elle savait qu'il n'aurait pas dû parler de manière si mature alors qu'il n'avait que cinq ans, elle savait que ces animaux qui disparaissaient ce n'était pas normal, elle savait qu'il n'aurait pas dû avoir sa magie aussitôt, elle voyait les marques sur Misty mais elle fermait les yeux. Parce que son fils était la seul chose qui lui permettait de tenir. Au début, pendant les cinq premiers mois de sa grossesse elle l'avait haï, de tout son cœur, de tout son être puis, doucement sa haine c'était changé en amour. Son fils n'était pas comme son père, même s'ils avaient le même physique, le même nom, ils n'étaient pas pareil, son fils était bon, elle voulait s'en persuader. Doucement elle remit en place une mèche qui avait glissé sur le visage de son fils et celui-ci lui adressa un grand sourire avant de lui dire :

« J'aimerai sortir mère. Le manoir est grand, le parc aussi mais je connais tout ici. J'aimerais sortir sur le chemin de traverse, aller acheter des choses avec toi. Tu voudrais bien ?

-Je ne sais pas, dehors c'est dangereux, il faut que tu comprennes ça Tommy. Des gens me détestes et détestes ton père, on pourrait nous agresser, et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. D'accord ?

-Oui mais…Je voudrais qu'on aille manger une glace et qu'on achète des bonbons, s'il te plait…

-Bon, d'accord. Enfin peut être, je verrais. Si tu es sage cette semaine peut être que ce week-end on ira. »

L'enfant lui adressa un sourire avant de mordre dans le cookie et d'en proposer un autre à sa mère avec un sourire angélique. Oui, c'est comme ça que tout le monde le voyait, comme un enfant parfait, sage, intelligent, mignon à souhait. Très peu de personne voyait sous le masque et cela convenait parfaitement à l'enfant. Il était jeune mais il avait compris que pour survivre il fallait que les personnes le voient d'une certaine manière. D'une manière très enfantine il monta sur les genoux de sa mère et posa sa tête dans son giron.

Cachots du manoir Malfoy :

Plonger la plume dans l'encre, la poser sur le parchemin, écrire une lettre, puis une autre. Lentement. Tous faire pour que cette activité dure le plus longtemps possible, parce qu'après il n'aurait plus rien à faire jusqu'au diner. Plusieurs minutes plus tard Draco Malfoy posa le point final sur le parchemin. Mettre par écrit toute sa journée lui avait pris quarante-cinq minutes mais il aurait voulu que cela dure plus longtemps, parce que désormais il allait devoir passer trois heures sans rien faire. Il venait de finir ses livres, il n'avait plus d'ancres ni de parchemin, il n'avait plus rien à faire. Et cela l'effrayait car s'il s'ennuyait il allait penser et il ne voulait surtout pas penser. Il ne voulait pas que son esprit dérive vers elle.

Il se leva et fit le tour de sa cellule. Quinze pas pour la longueur, dix pour la largeur. Vingt dalles de pierres sur le plancher, trois poutres de bois au plafond. Un lit, un bureau, un petit coffre, une chaise et rien d'autre. Cette cellule il la connaissait par cœur. C'était grâce à elle qu'il avait une cellule meublé non pas de paille mais de vrais meubles. Il passa par une petite porte fit le tour de la salle de bain. Dix pas de long, cinq de large, juste assez pour caser un pommeau de douche, une rigole pour l'écoulement d'eau et des toilettes. Mais même ça c'était un luxe. Un luxe qu'elle lui avait obtenu.

Elle. Hermione Granger. Sa lionne, sa courageuse lionne. C'est à cause de ça, de son foutu courage de Gryffondor, qu'il était tombé amoureux d'elle. Lorsqu'elle avait capturé c'était lui qui avait été chargé de l'interroger. Il l'a haïssait depuis le premier cours qu'ils avaient eus ensemble mais là, dans cette cellule sordide il avait découvert une autre Granger que la mademoiselle-je-sais-tout. Elle n'avait pas bronché, gardant les lèvres celaient et les paupières closent à chaque séances de tortures. Elle se battait pour ce qu'elle croyait alors que lui ne croyait en rien, il ne faisait que suivre son père. Et il était tombé amoureux. Bien sûr il c'était battu contre ces sentiments mais peu à peu il avait eu le dessus. Cela avait commencé par de petites attentions : des coups moins violents, des séances plus courtes, une pomme, un morceau de viande… Puis il n'avait plus eut de séances, il venait la voir et ils parlaient, ensuite il jetait un sort pour simuler des blessures. Six mois plus tard elle avait céder à ses avances et lui avait avoué ses sentiments. Ils c'étaient alors aimés dans sa cellule, cachés aux yeux de tous et Draco c'était fait espion, il faisait passer de petites informations, trois fois rien. Mais déjà trop. Le seigneur des Ténèbres l'avait appris et l'avait condamné à mort. Et c'est là qu'Hermione l'avait sauvé, c'était à cause lui qu'elle avait livré le survivant, à cause de lui que tout le monde pensait que c'était une traitre. Il s'en voulait tellement, à cette époque il voulait juste l'aimer, maintenant il regrettait de ne pas s'être enfui avec elle. Désormais il était prisonnier, loin d'elle et pourtant si près. Il s'effondra contre le mur froid et laissa ses larmes couler le long de ses joues avant de les essuyer avec rage, demain…Demain ça serait le jour, celui qu'il attendait chaque mois, ce pour quoi il vivait, oui demain serait un autre jour.


Alors? Un avis? Que pensez vous de Tom junior? Aussi taré que son papa, non?

Qu'avez vous pensé de Draco? Le pauvre, coincé dans une cellule riquiqui, le pauvre.

A la semaine prochaine.