MinHyoChii : Je te passe le bonjour également ! ^^ Je ne sais pas vraiment quoi te dire à part que je te remercie de ton commentaire parce que ça m'a particulièrement émue ! Cela m'a rendue pleine de joie et j'ai dû le relire deux ou trois fois tellement je n'en revenais pas ! *-* Cela me fait très plaisir que tu ais apprécié cette écrit, encore merci pour tout tes compliments, cela me va droit au cœur. Je te livre donc cette partie 2, que j'ai eu envie de faire après tout mais cette fois du côté de Levi ! Avec même un dialogue, serte petit, mais un dialogue quand même ! XD Je te dis à très bientôt et à toi aussi, je te souhaite une bonne continuation !


Pairing : Eren x Levi

Cette fois le point de vue est de Levi, bonne lecture !

Disclaimer : Les personnages appartiennent entièrement à Hajime Isayama.


A DREAM STILL ALIVE


Un goût amer dans la bouche, je me tire une nouvelle cigarette. La fumée s'évapore dans l'air et me rappelle ce qu'on a pu être il y a huit ans. Non pas huit, c'est plutôt huit ans et 46 jours. Oui je les ai compté, parce que tu me manques, c'est fou, c'est maladif et corrosif, ça me bouffe littéralement de l'intérieur. C'est moi qui ait voulu qu'on se sépare, je sais. Mais c'était trop tard, tu m'avais déjà marqué au plus profond de moi, tu avais laissé des marques indélébiles sur mon cœur, je n'étais pas tombé amoureux, je m'étais cassé la gueule plutôt. Eren Jäger, une tempête, non, un ouragan, qui avait tout renversé sur son passage, mes convictions, moi-même, je t'avais laissé te placer à mes côtés. À l'heure qu'il est, tu m'as peut-être oublié, j'aurais quand même voulu que tu saches les réelles raisons qui m'ont poussé à te quitter. À l'époque, tu as sûrement dû te poser des questions, te demander si c'était de ta faute, comme si cela aurait-il pu être le cas. Écoute-moi un peu, je t'aime et t'ai aimé. Par cela, je veux dire, que ce n'était pas parce que je voulais mien ou quelque chose dans le genre. J'ai aimé tout ce que tu étais, ce que tu faisais, ce que tu disais, toutes les facettes de ta personnalité, bonnes comme mauvaises, même celles que tu ne voulais pas me montrer. J'ai su voir en toi autre chose que tu voulais montrer aux autres et ça a fait la différence. Ce n'était pas toi ou moi, ni les les insultes et tout le reste, oh non...C'était pour toi que je faisais ça. Je ne voulais pas que tu gâches ta vie avec moi, qu'un jour, tu te réveilles et regrettes d'être resté avec moi, de ne pas avoir profité de ta jeunesse tant qu'il en était encore temps ou même de regretter de m'aimer. Parce que malgré notre amour, j'avais peur que tu te lasses de moi, cela ne serait pas arrivé, mais tu n'étais qu'à peine majeur, je ne voulais pas t'infliger le fait de me supporter, de me voir vieillir avant toi, peut-être même mourir sans toi. Et puis je ne voulais pas te laisser rester avec moi car si l'histoire se savait, ce n'était pas mon métier qui m'importait tant mais plutôt ce qu'il allait advenir de toi, de moi, de nous. On n'était pas préparé à ça et c'est bien la grande fatalité du destin, on n'est jamais préparé à l'affronter, il nous tombe toujours dessus, sans prévenir. Si je t'avais déballé tout ça, tu m'aurais crié dessus, parce que je prenais toujours les décisions tout seul, et tu m'aurais imploré de ne pas te laisser. Tu aurais dis comme quoi on s'en foutait du reste du monde tant qu'on était à deux.
Mais putain, Eren, regarde toi, regarde moi, qu'est-ce-qu'on a à faire ensemble ? Qu'est-ce-qu'on foutait ensemble ? On avait rien en commun, pas le même âge, notre relation aurait pu resté en simple relation élève-professeur, qu'est-ce-qui a dérapé, quand est-ce-qu'on s'est mis à se voir ?
Tout a commencé comme ça, par un simple regard, de petits coups d'œil échangés et j'ai commencé à m'intéresser à toi. Tu n'étais qu'une simple façade, pourtant apprécié de tous, personne ne semblait te connaître. Dans tes magnifiques yeux, j'y ai distingué autre chose que de la joie, que ton masque, j'y ai distingué de la douleur, en abondance. Après ça a été facile de voir quand tu enfilais ton armure, chaque mouvement ou faux pas m'indiquait que ça allait pas et j'ai fini par t'en parler, par te dire que j'avais remarqué et tu as fondu en larmes, en sanglot. À ce moment là, ça n'avait déjà plus rien d'une relation saine de prof et d 'élève. Tu m'as confié tes peurs, tes faiblesses. Et puis dès que tu étais là, je ne comprenais plus rien à ma vie, tu effaçais tout, très facilement mais en même temps tu me rendais fragile, dépendant, t'étais une drogue, j'étais devenu addictif de toi et tu l'étais devenu de moi, j'avais parfois un peu l'impression que notre relation dérapait, cela devenait un peu trop malsain, incohérent, on se faisait du mal l'un à l'autre, je ne disais rien, après ces moments là, je me contentais de te serrer dans mes bras, parce que j'avais tellement de choses à te dire mais elles ne voulaient pas sortir, alors, je me contentais de te serrer fort, en espérant que cette étreinte les exprimait pour moi.
Quelques mois après, je te brisais le cœur, l'écrasait brutalement en miettes, putain, je m'en veux, si tu savais. Mais j'ai pensé à ton avenir et à ma surprise, tu as ri. Comme si cela n'avait pas d'importance mais j'ai su lire en toi comme toujours, tu étais irrémédiablement déchiré, cassé. Tu as compris que c'était fini, que j'étais soi-disant ''passé à autre chose''. Tu n'avais pas compris, qu'il aurait suffit d'un mot, d'un simple geste et je serais resté. Parce que malgré mes résolutions, je ne voulais pas qu'on se sépare, puis je m'étais rappelé de ma décision et je t'ai tourné le dos, je t'ai laissé seul, excuse-moi, je t'ai délaissé au moment où tu avais besoin d'aide. Ton état a commencé à décliner, je faisais de mon mieux pour ne pas le remarquer mais cela se voyait, de loin, silhouette amaigrie, pâle, bandage. J'aurais dû revenir vers toi, m'excuser et essayer de soigner ton cœur autant que ton corps, mais je ne l'ai pas fait et à la fin de l'année, je suis parti. Je n'en pouvais plus qu'on soit un tel fardeau l'un pour l'autre, que je te blesse. L'absence pouvait faire mal, je le savais mais c'était mieux que de te faire supporter ma présence. On m'a toujours dit ''tout ce qui ne tue pas, rend plus fort'', c'est un putain de mensonge. C'est vrai, cela ne m'a tué, cela m'a abîmé presque jusqu'à l'épuisement parce que la douleur c'est ça, ça use quotidiennement, mentalement j'avais beau être mort, je continuais d'exister. Ce qui m'a fait le plus mal est de t'avoir fait mal, bien sûr, rien ne me faisait plus souffrir, rien. J'étais sûr que tu pouvais te trouver quelqu'un de bien, quelqu'un qui te ferait te sentir bien. On n'était peut-être pas fait pour être ensemble, ça me va tant que tu es heureux, mais c'est un mensonge ça, cela n'ira pas tant que tu ne seras pas avec moi mais je t'ai chassé de ma vie. Désolé.
Je suis juste plein de remord, j'ai été un réel connard, tu mérites réellement mieux, mais je t'aime, c'est la seule chose que je peux te dire. Je pense que j'ai eu peur aussi, peur parce que les gens que j'ai aimé jusque là, il leur arrive toujours des malheurs ; je suis un poison pour la plupart, je suis incapable de doser mes mots, insociable. Tu aurais pu m'en vouloir le jour où l'on s'est séparé, me crier dessus, que j'étais un lâche, que je n'avais pas à décider de ce qui était bon pour toi. Et puis des fois, je me demande ce qui se serait passé si je ne t'avais pas quitté, serions-nous toujours ensemble ? Oui probablement, on aurait emménagé dans ma grande maison, un peu à l'écart de la ville, tu aurais continué tes études et aurais réalisé ton rêve ; celui d'être archéologue tandis que j'aurais continué d'enseigner aux autres gosses l'histoire du monde et les moindres détails géologiques. On se serait mariés, cela aurait été le bonheur absolu, peut-être même qu'on aurait adopté des enfants...? Puis on aurait vieillis, toujours ensemble, continuant de s'offrir nos promesses, nos cœurs pleins d'étoiles et notre folie sans âge. Parce que ça aurait été ça encore, on serait fous l'un de l'autre, inséparable, fous d'amour. Je m'imagine, nous baladant sur la plage, plus tard, beaucoup plus tard, puis mourant, l'un contre l'autre, préférant être emporté par la mer, tous les deux. J'avais pensé à beaucoup de choses qui, pour la plupart ne se réaliseront pas, parce qu'il est tard maintenant, peut-être un peu trop tard, et tu as sûrement fait ta vie loin de moi. Je ne t'en voudrais pas, non, t'en vouloir serait irresponsable de ma part. Nos moments à nous, je les garde dans ma tête et mon cœur, conservés à travers le temps et l'espace, c'était des moments où, d'un coup, les portes s'ouvraient et tout semblait plus clair. On filait sur des parfaits nuages euphorique, des moments où même la peur cédait à l'amour. Des choses aussi merveilleuses qu'elles ne sont éphémères. Je pense que si je suis tombé sous ton charme, c'est parce que t'étais différent, t'avais pas forcément une joie de vivre époustouflante ou quelque chose dans le genre, non toi, t'avais quelque chose qui chamboulait l'âme et le cœur en même temps, tu comprends un peu de quoi je parle ? Ton regard semblait être un constant appel à l'aide, inutile, vu que personne ne le remarquait. T'étais vraiment pas normal, rien que dans ton sourire, tout clochait, t'avais un sourire qui disait que t'étais déjà brisé par les autres et que t'en avais plus rien à foutre de ta vie, un sourire faux, lassé. Tu avais beau faire la personne qui allait bien, c'était pas crédible et je voyais ça rien qu'au premier coup d'œil, ce n'était pas de la pitié, non, c'était ta détresse qui m'avait touché, tu te noyais dans une mer infinie et je t'ai tendu la main. J'y ai découvert une personne lumineuse, un vrai soleil qui illuminait ma vie. Quand tu m'as dis que tu m'aimais, tu as fais le plus beau discours que j'avais jamais entendu de ma vie. Parce que tu m'avais compris. Tu avais su lire en moi comme je lisais en toi, su m'aimer avec tout ce que j'étais, tu n'attendais pas quelque chose de moi, parce que tu m'acceptais et merde, Eren, tu étais exactement ce dont j'avais besoin depuis toutes ces années passées, seul, : une bouée de sauvetage. Il n'y avait pas que toi qui était perdu en pleine mer ; je l'étais aussi, alors on s'est entraidés et on en s'est échappé. Cependant notre rupture m'y a replongé et je crois bien que toi aussi. À peine tu as commencé à dire les premiers mots que j'étais déjà prêt à être avec toi pour le restant de ma vie, je t'aimais déjà bien avant ; cela faisait longtemps que tu avais pris mon cœur en otage. Tout est fini mais les regrets restent, l'amour aussi, mais ce qui fait mal c'est l'espoir, je n'ai pas envie d'espérer inutilement mais je ne peux pas m'en empêcher. Je camoufle et je simule le fait d'être bien, d'être ce que je montre mais je ne le suis pas, d'ailleurs personne ne l'est. Récemment, j'ai revu Hanji, elle m'a dit qu'elle continuait de te voir et que tu ne m'avais pas oublié non plus, que tu pourrais être prêt à me revoir. Je me demande quel genre de souvenir je t'ai laissé, celui d'un connard égoïste et égocentrique ? T'ai-je laissé une bonne image de moi ? Je ne saurais le dire, je ne suis pas à ta place, en moi, tu as laissé un creux, un vide, mais ce n'est que la répercussion de mes actions, de mes choix. Parfois quand j'étais enfant, dans ma banlieue pourrie et malfamée, je rêvais que je m'enfuyais ou qu'on venait me chercher pour m'emmener loin, puis je pensais à un avenir que je souhaitais heureux, loin de la misère. En fait si je devais te décrire par rapport à moi, t'es un des meilleures choses qui me soit arrivée dans ma vie. Sans mentir. J'ai plusieurs fois essayé d'outrepasser ce que j'étais, mais je suis resté attaché à mes principes, enchaîné. Tu me manquais affreusement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir vivre sans toi ou du moins d'avoir oublié comment vivre sans toi. Cependant le temps continuait de s'écouler, avec ou sans toi, ça avançait. Mais j'ai rêvé, rêvé encore d'un futur possible avec toi. J'ai rêvé que je te retrouvais.

Et c'est arrivé.

C'était un après-midi comme ça, banal, comme tous les autres, gris et sans intérêt. Je t'ai vu au coin de ma rue, nos regards se sont croisés, tu n'avais pas l'air d'avoir changé, juste d'avoir mûri un peu. Et c'était comme un automatisme, nous avons courus l'un vers l'autre et je t'ai serré dans mes bras, cela faisait tellement longtemps. Les larmes se mirent à couler toutes seules, mais je n'étais pas le seul, tu pleurais aussi, c'était quelque chose à la fois clair et inexplicable, des retrouvailles.

- Je t'ai cherché, pendant tout ce temps, j'ai essayé de t'oublier, j'ai guéri et pourtant...

Je n'arrivais à rien dire, j'étais trop ému, mes émotions tourbillonnaient à l'intérieur de ma tête, ce n'était même pas dans mes habitudes d'être aussi expressif, mais mes lèvres cherchèrent les tiennes, affamées de ne pas s'être rencontrées depuis longtemps. Mais tu m'arrêta d'un geste.

- Levi...Rien que cette voix me donna l'impression d'être dans un rêve. Pourquoi...As-tu pensé que c'était mieux qu'on se sépare ? Pourquoi tu m'as quitté...? Pourquoi...?

- Désolé Eren...Je suis vraiment désolé...

- Hanji m'a tout raconté, elle a dit que c'était par rapport à mon avenir, que tu avais peur pour moi...

Dans ta voix, une douleur non dissimulée et dans tes yeux trop grands, je pouvais y voir ton cœur brisé, qui battait encore, c'était dur de trouver un amour réel dans cette génération, parce que tout est devenu trop superficiel. Certains se marient comme ils iraient manger au restaurant et après change facilement. La société elle-même renvoie l'image d'un amour qui nous pousse à consommer alors quand on rencontre le vrai amour, l'incendiaire, celui qui peut illuminer une vie avant de la plonger dans le noir pour toujours, on le lâche plus.

Tout va encore recommencer si on se remet ensemble ; les mêmes disputes, les mêmes réconciliations, les insultes sifflées dans nos dos, je veux pas t'infliger ça, je veux pas que tu regrettes qu'on soit de nouveau ensemble. Es-tu réellement prêt à te retrouver face à ça à nouveau ? Mais dans ton regard qui s'ancrait au mien, j'y lisais ta détermination. Et je sais pas trop, j'ai jamais compris pourquoi, mais rien que ta main qui se glissait dans la mienne et je me retrouvais à vouloir tout affronter, fou amoureux de toi.

Et nous sommes deux à être fous.


Mot de l'auteure :

Eh oui, j'ai cédé à la tentation et j'ai fais une suite ! *-*

J'ai décidé de bien la finir, ou du moins la finir sur un espoir, après vous êtes libres de vous imaginer le reste car je ne pense pas faire de suite. ^^

Bon du coup, avec cet écrit-là, je suis en retard pour l'écriture du chapitre 3 de mon Leokumi...XD

Un écrit de 2435 mots donc un peu plus court que la partie d'Eren, j'aurais voulu le faire aussi long mais je n'y suis pas arrivée ! J'espère que je ne me suis pas trop étalée dans la rédaction et que vous avez apprécié cette deuxième partie, n'hésitez pas à me donner en commentaire vos avis, ça m'aide à m'améliorer et me motive ! ;)

(PS : J'espère que le fait que cet écrit soit adressé à ''tu'' n'a pas dérangé car cela peut arriver...Pour être honnête, cela m'est déjà arrivé qu'on me fasse la remarque... -/-)

Kiss,

Black-Strange-Stars