Hey ! Salut everybody me revoilou avec la suite ! Et oui je vous l'avais promise celle là. En tout cas merci à tous pour vos reviews qui m'ont fait plaisir et j'espère que vous aimerez ce chapitre comme moi j'ai aimé l'écrire. Je pense sinon que la fic sera en quatre parties…Pas sûr mais ça devrait être ça. Sur ce, bonne lecture à tous.

Murasaki-kun

Genre : Yaoï/ Lemon / AU / Songfic

Couples : SasuNaru

Disclaimer : On m'a dit…Je ne fais que vous rapporter hein…Mais on m'a dit que Naruto appartenait à Kishimoto….Si si je vous jure ! Quoi ? Comment ? Vous aussi ça vous étonne ? Je me disais aussi… (Pour les mous du bulbe cette phrase est ironique)

Now

I Just want You

Deuxième partie

…WIpe YoUr tEars…

Et les jours s'étaient écoulés, tout aussi machinalement qu'à l'accoutumée. Ce que j'aimais avant tout dans mon métier, c'est que je ne pouvais absolument pas m'ennuyer. Rencontrant de temps à autres des gens de diverses origines qu'elles soient sociales ou ethniques. Des gens dont les vies étaient toutes différentes, et que ma foi je ne revoyais quasiment jamais…Petits bouts de vies qu'ils me faisaient partager et qui n'avaient pas le temps de m'ennuyer…Ce que je pouvais aimer mon métier. Je pouvais rester moi-même, tout en donnant de ma personne…Ne rien partager…Juste écouter…Juste pour une nuit. Et tout oublier…Comme si de rien n'était. Je ne vous mentirez pas en vous disant que je n'ai plus souvenir de la plus part des noms de mes clients ni de leur visages. Et cela m'accommodait….Aucunes attaches… Juste des moments intimes…Un simple souffle dans la durée de toute une vie.

« Bonne soirée Yamanaka-san.

-C'est plutôt à moi de vous remercier… » Gloussa la jeune femme. « Mais quel est votre nom ? »

Je remis nonchalamment mes lunettes de soleil, alors que je m'installais au volant de ma Jaguar noire. Je sorti une cigarette de la poche intérieure de ma veste, la callai entre mes lèvres et me l'allumai. Doucement, j'expirai la fumée dont mes poumons venaient de s'imprégner.

« Vous pouvez m'appeler comme cela bon vous semble. »

Je baissai mes lunettes et plongeai un regard sensuel dans le sien encore trouble.

« Après tout, la seule chose dont vous avez à vous souvenir ne sera que de mes lèvres parcourant votre corps ouvert à tout mes désirs… »

Un sourire se dessina délicatement sur mes lèvres, amusé de voir les yeux de ma cliente s'agrandir et son visage devenir aussi rouge que les pivoines….Je n'étais pas le numéro un pour rien.

Ainsi sur un dernier regard, je fis démarrer ma voiture, m'engageant vers la sortie la plus proche afin de retourner au WakuWaku.

Cette jeune femme devait être ma dernière cliente. Jeune veuve, et à présent l'une des femmes les plus riches du Japon, avait voulu pour fêter la mort de son mari, se payer le meilleur jouet qu'il soit. …Un rire s'échappa d'entre mes lèvres. La plupart des clientes de la boîte revêtait cette personnalité: Femmes ou bien veuves d'hommes riches, dont le matérialisme dépassait l'entendement et dont la vie sexuelle, ma foi, devait être aussi mortelle que du Enka (style de chansons populaires traditionnelles japonaises).

Un long soupir ennuyé m'échappa…Ce que je pouvais détester entendre de l'Enka.

…Je laissais mes pensées voguer à leur guise, tandis que les néons multicolores de divers établissements du quartier de Shibuya éclairaient maussadement mon visage.

C'est alors qu'un visage apparu clairement dans mon esprit…Le visage de cet homme dont les sanglots vinrent caresser encore mes oreilles. Ces yeux si bleus et pourtant si tristes….

Je fis mon possible pour m'enlever ces images de la tête, laissant mon regard se concentrer plutôt sur la route….Je ne sais pas pourquoi je pense à cet homme…Il n'y a aucune raison à part entière….Agacé, je repris une autre cigarette alors que je venais de jeter tout juste la précédente par ma fenêtre.

Je pris une longue bouffée, laissant la fumée s'insinuer doucement en moi. Un soupir de satisfaction m'échappa…Ce que c'était bon….Ne plus penser à rien…Se laisser emporter par les vibrations du moteur…Se laisser bercer par le vent qui caressait doucement mon visage….

Comme à mon habitude, je me garai en face de l'établissement et lançais les clefs au portier sous un regard menaçant si jamais il venait à rayer ma voiture.

Je me laissais glisser à l'intérieur de l'établissement, me dirigeant vers le bar. Comme j'avais l'habitude de faire avant de m'en retourner chez moi…Dans mon studio se trouvant à Ginza. (Quartier chic de Tokyo)

Nonchalamment, je m'installai à un des tabourets en face du comptoir en marbre blanc. Je fis mine au barman que je prendrais comme d'habitude.

« Alors, vous avez passé une bonne journée Uchiwa-san ? »

Je poussai un léger soupir, laissant mon regard se perdre dans le flot continu du liquide alcoolisé glissant du goulot de la bouteille, jusqu'au fond de mon verre de cristal.

« Si on veut… » Lui répondis-je dans le vent.

En une traite je vidai mon verre. Sans un regard, le barman compris, et s'activa à m'en resservir un autre.

Quatre à cinq verres plus tard, je ne sais plus très bien, je laissais quelques billets sur le comptoir, et m'avançai vers la sortie sans adresser un geste quelconque au barman. Je pris alors une dernière cigarette, avant d'aller retrouver mon chez moi, avide de me pelotonner dans mes couvertures. Mais aussi de me retrouver seul…De pouvoir respirer…

« Uchiwa-san ! »

Un grognement agacé m'échappa…Passablement irrité, je me retournais pour voir qui et pourquoi on osait m'interpeller de la sorte alors que je venais de terminer.

« Uchiwa-san… »Fit la jeune Haruno essoufflée. « Il y a…Il y a un client pour vous… »

Je la regardais incrédule…Elle se fout de moi là ?

« Un client ? À quatre heures et demie du matin ?!

-Oui et il a bien spécifié qu'il ne désirait que vous et personne d'autre. »

Exaspéré je capitulai…. En une longue bouffée, je terminai ma cigarette et l'écrasai de manière assez mécontente dans le cendrier le plus proche.

Qui était assez cinglé pour se ramener à cette heure ?...Je poussais un énième soupir et m'engouffra dans l'ascenseur après qu'Haruno m'ai indiqué la chambre…Au fait, elle travaille encore à cette heure elle ?...Bref passons, ce n'est pas encore ce soir que je ferais une nuit complète.

Après être sortit de l'ascenseur, j'arpentais le couloir m'avançant vers la porte comportant les chiffres deux, zéro et six.

Lasse et fatigué je soupirai avant de pousser la porte sans ménagement. Client important ou pas, la seule chose qui m'importait était de bien faire comprendre à cet enfoiré que certes, j'étais là pour satisfaire ses désirs, mais que j'étais un être humain avant tout…Etre humain passablement exténué et irrité.

La pénombre m'accueillit, me faisant oublier une fraction de seconde ma colère…Colère qui revint de suite au galop…On se foutait de moi ou quoi…?

Agacé, je posais mes doigts contre l'interrupteur prêt de moi. Mais avant que je ne perce le calme de la pièce d'une lumière blanche et agressive, un bruit étouffé m'arrêta dans mon mouvement. Etonné, je plissai les yeux, tentant de déceler une forme quelconque dans les ténèbres de la chambre. Lorsque la lune se laissa découvrir de ses nuages sombres pour caresser de sa douce lumière d'argent le tissu des rideaux tirés, éclairant passablement la scène qui m'était alors cachée.

Là, prostré dans un coin comme un pauvre animal, se tenait un homme le visage enfoui dans ses bras, genoux repliés jusqu'au menton. Son corps était parcouru de soubresauts, et je pouvais maintenant entendre clairement le son de ses sanglots étouffés. Ses vêtements étaient négligés, froissés. Ses cheveux, seule chose que je pouvais entrapercevoir, paressaient aussi froids et argentés que la lune elle-même. La curiosité s'empara de moi….Et si c'était un fantôme ?...Fut la seule chose intelligente qui traversa mon esprit, alors que je m'avançais doucement vers lui.

J'étais impressionné, curieux, face à cette apparition…Etait-ce dû à l'heure tardive ou bien au fait que la fatigue avait sûrement atteinte mes fonctions cérébrales ?...Franchement je n'en sais rien. Mais je me laissais aller vers lui voulant toucher de mes doigts cette forme, peut-être pour voir si celle-ci était bien réelle.

Mais avant de faire un pas de plus, mon cœur paru s'arrêter un millième de seconde. Ses grands yeux s'étaient fondus dans les miens…Lui ?...Encore lui…Son visage qui paraissait exsangue à la lumière blafarde de la lune, était peint de larmes semblables au cristal. Il paraissait si affligé…Si loin…Ses traits pourtant fins, semblables à ceux d'un enfant paraissaient tirés…Preuve de sa maturité…D'une douleur trop longtemps supportée.

Mon corps continua dans son avancé mes yeux toujours fondus dans les siens. Arrivé à sa hauteur, nos regards étaient toujours accrochés l'un à l'autre…Je ne pouvais m'en détacher…Il m'intriguait et je pouvais sentir au fond de moi, un sentiment étrange que je ne pouvais expliquer. Non…Ce n'est pas de l'amour…Ni même de la pitié…Juste une sorte de curiosité mêlée à de la compassion peut-être…

Lui….Il était juste…Différent.

Je lui faisais face de toute ma hauteur…Le temps s'était quasiment arrêté. Plus aucun sanglot ne le parcourait. Il parut même étonné…Et pourtant nous nous faisions juste face, contemplant l'un comme l'autre nos âmes distinctes.

Mais c'est alors que son visage se crispa, laissant les larmes caresser encore sa peau qui paraissait exsangue…Et avant que je ne comprenne, comme un boulet de canon qui coupa ma respiration, je sentis son corps s'accrocher désespérément au mien. Il avait enfouis son visage dans mon cou, laissant son corps trembler de tristesse, humidifiant de ses larmes ma chemise qu'il tenait serré entre ses doigts tremblotants.

Je ne sais trop pourquoi mais à cet instant, je laissai mes doigts caresser doucement sa joue. Son visage alors couvert de larme se releva et lentement, j'effleurai de mes lèvres son front…Je ne sais pas pourquoi j'ai fait cela, mais au fond de moi j'avais envie de le rassurer peut-être…Je n'aimais pas voir ses larmes….Pourquoi ?...Je n'en sais rien…

Doucement, mû par un sentiment qui commençait lentement à s'emparer de moi, j'approchai mes lèvres des siennes…Brusquement ses doigts s'emparèrent de ma main posée alors sous son menton et la repoussa…Puis, coupant court à ce moment que je qualifierais d'étrange, de quasi religieux, je sentis ses doigts contre la boucle de ma ceinture…

Et c'est ainsi que je fis taire ses pleures…Ses sanglots furent remplacés par de doux et langoureux gémissements. Je ne faisais que mon boulot…Rien de plus…Et si cela pouvait le rendre heureux, alors tant mieux…Cet homme, qui me paressait étrange avait certes bousculé quelque chose dans le quotidien que je côtoyais depuis si longtemps, mais il restait un client comme j'en voyais tout les jours. Quelqu'un de perdu et de seul dans ce monde que beaucoup qualifie d'horrible, égoïste, et qui recherche en ma compagnie une lueur quelconque, un bout de paradis dans cet enfer qu'est la vie…Et si je pouvais aider…Tant mieux…Oui, tant mieux.

Et c'est ainsi que une fois par semaine puis de jour en jour, il vint payer mes services. Nos échanges se passaient toujours de la même manière. Aucunes paroles ne furent échangées, et je m'en tenais au fait qu'il était sûrement atteint d'aphasie…Nous ne faisions que mélanger nos corps…Rien de plus normal en somme…Mais ce que je pouvais voir au fil des jours, ce fut son état. Il se détériorait… Comme une fleur à laquelle on s'amuserait à arracher petit à petit chacun de ses pétales…Comme si ma présence…Nos échanges n'arrangeaient rien…Comme si…C'était moi, qui arrachais chacun de ses pétales.

Puis vint un jour où il ne vint plus…Puis une semaine…Deux…Au fond, il est vrai que je pouvais m'inquiéter. Non pas du fait de ne plus pouvoir le voir, non loin de moi cette idée. Juste…Un mauvais pressentiment.

J'étais attablé auprès d'une femme d'une quarantaine d'années. Femme seule et héritière d'une grande fortune qui s'était fait refaire à plusieurs reprises le visage et le corps. Ca me faisait toujours autant rire, ces personnes cherchant à arrêter le temps, soit disant pour garder la beauté éternelle et qui ne faisait que de s'enlaidir, ressemblant trait pour trait à des monstres de foire. Cette femme, je la côtoyais depuis le début de mon entrée dans le métier. Elle ne faisait que de me trainer de soirées mondaines en bars de luxe, cherchant à se pavaner à mon bras auprès des gens du monde. Une vieille harpie au bras d'un jeune homme fait toujours le meilleur des effets…Parfois, j'avais l'impression qu'elle me considérait comme son fils…Fils qu'elle payait pour des parties de jambes en l'air soit dit en passant. Etrange n'est-ce pas ? Et pourtant, j'ai pus au cours de ma courte carrière, rencontrer des gens aux mœurs douteuses et aux histoires extravagantes…Cependant ces gens ne sont que le reflet de l'être humain. Ces choses que les gens cachent à la vue des autres le jour, et me révèle la nuit…Ce côté sombre de leur personne qui ne fait pas d'eux des monstres mais bien des êtres humains.

Cette pauvre femme, au caractère pourtant bien trempé, n'était qu'une pauvre femme seule, n'ayant jamais connue les joies de la maternité, et qui devait, inconsciemment retrouver en moi toutes ces choses, qui, jamais elle ne se l'avouerait lui manque pourtant…Je ne suis qu'un substitut pour la plupart et je m'en accommode, trouvant malgré moi ma place au sein de la société…Je me demande bien ce que je pouvais être pour lui… ?

Je bus d'une seule gorgée mon verre de whisky sur cette pensée…Pourquoi m'encombrais-je la tête de ces questions ?...Agacé, je m'allumais une énième cigarette. Sans la moindre émotion, je sentis la main de ma cliente se poser sur ma cuisse, tandis qu'un homme à la peau couleur ébène entra sur la petite scène du bar sous les applaudissements des habitués. Indifférent, je regardai l'artiste saluer la salle tout en s'installant sur une chaise avec sa guitare, alors que je laissais mes poumons se gorger de nicotine.

Le silence se fit. Le guitariste accorda une dernière fois son instrument puis de ses longs doigts fins, il se mit à caresser les cordes…(Keziah Jones «Where's life»…magnifique chanson)…Mon cœur accrocha directement à la mélodie…Si douce et si triste…Nostalgique…

« Chance : Please tell me where life is
« Chance : S'il te plaît dis-moi où est la vie
I'm feelin scared like this
J'ai peur comme ça
Destiny : Why do you ask ?
Destinée : Pourquoi demandes-tu ?
Chance: Sadness
Chance: Tristesse

Destiny: Why should you care?
Chance : Pourquoi devrais-tu t'en faire ?
Chance : This madness kills »
Chance : Cette folie tue »

…Encore…Pourquoi ?...Je ne voyais que lui…Son visage si beau et si triste…Son apparition dans ma vie était semblable à celle d'un fantôme. Peut-être l'était-il… Fantôme me torturant l'esprit par des questions sans réponses…J'aimerais comprendre…

« Destiny : You're lookin like one of those reasons baby oh…insignificant
«Destinée : Tu parles comme l'une de ces raisons bébé oh…insignifiante
You're lookin like one of those dreams baby-y
Tu ressembles à l'un de ces rêves bébé-é
You're lookin like one of those moments
Tu agis comme l'un de ces moments
You can't fool me »
Tu ne peux pas me tromper»

Inconsciemment je buvais les paroles du musicien. Comme si les réponses pouvaient se trouver dans sa musique…Mais pourquoi pensais-je toujours à lui en entendant certaines musiques ?…Car la musique est le chemin le plus court vers l'âme.

«Chance : I'd like to see spring
«Chance : J'aimerais voir le printemps

When will you be with me?
Quand seras-tu avec moi ?

Destiny: Why should you care? Baby oh
Destinée : Pourquoi devrais-tu t'en faire ? Bébé oh

Chance: Madness…Madness
Chance: Folie…Folie

Destiny: Why do you ask? Baaaby
Destinée : Pourquoi demandes-tu ? Bébé

Chance : This sadness kills
Chance : Cette tristesse tue

Destiny : You're lyin !
Destinée : Tu mens !

You're lyin baby!
Tu mens bébé !

You're lyin !
Tu mens !

You're lyin ! »
Tu mens ! »

Tu mens…Oui tu mens…Tu mens quand je te vois refuser l'un de mes baisers, alors que ton regard me supplie. Tu mens alors que je sais que tu as envie de me dire ce qui ronge ton âme…

«Narrator : Moments, dreams and reasons
«Narrateur : Moments, rêves et raisons

Moments and dreams make love come in season
Les moments et les rêves font entrer l'amour en saison

Seasons!
Saisons!

Chance: Where do we go from here?
Chance : Où va-t-on à partir d'ici ?
These lonely roads I fear
Ces routes solitaires dont j'ai peur

Destiny : Wipe your tears baby oh
Destinée : Essuie tes larmes bébé oh
Don't you worry, don't you worry
Ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas

I'll always be here for you »
Je serais toujours là pour toi»

Tes lèvres humides d'entre lesquelles glissait ce plaisir qui nous consumait. Ton regard enfiévré…Tes mains douces et fragiles qui parcouraient maladroitement mon corps. Ces souvenirs, je les vivais au rythme de la musique…Etait-ce de la nostalgie ? Oui peut-être…

«Chance : You're lyin
«Chance : Tu mens !
You're lyin baby!
Tu mens bébé!

You're lyin!
Tu mens !

You're lyin !
Tu mens !

Look at your face!
Regarde toi!

Destiny: You're lookin like one of those reasons
Destiny: Tu parles comme l'une de ces raisons

Chance : You're cryin !
Chance: Tu es en train de pleurer!

Destiny: You're lookin like one of those dreams
Destiny: Tu ressembles à l'un de ces rêves

Chance: Look at your face!
Chance: Regarde-toi!

Destiny : You're lookin like one of those moments
Destiny : Tu agis comme l'un de ces moments

You can't fool me»

Tu ne peux pas me tromper»

Je ne comprends pas pourquoi je me gâche la vie à repenser à tout cela. Il n'est qu'une simple vague dans l'océan qu'est ma vie. Rien…Non rien et pourtant…J'aimerais savoir…Savoir ce que tu voulais de moi…

Un poil irrité, j'éteignis un peu trop brutalement peut être ma cigarette dans le cendrier.

« Et bien Uchiwa-kun…Je vous trouve ailleur ce soir. » Me fit ma cliente mécontente de sa voix stridente et perchée.

« Occupez-vous de vois affaires. » Fis-je énervé. Sa voix seule m'exaspérait. Et je détestais quand elle employait cette familiarité avec moi…Je ne suis pas un ami…Ni même une connaissance…Je fais juste mon travail, et je préfère garder mes distances avec mes clients…Entretenir une relation professionnelle comme on dit.

Elle me regarda de haut, vexée du ton que je venais d'employer.

« Reconduisez-moi. »

Je ne me fis pas prier et l'invita dans les minutes qui suivirent à monter dans ma Jaguar. Sans aucune autre formalité, je la déposai devant chez elle, et m'en allai directement vers le WakuWaku. Je n'avais qu'une hâte c'était de rentrer chez moi…Mais avant j'avais besoin comme à mon habitude, de boire un dernier verre au bar de l'établissement. Qui sait, Neji serait peut-être là…

Enervé, je pris mon briquet ainsi qu'une cigarette, puis me l'allumai sans plus attendre…

Arrivé face à l'établissement, je ne pus m'empêcher de lancer mon mégot encore incandescent au visage du portier avant de franchir les portes…Qu'est-ce qu'il pouvait m'énerver cet abrutit…Puis cette vieille peau aussi m'énervait…Tout m'énervait…

Je soupirai, essayant malgré moi de me calmer. Je jetai alors un rapide coup d'œil au bar voir si Neji était présent…Mais non…Pas de Neji…Mon exaspération ne fit qu'augmenter…

« Uchiwa-san ? » Me fit la douce voix que je devinai être celle de l'hôtesse d'accueil. Lentement, je me tournais vers celle-ci…Je sentais mon exaspération poindre au maximum… Une sourde douleur envahit ma poitrine un millième de seconde…Mon cœur venait de rater un battement…

« Cet homme vous attends depuis plus d'une heure… »

Est-ce que je rêvais ?...Peut-être…Ces derniers temps la notion de réalité m'échappait. Il était là, en face de moi, le visage plus marqué que jamais par la fatigue…Psychologique et physique…Ses yeux étaient rouges et ses cheveux avaient l'air éteints et négligés…Son regard fuyait le mien, tandis que d'un geste peu sûr il remercia l'hôtesse. Un étrange sentiment s'empara de moi…La peur ?...Du moins ça y ressemblait.

Je fus porté par mes jambes qui s'avancèrent vers lui. Il n'osait toujours pas me regarder dans les yeux tandis que je lui faisais à présent face. Découragé qu'il refuse tout approche, je laissais un soupir m'échapper puis partis vers l'ascenseur, menant la marche qui nous amènerait vers le seul endroit où nous pouvions communiquer.

Durant le court trajet qui nous menait vers la chambre, le silence seul nous accompagnait. Seule sa respiration me confirmait sa présence. J'essayais de jouer le jeu tout comme lui. De garder à l'esprit qu'il n'était qu'un client et rien d'autre…Pourtant j'avais une envie folle de me retourner, de l'attraper par les épaules et de le secouer…Le secouer pour qu'il puisse enfin m'avouer ce qu'il attendait de moi. Pourquoi il était si distant alors que son regard seul intimait le vœu le plus cher de partager cette douleur qui le rongeait…De recevoir cette chaleur qu'il attendait. Mais non je ne fis rien…Je restais là, stoïque, le regard droit…Professionnel.

Arrivé face au panneau de bois comportant ces chiffres qui à présent nous étaient familiers, je sortis les clefs que l'hôtesse m'avait données, et ouvris la serrure. Toujours dans le silence, je laissai le passage à mon client, puis entra à sa suite. Lorsque le bruit mat de la porte qui se refermait vint caresser mes oreilles, se fut comme un déclique. Je me retrouvais là, seul face à lui…Dans cette chambre sombre et vide comme son regard…Malgré moi, il fallait qu'il réponde à ces questions…A ce comportement vis-à-vis de moi…A cette situation des plus étranges…A ce sentiment qui depuis notre première rencontre me ronge de l'intérieur.

J'inspirai alors, cherchant peut-être une once de courage au fond de moi…Vous vous demandez sûrement comment moi, Uchiwa Sasuke, pouvait se sentir faible et impuissant face à un inconnu. Et bien prenez en compte qu'une situation aussi bizarre que celle-ci avait le don de déstabiliser l'homme le plus stoïque du Japon.

Sûr de moi à présent, je commençai à vouloir le questionner…Mais je fus couper court, lorsqu'il se tint face à moi, commençant sans conviction à se dévêtir…Une pensée me vint alors que je le regardais enlever un à un ses vêtements…Comment quelqu'un qui possédait des vêtements aussi vieux et usés pouvait se payer mes services… ?

De son corps fin qui paraissait fragile dans la pénombre, doucement il prit place sur le bord du lit…Je ne pus m'empêcher d'être admiratif devant les courbes parfaites de son corps, alors caressées par les rayons blafards de la lune faisant de lui une sorte d'entité à la beauté mystique et intouchable.

« Dis moi….Dis moi ce que tu attends de moi… »

Comme je pouvais m'en douter, aucun son ne franchit ses lèvres. Seul ses grands yeux céruléens se perdirent dans les miens….Ce visage de poupée aux apparences fragiles…Ses cheveux fins qui encadraient avec douceur son faciès d'ange perdu...Et d'un geste brusque, il me jeta une liasse de billets au visage…Je compris alors que jamais je n'aurais de réponses de sa part. Si de cette manière je peux le soulager de sa tristesse…Alors allons-y…Donnons lui ce qu'il demande…Je m'avançai alors vers lui, et laissa mon corps recouvrir le sien.

Mes lèvres goûtèrent sa peau douce et salée, tandis que ses jambes vinrent enlacer mes hanches…Je vais te donner ce que tu désir…S'il n'y a qu'ainsi que je peux t'aider.

Et ses mains agrippèrent maladroitement mon dos….Et je sentais ses doigts fins trembler contre moi.

Deux heures plus tard, je refermais la porte derrière moi, alors que j'entendis au travers de la porte le murmure de ses sanglots. J'ai fait ce que je pouvais…Et s'il ne veut pas se confier à moi tant pis…J'aurais essayé.

D'une main qui me parut trembler quelque peu, je m'allumais une cigarette tout en m'engouffrant dans la boîte métallique qu'était l'ascenseur.

« Merde…Fait chier. » Soupirais-je tout en passant une main dans mes cheveux, après avoir appuyé sur le bouton qui me mènerait au rez-de-chaussée.

Je laissais mon esprit vide de toutes pensées, laissant juste mes poumons s'imprégner de la douce fumée du tabac.

Lorsque les portes s'ouvrir, je vis avec un certain plaisir Neji accoudé au comptoir verre de Gin à la main.

Je laissai tomber mon corps sur un des tabourets, et commandai la même chose que lui.

« Ha, Sasuke-kun…Ca faisait longtemps. » Me fit-il en un simple sourire. « Alors…Comment vas-tu ? »

Je bus mon verre d'un traite, et poussai un soupir tout en me tenant le visage.

« Ha ?...Si mal que ça ?

-Si c'est ça l'amour…Je préfère m'en passer. »

Neji me regarda perplexe, alors que je venais de dire tout haut ce qui me traversait l'esprit. Puis il se laissa à rire de ma situation…Un rire simple et léger.

« Mon pauvre…Je te plains. L'amour n'est pas chose facile tu apprendras avec le temps.

-Arrête on dirait un vieux. »

Il se laissa encore à rire.

« Oui c'est un peu ça…J'ai un peu plus d'expérience que toi dans le domaine. Mais ne te laisse pas bouffer. » Reprit-il plus sérieusement. « Ce genre de chose arrive parfois avec des clients. Et je te conseille, pour toi avant tout, d'oublier tout ça. Ce n'est pas bon pour toi…C'est juste une passade tu sais. Nous ne sommes que de la marchandise après tout…Mais des produits de luxe avant tout. »

Son rire léger vint caresser encore mes oreilles. Il avait raison…

« Dis moi…Ca te dirais de passer chez moi après ? Histoire de finir la soirée … » Lentement je plongeai mon regard dans le sien. Un sourire mutin me répondit…Ho et puis, pourquoi pas ? Ca fait longtemps que je me demande ce que vaut l'ancien numéro un.

«Avec plaisir … » Lui répondis-je d'une voix sensuelle…Il s'apprêta à répliquer, lorsque quelque chose derrière moi interpella son regard.

« Il n'a pas l'air dans son assiette lui, on dirait un fantôme. » Intrigué je me retournai pour voir de qui il était question.

Il était là, dans le hall, déambulant tel un automate vers la sortie. Son visage plus décomposé qu'avant…La peur…Voilà ce que je ressentais à présent, tandis qu'il franchissait la porte à double battants. Je vis alors sa silhouette commencer à s'avancer vers la route…Mon cerveau n'eu pas le temps de suivre que déjà mon corps s'était levé de la chaise. Merde qu'est-ce qu'il croyait faire ? Je passais les portes, tandis que je le voyais au beau milieu de la circulation, alors que le son trident des klaxons lui intimait de dégager du chemin.

« Attention ! »

Je couru vers lui, ne cherchant pas à comprendre. Et avant que son corps ne soit aussi désarticulé qu'un pantin par le pare choc d'un camion citerne, je le happais puis roulais avec lui sur le côté, le protégeant du mieux que je pouvais de mon corps.

Ma respiration était saccadée. Je sentais les battements affolés de mon cœur…Lentement j'ouvris les yeux…Quelques personnes étaient regroupées autour de nous…Je Tentais de retrouver ma respiration, lorsque je sentis quelque chose bouger sous moi. Paniquer et inquiet, je me relevais de dessus lui….Ses grand yeux bleus me dévisagèrent, étonnés….La peur avait totalement envahit mon corps. De mes mains tremblantes j'attrapais ses épaules et lui hurla sans que je ne le veuille vraiment au visage :

« Ca va ?! Tu n'as rien ?!...Mais pourquoi t'as fait ça bordel t'es complètement fou ou quoi ?! Tu m'as foutu une de ces trouilles !! »

Son regard était perdu, c'était à se demander s'il savait ce qu'il faisait là….Puis son visage se décomposa en une grimace de douleur, et des larmes vinrent caresser son visage….Face à ses pleures, ma peur ainsi que ma colère s'estompa…

« Tu as mal quelque part ? » Lui demandais-je d'une voix qui se voulait rassurante.

Il acquiesça, posant d'une main tremblotante ses doigts sur sa cheville. Je relevai alors le tissus de son pantalon, voir si la blessure était grave ou non.

« Ca va…Tu n'a qu'une entorse apparemment. S'il y avait eu fracture, ça aurait déjà viré au violet. »

Après avoir poussé un soupir de soulagement, je me relevai non sans difficulté suite à la chute et époussetai mes vêtements. Je passai une main dans mes cheveux puis tandis ma main vers lui.

« Viens je t'emmène chez moi. »

Il ne contesta pas mon choix, et pris la main que je lui tendais. Dés qu'il fut sur pieds, un gémissement de douleur traversa ses lèvres. Je le pris alors par la taille et l'emmena vers ma voiture. Arrivé à celle-ci, je l'aidai à s'installer.

« Hey Sasuke-kun, ça va ? » Je refermai la portière et me retournai vers Neji qui paraissait inquiet.

« Ça va, ça va…Ecoute pour l'invitation on verra une autre fois d'accord ? »

Neji me regarda dubitatif.

« D'accord…Mais pourquoi l'emmène tu chez toi ?

-C'était mon dernier client…Alors je me sens un peu responsable tu vois.

-Ha…. » Neji me fit un léger sourire puis il posa sa main sur mon épaule et vint se pencher à mon oreille. « Tu as des clients bizarres toi…Mais n'oublie pas ce que je t'ai dis tout à l'heure. »

Je ne lui répondis pas et me dirigeai simplement vers ma portière puis m'engouffra dans la Jaguar.

Trente minutes plus tard nous nous retrouvions dans mon studio à Ginza. Je l'avais installé dans mon canapé en cuir…

« Tu veux un café… ? »

….Seul le silence me répondit…Comme d'habitude….Je ne sais pas mais il pourrait au moins pousser un grognement ou même me faire un geste pour dire oui ou non !...Mais non rien…Vive la communication au vingt-et-unième siècle.

Je poussai un soupir et décidai d'abandonner l'idée de la communication. Il fallait que je m'occupe de sa cheville. Je me dirigeai vers la salle de bain, pour prendre de la pommade et des bandages. Lorsque je revins dans le salon, c'est toujours tête baissée et en train de se triturer les doigts que je le retrouvai…Il a réellement vingt-neuf ans ?...On ne dirait pas…

Lentement je m'avançai, puis vint me mettre à genoux face à lui. Il était en boxer, après que je lui ai conseillé d'enlever son pantalon histoire de mieux le soigner. Il releva le visage lorsque je pris sa cheville endoloris entre mes doigts. Un geignement de douleur lui échappa. Je pris alors la pommade, en mis une noisette sur mon index et l'appliqua doucement sur sa cheville gonflée. Un frisson lui parcourra le corps et je vis du coin de l'œil ses doigts se crisper sur mon canapé….Lorsque j'eu finis, je pris le bandage et m'appliqua à le poser le plus soigneusement possible. Quelques gémissements lui échappèrent… Mon cœur s'emballa…Une chaleur s'empara de mon ventre…Mon regard fixait intensément ce pied que je tenais entre mes doigts…J'étais comme hypnotisé. Doucement je dardais ma langue, caressant un de ses orteils…Puis je déposai de légers baisers sur le bandage qui maintenait sa cheville blessée. Un hoquet de surprise lui échappa. Je levai mon regard vers son visage. Mon cœur ne fit qu'augmenter dans sa cadence. Ses grands yeux bleus étaient légèrement écarquillés, et ses joues étaient teintées de rose. Je continuai alors de parsemer sa cheville de baisers…Puis remonta un peu plus au mollet. Sa peau était douce et chaude. Un grincement me fis imaginer ses doigts se crisper un peu plus contre le cuir du canapé…J'entendais sa respiration devenir hésitante, tandis que mes lèvres continuèrent leurs caresses, arrivées maintenant au genou…De mon autre main, j'écartais doucement sa cuisse, laissant à mes lèvres la possibilité d'aller entre ses jambes. Doucement je caressais l'intérieur de ses cuisses, léchant parfois…Une de ses mains vint se poser sur ma tête, entremêlant entre ses doigts tremblants quelques mèches de mes cheveux. Je pouvais voir à travers le tissu de son boxer, la forme évidente de son érection grandissante. La chaleur que je ressentais augmenta…Je mordis avec douceur sa verge à travers le tissu…Il laissa s'échapper d'entre ses lèvre un petit cri. La main qui tenait sa cheville glissa le long de sa jambe…Jusqu'à sa cuisse. Je me mis à caresser de mes deux mains ses cuisses offertes…Lentement il les écarta. De mes dents, je fis glisser le tissu, libérant ainsi sa verge gonflé de désir. J'attendis un peu laissant mon être se gorger de sa respiration…Des battements de son cœur…Et du sentiment de frustration qui l'envahissait. Lorsque je sentis que l'attente devenait insupportable, je pris sans autre conviction son membre en bouche. Un cri de surprise lui échappa. J'enroulai alors doucement ma langue autour de sa hampe, humidifiant grâce à ma bave. Mes lèvres glissèrent tout du long, ma langue caressant sa hauteur puis venant titiller l'extrémité de sa verge. Ses doux gémissements vinrent caresser chaque partie de mon corps, alors que mes lèvres s'amusaient à sucer ce joli bonbon rose. De mes mains je massais ses cuisses, les écartant un peu plus…Ma langue venait câliner son membre…Parfois je mordais légèrement son gland sous un gémissement de douleur….Plus…J'en voulais plus…

Je délaissai son membre et me releva. De sa respiration haletante, il me regarda incompréhensif. Je vis son regard glisser le long de mon torse à moitié découvert par ma chemise entrouverte. Je sentis mon érection se tendre u peu plus, tandis qu'il se mordait la lèvre inférieur d'envie, ses yeux posé sur mon entrejambe. Doucement, pour ne pas se faire mal, il se mit à genoux sur le canapé. Ses doigts défirent prestement la boucle de ma ceinture et en un geste rapide et précis, il défit le bouton puis la braguette….Des ses doigts fins, il libéra ma verge….C'était la première fois que nous allions nous adonner à cela….Lentement, je le vis sortir timidement sa langue…Il caressa doucement mon gland…Je le sentais hésitant, mais cela ne fit qu'augmenter mon excitation. Ses doigts fins commencèrent des mouvements d'aller et venu sur mon membre plus tendu que jamais, alors qu'il entamait des petits coups de langue sur son extrémité. Son autre main caressait mes hanches, retraçant parfois inconsciemment les formes de mon tatouage. Puis je le vis arrêter tout mouvement, regardant perplexe la hampe qu'il avait en main. Je passai alors ma main dans ses cheveux en une caresse, comme pour le rassurer. Alors, décidé, il prit le tout en bouche. Une onde de plaisir s'empara de moi…Tel que je ne pus empêcher un gémissement de franchir mes lèvres. Sa langue timide et inexpérimentée…C'était….Si bon….

Son pouce caressa mon gland, accompagné de sa langue…Puis ses lèvres il revint caresser de ses mouvements peu sûr ma verge…

« Humm…Vas-y continu… » Susurrais-je d'une voix grave que je ne contrôlais plus. J'avais fermé les yeux, laissant le plaisir prendre totalement possession de moi….Ma main alors posée dans ses cheveux, lui intima en une poussée elle aussi non contrôlée, d'aller plus vite et plus loin… Ce qu'il fit…. « Haaannmmmm…. »….La chaleur ne faisait qu'augmenter….Les ondes de plaisirs traversaient mon corps. Je baissais alors les yeux vers son visage….Ses yeux étaient fermés, et ses sourcils légèrement froncés…Je mordis ma lèvre inférieur sous un gémissement alors que des picotements commençaient à se faire sentir au niveau de mon aine.

D'un geste brusque je le repoussai. Il retomba sur le canapé, les lèvres encore humides de bave et les joues légèrement rosées. Il me lança un regard empli d'incompréhension. Je laissai mes yeux se fondre dans les siens, laissant la pression retomber. Doucement je m'avançai vers lui….Ne brisant pas le contact de nos regards….Arrivé à sa hauteur, je fis glisser mes genoux sous ses cuisses, ses jambes passant de chaque côté de mes hanches. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement…Je me sentais…Bizarre…Cette fois était différente des autres…J'avais l'impression de me consumer de l'intérieur….Nous n'avions jamais était aussi…Proches ?...Oui…Là, maintenant, ce n'était plus une simple relation de gigolo à client….Mais bel et bien une sorte d'osmose, d'envie partagée mélangée à autre chose….Quelque chose de…Bizarre….

Mes mains glissèrent sous sa chemise blanche, collant son torse glabre et halé au mien…Je me fondais dans ses yeux…Bizarre….Je me sentais bizarre….Une de mes mains glissa jusqu'à sa nuque…Puis rien…Un seconde qui me parut une éternité…Une éternité à me fondre dans ses yeux…A sentir son cœur battre contre moi…Les mouvements de sa respiration saccadée caresser ma peau….Doucement je laissais mes yeux se fermer…Mon visage se pencher….Et mes lèvres….Se poser doucement sur les siennes….Un baiser…Un simple baiser et pourtant…Un…Puis deux….Il ne m'avait pas repoussé. Pour la première fois…Il me laissait gouter ses lèvres. Je plongeais mon regard dans le sien, essayant de comprendre…Seule ses joues rougies ainsi que ses yeux embués de plaisir me faisaient comprendre qu'il ressentait les mêmes choses vis-à-vis de moi. Alors, sans chercher à comprendre, mon visage se pencha à nouveau, et mes lèvres vinrent s'emparer encore une fois des siennes…Laissant ma langue s'immiscer dans le baiser…Caressant avec douceur ses lèvres, puis cherchant désespérément à rencontrer la sienne. Lorsqu'elles se trouvèrent…Se fut timidement qu'elles se caressèrent…Puis l'échange devint plus profond, étouffant nos gémissements de satisfaction. Ca faisait si longtemps que nous attendions cela…

Ma langue délaissa à contre cœur la sienne…J'avais envie de lui, et je n'en pouvais plus d'attendre. Alors, j'humidifiai deux de mes doigts, puis vint reprendre goulument ses lèvres ainsi que sa langue….Mon index caressa doucement les contours de son anneau de chair, et doucement, je le fis glisser à l'intérieur…Puis mon majeur vint le rejoindre…..J'allais et venais…Lentement, tandis que ses gémissements vibraient contre mes lèvres…J'ondulais mes doigts…Entrais…Sortais…

Lorsqu'il fut assez prêt selon moi, je retirai mes doigts et attrapais ses cuisses. Sans couper court au baiser, je le soulevai tandis que ses jambes s'étaient accrochées à mes hanches. Debout, je titubai un peu, essayant de trouvé un équilibre. Et sans chercher plus loin, je le plaquai férocement contre le mur le plus proche. De mes mains, j'écartai ses globes de chaires….Et sans plus attendre, je le pénétrai d'un coup de rein.

« Haaaaaa !! ….Haaaan……Haaaaanmmmmm…..Haaaaaaa….»

Je me délectais de son visage grimaçant de plaisir, tandis que ma verge allait et venait frénétiquement en lui, enserré par son anneau de chair. Ses mains agrippaient désespérément ma chemise…Sa tête était rejetée en arrière, laissant sa bouche entrouverte qui hurlait le plaisir qui le consumait….Il était….Magnifique….

Le mouvement de mes hanches devint irrégulier, et profond, le caressant de l'intérieur…. Lorsque j'atteignais sa prostate, un petit cri aigue lui échappait….Et j'aimais ça…Je voulais le voir perde la tête sous le coup de mes hanches….Il était si bon….Si étroit….Son anneau se contractait parfois en une douce pression…

Ses doigts vinrent prendre mon visage et c'est avec envie qu'il dévora ma bouche ainsi que ma langue…Un…Et deux grands coups de butoir….Un long gémissement caressant mes lèvres….J'avais envie de le goûter entièrement….Encore plus….Je décollai alors son dos du mur. Sans briser notre baiser, il reposa ses jambes à terre. Sa langue en une dernière caresse délaissa la mienne…Seul un filet de bave nous reliait. D'un geste rapide et pressé, je déboutonnai ma chemise et laissais mon pantalon glisser de mes jambes. Lui fit de même avec sa chemise puis revint désespérément s'accrocher à mes lèvres. Mes doigts se laissaient se perdre dans sa chevelure dorée, tandis que les siennes caressaient frénétiquement mon dos couvert de sueur….Lentement sans briser notre contact, nous nous laissions glisser à terre, alors qu'il écartait lascivement les jambes, me laissant glisser entre elles. Je léchais une dernière fois ses lèvres, et me laissai me perdre dans son regard bleuté….Il était si beau….Là entre mes bras…Je ne pouvais décrire en cet instant le sentiment qui s'empara de moi….Et ses doigts vinrent caresser ma joue…Je laissais alors un sourire se peindre sur mon visage….J'étais bien, là entre ses bras….

Je me penchai puis goutai encore et encore à ses lèvres….Puis me fondit encore et encore en lui. Cette nuit, je lui fis l'amour….Oui l'amour, pas de la simple baise comme d'habitude…Mais bel et bien ce qu'on appelait l'amour. Le sentiment de fusion même entre deux êtres…Et cela je ne l'ai vécut que deux fois dans toute mon existence…Oui cette nuit nous avions fait l'amour comme deux êtres qui, enfin se trouvaient….

Le bruit de la circulation vint troubler mon sommeil….Et je sentais sur moi les rayons doux et rassurants du soleil me caresser la peau. Je tentai difficilement d'ouvrir les yeux…Puis en un grognement de mécontentement, je me retournai dans mon lit, recouvrant ma tête de mon drap…Veux encore dormir…Puis petit à petits, des bribes de souvenirs me revinrent….La nuit dernière….Avec lui…Mes yeux s'écarquillèrent, tandis que mon cœur s'emballait. Il n'y avait plus personne à côté de moi dans le lit. Je rejetais en vitesse les draps de sur moi et partis chercher sa présence dans l'appartement, nu….Rien, nulle part. Il s'était envolé…Volatilisé. Un horrible sentiment m'étreignait le cœur…Pourquoi ? Et comme pour répondre à ma question, du coin de l'œil, je vis un morceau de papier sur ma table basse. De suite, je me précipitai vers celui-ci et m'empressai de le lire…Mes yeux ne purent lire et mon cerveau comprendre que : « …Ne veux plus qu'on se revoit….Trop dur pour moi de tomber encore amoureux…..Jeu terminé….Adieu… »….Mes doigts laissèrent tomber le bout de papier à terre….Fini….Comme ça….Tout simplement….Aussi facilement…..Un sourde douleur vint tordre mes entrailles….Lentement, je me dirigeai vers mon lit, et m'y laissai retomber….Comment pouvait-il… ? Là, je vis prêt de ma table de nuit, une carte, puis une photo apparemment déchirée. Mon cœur s'emballa….

« Qu'est-ce que… ? »

Je pris les deux objets entre mes mains. Sur la carte, une photo de lui….Et un nom… « Uzumaki….Naruto…. » Je connaissais enfin son nom…J'examinais alors la carte de plus prêt. Apparemment la carte provenait de son travail. Il devait être employé dans cette entreprise nommée Kahou (Patrimoine/héritage)….Puis mon regard se posa sur la photo….Il y avait un enfant, une petite tête blonde aux grands yeux bleus et au sourire timide….Il devait avoir trois ans sur cette photo…A côté de lui, un homme, dont les cheveux faisaient comprendre que son fils en avait hérité. Puis une femme à la longue chevelure rouge et aux grands yeux…Très belle femme…Mais ce qui m'intriguai le plus fut que la photo était déchirée à partir du bras de la femme….Je retournais alors le bout de papier et vis inscrit au stylo bille : 10 Octobre 1982…

A suivre…

Ouais finis hourra !! (Se sort une bouteille de champagne du frigo)Bon…Désolée pour le retard mais j'espère en tout cas que ce chapitre vous a plus et qu'il vous a aussi mis l'eau à la bouche. Sur ce, à la prochaine ! Ja ne !

Murasaki-kun