Je remercie les personnes qui ont commenté cet OS, les commentaires font toujours plaisir, on doit bien l'avouer. Même si à la base, on écrit car une idée nous trotte dans la tête au point où on ne pense qu'à cela.
Alors je vais répondre à vos commentaires.
zonazahar : J'ai des OS qui sont plus grands encore et j'aime les poster sans les couper. Car personnellement, je ne vois pas où je pourrai les couper, dans ma tête tout est une suite logique. Je n'aime pas les fins tristes, j'aime quand l'espoir est là et que ça se termine bien malgré les épreuves difficiles. Je n'aime pas écrire des choses joyeuses, j'aime écrire sur des sujets durs pour montrer qu'on peut s'en sortir malgré tout. Merci à toi.
Ninoubrittana : Merci pour ton commentaire. Le hasard sert par moment. J'aime beaucoup explorer les différentes facettes de Santana, montré qu'elle n'est pas qu'une garce qui aime écraser autrui. Je suis contente que cet OS t'ait vraiment plu au point où tu le commentes. Non adepte du Brittana, on ne verra jamais de fic sur ce couple dans mon profil. Je suis à 100% Quinntana et ça ne changera pas
En tout cas, merci encore à toi.
Jesson : Ca m'a fait plaisir de voir que tu avais commenté alors que je savais déjà tes impressions, j'espère et je sais que cette suite va te plaire. En tout cas merci de me lire et de me donner ton avis à chaque fois. Et si je peux t'aider c'est cool ^^
GreenOhGreen18 : Voici l'épilogue comme promis, je t'avais dit que je l'écrirai ce soir, ce que j'ai fait lol tout en regardant des films et en discutant, je suis bizarre, je sais. Mais je ne sais pas écrire autrement. Je ne sais pas si l'épilogue est comme tu l'imaginais mais moi je l'imaginais comme cela et j'ai adoré l'écrire. Merci encore à toi en tout cas.
FabPezBerry78 : Merci pour ton commentaire qui fut le premier. Je suis désolée pour les larmes qui ont coulé^^ J'espère que cet épilogue te plaira.
Je vous préviens, j'ai eu la flemme de le corriger donc il risque d'y avoir des fautes surtout que je suis fatiguée, voir épuisée… Bonne lecture à vous.
EPILOGUE
Je me lève de ma chaise sans oser regarder qui que ce soit car j'ai peur de ne plus avoir le courage d'effectuer ma tâche. Je remets correctement mon débardeur puis j'avance jusqu'à l'estrade. Cela fait plus de deux ans que je viens en ce lieu mais c'est toujours aussi terrifiant pour ma part. Je hais suivre ce rituel mais je n'ai pas le choix, je dois suivre les directives. Je monte l'estrade et m'installe derrière un micro, je me racle la gorge et je tente de reprendre contenance. Une femme d'une trentaine d'année me sourit et me donne un signe d'encouragement. Je ferme les yeux quelques seconds, puis je débute d'une voix monotone et sans envie.
« Bonjour, je m'appelle Quinn Fabray et je suis une droguée comme une alcoolique. Cela fait plus deux ans que j'ai arrêté de me détruire et que j'apprends à me reconstruire doucement. Certains sont nouveau parmi nous et je vais faire ce qu'on m'a demandé vous parlez un peu de moi. Ainsi vous aurez peut-être le courage d'en faire de même. Car pour s'en sortir, il est impératif de parler, de se confier, de partager nos expériences et de nous faire confiance. Un parrain ou une marraine, vous serez confiés et il vous suivra durant tout le long de votre parcours. Vous pourrez le contacter quand vous en aurez besoin, il sera là pour vous. Moi-même j'ai une marraine et je peux dire qu'elle fait preuve de beaucoup de patience avec moi. » Je me tourne un peu vers la femme qui m'a encouragé et je lui souris. Ca fait vingt-mois que je la connais, elle m'a soutenu et apporté une grande écoute. Ma marraine, je lui serai toujours reconnaissante. Je me reprends pour que l'assistance ne s'endorme pas ou pire s'enfuit. « Je vais commencer mon témoignage. J'ai commencé à me détruire vers la fin de mon adolescence suite à plusieurs traumatismes donc je ne préfère pas en parler. Ceux qui ont eu affaire à moi, connaissent déjà mon histoire. Pour les autres, ce n'est pas le moment. Ma plus grande dépendance est la drogue, la second l'alcool et la troisième le sexe. Aujourd'hui, je lutte pour ne pas sombrer de nouveau… Je ne vous cache pas que c'est difficile et plus souvent que vous les pensez. Mais il faut résister et ne pas resombrer. Si on est tous présent à cette réunion, c'est parce que nous avons décidé de nous reprendre, de changer notre vie et de battre nos problèmes. Nous avons tous pris cette décision pour des raisons différentes et multiples comme pour le fait que nous avons commencé. » Je souris en repensant à ce qui m'a poussé à arrêter et à entamer ce programme, jamais je ne pourrai remercier assez les personnes qui m'ont poussé à faire ce choix. « Pour ma part, j'ai décidé de tout stopper par amour et pour rendre fière les personnes qui m'entouraient. Cela peut sembler stupide et dérisoire mais à l'époque, ma vie n'avait aucune importance à mes yeux. Je ne voyais pas l'intérêt de vivre et d'être heureuse… » Mon ton se fait à présent un peu plus triste, se replonger dans son passé, ce n'est pas évident et surtout c'est une preuve à passer encore et encore. « Je ne pensais pas mériter le bonheur et la paix intérieure, à vrai dire, je voulais juste retrouver une personne qui était partie loin de moi. J'étais hantée par cet amour et par cette tristesse… » Je contrôle mes émotions pour ne pas pleurer, quand je repense à Rachel, je ressens une souffrance mais je dois avouer qu'elle s'éteint au fur et à mesure. Même si cela m'ennuie et que j'ai l'impression de trahir ma diva. « Faut qu'on apprenne à vivre avec notre passé et panser nos blessures, nous devons rester forts. Nous pouvons la puiser dans différents lieux, une passion, des personnes, notre parrain/marraine…. La mienne vient de ma compagne, sa mère, un amour cher à mon cœur et ma marraine. D'ailleurs, ma compagne fut la raison de mon arrêt de toute destruction, elle représente ma lueur dans ce monde et mon appui. » Je pose mes yeux sur Santana qui me fixe avec un sourire à croquer. Je craque à chaque fois qu'elle le fait et j'ai juste envie de courir vers elle et l'embrasser tendrement puis me blottir dans ses bras. Mais je dois rester debout et parler à ces personnes. « Elle m'a sauvé la vie… Elle est présente quand j'ai besoin, elle me console quand je pleure, elle me prend dans ses bras quand je pleure, elle me laisse seule quand je lui en fais la demande et surtout elle m'aime malgré qui je suis… Et évidemment, elle m'écoute attentivement quand je lui parle de Rachel, elle s'intéresse même à mon ancien amour. J'ai une chance fabuleuse de l'avoir à mes côtés… Je ne peux rêver mieux. J'ai conscience que pour elle ce n'est pas facile tous les jours et que par moment, elle pète un plomb. Il lui arrive de piquer des crises mais je ne peux lui en vouloir car la plupart du temps, c'est moi qui en fait et qui lui fais vivre un enfer. Mais elle reste près de moi et elle continue de m'aimer. Vous voyez l'amour peut être une force incroyable, il peut nous apporter tant. Rejeter les gens qui nous entourent n'est pas une solution, au contraire, ça nous enfonce encore plus. Alors surtout ne vous détournez pas de ces personnes, acceptez la main qu'ils vous tendent et leur épaule. Certes par moment, ces personnes peuvent être dur avec vous, elles peuvent vous pousser dans vos retranchements, vous dire des vérités blessantes… Mais cela est pour votre bien et non pour vous faire du mal. Le combat est difficile et on peut chuter à n'importe quel moment. Dans ces moments-là, n'attendez pas dans votre coin, ne vous battez pas seul, allez voir votre entourage, appelez votre parrain/marraine. Ne restez surtout pas seule face à votre souffrance et vos doutes. On est là pour vous et chaque personne est là pour vous. Alors ne baissez pas les bras. Et surtout souriez quand vous pouvez, voyez les bons côtés même s'ils sont rares. On doit vivre et arrêter de survivre, la survie n'est pas un mode acceptable. On est venu dans ce monde pour vivre et connaître le bonheur. Un drogué, un alcoolique est son pire ennemi. On doit devenir notre meilleur ami. » Je me sens enfin sereine car je les vois tous m'écouter attentivement et être soulager de ne plus être seul. Je connais ces sentiments car je les ai vécus et je les vis encore aujourd'hui. Ca fait tellement du bien d'être la voix de la raison pour une fois et non la voix blessante. « Gardez courage et gardez la foie car rien n'est perdu et on peut toujours se relever. »
Suite à ces paroles, je hoche de la tête et je laisse ma place à notre coach. Je rejoins Santana, quand je suis à ses côtés, elle prend ma main et l'embrasse tendrement. Je peux lire tout son amour pour moi et sa fierté, oh oui, elle est ma force. Je pose ma tête contre son épaule en soupirant d'aise. Et elle passe un bras autour de ma taille. Son parfum atteint mes narines et cela me donne envie d'embrasser son cou pour m'en imprégner encore plus. Elle me caresse tendrement le dos et je lâche un petit gémissement. Je suis si bien dans ses bras, je suis chez moi et je peux dire qu'elle m'a sauvée la vie, qu'elle a réussi à me sauver.
Ca fait quelques mois que je ne suis pas venue à ces réunions, car je n'en avais pas ressenti le besoin. Mais aujourd'hui je suis là, devant cette foule, j'ai besoin de me confier et j'ai peur que ma compagne le prenne mal. Du coup, je me retrouve dans ce lieu où personne ne me jugera et sera compréhensive.
« Bonjour, je m'appelle Quinn Fabray. Cela fait plus de quatre ans que j'ai décidé de lutter contre mes dépendances. » La même rengaine incessante mais je dois suivre le règlement et faire acte de patience. « J'ai décidé de revenir car j'ai un souci et je suis heureuse de voir que je connais quelques personnes, j'avais peur de me sentir seule. Bref… Je vais commencer. Alors il y a trois jours, ma compagne, Santana pour ceux qui m'ont déjà vu, m'a fait une demande des plus surprenantes. Elle m'a demandée en mariage… » Je me remémore cet instant, j'étais rentrée à la maison après une longue journée. J'avais essayé d'allumer la lumière mais impossible. Alors une angoisse m'avait prise et j'ai crié le prénom de Santana en priant pour que rien ne lui soit arrivé. Et là des bougies s'étaient allumées et le corps de ma bien-aimée apparut. Elle était venue m'enlacer et me susurrer des mots tendres. Puis elle avait pris ma main pour me diriger vers notre table à manger recouverte d'un tissu rouge et d'assiettes. Je n'en revenais pas, tout était parfait et je n'avais pu m'empêcher de lui sourire avec amour. Le dîner s'était passé d'une manière exquise et j'avais trouvé encore une fois que j'avais une chance incroyable d'être avec elle. Elle s'était montrée au petit soin avec moi, et très attentionnée. Et à la fin, elle s'était levée, avait pris mes mains dans les siennes et s'était agenouillée. Mon cœur s'était mis à battre la chamade et ma bouche était devenue sèche. Elle débuta en me déclarant tout son amour et son attachement pour moi. Puis elle me fit sa demande et mes yeux n'avaient pu s'écarquiller sous l'étonnement. Je n'avais jamais envisagé de me lier à elle de cette façon, malgré mon amour. Le mariage pour moi ne représentait rien d'important. Mais pour ne pas le froisser, ma réponse fut positive. « Le lendemain de cette demande, j'ai craqué… J'ai bu un verre de champagne car je me sens perdue. Et totalement angoissée… Je veux dire je l'aime plus quiconque et je me vois vieillir avec elle mais le mariage ? C'est un engagement que je n'ai jamais envisagé. Je veux dire… A quoi ça sert de passer à l'acte alors qu'on s'aime… Je ne sais plus quoi penser, je viens à peine de reprendre vie, je viens à peine d'apprendre à me faire confiance entièrement... Une confiance que je viens de trahir… » Je suis désabusée et je ne sais plus comment m'expliquer.
« Quinn, ça fait des années que tu n'as touché à rien, tu as suivi ce programme avec une assiduité grandiose, tu as été forte et courageuse. » Ma marraine a pris la parole avec le plus grand des sérieux, j'ai toujours du mal quand elle emploie ce ton. J'ai l'impression qu'elle va me réprimander et je ne supporte pas cela. Alors je tente de me faire toute petite sur cette estrade. « Tu as succombé à la tentation alors qu'on l'a tous fait bien avant. Je te l'accorde, ce n'est pas bien mais tu es un être humain avec ses faiblesses. Après, tu as peur à cause de ce mariage, un mariage qui va devoir être préparé et dont tu vas en profiter chaque second. C'est une preuve d'amour, une des meilleures…. Et tu aimes Santana avec une telle pureté. Tu sais, nombreux d'entre nous se sont accrochés à des personnes, on les a considéré comme des bouées de sauvetage et une nouvelle addiction. Mais toi, tu as toujours fait la part des choses, tu as ton amour pour Santana, ce sentiment qu'elle t'a aidé et tant apporté mais tu n'as pas cette addiction. Tu es forte et brave, plus que tu ne le penses. Alors ce mariage est juste la continuité de votre amour. Parles-nous de Santana. »
J'acquiesce de la tête, heureusement que ma marraine a décidé de s'impliquer entièrement dans l'association et qu'elle sait quel mot employé.
« Santana est une personne fabuleuse avec son propre caractère. Elle hait qu'on lui marche sur les pieds et qu'on se pense supérieur à elle. Elle adore fermer les becs des autres, elle en prend un malin plaisir même. Elle aide ceux qu'elle aime et se moque littéralement des autres. Depuis des années, elle mène ce combat avec moi et elle n'a jamais baissé les bras. Elle a toujours fait preuve de patience et d'amour à mon égard, elle a toujours su me rassurer comme il se doit. En plus de me supporter au quotidien, elle a monté sa firme qui fonctionne drôlement bien. C'est une femme d'affaire hors paire et qui sait jongler entre son emploi, notre couple et son existence. Elle m'aime tellement et me le montre régulièrement. » Je me stoppe quelques seconds pour reprendre mon souffle et sourire doucement. « Elle a des petits gestes attentionnés, elle m'apporte le petit-déjeuner au lit, elle me prépare des petits plats ou bien m'invite au restaurant. Quand on sort, on va se balader le long de Central Park, quand je frissonne, elle me donne son manteau et réchauffe mes mains. Lors des chaleurs, on s'installe près de lac et elle se met derrière moi pour me prendre dans ses bras. On reste des heures ainsi à regarder la lune qui éclaire le ciel. On passe beaucoup de moments que toutes les deux, dans notre bulle, à profiter juste de la présence de l'autre. Notre amour a survécu à des épreuves compliquées, mes crises de manque, mes angoisses et mes crises de nerfs… On est présente l'une pour l'autre… Je peux être là pour elle maintenant et je peux lui rendre son amour… Car je l'aime et je ne veux personne d'autre qu'elle. Mon cœur lui appartient et pour rien au monde je partirai loin d'elle. »
« Tu es prête à te marier à elle, tu es prête à passer cette étape. N'angoisse pas, vous êtes une équipe hors norme et puissante. Vous pouvez tout traverser. Alors file chez toi, va parler à ta douce et n'hésite pas à lui confier tes peurs et ce qui s'est produit. Elle t'écoutera et ensuite rassures-la car tu en es capable. »
Je vais embrasser sur la joue de ma marraine et je file hors de la salle. Je vais suivre ces conseils et me prouver que je suis capable d'être à la hauteur. Car ma plus grande peur est de décevoir Santana et de perdre son amour. Mais sans risque, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Alors ces risques, je vais les prendre et je vais montrer au monde entier que j'aime Santana de tout mon cœur. D'ailleurs, j'ai un portrait d'elle dans ma galerie qui règne autour d'autres œuvres. C'est une preuve d'amour pour moi et je sais que Santana en est heureuse.
« Bonjour, je m'appelle Quinn Fabray-Lopez, ça fait environ six ans que j'ai arrêté mes dépendances. » Je souris à l'assemblée, j'aime venir en ce lieu à présent. Ce n'est plus une corvée et j'y viens sans obligation. Je tourne ma tête pour avoir un aperçu sur tout le monde. Il y a beaucoup de tête inconnue, de personne dans le désespoir et la souffrance. Et il y a ceux qui comme moi viennent juste pour venir et parler un peu d'eux. Que je connais depuis des années à présent. Certains font parti de mon entourage, d'autres restent juste des connaissances des réunions. J' ai pris connaissance que certains sont morts à cause de rechute ou pire. Je dois avouer que cela m'avait affecté mais j'ai réussi à le gérer et à faire preuve de sagesse. « J'ai voulu venir aujourd'hui pour témoigner de nouveau. Vous savez, on pense ne jamais s'en sortir, on pense qu'on ne sera jamais à la hauteur et qu'on est simplement des paumés. Mais on se trompe, on ne voit pas les choses sous le bon angle. On se voit comme certains ont voulu qu'on se voit alors on les fait gagner. Alors qu'ils n'en valent pas la peine. On ne peut pas continuer à se détruire pour rien, on ne peut risquer notre vie alors que des gens nous aiment. On vaut la peine, on vaut cette vie, on vaut le bonheur et la réussite. Mon père m'a détruite dans tous les sens du terme, il a bousillé ma vie et m'a tellement pris. Je ne méritais pas d'être de ce monde pour moi et pourtant je le crie haut et fort, je suis en vie et je suis heureuse. Je suis une personne stable avec une famille exceptionnelle. Cet homme se trompait sur moi et je l'ai écouté de nombreuses années mais je sais que je ne suis pas celle qu'il voyait et que je suis mieux… Bien mieux. J'ai une femme fabuleuse, aimante et si forte, elle est mon point dans ce monde et je suis le sien. On s'est mariée, il y a quelque temps et notre mariage a représenté à la perfection notre amour. J'ai une belle-mère si conciliante et admirable, beaucoup d'entre vous la connaisse. Elle est la directrice du centre et je lui serai toujours reconnaissante car je suis la deuxième personne qu'elle a soutenue et je sais que je lui suis redevable car si j'en suis là aujourd'hui, c'est aussi grâce à elle. J'ai renoué des liens avec ma mère, j'ai eu la force de lui faire face, de lui dire ce que j'avais sur le cœur. De lui faire part de mes ressentis… Et un jour, vous pourrez vous aussi, vous pourrez dire aux gens qu'ils sont mal agi et qu'ils vont devoir se battre pour se faire pardonner s'ils nous veulent dans leur vie. On est des êtres humains et on mérite le respect. » Je fixe chacun pour que mon message arrive dans leur cerveau et qu'il les marque. Je veux qu'ils s'en sortent et qu'ils comprennent qu'ils peuvent s'en sortir. Mon regard s'arrête sur trois personnes, je leur souris puis je reprends mon long discours. « J'ai un petite garçon et une petite fille aussi. Des faux jumeaux que j'ai mis au monde, il y a cinq mois. Ils représentent tellement pour moi, ils représentent l'accomplissement de ma vie. Ils sont mon cadeau du ciel et un message d'amour et de vie. Je dois avouer que j'ai eu peur quand avec Santana, nous avons débuté la procédure. Je pensais ne pas être à la hauteur et échouer dans le rôle de mère. Mais j'avais eu peur d'échouer en tant qu'épouse et si je ne me trompe pas, je réussis à être une bonne épouse. Une bonne épouse qui n'a pas oublié son identité et j'espère ne pas la perdre dans mon rôle de mère. Durant ma grossesse, les médecins m'ont suivi de près pour s'assurer de ma santé et celle des bébés. Car j'ai un lourd passif et je suis pas là pour vous faire croire à n'importe quoi. Alors oui, il existe des risques pour les enfants et pour nous-mêmes à cause de nos anciennes dépendances. J'aime dire ancienne même si elles sont toujours là car ne nous voilons pas la face, elles font parti de nous et on lutte contre sans cesse. Mais tel est le prix et nous devons l'accepter. Car à côté de cela, le bonheur nous attend, on peut former notre famille et vivre pleinement avec tout le contrôle. Ne perdez pas espoir. »
Je laisse ma place à une personne et je rejoins les miens. Je prends un de mes enfants dans les bras et j'embrasse ma femme. J'aime l'appeler ainsi et je sais que c'est pareil pour elle. Elle bouge un peu Kaylanne pour pouvoir me prendre la main, elle fait une petite pression signe de son amour. En ce lieu, nous respectons la parole de chacun et donc nous gardons le silence. Signe de respect et de courtoisie. Mon petit garçon ouvre ses paupières et ses yeux verts croisent les miens. Ses petits doigts attrapent mon haut tandis que je lui dépose un baiser sur son crâne. Son odeur de bébé m'envahit et je suis la plus heureuse des femmes. J'ai ma propre famille, j'ai atteint les sommets et je ne peux pas me plaindre. Je lève les yeux au plafond et j'ai une pensée pour Rachel car malgré tout, je ne l'oublie pas et elle fait toujours parti de moi.
Je prends mon verre, évidemment le liquide est non alcoolisé et je me racle la gorge pour que tout le monde se taise et me fixe. J'avoue que j'adore avoir l'attention sur moi et être le centre de l'existence de chacun. Alors je profite de leur attention et je lève mon verre. Ma femme me sourit avec tendresse et me murmure « je t'aime ». Elle est si délicieuse et belle, je remercie le ciel qu'elle soit dans ma vie et qu'elle me porte autant d'amour. Ce soir, c'est son soir et je compte lui faire honneur comme il se doit.
« Alors mes chers invités, ma chère famille, nous sommes réunis aujourd'hui pour fêter l'anniversaire de ma douce et tendre femme. Ceux qui me connaissent depuis mon adolescence ont été surpris le jour où je leur ai annoncé mon mariage et encore plus quand je leur ai annoncé ma maternité. Car soyons honnête, je n'ai jamais été une personne très fidèle. Mais comme dirait mon épouse, c'est le passé et on ne revient pas sur le passé. Ma vie a changé le jour où j'ai rencontré de nouveau Quinn. Je dis de nouveau car au lycée, on n'a jamais noué de lien… »
« Et pour l'histoire, quand elle parle de notre nouvelle rencontre, elle parle du cimetière. » Déclare avec amusement Quinn. Je la regarde perplexe avec la bouche grande ouverte. « Et oui chérie, je sais que c'était toi l'inconnue qui m'a retenu. Je l'ai compris lors de notre deuxième nuit ensemble. Ton odeur t'a trahi. » Elle rigole tandis que moi je n'en reviens pas. Elle a gardé cela secret durant tout ce temps. Bon moi aussi mais quand même, elle aurait pu me le dire.
« Je vais te le faire payer. Bref… Quinn a changé ma vie, elle m'a permis de grandir ainsi que de mûrir. Si je suis cette femme, c'est grâce à elle. J'ai tant découvert à ses côtés, j'ai compris le sens du verbe aimer. Car avant elle, il m'était inconnu. J'ai découvert la loyauté, la fidélité et le confort. Nous avons traversé beaucoup d'obstacle, nous avons perdu des êtres chers, des amis et un enfant. » Je me souviens parfaitement de la perte de ce dernier. Quinn a fait une fausse couche, un terrible moment à passer autant l'une pour l'autre. Et cette perte a failli couter notre mariage et la chute de ma femme. On s'est enfermée toutes les deux dans nos mondes, seuls nos jumeaux ont réussi à cette époque à maintenir un semblant de vie de famille. Quinn a replongé à cette époque, pas la drogue mais l'alcool. Et c'est lors d'une soirée que j'ai ouvert les yeux. Puck m'a appelé en me prévenant de l'état de ma compagne et lors de cet appel j'ai cru m'effondrer. Heureusement tout s'est bien terminé. « Nous avons du nous construire côte à côté. Notre amour a toujours été plus puissant que les drames. Beaucoup en sont témoin. Ma femme, tu es la personne la plus forte que je connaisse et la plus courageuse. Je t'ai vu lutter contre tes démons et tu as réussi à les vaincre. Tu as réussi à créer ta famille et ta galerie, tu as réussi à avoir du succès dans ton travail et dans ta vie personnelle. Je suis fière d'être ton épouse, je suis fière que tu m'aies choisi… Quand je repense que tu as déclaré ton amour pour moi devant des inconnus, que tu n'as pas eu peur de leur dire ce que tu ressentais à mon égard… Tu te moques du jugement des autres et tu vis selon tes règles. Nous avons des adolescents beaucoup plus équilibrés que la plupart, des adolescents qui osent venir à la maison avec leurs amis, qui osent nous parler de leurs difficultés, de leurs joies et de leurs espérances. Et cela c'est grâce à toi. » Quinn secoue la tête, elle n'en croit pas un mot mais tout le monde sait que j'ai raison. « Tu es le pilier de cette famille… Regardes-nous, on n'est rien sans toi. » A cet instant, notre petit dernier se jette dans les bras de ma femme pour quémander un câlin ce qu'elle fait avec joie. « Tu vois tous nos enfants te veulent près d'eux. Ils t'aiment tout simplement. Et je t'aime. »
Je vais embrasser ma bien-aimée et à ma plus grande surprise Jason se lève à son tour. C'est un grand gaillard avec les cheveux blonds de sa mère et ses yeux verts. Il a dix-sept ans et il fait parti de notre fierté comme tous nos enfants.
« Maman, je suis heureux et fier d'être ton fils. Je sais que je n'ai pas toujours été le fils idéal que j'ai fait pas mal de connerie, mais tu m'as toujours écouté et tu as fait tout ce que tu pouvais pour que je prenne le chemin convenable. Quand des profs m'accusent de certaines choses, tu es attentive à mes paroles et tu prends mon parti quand il faut. Mama a raison, tu es le pilier de notre famille, on serait tous perdu sans toi. Et je te remercie de nous parler de ce que tu as vécu quand on te pose des questions. Je suis heureux que tu nous penses assez mature pour comprendre. Tu es cette personne qui sert d'exemple pour d'autres. Et jamais je n'aurais honte d'être ton fils, jamais nous aurons honte d'être tes enfants. Kaylanne, Randy, Sarah, Mike et Harlan t'aimons tellement. Et Mama nous t'aimons aussi. »
Nos aimés viennent nous embrasser suivi des plus petits, je regarde ma femme qui a les larmes aux yeux. Elle est très sensible et je sais que nos paroles l'ont touchée réellement. Nos invités souhaitent un joyeux anniversaire à ma femme et nous débutons le repas, les conversations fusent, comme les rires. Chacun a trouvé sa place et chacun montre son attachement à Quinn à leur manière. Pourtant à un moment donné, ma compagne se lève et va prendre l'air, ce qui m'inquiète donc je la rejoins. Elle se tient droite sur la terrasse, une cigarette à la bouche, la seule dépendance qu'elle a gardée mais qui ne me gêne pas. Après tout, je fume moi aussi. Elle semble lointaine et je sais qu'elle pense à Rachel. Je n'ai jamais été jalouse de son ancien amour car Quinn m'aime de tout son cœur et qu'elle s'est battue pour nous alors je ne peux lui en vouloir de penser par moment à Rachel. Je lui laisse plusieurs minutes puis je m'avance vers elle. Je passe mes deux bras autour de sa taille et elle repousse doucement sa tête contre mon épaule et moi j'embrasse la sienne. Ensuite elle attrape mes mains et les serre délicatement. Un moment merveilleux et remplit de calme. Elle me murmure juste trois mots, trois mots qui m'enchantent.
« Je suis heureuse. »
FIN
