Note de l'auteur : merci à Stephenie Meyer de me laisser m'amuser avec les personnages de Twilight.
À tous mes lecteurs, vos commentaires sont très appréciés. Quelques uns d'entre vous m'ont demandé si j'allais raconter l'histoire d'un autre point de vue que celui de Bella. La réponse est non, pour la bonne raison que si je devais raconter ce qui se passe avec les autres personnages en plus de la version de Bella, j'en aurais bien pour cinq cent pages à écrire. Je sais, vous voudriez le point de vue d'Edward aussi. J'essayerai d'y revenir, malheureusement je n'ai pas le talent ni la patience de tara sue me. Mais bon, on verra…
Second chapitre.
Était-il possible qu'Edward Masen soit le meilleur amant du monde? Au moment où il commença à me couvrir de baisers, je songeais sérieusement que c'était peut-être le cas. Puis je ne fus plus capable de songer à quoi que ce soit. Et pour cause. Il avait débuté en embrassant mes chevilles et mes mollets, léchant ma peau ici et là comme pour la goûter, puis il monta lentement vers mes genoux, et bientôt je le vis s'enhardir à frôler l'intérieur de mes cuisses de ses mains expertes, avant d'y aller de ses baisers là aussi. Sa bouche courait le long d'une cuisse, puis de l'autre, et faisait un festin de ma peau qui devenait brûlante à chaque contact avec ses lèvres. Mon cœur s'emballa pour une énième fois, et le désir qui montait en moi remplit mon intérieur de sécrétions intimes, que je sentis couler dans mes fesses et aussi, sans doute, sur le couvre-lit. Je savais mon clitoris gonflé et près à demander grâce, mais Edward prenait son temps, malgré la minuterie qui indiquait qu'il ne restait plus que 50 minutes à nos jeux. Il en était rendu à lécher le haut de ma cuisse gauche, dans l'aine, et je ne pus m'empêcher de cambrer le bassin sous l'effet de sa langue approchant de ma chatte épilée. Bordel que c'était bon! La seconde d'après, sa langue longeait mes lèvres extérieures de bas en haut, de haut en bas, puis elle s'arrêta enfin sur mon clitoris enflé et se mit à tracer des cercles autour, ni trop vite, ni trop lentement. D'autres sécrétions coulèrent de mon orifice et je tentai de fermer les jambes, mais Edward m'en empêcha. « Tut, tut, reste ouverte pour moi, Isabella. » Il était positionné entre mes jambes et n'avait qu'à se pencher pour accéder à mon sexe. Mon excitation était à son paroxysme, et il devait le savoir car alors sa bouche tout entière aspira mon bouton nerveux et j'éclatai de volupté instantanément. Je criai si fort que j'eus peur d'être entendue par les autres à travers les murs.
« Oh mon Dieu, Edward, pitié! »
Mais apparemment, il n'avait pas fini son exploration de mes ''trésors''. Sa bouche libéra mon clitoris pour redescendre vers mon entrée et déguster goulûment mon jus. Sa langue s'enfonça en moi pour avoir un meilleur accès à mon humidité, et bien que je reprenais à peine mes sens après la vague d'extase qui venait de m'emporter, je sentis que j'allais bientôt retomber dans une mer de plaisir si Edward continuait de lécher mes parois vaginales. Il le réalisa aussi, et c'était bien le but recherché.
Mais alors que sa langue me massait de la plus délicieuse des façons, tout à coup il promena ses mains sur mon ventre, sur mon estomac, et elles reprirent possession de mes seins qu'elles se mirent à pétrir fermement. Sacrebleu, je pensai m'évanouir… La langue d'Edward à l'intérieure de ma chatte en feu et les soins qu'il prodiguait à ma poitrine eurent raison de moi. Mon bassin se cambra une fois de plus, ce qui permit à mon partenaire d'aller encore plus profondément en moi et j'explosai en un orgasme encore plus puissant que le premier, et qui sembla durer une éternité. Au bout d'un moment, Edward se retira et me dit :
« Ah, si tu savais, Isabella! Ta chatte est la plus divine qu'il m'ait été donné de savourer. Elle a un goût de miel. »
Il vint poser sa tête sur ma poitrine rosie par le plaisir. « Je pense qu'il va falloir attendre que ton cœur se remette de ma dernière performance avant de passer à la prochaine étape, » dit-il malicieusement. Ma tête à moi reposait sur un oreiller et j'avais le regard rivé au plafond de bois vernis. Machinalement, mes mains allèrent fourrager dans la chevelure de bronze d'Edward. Il se redressa subitement et prit mes mains dans les siennes pour arrêter mon geste. « Ne fais pas ça, Isabella. C'est déjà assez difficile pour moi de ne pas te prendre sur le champ. Si en plus tu te mets de la partie, je ne pourrai plus répondre de mes gestes, » m'expliqua-t-il avec une espèce de colère contenue.
L'exercice commençait drôlement à ressembler à de la torture. Je me demandais comment les autres se débrouillaient. Edward semblait être celui qui avait le plus de contrôle, et il était au bord de l'agonie. Un sentiment de culpabilité s'empara de moi.
« Edward, je ne comprends pas pourquoi tu t'imposes ce calvaire. Abandonne et tu pourras m'avoir autant que tu veux, » dis-je pour le raisonner.
Allons, Bella, ne commence pas à rêver. Tu sais bien qu'Edward ne voudra plus rien savoir de toi après t'avoir consommée pour se satisfaire.
« Ce serait bien trop facile et bien trop lâche, » répondit-il. « De plus, Garrett vous a épargné certaines consignes tout à l'heure. Si l'un de nous décidait qu'il était incapable de terminer l'épreuve, sa partenaire devrait le punir. »
« Comment ça, le punir? » M'enquis-je, intriguée.
« Le but de ce séminaire est d'en venir à traiter les femmes comme des déesses, Isabella. Avec cette philosophie en tête, si un homme est incapable de faire passer le plaisir d'une femme avant le sien, il ne mérite pas cette femme, il mérite une punition, tu comprends? » Demanda-t-il.
Oui je comprenais. Je comprenais surtout que c'était parfaitement débile et dépassé.
« Je sais ce que tu penses, Isabella, » continua-t-il en me regardant avec son sourire en coin. « Ça se voit dans ton visage, que tu trouves qu'on ne mérite pas de châtiment pour le genre de comportement que mes amis tentent de corriger, puisqu'on n'est plus à l'époque des chevaliers et des damoiselles en détresse. Ces chevaliers qui, en passant, étaient de parfaites brutes qui auraient justement eu besoin du genre de séminaire auquel nous participons… »
« Et la punition? De quoi s'agit-il au juste? » J'étais de plus en plus curieuse.
« D'une flagellation en bonne et due forme… que tu serais d'ailleurs incapable de m'administrer, si j'en juge par ton air offusqué, Isabella, » conclut-il.
Moi, donner des coups de fouets à Edward Masen? Jamais dans cent ans!
Il retourna fouiller dans son sac et en sortit un autre accessoire qu'il apporta sur le lit. « Si je voulais que tu reprennes ton souffle, c'était pour mieux pouvoir profiter de ceci. » L'objet qu'il me montrait était de toute évidence un vibromasseur, mais encore là, je n'en avais jamais vu équipé de la sorte. De chaque côté du phallus central, se trouvait un appendice plus petit dont je me doutais bien de l'usage. Edward commenta « je ne me sers de ce petit bijou de technologie que très rarement. Et tu vas comprendre pourquoi dans un moment. »
Je sentis une vague d'anticipation dans mes entrailles et mon pouls se fit plus rapide.
« Vois-tu, belle Isabella, les femmes qui ont goûté au vibromasseur triple extase ont de la difficulté à se contenter d'un phallus ordinaire par la suite. Ce jouet a dû briser bien des couples… » Edward ne termina pas sa phrase. Je déglutis péniblement. « Mais puisque nous ne sommes pas un couple, je peux en user autant que je veux avec toi, » finit-il par ajouter.
J'étais déjà allongée et prête à servir de cobaye à nouveau. Edward introduisit le phallus artificiel dans mon vagin et le positionna de sorte que l'un des deux appendices restants se trouvait en contact direct avec mon clitoris, tandis que l'autre pénétrait très légèrement dans mon anus. « Est-ce que tu es prête, Isabella? »Demanda-t-il pour la forme. Je fermai les yeux pour ne pas rencontrer son regard. Il mit le vibromasseur en marche. Lorsque celui-ci commença son ronronnement, trois zones érogènes s'en trouvèrent stimulées en même temps. Les sensations qui commencèrent à m'envahir étaient tout simplement électrisantes. Les parois de mon intimité se faisaient masser par les vibrations du phallus qui était doté de billes, pendant que mon clitoris se faisait titiller par l'autre manche conçu à cet effet, et qu'une autre forme de volupté se faisait sentir entre mes fesses. J'avais l'impression que mon sang était en train de bouillir dans mes veines. Pourtant, ce n'était que le début. Après quelques minutes de stimulation, Edward décida qu'il était temps d'augmenter le niveau d'intensité du jouet diabolique qu'il manipulait patiemment en guettant mes réactions. Les sensations devinrent plus fortes, et l'excitation monta à son paroxysme dans les secondes qui suivirent. J'agrippai la tête du lit avec mes mains et poussai une plainte de contentement. Mon bassin se mit à se mouvoir sous l'effet de la montée de mon plaisir, qui irradiait partout entre mes jambes tremblantes. Ce fut mon clitoris qui rendit grâce le premier, travaillé sans relâche, mais gentiment, par le stimulateur. L'orgasme qu'il me procura faillit me faire perdre conscience. Jamais cet endroit ne m'avait donné autant de jouissance auparavant. Quelques secondes plus tard, une autre onde de plaisir alla frapper ma région anale, là où l'autre stimulateur continuait de vibrer. Finalement, lorsqu' Edward réalisa que les deux tiges secondaires avaient accompli leur mission, il les rétracta pour pouvoir enfoncer le manche principal plus profondément en moi. Je crus que j'allais mourir. Il augmenta encore la vitesse de l'appareil alors qu'au même moment celui-ci atteignait une autre zone d'excitation. Je climaxai pour la troisième fois en criant encore plus fort que je l'avais fait plus tôt. J'entendis Edward chuchoter dans mon oreille « Dix. » Je n'allais plus être capable de me relever si ça continuait encore longtemps à ce rythme-là.
« Je crois que ça suffit à présent. Mon compte est bon, » dis-je entre deux respirations saccadées.
Edward me jeta un regard réprobateur. « Pas si vite, Isabella. Il me reste encore du temps pour tester au moins un autre jouet. Tu ne voudrais tout de même pas que nous perdions cette compétition par ta faute, n'est-ce pas? » M'interrogea-t-il gentiment. « Ce serait vraiment trop bête que je sois obligé d'aller me soulager dans la douche comme le mentionnait si justement ton amie Alice. »
L'idée qu'Edward puisse ne pas m'avoir après tout ce qu'il avait fait pour me combler de volupté m'était insupportable, et ce pour deux raisons plutôt qu'une. Il avait gardé une certaine distance physique avec moi, et donc je n'avais pu apprécier son corps d'adonis qu'avec ma vue, et de façon bien limitée puisqu'il était toujours habillé, et j'étais plus que déterminée à changer cette situation, pour mon propre bénéfice, même si c'était terriblement égocentrique. Mais aussi parce que j'avais vite constaté qu'il n'était pas indifférent à mes charmes - il me l'avait d'ailleurs répété plusieurs fois - et qu'il devait même souffrir atrocement d'être forcé de garder son désir en sourdine. Je me sentais vaguement coupable, même si je n'y étais pour rien puisque je n'étais pas l'instigatrice de l'exercice qui forçait Edward à ignorer ses pulsions pour ne se concentrer que sur mon propre plaisir. Et puis, comme il me l'avait avoué au début de la séance, c'est lui qui avait tenu à me connaître coûte que coûte.
« Ne fais pas cette tête là, Isabella, » soupira-t-il. « Tu es terriblement désirable, mais je ne vais pas mourir de devoir patienter encore un peu. »
Il me dédia un autre de ses sourires ravageurs.
Comment pouvait-il être si sûr qu'il allait gagner la course? Comment prendrait-il une défaite?
« De plus, dans l'éventualité où je perdrais, j'aurai au moins passé un moment très agréable en ta compagnie, belle Isabella. »
Bizarrement, mon cœur palpitait chaque fois qu'il usait de mon prénom complet, moi qui pourtant insistais d'habitude pour être appelée Bella. Je me sentis rougir de la tête aux pieds.
« Décidément, tu ne fais rien pour m'aider quand tu rougis ainsi, mais c'est de bonne guerre, je suppose. Après tout, tu voudrais peut-être être ailleurs en ce moment, » dit-il tranquillement.
Parlait-il sérieusement ou bien voulait-il simplement me tester?
« Edward Masen, tu n'es qu'un imbécile! » M'emportais-je. « Comment oses-tu penser que je voudrais être ailleurs après que tu m'aies donné dix orgasmes en moins de 90 minutes? »
Comment oses-tu penser que je pourrais retourner à ma routine quotidienne en quittant ces lieux?
« Et du caractère en plus! » Constata-t-il en riant. « Tu dois pourtant bien te douter que je plaisantais… »
« Ce n'est pas drôle, » boudai-je.
« Allons, je vois que tu as besoin d'un autre traitement choc…, » répliqua-t-il en sortant de sa poche un autre objet mystérieux. « Ce petit jouet sert à stimuler le point G et le clitoris, bien qu'il ne ressemble pas au vibromasseur conventionnel, comme tu peux le constater. »
L'objet en question était plus petit qu'un vibromasseur et était recourbé de façon à être en contact avec le point G une fois inséré à l'intérieur. À l'autre extrémité se trouvait le stimulateur de clitoris, tout en saillies, et le tout était relié à une télécommande par un cordon.
« Allez, Isabella, montre-moi que tu peux en prendre encore, » me dit Edward sur un ton d'autorité. Je ne voulais pas le décevoir.
Et une fois de plus je sentis l'anticipation dans mon bas-ventre. Je décidai de changer de position. Je m'assis avec les genoux pliés et légèrement à l'écart afin qu'Edward puisse accéder à ma chatte, et appuyai mon dos contre la tête du lit pour être plus confortable. Il introduisit le stimulateur dans mon entrée, s'installa à côté de moi avec la manette de contrôle et le mit en marche. J'eus soudain l'impression que j'allais fondre sur place. Fondre ou prendre feu, je ne savais plus. L'excitation monta en moi tellement vite que je pensai que j'allai venir sur le champ. Je pris de grandes respirations et essayai de faire baisser la tension. Je ne voulais pas que ce soit trop rapide parce que c'était tellement bon déjà, cette délicieuse pression sur mon point G, sans compter mon clitoris que je sentais gonfler lentement sous l'effet de la friction du petit stimulateur. Mes mains agrippèrent le couvre-lit et j'émis de petits cris d'extase, tout en étant consciente que mes sécrétions débordaient et s'écoulaient sur le lit. « Voyons voir un peu ce qui va se passer si je monte l'intensité, » suggéra Edward. Il avait les yeux rivés sur mon entrée. Bordel, j'allais probablement mourir d'embarras si le cœur ne me lâchait pas avant. Tout à coup, toute la zone occupée par le stimulateur fut submergée par une vague orgasmique qui culmina quand l'extrémité de l'appareil appuya avec plus de pression sur mon point G. Je perdis la notion du temps pendant un moment, pour me rendre compte, en revenant sur terre, que mes fesses baignaient dans mon jus. J'avais vaguement eu l'impression que j'allais uriner au moment du paroxysme de ma jouissance.
« Je pensais bien, aussi, que je parviendrais à te faire éjaculer, » dit Edward en m'observant avec un sourire encore plus prononcé.
Oui, j'aurais dû me douter qu'il voudrait me voir en arriver là… Il arrêta le stimulateur et le retira doucement de mon ouverture, cependant que mon clitoris était toujours dans un état d'excitation extrême. Edward allait-il finir le travail lui-même? Il commença à en masser les contours, prenant son temps, faisant courir ses doigts le long de mes lèvres internes, explorant par la même occasion des zones cachées, puis descendant plus bas, et jusque qu'à mon autre ouverture avant de refaire le trajet en sens inverse et de remonter encore là où je n'en pouvais presque plus. Il refit le même parcours deux fois, et il se concentra ensuite seulement sur mon clitoris, exerçant des mouvements rotatifs avec ses doigts en appuyant légèrement. J'aurais voulu que ce moment dure pour toujours. Mais je n'en pouvais plus. Je cambrai les reins et poussai un long gémissement lorsque l'orgasme arriva en ondes successives qui se propagèrent dans mon sexe tout entier. Des secondes et des secondes d'extase avant que je retombe de l'autre côté du sommet de jouissance que je venais d'atteindre. Puis soudain, ce fut la noirceur totale et je n'eus plus conscience de rien du tout.
ooooo
« Bella, Bella! Je t'en supplie, reviens à toi! » J'entendis la voix d'Alice me parvenir à travers un mur de guimauve. Peut-être qu'en ouvrant les yeux, je pourrais la voir. Mais je n'en n'avais pas la force. Quelqu'un me tapota les joues avec une compresse froide. Je sentis qu'on essayait de soulever mes paupières pour examiner mes yeux. Je pus ainsi voir le docteur Cullen penché sur moi et tenant une petite lumière pour voir si mes pupilles allaient se contracter. Autour de lui, je distinguai Alice qui avait l'air morte d'inquiétude, Esme avec la compresse, et Edward qui m'observait, le visage ravagé par les remords et la culpabilité. Enfin, je pouvais seulement supposer que c'était ça qui déformait ses traits, ne lisant pas dans ses pensées. Pourtant, s'il avait lu dans les miennes, il aurait su qu'il n'avait rien à se reprocher.
Allons, Bella, tu sais bien qu'Edward se morfond uniquement de voir la police arriver et l'arrêter pour t'avoir mise dans cet état là…
J'essayai de me remémorer les dernières minutes écoulées avant que je ne tombe dans les pommes. J'avais commencé à me sentir faible, mon estomac étant vide depuis la veille, mais je n'avais rien dit à Edward car je ne voulais pas que cela mette un terme à nos activités. Activités pendant lesquelles j'avais été nue comme un vers. Étais-je encore dans ma tenue d'Eve, à l'instant où tous ces gens se penchaient sur moi pour vérifier si j'étais toujours en vie? Il fallait que j'ouvre la bouche pour dire quelque chose. Le docteur s'en chargea à ma place.
« Vous pouvez être rassurées, mesdemoiselles. Il semblerait que votre amie ait perdu connaissance à cause d'une crise d'hypoglycémie. Avait-elle déjeuné ce matin? » Interrogea-t-il.
Il avait refermé mes paupières et je les laissai closes, pour ne pas voir le visage d'Edward rivé au mien.
« Non, pas vraiment, » répondit Esme. « Elle n'avait pris qu'un jus d'orange. »
Un jus d'orange suivi de douze orgasmes.
« Ah, tout ça est de ma faute! » Soupira le médecin. « J'aurais dû prévenir Garrett de s'assurer que vous soyez nourries convenablement. »
« C'est plutôt de la mienne, » répliqua Esme. « J'étais à la table avec elle, j'aurais dû l'inciter à s'alimenter davantage. »
« Ah, ces gonzesses qui veulent toujours perdre du poids! » Entendis-je Emmett Masen désapprouver. Il devait se tenir à l'écart car je ne l'avais pas vu dans mon champ de vision.
« Je suis certaine qu'une belle créature pulpeuse de 110 kilos ferait ton bonheur, Emmett, » ironisa Rosalie, que je ne pouvais pas voir non plus.
Rosalie qui en était rendue à s'adresser au joueur vedette des Patriots par son prénom. Je me redressai subitement dans le sofa sur lequel on m'avait installée.
« Oh là, pas si vite! » s'exclama Carlisle Cullen. « Vous ne voudriez tout de même pas avoir une rechute, mademoiselle Swan? »
Je ne répondis pas. Je constatai avec soulagement que j'étais bien enveloppée dans mon peignoir. Ouf! Quelle heure était-il? Est-ce que mon malaise avait fait avorter la course?
« Alice, Rosalie, Esme, je suis désolée, » soupirai-je faiblement.
« Mais pourquoi dis-tu ça, Bella? » Demanda Alice. « C'est moi qui suis désolée. Nous n'aurions pas dû insister pour faire durer l'épreuve si longtemps… »
« Vous avez très bien fait d'insister, au contraire, » la coupa Edward, une lueur espiègle dans ses yeux qui ne me quittaient pas. Il avait perdu son air de détresse en réalisant que je n'avais rien de grave.
Esme me tendit un biscuit oréo au moment où Garrett entrait dans la pièce pour faire le bilan de l'avant-midi. Je remarquai que Jasper Whitlock brillait par son absence.
« Alors, comme mademoiselle Swan a eu un léger malaise, j'ai été obligé d'interrompre l'exercice. Mais il ne restait que 5 minutes, ce qui veut dire que l'épreuve était presque complétée. Je vais maintenant écouter le témoignage de nos charmantes invitées, et je vous prierais, messieurs Masen et Cullen, d'aller rejoindre monsieur Whitlock à la salle à manger pour le repas. Nous vous y rejoindrons dans un moment. »
Ça y est, Bella, tu vas devoir raconter à tout ce beau monde comment Edward Masen t'a fait jouir à t'en rendre malade…
L'homme d'affaire, le footballeur et le médecin quittèrent le boudoir. Garrett s'installa dans un des divans. Rosalie fit sa moue la plus offensée pour protester. « Il n'est pas question que je dévoile les détails de cette expérience à un homme. Allez plutôt chercher Tanya. Je ne la trouve pas très sympathique, mais j'aimerais quand même mieux que mes confidences tombent dans l'oreille d'une autre femme que dans celle d'un pervers! »
« À votre guise, mademoiselle Hale, » se résigna-t-il.
Il quitta les lieux, et la minute d'après Tanya venait prendre sa place à nos côtés.
« Vous savez, vous n'avez pas besoin d'entrer dans les détails, mesdemoiselles, » expliqua l'employée. « Un nombre suffira amplement. Qui veut commencer? »
Esme se porta volontaire. Elle n'était pas timide avec sa sexualité.
« Carlisle Cullen m'a fait jouir huit fois, » confia-t-elle, comme si elle annonçait qu'il lui avait offert des chocolats.
« Merde alors! C'est déjà plus que les 7 orgasmes que j'ai eus avec Jasper Whitlock, » s'exclama Alice avec de la déception dans la voix.
« Tiens donc! Moi aussi je me suis rendue jusqu'à 7 avec Emmett, » lança Rosalie. Elle n'avait pas l'air aussi déçue qu'Alice. Peut-être que ça ne la dérangeait pas de ne pas aller plus loin avec le beau quart-arrière…pour le moment, du moins.
Je me sentis rougir. Devais-je admettre à mes amies que je les déclassais toutes haut la main? Je ne voulais pas leur faire de peine ni me les mettre à dos. Mais comment pourraient-elles m'en vouloir? Ce n'était tout de même pas ma faute si Edward savait si bien s'y prendre pour contenter sexuellement une femme. C'était surtout ses copains à lui qui voudraient lui faire passer un mauvais moment. Si en plus ils connaissaient les vrais motifs de sa présence ici, ils lui arracheraient sans doute la peau morceau par morceau. « …j'ai menti à mes amis et j'ai fait croire que j'avais besoin d'une thérapie moi aussi… »
Je songeai à Edward qui attendait dans la salle à manger, transi de désir pour moi. Je ne pouvais pas mentir juste pour faire plaisir à mes amies qui semblaient souhaiter autant que moi goûter à leur partenaire, n'est-ce pas? Les règles étaient les règles…
« Et vous, mademoiselle Swan? » Demanda Tanya.
Est-ce que tu veux vraiment faire crever tes amies de jalousie, Bella? Est-ce
qu'elles vont même croire à tes douze orgasmes? Qui peut prendre son pied autant de fois en moins de deux heures?
« Six, » déclarai-je timidement.
« Ma pauvre chérie, comme tu dois être déçue, » me plaignit Esme.
« J'aurais pourtant juré que cet Edward Masen était d'un autre calibre, » poursuivit Alice.
« Pff! Ce sont toujours ceux qui se vantent le plus qui agissent le moins. Dommage pour toi, Bella, » soupira Rosalie.
« C'est entendu, donc, je vais pouvoir annoncer à Garrett le gagnant de l'épreuve, » conclut Tanya en se levant.
Mes trois meilleures amies en firent autant. J'étais contente d'avoir proféré le plus noir des mensonges pour qu'Esme puisse connaître le superbe docteur Cullen plus intimement. Après tout, elle et lui méritaient bien plus de gagner ce foutu concours que n'importe qui d'autre.
Je décidai qu'il valait mieux ne pas affronter Edward, même si Tanya n'allait pas divulguer de chiffre et qu'elle allait seulement rapporter que Carlisle Cullen avait procuré le plus d'orgasmes à sa partenaire. Je n'avais aucune difficulté à imaginer la colère de mon partenaire quand Garrett annoncerait la nouvelle à ses clients. Sa colère et aussi sa déception. Moi-même j'avais une boule dans la gorge rien que d'y songer. Je retournai dans ma chambre et enfouis ma tête sous mon oreiller pour pleurer toutes les larmes de mon corps sans être entendue ni dérangée.
