Bonjour à tous,

Je suis contente de poster la suite aussi vite, Bethyl est une formidable source d'inspiration. Je voulais remercier les personnes qui m'ont laissées une review et que je n'ai pas pu contacter par MP : Jurassicpark12, Bladone Minth et un "Guest" qui a posté sans pseudo. J'espère que la suite vous plaira ! Merci également à ceux qui ont déjà mon histoire en favoris ! C'est juste Whouaaa !

Ce chapitre est classé M pour le vocabulaire employé et les actes de violence décrits.

Bonne lecture.


- Ferme-la !

Beth ouvrit la bouche pour crier une fois de plus, mais l'homme en face d'elle l'en empêcha en la giflant violemment. Sa tête pivota avec force, et elle eu l'impression que sa nuque se détachait du reste de son corps. Malgré la douleur, elle ne voulait pas renoncer à crier, quelqu'un finirait par l'entendre et viendrait l'aider. Elle n'osa penser à Daryl, ayant peur d'être trop optimiste. A cet instant, elle voulait juste que n'importe qui vienne la sortir des griffes de ses bourreaux.

- Elle va finir par nous faire repérer, renifla l'un d'entre eux.

- Y'a peu de chance, y'a pas grand chose dans le coin.

Beth ne voulait pas les croire, et continuait d'espérer qu'on finisse par l'entendre. Elle reprit une forte inspiration afin de crier une nouvelle fois mais son cri se perdit au fond de sa gorge lorsque la porte s'ouvrit avec fracas. Elle le reconnut aussitôt. Il était traîné par deux de ses ravisseurs, inconscient, ses genoux frottant sur le sol de la cabane. Ses cheveux cachaient son visage, mais ça ne pouvait être que lui.

- Je crois que j'ai trouvé son petit ami, Joe !

- La veste est à moi ! J'aime bien les ailes...

- Et oubliez pas qu' j'ai été le premier à vouloir la fille.

Beth tenta de ne pas penser à la signification de ses paroles. Il fallait qu'elle soit forte, pour Daryl, Dieu sait ce qu'ils allaient lui faire, Dieu sait ce qu'ils allaient lui faire à elle aussi. L'homme qui semblait s'appeler Joe reporta son attention sur elle.

- Tu le connais ?

- Non, répondit Beth en essayant de rester calme.

Elle déglutit, tentant de ne pas montrer son émoi face au sort de Daryl. Les hommes dans la pièce commençaient à le dépouiller de ses vêtements, se les appropriant sans ménagement. Daryl se retrouva en jean, les pieds et le torse nu.

- Merde, jura l'un d'eux, c'est pas un pète cul celui-là.

Il désignait le dos de Daryl aux autres. Beth ne pouvait pas le voir, mais elle savait que sa famille n'avait pas été tendre avec lui dans le passé, et il devait probablement en garder les traces. La jeune femme profita de ce moment où l'attention ne se portait pas sur elle pour observer les hommes dans la pièce.

Ils étaient cinq, Joe était sans nul doute leur chef. Ils avaient tous des allures d'hommes dangereux, curieusement elle pensa aussitôt qu'ils avaient la même allure que Merle et Daryl. Ce constat ne la rassura pas, Merle n'était pas un tendre et Daryl... Elle savait que Daryl était différent, mais il était dangereux également, à sa manière. L'un des cinq hommes, celui qui s'était approprié la veste de Daryl, tenait un arc dans sa main. Les autres avaient de gros fusils de chasse qu'ils portaient en bandoulière, excepté Joe, qui ne semblait avoir qu'un colt comme celui que possédait Rick.

Beth reporta son attention sur Daryl car ils commençaient à s'agiter autour de lui. Comme elle, ils lui attachèrent les poignets à l'aide d'une chaîne et le suspendirent au plafond. Il avait l'air encore plus mal en point, accroché de cette manière. Un sourire contrit se dessina sur le visage de Beth, c'était de sa faute s'il était dans cet état, elle n'avait pas fait assez attention. La voix de Joe perça le silence et les autres s'immobilisèrent pour écouter ses instructions.

- Bien, on va réveiller notre invité pour savoir ce qui l'amène ici. Ned, va nous chercher de l'eau.

- Je quitte pas la fille des yeux, elle est à moi.

- Joue pas au con, Ned, répondit Joe sur un ton qui ne permettait aucune contestation.

Le prénommé Ned quitta la pièce. C'était lui qui avait prononcé « à moi » au moment où elle s'était faite enlever. Et bien que Beth n'avait pas compris sur le coup, ses paroles semblaient prendre tout leur sens maintenant. Il paraissait clair que chacun des hommes présents dans la pièce s'appropriait tout ce qu'ils souhaitaient à condition d'être le premier à le revendiquer. Elle déglutit, Ned semblait être le plus écœurant du groupe, il était gras, bourru, et son regard dévoilait sans mal ses intentions quand il la regardait. Lorsqu'il revint à l'intérieur avec le seau d'eau, il le tendit à Joe, sans un mot.

Celui-ci balança l'eau sans ménagement au visage de Daryl. Ce dernier sursauta violemment, et tourna son visage de tout côté pour tenter de comprendre ce qui lui arrivait. Lorsque Beth capta son regard, elle pu aussitôt y voir l'immense culpabilité qui habitait ses yeux, elle imaginait sans mal qu'il se sentait coupable de la situation. Elle aurait voulu le rassurer, lui dire que tout irait bien et que ce n'était pas de sa faute, mais elle devait continuer à faire croire qu'ils ne se connaissaient pas.

- C'est quoi ce bordel, merde ? Marmonna Daryl.

- Bonsoir, s'exclama Joe, Bill t'a trouvé en train de fouiner dans le coin! Qu'est-ce que tu foutais là ?

Daryl jeta un coup d'œil à Beth, et s'assura qu'elle n'était pas mal en point. Malheureusement, les intentions de leurs bourreaux n'avaient pas l'air louable, et il fallait qu'il la sorte de là le plus rapidement possible, il déglutit en imaginant les choses affreuses qu'ils pourraient lui faire.

- Me suis perdu. Répondit Daryl.

- Et tu n'étais pas là pour venir chercher la demoiselle par hasard ?

Beth s'agita, tentant de capter le regard de Daryl, pour essayer de lui faire comprendre qu'il ne devait rien dire. Mais son regard restait concentré sur Joe.

- La connais pas.

- Parfait ! Dans ce cas tu ne vois aucune objection à ce qu'on prenne soin d'elle ?

Joe fit un signe de tête à Ned qui se précipita sur Beth. Il approcha son visage, et sa langue sortit de sa bouche pour venir s'aplatir sur sa joue. Il la balada jusqu'à ses lèvres que Beth gardait fermée avec force. Une grimace de dégoût apparut sur son visage et elle ferma les yeux très fort pour ne pas pleurer.

- Putain la touche pas, toi, grogna Daryl.

- Notre invité semble réviser son jugement, s'exclama Joe en ricanant, alors quoi, c'est ta petite amie ?

- Elle est bonne ? Demanda aussitôt un autre dans la pièce.

- La ferme, Ryan, lui répondit Ned, elle est à moi !

- Je crois qu'il va falloir réviser notre règle dans ce cas particulier, annonça Joe, c'est un butin trop précieux pour un seul homme.

Daryl tira fermement sur ses chaînes pour tenter de se libérer, les autres le regardèrent en ricanant. C'était peine perdue, il ne pouvait pas s'en défaire. Et après quoi ? Il les massacrerait les uns après les autres ? A cinq contre un, c'était sans espoir. Daryl regarda Beth qui avait encore les yeux fermés. Rien que les imaginer la toucher lui donnait mal au bide. Elle était tellement pure, tellement fragile. Comment avait-il pu les laisser l'emmener ? Il avait baissé sa garde.

- Alors comment elle est ? Lui demanda Joe. Répond à ce cher Ryan, parce qu'on espère vraiment qu'on s'est pas trompé sur la marchandise.

Joe fit un signe de tête à Ryan, qui sortit un couteau de chasse. Il s'avança vers Beth qui le regardait avec de grands yeux effrayés. Daryl sentit la rage monter en lui, il ne pouvait pas les laisser lui faire du mal !

- Si vous la touchez, vous êtes morts.

Les autres ricanèrent. Il savait qu'il n'était pas en position idéale pour proférer des menaces mais Daryl ne savait pas quoi faire d'autre. Il regarda Ryan marcher vers Beth, le couteau à la main. Il le glissa sous la manche de son polo et sous la bretelle de son soutien-gorge et tira d'un coup sec pour les découper, il répéta l'opération avec l'autre épaule, et sur le côté de son buste. Beth se retrouva à moitié nue devant eux, et désormais elle ne pouvait plus arrêter les larmes de couler sur ses joues pâles.

Daryl détourna le regard, il ne pouvait pas la regarder. Il avait l'impression qu'il violerait son intimité s'il posait son regard sur son corps et cette pensée lui était insupportable. Il entendit Ryan continuer à découper les vêtements de Beth, reconnaissant le bruit du jean qui se déchire. Beth poussa un hoquet de terreur qui résonna interminablement dans les oreilles de Daryl. Il avait le cœur dans un étau. Ses mains tremblaient de rage, l'envie de les torturer s'insinuant avec force en lui.

- Regarde, regarde ! S'exclama Joe.

Il attrapa le visage de Daryl entre ses mains et le força à le tourner vers Beth. Elle était là, nue, les mains accrochées au-dessus de sa tête, dans l'impossibilité de cacher la moindre partie de son corps vulnérable. Elle avait refermé les yeux, priant pour que le cauchemar prenne fin.

- Alors, chuchota Joe à l'oreille de Daryl, quelle partie est-ce que tu préfères ? Où est-ce que ta bouche trouve le plus de plaisir ? Sur ses lèvres ? Ses seins ? Sa chatte ?

Daryl appuya contre les mains de Joe pour détourner le regard, le rouge lui montant aux joues au fur et à mesure que la rage s'installait en lui. Mais Joe l'interpréta d'une autre manière.

- Ne me dit pas qu'elle te fait rougir ? Non ?! Tu ne l'as pas encore touchée ! Es-tu un homme, nom de Dieu ?

Daryl resta silencieux, dévisageant Joe, tentant d'ignorer les moqueries de ses bourreaux. Bien sûr qu'il ne l'avait pas touché, comment pouvait-il imaginer qu'un homme comme lui ait le droit de toucher une femme comme elle. Bien sûr, ils imaginaient sans doute qu'il aurait pu la prendre par la force, et cette pensée lui donna la nausée. Beth ne devrait jamais connaître quelque chose d'aussi horrible.

Beth ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux, elle observa Daryl, sans qu'elle puisse voir son visage qu'il gardait rivé au sol. Elle écouta avec écœurement les mots atroces qui sortaient de la bouche de Joe. Elle aurait voulu parler à Daryl, le rassurer, lui dire que jamais elle ne l'avait imaginé pouvant abuser d'elle, qu'elle avait confiance en lui. Elle sentit plus qu'elle ne vit l'un des hommes se déplacer derrière elle, et elle hurla quand elle sentit ses mains se poser violemment contre sa poitrine. Sa tête posée sur son épaule, il lui suça l'oreille avant de lui parler.

- Tu es encore vierge, ma jolie ? Ça va être un régal, tu vas voir.

Beth écarta sa tête aussi loin qu'elle le put, puis la pencha en arrière avec force. Elle sentit le contact avec la tête de l'homme derrière elle et entendit un craquement sinistre. La douleur lui vrilla le crane, mais ce n'était rien comparé à la satisfaction d'avoir réussi son coup.

- Sale petite pute !

L'homme qu'elle avait frappé la contourna et la gifla violemment, une fois, puis deux. Il levait une nouvelle fois la main sur elle, quand un grognement guttural se fit entendre à l'extérieur de la cabane. Joe observa les environs par la fenêtre.

- Des marcheurs, dit-il en enlevant le cran de sûreté de son colt.

Le petit groupe sortit de la pièce, laissant Beth et Daryl seuls. Le silence était représentatif de leur répit, et ils l'accueillirent avec plaisir. Beth inspira profondément, ravalant ses larmes et profitant du calme soudain.

- Joli coup d' tête, finit par dire Daryl.

- Merci.

Il gardait le visage baissé, n'osant pas la regarder, lui laissant le peu d'intimité qui lui restait. Voyant le regard rivé au sol de Daryl, Beth prit conscience de sa nudité. Elle se tortilla tant bien que mal pour essayer de se sentir plus à l'aise et moins exposée mais c'était peine perdue.

- Regarde-moi.

- Beth... Non j'peux pas.

- Daryl, j'ai... j'ai besoin de voir ton visage.

Il inspira profondément. Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Qu'est-ce qu'il était censé comprendre ? Il releva la tête lentement, gardant les yeux fermés.

- Je t'en prie, ouvre les yeux.

Il répondit à sa demande, ouvrant lentement les yeux. Bien sûr, il vit qu'elle était nue, il ne pouvait pas l'éviter, mais il se concentra sur son visage, sur son regard, plongeant ses yeux bleus dans les siens. C'était bon de la voir, son cœur battait fort dans sa poitrine, tentant de lui faire oublier le désespoir qui l'avait habité la nuit dernière en voyant la voiture partir en trombe devant lui.

- J'ai cru que j' t'avais perdu, chuchota-t-il.

-Je suis là, répondit-elle en tentant de sourire.

Le regard de Daryl se fit plus profond, et Beth remarqua qu'il la regardait à nouveau comme il l'avait fait la veille dans la cuisine de leur ancien abri. Elle se racla la gorge et se pinça les lèvres, ne sachant pas comment réagir. Daryl détourna le visage précipitamment.

- On est dans un sacré merdier. Soupira Beth.

- Ton père serait ravi de t'entendre parler comme ça, marmonna Daryl.

- Mon père serait ravi de me voir nue à la merci de cinq porcs qui se demandent lequel d'entre eux va me dépuceler.

Daryl l'entendit renifler. Il se mordit les lèvres, comment avait-il pu laisser la situation déraper à ce point ? Il l'avait protégé jusqu'à maintenant, ils s'en étaient sortis, mais en baissant sa garde, ils étaient devenus vulnérables, et Beth avait beaucoup plus à perdre que lui.

- Désolé.

- Regarde-moi, exigea à nouveau Beth, ne le sois pas ! Tu n'y es pour rien !

Les yeux de Beth reflétaient toute sa détermination à lui faire comprendre que ce n'était pas sa faute. Elle n'était pas résignée, elle ne voulait pas baisser les bras.

- On va sortir de là, Beth. Peu importe la manière, on va finir par sortir de là !

Beth n'eut pas le temps de répondre, car la porte s'ouvrit à nouveau avec fracas pour laisser passer Joe, Ned, Bill et Ryan. Le dernier homme était resté à l'extérieur pour monter la garde. Joe resta au milieu de la pièce, Ned se rendit derrière Beth, tandis que Bill et Ryan se placèrent de part et d'autre de Daryl.

- On va s'amuser un petit peu avec ton petit ami avant de s'occuper de toi, ma jolie.

- Ne le touchait pas ! Répliqua Beth en rassemblant tout son courage.

- Vous êtes définitivement trop mignon tous les deux, répondit Joe en ricanant. Mais sachez une chose, vous finirez par mourir ici, tôt ou tard, alors inutile d'essayer de vous protéger l'un l'autre, c'est peine perdue.

Joe se tourna vers Daryl qui le dévisageait d'un regard noir. L'homme fit un signe de tête à ses alliés, et Daryl entendit le bruit si reconnaissable d'une ceinture que l'on défaisait du pantalon. Bill enroula la ceinture autour de son poignet avant d'armer son bras. Le premier coup s'abattit sur Daryl qui le reçu sans broncher.

- Arrêtez ! S'écria Beth en tirant sur ses chaînes.

- Ne bouge pas ma jolie, tu risquerais de te faire mal.

Ned enroula ses bras autour d'elle, pressant ses mains crasseuses contre ses seins. Beth se débattit comme elle put pour tenter de se dégager, mais il resserrait sa prise à chaque fois qu'elle bougeait, et ses grognements semblaient lui indiquer qu'il aimait qu'elle se tortille contre lui. Elle s'immobilisa, continuant de regarder Daryl recevoir les coups de ceinture qui commençaient à lacérer la peau de son dos. L'autre homme qui se trouvait à côté de Daryl, Ryan, avait allumé une cigarette, et il utilisa le dos de Daryl pour l'éteindre. Beth l'entendit gémir, mais il s'efforçait de ne pas crier pour ne pas donner satisfaction à ses bourreaux. Bill continua à le frapper, jusqu'à ce que son dos soit complètement en sang. Daryl avait perdu connaissance.

- Ne t'inquiète pas, ton tour viendra, annonça Joe en se tournant vers Beth.

Il fit un pas vers elle, et approcha son visage de son oreille pour qu'elle seule puisse entendre ses paroles.

- Ce que j'aime plus que le viol, chuchota-t-il, c'est l'attente du viol. Car tu finiras par y passer ma jolie, ce sera violent, et ce sera bon pour tous le monde, sauf pour toi. Alors prépare-toi.

Joe retourna à la porte, prêt à sortir.

- Je pense que la demoiselle a besoin d'un avant goût de ce qui l'attend.

Bill et Ryan se rendirent auprès de Beth, et lui attrapèrent chacun une épaule, tandis que Ned se plaçait devant elle. Elle le regarda glisser un de ses doigts dans sa bouche pour le sucer, puis il le posa sur son sein, il le descendit sur son ventre avant de caresser son intimité. Beth hoqueta, ne pouvant empêcher les larmes de couler sur son visage.

- Oh non, pleure pas ma jolie ! Tu as faim ? Est-ce que tu veux... une sucette ?

Il avait portait sa main à son pantalon en disant ça, et la perversité qui résonnait dans sa voix ne permettait pas à Beth de se tromper sur ses intentions. Elle releva son visage noyé de larmes vers l'homme écœurant face à elle.

- Tout ce que tu mettras dans ma bouche, je te l'arracherai avec les dents.

Ned la gifla une fois encore, et elle se dit qu'elle préférait être giflée et frappée, encore et encore, plutôt que de subir ce qu'ils planifiaient de faire. Ned s'approcha, jusqu'à ce que sa bouche ne soit plus qu'à quelques centimètres de la sienne.

- T'es pas en mesure de me menacer. On va t' ravager, les uns après les autres, jusqu'à ce que t'en puisses plus. Et quand tu seras trop arrachée, on s'occupera de ton petit cul, et on le ravagera lui aussi. Et quand t'auras plus qu' tes yeux pour pleurer, tu nous regarderas torturer ton petit copain, jusqu'à ce qu'il crève.

A la fin de son discours, Ned sortit sa langue et lécha goulûment le visage de Beth qui tentait tant bien que mal de se dégager. Il abandonna son visage et descendit sa langue visqueuse dans son cou, avant d'attraper ses tétons, l'un après l'autre, et des les mordre avec force. Beth cria de désespoir, priant silencieusement pour qu'il s'arrête. Il descendit encore sa langue, laissant une longue traînée de salive sur son ventre. Puis il arriva au niveau de son intimité, et lui saisit fermement les jambes avec ses mains pour la forcer à les écarter.

- Non, supplia Beth dans un soupir.

- La bouffe est prête ! Annonça Joe à travers la porte.

Ned se redressa, déçu, avant d'adresser un clin d'œil à Beth. Les trois hommes s'éloignèrent de la jeune femme, et sortirent sans un regard en arrière. Beth attendit, persuadée qu'ils allaient revenir. Mais la porte resta close, lui laissant un peu de répit. Elle fondit en larme, silencieusement.


Daryl fut tirer de l'inconscience par le bruit d'un souffle saccadé. Il lutta contre l'envie de sombrer à nouveau, tentant de reprendre ses esprits. Le bruit lui était familier. Il l'avait déjà entendu lorsque Beth avait trouvé sa bouteille de Schnaps à la pêche. C'était le bruit de ses pleurs qui emplissait la pièce, alors qu'il s'était juré de ne plus jamais l'entendre. C'était un déchirement à ses oreilles, et il reprit parfaitement connaissance.

- Beth, chuchota-t-il en ouvrant les yeux.

Il la vit, la visage baissé, les épaules secouées par des sanglots incessants. Il avait envie d'arracher ses chaînes pour aller la prendre dans ses bras. Elle ne répondit pas à son appel, perdue dans son désespoir. L'avaient-ils brisés ? Daryl ne savait même pas combien de temps il était resté inconscient.

Il dut porter ses yeux sur le reste de son corps, pour s'assurer qu'elle allait bien. La douleur des coups de ceinture dans son dos lui prouvait bien qu'ils étaient capable de tout. Il ne pensa pas à la rougeur qui s'installait sur ses joues tandis qu'il inspectait son corps de ses yeux. Il remarqua aussitôt le long filet de bave qui coulait le long de son ventre, lui donnant envie de vomir. Il tira un peu plus sur ses chaînes.

- Beth, chuchota-t-il à nouveau, j' vais te sortir de là, maintenant.

Il pencha son corps vers l'arrière pour tenter d'apercevoir ce qui se passait dehors, par la fenêtre à sa droite. Leurs bourreaux étaient autour d'un feu de camp, buvant, fumant et mangeant, comme s'ils célébraient un grand événement. Ils parlaient fort, juraient et s'esclaffaient sans porter la moindre intention à la cabane dans laquelle ils se trouvaient.

- Bande de con, jura Daryl.

Il examina les chaînes qui le gardaient entravées. Elles étaient trop serrées pour qu'il puisse libérer une de ses mains, trop solides pour être brisées. Son regard se porta sur la poutre à laquelle ils étaient suspendus. Elle, en revanche, n'était pas de première jeunesse. Le bois était mangé par la pourriture, et elle n'était plus très épaisse à certains endroits.

Daryl se redressa sur ses pieds, il avança, tirant la chaîne sur la poutre afin de la placer à un endroit où le bois était particulièrement abîmé. Il commença un mouvement de va-et-vient, tentant de la scier à l'aide de ses chaînes. Il y ajouta tout son poids, afin d'essayer de briser la poutre en deux. Le bruit était couvert sans mal par celui que faisait le groupe à l'extérieur.

Il continua à forcer sur la poutre pendant un moment. Les bruits extérieurs avaient cessés, et en jetant un coup d'œil par la fenêtre, il vit que l'alcool avait eu raison d'eux et qu'ils s'étaient tous endormis. Il jeta un coup d'œil à Beth, car elle avait arrêté de pleurer et vit qu'elle était inconsciente. Il força une dernière fois sur la poutre, qui finit par céder sous son poids.

Il fit glisser ses chaînes, puis celles de Beth afin de les dégager. Il ne savait pas où poser ses mains sur le corps nu de la jeune femme, il la déposa au sol tant bien que mal. Daryl récupéra sa chemise qui lui avait été enlevée un peu plus tôt et dont personne n'avait voulu pour tenter de recouvrir son corps. Il la passa autour de ses épaules, et referma les boutons sur son corps. Il la couvrit du mieux qu'il put, car ses mains entravées par les chaînes ne lui permettaient pas de passer ses bras dans les manches.

Il la prit dans ses bras, et tenta d'ouvrir la porte, qui ne résista pas. Daryl jeta un coup d'œil rageur sur leur ravisseurs, rêvant de leur faire payer ce qu'ils avaient fait, mais il devait d'abord penser à la sécurité de Beth. Ils avaient étaient trop cons pour les laisser sans surveillance, il pourrait sans mal les retrouver, plus tard.

Pour l'instant, ils étaient libres.