Chapitre 2 : Au jeu du chat et de la souris
Je patiente en salle d'embarquement, parcourant distraitement la foule du regard lorsqu'un journal s'abaisse. Mon corps s'en trouve immédiatement chamboulé !... L'appel silencieux est sans précédent et je quitte le siège, passant devant lui, direction les toilettes.
Son regard vairon me suit, ne manquant aucun mouvement, petit sourire flottant sur les lèvres.
Lorsque la porte des toilettes se referme, il plie calmement son journal et m'y rejoint.
Là, nous demeurons debout, nous observant à loisir, laissant courir sur le corps de l'autre des regards terriblement charnels.
"Pour une surprise..." dis-je, brisant le silence, bras croisés sur un corps en déroute. "Tu me suis ?"
Il pouffe. "Ne rêve pas, Girl !..."
Je m'en approche tandis qu'il demeure sur place, corps agité sans qu'il n'en montre rien.
"Chambre d'hôtel ?"
"J'allais le proposer."
Okay, nous avons manqué notre vol. Mais qu'à cela ne tienne !... Sitôt la porte fermée, nous nous sommes jetés l'un sur l'autre, envie terrible aux reins. Le contact a pratiquement manqué de nous faire jouir tandis que nos bouches se livraient à des appétits inconvenants.
Il fait monter mes jambes autour de ses hanches, tournoyant avec moi dans la pièce jusqu'à échouer sur le lit, se déboutonnant rapidement tandis que je retire le tanga en dentelle sombre. Le renflement, toujours fidèle à mon souvenir, effleure et fouille. Son corps entier est tendu contre le mien. Nos halètements communiquent frénétiquement.
Je me cambre contre lui, l'invitant à plus. Il en ricane avant d'accéder sur toute la longueur.
"Puis non." se retirant jusqu'à la moitié.
"Espèce de... tu ne vas pas commencer ton cirque !..." avec rage, frustrée de ne pas être remplie comme il se doit.
"Retourne toi." feule-t-il. "S'il te plaît." manquant d'emporter le lobe de mon oreille dans une morsure incontrôlée.
Je soupire et m'exécute.
Il écarte mes jambes au maximum, doigts venant l'aider dans sa tâche. Là, il pénètre à sa guise, savourant l'étroitesse sur un soupir brut.
Il entre enfin, doigts noués aux miens, poigne dans les cheveux.
Nous nous arquons en même temps, ondulant à loisir, corps moites de plaisir montant.
Je contracte tout ce que je peux et là, il jouit fort, s'en remettant avec peine tandis que tout me conduit à l'orgasme en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "encore !"
Calmés, nous nous regardons, à moitié défaits.
"J'ai loupé mon vol."
"Je pourrai en dire autant."
"Qu'est-ce que tu foutais là ? Pourquoi L.A. ?"
"Mais parce que c'est une ville que j'ai toujours aimé." caressant mon épaule presque tendrement. "Tu crois que si nous allignons des circonstances atténuantes, la compagnie nous remboursera ?..." taquin.
"Peuh ! Je ne suis pas à un billet près."
"Ah oui, c'est vrai. Tes très nantis protecteurs." faisant allusion à mes patrons fortunés - et non moins amants.
"Je te merde, B."
Il se glisse sous moi avec un sourire carnassier. "Autant que ça en vaille la peine." lapant chaque sein à m'en faire gémir, pétrissant, tandis que je dodeline de la tête.
Il se hisse à hauteur d'un seul mouvement de jambes, mains descendant le long de ma colonne vertébrale jusqu'aux fesses qui subissent le même traitement, me pressant sans égard contre son sexe éveillé. Là, un ricanement : "Lors de mes séjours en institutions psy, les gardiens appréciaient particulièrement de viser mes parties de leurs tasers."
"Tu es... mûr pour servir... le dieu des enfers... tu sais ?..."
"Je constate, fort heureusement, que ça n'empêche en rien leur bon fonctionnement."
"Tu n'es pas... humain, B."
Il s'invite au détour d'un mouvement de hanches. Mon corps réagit immédiatement à cette intrusion sans préavis.
Des heures à jouer de nos corps. Et à nous quitter sans un mot ni promesse.
"Besoin d'un service, Girl."
Le bâtard !... D'où a-t-il obtenu mon numéro ?!
"Me suis laissé dire que tes très nantis patrons avaient plusieurs pied-à-terre à L.A."
Inutile qu'il formule la demande ; j'ai compris ce qu'il attendait de moi.
Je sonne.
Il ouvre, me refusant l'accès, bras en travers de l'ébrasement de porte. "Qu'est-ce que tu veux ?"
"Je te signale que tu loges ici à mes frais."
"D'accord. Tu viens pour le loyer ? J'imagine assez bien quel sera le moyen de paiement."
"Shut up, B."
Il sourit, carnassier. "Bon, tu entres ou je te baise sur le pas de la porte, à la vue de tout le quartier ?"
Je le repousse à l'intérieur, des deux mains sur le torse, fermant la porte d'un coup de pied.
"Hey !... Doucement avec le matos !..."
Je le plaque contre le mur, visant immédiatement sa bouche. "Eat me. Bite me. Fuck me, B."
Un grognement guttural vient accueillir ma requête, le rendant immédiatement dur, dans une sensation proche de la douleur tant l'afflux sanguin est puissant, rigidifiant les corps jusqu'à outrance.
Il laisse courir ses dents le long de l'arête de mon nez.
"Beg."
"You..."
Je l'attrape des mains, de part et d'autre de la tête, exigeant de lui ce qu'il me refuse malgré cette dureté évidente que je sens contre mon ventre.
"Tu vas... te servir... de ce que je sens là..." posant ma paume sur le sexe qui renfle le pantalon sans compromis. "... pour me satisfaire."
"Tu vas devoir apprendre à demander convenaaaaaa..."
Je masse, le renflant davantage si c'est possible.
Il pivote, me plaquant à son tour contre le mur, mains serrant autour de mes poignets jusqu'à la douleur.
"Agenouille toi. Et suce moi." entre deux baisers excessivement chauds.
Je lui réponds par un grognement gargouillé de colère.
"Hihihihi ! Belle tentative. Allez, prends moi dans ta jolie putain de petite bouche, Girl. Me fait pas entendre ou je vais finir par littéralement faire sauter les boutons de mon jeans."
C'est feulant. C'est brûlant.
Je suis en rage parce que... l'idée me plaît !... L'enfoiré de salaud de sa race !...
Je me laisse couler sur les genoux, défaisant frénétiquement le jeans, faisant saillir ce sexe gourmand, à la limite de suinter, pour l'avaler sans autre forme de procès, enroulant ma langue gourmande autour du renflement sensible éclos.
Il en geint comme un animal en rut, laissant sa tête dodeliner en savourant sa victoire totale sur moi, doigts perdus dans mes cheveux dont il vient de faire sauter le lien.
"That's... it... Giiiirl... Haaaaan... ooooooh... haaaaah... That's... my little... shit !..."
Il se soutient, jambes flagellantes, d'une main ouverte contre le mur, l'autre derrière ma tête, initiant des mouvements bruts sans bouger des hanches. Je l'avale, l'engloutissant avec une gloutonnerie soumise.
Il vient, généreux, m'éclaboussant tout le palais, débordant des commissures tant il dégorge, palpitant au fond de ma gorge sur des rauques éblouissants.
Il se sépare de moi, sexe souillé de sperme et de salive, haletant.
Je me redresse lentement.
"T'as raison, B."
Il esquisse un sourire soulignant l'évidence.
"J'ai toujours adoré baiser avec toi."
Il remonte son jeans, me prenant par la main jusqu'au canapé. Là, il me fait allonger, ployant les genoux pour me défaire et m'assurer un retour de faveur. Le premier coup de langue, vif, doublé d'un autre plus généreux et lent, m'arrachent un orgasme immédiat. J'en tremble sur le canapé tandis qu'il m'observe, vil, détaillant les contractions externes de mon sexe, le fouillant du doigt à l'occasion.
"Give me all, Girl."
Et pour l'obtenir, il allie habillement caresses de la langue aux mouvements réguliers de ses doigts.
Le résultat ne tarde pas. J'en hurle de plaisir, contractée de partout pour lui.
Il me rejoint sur le canapé, se plaçant entre mes jambes ouvertes, aine contre aine, caressant mon visage de ses doigts coupables, les dégustant à l'occasion.
"Depuis la Wammy's... tu..."
"I know, Girl. I know."
Il s'amuse à dessiner quelques arabesques autour de mon nombril, soutenant sa tête d'une main. Son sexe repose sur l'intérieur de ma cuisse.
"J'avais la conviction que tu viendrais me réclamer ça un de ces quatre matins."
Je caresse sa chevelure hirsute. "Tu es le salaud que je préfère."
Il siffle. "T'as l'art des compliments, tu sais ? Je crois que nous sommes décidément faits pour nous entendre, Girl. J'ai pas tiré une si mauvaise carte, finalement, à la Wammy's."
"Si tu te sens le besoin d'utiliser ta bouche, B., fais le à bon escient."
"Okay." se penchant sur ma clavicule dont il mordille l'os saillant, terminant par un coup de dents puissant, emportant une partie du derme.
Je serre les dents. Il va alors mordiller la rondeur d'un sein, main me ramenant possessivement à lui. C'est une langue attentionnée qui vient réclamer la pointe, l'érigeant davantage. Je me tortille tandis qu'il reprend de la dureté.
"Ils auraient dû te castrer."
"Hey !... Déjà qu'ils adoraient cibler leurs saloperies de tasers dans cette partie !..." se hissant sur moi, m'envisageant à s'en pincer la lèvre.
J'ai déjà les jambes ouvertes pour l'accueillir et il heurte l'entrée.
"Pourquoi t'étais pas comme ça à la Wammy's ?..."
"Parce que t'en valais pas la peine." sur un sourire carnassier. "Tu t'assumais pas, Girl. J'avais toujours l'impression de baiser une bûche."
"Hey !" lui donnant un coup.
"Le prend pas mal mais... la vache, qu'est-ce que t'étais gourde à l'époque !... Je doute même que L. ait pu trouver ça plaisant."
"Vas-tu te taire ?!"
"Ah mais tu voulais que j'utilise ma bouche, nan ?"
"Pas pour me tailler le portrait, imbécile !..." furieuse d'être ainsi malmenée.
"Bon, heureusement, tu t'es rattrapée depuis hein !..."
"Ta gueule !..."
Il ricane, suçotant la plaie près de la clavicule. "J'y suis pour quelque chose."
Il me relève, assis sur ses pieds pliés, me laissant glisser le long de son sexe, sur un soupir lourd.
Je m'accroche à lui pour bouger et me contracter. Je savoure chaque soupir, chaque feulement, chaque appréciations que je lui soutire. Puis je me tiens sur un bras pour balancer là. Il en a le souffle littéralement coupé, palpitant de plaisir, boutons des seins joliment dessinés.
Je me soulève des pieds pour accentuer l'effet.
Il glisse un bras sous moi, lové avant de s'éloigner à nouveau.
"Haaaaaah... haaaaan... Giiiiirl !..."
Je me gave de ses sons, de ses appels.
A la fin, je reviens sur lui, nouée à ses épaules, fixant l'orgasme qui monte dans sa pupille écarlate.
Il jouit avec force, corps secoué, donnant sur des sons avalés, peau granulée, tête allant d'avant en arrière.
Je ne suis pas en reste et m'offre un bel orgasme, percutant de plaisir.
Des miaulements attirent mon attention. On quémande à la fenêtre de l'arrière-cour de l'immeuble. Un joli tigré se frotte allègrement au vitrage.
"Oh !... Bonjour, toi !..." débloquant la fenêtre alors que je cuisine.
Je cherche de quoi le nourrir et trouve un petit reste sur les arêtes d'un poisson dont il fait un régal. Je le caresse quand il a terminé son repas, se frottant avec reconnaissance.
"Ouuuh... gentil garçon."
B. arrive. "Des infidélités sitôt que j'ai le dos tourné ?..."
"Quoi ? Il est adorable, lui. Au moins il ne me sort pas de vacheries à longueur de temps."
"Plains toi, Girl." récupérant un verre d'eau.
Je note son sweat près du corps.
"Hmm... nouveau ?"
"Tu sais, il m'arrive de faire un minimum de shopping. Je me suis même trouvé un job. J'ai été inspiré un jour, en regardant le ciel."
"Ah ?"
"Ouais. Je me suis dit : pourquoi pas pilote de ligne ?"
J'en ouvre la bouche de stupéfaction.
"Hey !... Gaffe, tu vas gober une mouche !..."
"Pilote ?..."
"Ouais. J'ai pris quelques heures de cours. Attention, j'ai bien fait les choses : toujours sous une fausse identité !... Se procurer une ID falsifiée est un jeu d'enfant ici."
"Usurper les identités a toujours été un de tes dons."
"Wow, attends, alors tu me reconnais des dons ? Girl, tu me gâtes !... Ou tu veux qu'on baise ?" narquois, venant s'appuyer contre le meuble d'évier, me désignant de l'index.
"Peuh !... Je suis capable de formuler un compliment sans forcément avoir une idée derrière la tête."
"Tu prends toujours aussi facilement la mouche, Girl !..." amusé, venant taquiner mon menton d'un revers de doigt.
"J'ai terminé le repas."
"Au fait, pas que tu me déranges, Girl, mais tu comptes rester un moment ?"
"Hmm... je te signale que je suis ici chez moi, B." posant le plat principal sur la table.
Il s'installe sans plus attendre.
"J'ai pas pour habitude de faire des compliments mais... vache, t'es vraiment devenue une bonne pouliche, Girl."
Je hausse le sourcil à la comparaison.
"Allez, fais pas ta fine bouche, Girl !..." riant, m'attrapant par le poignet pour venir m'installer en travers de ses cuisses, doigts parcourant mes traits de la pulpe, dans des gestes étranges, allant jusqu'à me dessiner un sourire imaginaire.
"C'est fou comme..."
Une langue folle vient courir sur mes lèvres closes pour m'arracher la confession.
"... je t'ai toujours préféré à L."
"Girl, quelque chose me dit que tu voudrais commencer par le dessert, je me trompe ?"
"Je réchaufferai au micro-ondes." bras autour de sa nuque, caressant la brousse épaisse de ses cheveux.
"Cette veille de Noël... lorsque tu es apparu sur le pas de la porte au bras de A..."
"Hmm mmm, Girl. Tes petits yeux... si innocents... je n'avais qu'une envie : te les arracher pour les dévorer !..." fouinant dans mon cou.
"A. était... vraiment très belle, B. Vraiment très b..."
Il clôt mes lèvres de manière brutale, mordant à plusieurs reprises, me laissant en sang avant de lécher. "Je t'ai... déjà demandé... de ne pas évoquer A., Girl."
"Je ne faisais que..."
"Shhh. Shhh, Girl." sourcils froncés sous la lourde frange inégale, index venant en renfort. "Shhh ou le dessert va te passer sous le nez." essuyant à nouveau le sang, en profitant pour le goûter. "Hmm... very, very nice." en connaisseur, venant récolter le reste directement de la langue, m'invitant à un baiser chaud.
Des mois plus tard me ramènent à L.A.
Je ne peux qu'applaudir la prouesse de nous poser aussi mollement sur le tarmac alors que le vent redouble de fureur à l'extérieur !...
Les passagers s'en trouvent soulagés et les shinigamis de service peuvent donc ranger leurs faux.
Je quitte la cabine en passant par la passerelle.
Je consulte ma montre et presse le pas.
Je piétine depuis près d'une demi-heure lorsque soudain des discussions attirent mon attention sur un groupe de pilotes de la célèbre compagnie aérienne. Ca discute joyeusement, riant, casquette sous le bras. L'un d'eux a les cheveux plaqués en arrière et effectue un détour, venant se placer à côté de moi dans la file.
"Je vais éviter de te coller ma main aux fesses de suite, Girl. Ça ferait mauvais genre."
Cette voix... cette présence...
Vache ! Il compte me coller comme ça à chaque aéroport ?!
Je me retourne d'une traite, avisant ce visage rieur.
"Qu'est-ce que tu fous ici, bordel ?!"
"C'est plutôt à moi de te demander quel plaisir particulier tu prends à te foutre dans mes pattes."
"Ta gueule, B."
"Je ne t'ai pas entendu te plaindre lorsque j'ai redressé cet avion pour le poser en douceur sur la piste, Girl." avec un geste de la main, imitant la manoeuvre.
"Tu... étais aux commandes de..." avant d'éclater de rire. "Pour peu, je me fendrai d'une note à la DRH lui signalant combien leurs tests psy sont aisés à contourner !..."
"C'est là que tu te trompes ; ils sont très bien étudiés." tirant un paquet de cigarettes de sa poche pour en porter une jusqu'à ses lèvres. "Bon, tu comptes poireauter trois heures dans cette file ou je t'embarque ?"
"J'ai rendez-vous, B."
"J'ai près de quinze heures de vol dans les pattes, j'serai pas long à venir à l'essentiel, Girl."
Je me ronge le bout d'un ongle, m'en faisant sourire tant le geste rappelle L.
Sur un soupir, je me détache de la file et il s'avance, attrapant mon bagage.
"Marche devant. Que j'puisse profiter de la vue."
Je me retourne et avance, sentant distinctement son regard appesanti dans mon dos, visant notamment le mouvement des fesses sous la jupe serrée.
"Tu profites bien ?"
"T'as d'ces questions parfois, Girl !... Alors, qu'est-ce que tu deviens ?"
"Qu'est-ce que t'en as à foutre, sérieux ?!"
"J'espère que tu gardes la forme. J'suppose que oui ; t'as jamais eu un cul aussi bien foutu. Bon, allez, j'suis mauvaise langue, j'ai toujours été fan de ton cul, Girl."
Malgré moi, ses mots font mouches, me procurant du bien au corps, échauffant mes sens.
Nous entrons dans le parking, attendant devant les ascenseurs.
Dans la cabine, nous sommes seuls, ce qui tombe bien. Aussitôt, il se jette sur moi, pressant des lèvres sauvages sur ma bouche, langue forçant tout barrage. Il lèche tout le pourtour de ma bouche, étalant le rouge à lèvres, regard allumé, se séparant avec un petit ricanement. "Ouais, ouais, ouais. T'as toujours aussi bon goût, Girl."
Je ne cherche même plus à lutter ; c'est peine perdue !... Je me contente de sortir un mouchoir et d'essuyer le plus gros des dégâts, silencieuse, corps réclamant le sien à grands cris.
"Got you under my skin, asshole."
"Ravi de l'apprendre, Girl." essuyant sa bouche couverte de rouge, d'un revers.
L'ascenseur s'ouvre et nous sortons. Je baisse la tête pour éviter de croiser le regard des gens arrivant en contresens.
"La Chevrolet sur ta droite." commandant l'ouverture centralisée.
"Tu roules américain maintenant ?"
"Pas seulement. Je vole américain aussi." avec un sourire terrible, plaçant nos bagages dans le coffre avant de s'installer au volant tandis que je regagne la place passager.
"Nan, toi, tu montes à l'arrière."
Je le fixe. Je m'attends au pire... avec raison !...
"Tu t'allonges sur la banquette et tu te fais du bien, Girl."
Je soutiens un instant son regard - il a recours à une lentille pour camoufler son oeil vairon.
"Non."
Il me réitère la demande d'un mouvement sec du menton. "Me contrarie pas, Girl."
Un nouveau soupir avant que je ne cède. Je redescends et m'installe à l'arrière.
"La route sera longue ?"
"Quarante-cinq minutes. Ça te laisse le temps." enclenchant le contact.
Nous quittons le parking pour nous insérer dans le trafic plutôt fluide à cette heure.
"J'entends rien, Girl."
Je me place sur le dos, allongée, montant une jambe déchaussée tandis que l'autre demeure sur le plancher. Je soulève ma jupe et glisse une main sous le tanga en dentelle.
Il suit le tout par intermittence, via le rétroviseur intérieur.
L'effet ne tarde pas, tant il a pris soin de m'allumer !...
Mes sons montent, de plus en plus féroces. Son sourire s'allonge à mesure. Son sexe enfle, exigeant de l'espace qu'il refuse de lui accorder, corps en mode implosion.
Je finis par me tortiller sur la banquette, imaginant aisément son état !...
L'orgasme me frappe et il apprécie pleinement la vue ainsi que le son.
"T'es une brave fille, Girl."
Je lui adresse un regard noir en retour.
Il en ricane. "Quoi, t'as pas aimé ?"
"Je te retourne la question."
"Beaucoup."
Nous quittons enfin l'autoroute. Il loge dans une ville tranquille et sans histoires.
La maison est spacieuse vue de l'extérieur.
Il a la délicatesse rare de m'ouvrir la porte.
Petit jeu de regards lorsqu'il ouvre la porte d'entrée. "J'te baise de suite ?"
"Enfoiré." tombe aussitôt.
"Tu sais toujours trouver les mots." me servant un sourire carnassier.
Ma tête me tourne d'envie.
"C'est moi qui vais te baiser, B."
"Ooooh !... On affiche enfin son ambition ?" terrible.
"Ouvre cette fichue porte." n'y tenant plus tant mon corps se vrille d'envie.
Il ouvre grande la porte, me laissant entrer.
La maison est plongée dans la pénombre, volets fermés.
B. ferme la porte à double tours.
"Retourne toi, espèce de bâtard de mes deux."
Il laisse passer un ricanement, se retournant, dos résolument collé à la porte, mèches glissant sur le devant.
Face à face, nous nous défaisons d'une pièce après l'autre : vestes, chemise et chemisier, soutien-gorge, pantalon - vertige lorsqu'il a tiré sur cette ceinture de pantalon d'un geste sec - jupe. Mon corps n'a jamais palpité aussi fort !... c'est si puissant que cela monte jusqu'aux tempes.
Planté dans ce caleçon sombre, proéminence menant à l'outrage visuel, il m'a attirée à lui, me dévorant jusqu'à la morsure, laissant sa langue emporter chaque saveur, glissant ses paumes ouvertes à l'intérieur du tanga pour malaxer mes fesses, bouche toujours aussi vive et exigeante, se laissant glisser, dos contre la lourde porte en chêne massif, m'invitant à le chevaucher tandis qu'il se tient à la seule force de ses cuisses.
Il heurte du crâne, à plusieurs reprises, la porte, et ce jusqu'au sang, fou de plaisir lorsque je l'enchaîne au mien.
Nos souffles ne sont plus que des vestiges hachés, mots nous échappant par bribes déplacées.
Je bouge, sans égard pour l'exercice, folle de cette passion mortelle qui nous empoisonne l'un et l'autre - comme du jus de confiture à la fraise, dira-t-il l'autre jour.
Au moment de jouir, je saisis son visage. Ses yeux visent la dérive, bouche entrouverte, vomissant le cru des mots désarticulés.
Un coup de hanches nous prend tout.
Nos cris nous quittent sans que nous soyons en mesure de les retenir.
Il s'affaisse au sol, à bout de tout, décalqué par le jetlag et cette jouissance terrible que je viens de lui arracher et que je brandis comme un trophée supplémentaire.
"Prends moi en bouche, B."
"Qu'est-ce qui te vaudrait une telle faveur, Girl ?"
Je me redresse, piquée au vif.
Il me fixe, allongé sur le dos, levant la main pour caresser mon bras et mon épaule du revers, tandis qu'il se mordille la lèvre. "Tu n'as pas répondu, Girl."
"Laisse tomber."
"Tu vas pas faire la gueule pour ça, Girl."
"B., quel effet ça fait d'avoir un œil de shinigami ?..." me tournant vers lui.
Il hausse les épaules. "On s'y fait. Il y a... des aspects pratiques." caressant toujours ma peau, s'en pinçant la lèvre de délice.
"Bel atterrissage, au fait." venant caresser d'un doigt le pourtour de son nombril, creusant les abdominaux, m'égarant dans la toison vivace.
"J'allais pas laisser crasher la perspective d'une si bonne baise."
"Je t'ai toujours préféré à L."
"C'est ton problème, ça, Girl."
La façon dont ses yeux vairons courent sur moi est absolument intolérable de délit et il me gagne un frisson qu'il devine au toucher devenu granuleux de ma peau.
"Quand tu es dans le secteur, je ne réfléchis plus, je..." laissant échapper un petit rire coupable."
"Tu quoi, Girl ?"
"Vache, je ne vois plus que toi. Je ne veux plus que toi. C'est... dingue !..."
Il vient de glisser son avant-bras sous sa tête chevelue, poursuivant son contact du bout des doigts, suivant attentivement le tracé et la réaction immédiate de ma peau.
"J'ai vraiment visé juste lorsque je t'ai débauchée à la Wammy's. Tu avais déjà un sacré potentiel, Girl."
"C'est à s'en cogner la tête au mur, bordel !..."
"Je t'en prie, fais." amusé. "J'ai justement envie d'une fricassée de cervelle."
"Tu as tous les vices, B."
Il sourit, carnassier, avant de se redresser, d'un tenant, pour venir faire courir son auriculaire le long de mes lèvres, exerçant une pression alternée. "T'aimes ça, Girl. T'as toujours aimé. Autrement, jamais tu ne m'aurais regardé à la Wammy's, jamais tu n'aurais permis que j'entre aussi facilement dans ton lit, petite saloperie."
Il vient d'empoigner ma nuque sans douceur, déposant un baiser sur mon front donnant sur un raclage en règle de ses dents contre mon crâne.
"J'ai vraiment tiré la bonne carte à l'époque, Girl."
"Ta gueule, B. Et de A., on en parle, de A. ?"
"A tes risques et périls, Girl. Tu viendras pas chialer s'il t'arrive un truc."
"Tu... l'aimais ?..."
"Vas te faire mettre, Girl."
Ça, ça sonne comme un avertissement ou je me trompe fort !... Mais pour une fois, je ne vais pas m'arrêter là. Je veux le faire sortir de ses gonds. Et il semble particulièrement disposé à me suivre.
"Mourir par amour... pour une pourriture, en prime."
"Attention où tu mets les pieds, Girl." grogné.
Okay. Il est chaud. Je peux poursuivre.
"Se pendre. Dans les combles de la Wammy's. Quel manque cruel d'imagination."
Je me retrouve, en moins de temps qu'il n'en faut, plaquée contre le matelas, poignets enserrés d'une vive et forte façon, surplombée par un meurtrier aux lèvres retroussées et aux yeux exorbités.
Je perçois deux pointes qui s'enfoncent à l'intérieur de mon poignet ; il s'agit en fait des ongles de ses doigts qui entrent dans ma chair.
J'en grimace.
"Ne t'octroie plus jamais le loisir d'évoquer A., Girl. De quelque manière que ce soit."
Ayé... il a atteint le sang et en jubile.
"Encore aujourd'hui, je ne comprends toujours pas ce que tu foutais avec A."
Il libère un poignet ensanglanté pour m'attraper les cheveux, d'une main, en haut du crâne, et tirer.
"Vas-tu te taire ?!"
"Tu sais de quelle manière me prendre le souffle, n'est-ce pas, B. ?"
Il me libère pour se redresser et me dominer, m'examinant de haut.
"T'es vraiment... une belle saloperie."
Il déplace une de ses jambes pour venir la mettre entre les deux miennes, genou frôlant mon entrejambe. Il soulève ma jambe pour la placer sur son épaule gauche, effleurant la cheville de ses dents, regard me cherchant, corps s'éveillant à mesure.
Mon souffle se perd déjà tant il exerce une forte attraction sur mes sens.
J'ouvre un œil, tirée du sommeil par un bruit strident de l'autre côté du mur mitoyen.
J'entends B. soupirer. "C'est le voisin, Bellaert."
B. redresse le haut du corps pour frapper, main à plat contre le mur, en vain.
"Ton voisin est un bricoleur de minuit ?"
"Disons qu'il n'a pas dû apprécier notre tapage et qu'il nous le fait comprendre à sa manière." avant de basculer sur le dos, cousin ramené sur le devant, fixant le plafond.
"Qu'indique sa date de décès ?" curieuse.
"Ooooh... y'en a pour quinze ans au moins. Coriace, le vieux !..."
"Vous, le voisin !..." désignant B. de l'index.
Ce dernier soupire avant de lâcher la poignée de la Chevrolet.
"Monsieur Bellaert."
"Cessez de me tourner le dos !..."
B. se retourne lentement, observant, avec une certaine contrariété, la date qui flotte sur la tête de l'homme.
"Et cessez de regarder sur le dessus de ma tête !"
B. baisse les yeux sur le vieil homme hargneux.
"J'ai à faire."
"Vous avez à faire ?! A vous débaucher au point que tout le quartier en soit informé ?!"
"Investissez dans des bouchons d'oreilles. Ou trouvez-vous une compagne."
"Je ne vous permets pas, jeune homme ! Ma sainte femme doit se retourner dans sa tombe en entendant cela !" le pointant rageusement de l'index.
"Dans son état, cela m'étonnerait fort."
"SILENCE !"
B. ouvre la porte et entre dans son véhicule pendant que son voisin tambourine sur le capot, lui hurlant qu'il n'avait pas terminé. B. met le contact et donne un coup d'accélérateur, faisant s'écarter violemment l'homme. Il effectue une marche arrière rapide et maîtrisée puis s'insére dans l'avenue, sans lui jeter le moindre regard.
"Elle est partie, votre poule ?"
Beyond soupire, refermant la porte de son véhicule en la claquant.
"C'est beaucoup plus calme. Sauf votre poste de télévision à fond jusqu'à plus d'heure !..."
"Quinze ans... putain, c'est long." lâche Beyond, observant la série de chiffres danser au-dessus du crâne dégarni de son voisin. "C'est beaucoup trop long."
B. pose les avant-bras sur le toit de son imposant crossover, avisant son voisin d'un œil impitoyable. "Il n'est pas très étonnant que vous ayez pour seul but d'emmerder le monde depuis que votre femme vous a quitté pour... rappelez-moi, ah oui, votre frère. Plus jeune, bien plus smart, il était clair que vous ne pouviez rivaliser."
"Comm... Comment osez-vous ?!" s'approchant, menaçant.
B. ouvre la portière et en tire une batte en métal.
Son voisin recule d'un pas. Puis de deux.
"Si nous discutions au calme, chez vous ?" enfilant des gants sombres, batte tenue sous le bras.
"N'app... n'approchez pas ! ESPÈCE DE FOU FURIEUX !"
"Oh, vous n'avez pas idée à quel point, Monsieur Bellaert."
Beyond se découpe de son véhicule. Son pas est tranquille. Il est extraordinairement calme alors qu'il s'apprête à commettre un meurtre sanglant.
"Devancez moi."
"Je... ne bougerai p... A L'AIDE !"
Beyond l'empoigne et donne un coup à la porte laissée entrouverte, projetant l'homme rondouillard à l'intérieur. Ce dernier heurte le mur avec violence. Son crâne est ouvert et le sang coule par filets épais le long de son visage horrifié.
"Vous voilà tranquille pour un moment."
"Espèce de... démon !"
"En quelque sorte." arrachant les câbles téléphoniques, déconnectant l'alarme.
Un chien de petite taille vient lui mordre la cheville mais B. le fracasse d'un coup efficace de batte.
"Bien. A nous deux, Monsieur Bellaert."
Beyond est extrêmement doué. Notamment pour effacer les traces qui permettraient de remonter jusqu'à lui.
Il observe, d'un air détaché, le ballet de véhicules policiers, ricanant lorsque le corps est sorti sur un brancard, dans une housse sombre. "J'espère, Messieurs, que vous êtes parvenus à récupérer tous les morceaux que j'ai judicieusement dispersé dans toutes les pièces !... J'ai horreur du boulot bâclé." se laissant aller à un rire enflé d'orgueil. "Je ne parle même pas de l'énigme que j'ai laissé à votre attention. Je me demande si le grand L. va s'y pencher..." sur un nouveau rire endiablé.
Je ne peux m'empêcher d'adresser un mail de bonne heure à B. : "Tu vas bien ?..." en lieu et place des sexualités habituelles.
B. fronce : "Putain, à quoi tu joues ? T'es pas ma mère, Girl."
"Je passerai fin de semaine. Besoin de te parler."
Le sourire de B. se prolonge. "De parler, uh ?"
"Prévois un restaurant."
"Tu fais vraiment chier, Girl."
B. m'attend, installé sur le canapé, devant la table basse sur laquelle sont servis des tapas et autres apéritifs. L'endroit est branché. Et il porte une chemise au col ouvert et son pantalon de service sur souliers vernis - visiblement il revient d'un vol.
Je m'assieds.
Sa main vient repousser mollement quelques mèches de cheveux pour accéder au cou qu'il caresse du revers des doigts, dégustant quelques olives.
Le contact suffit à m'électriser.
"T'as envie que je te baise, Girl ?"
J'en tremble de tout mon corps tant il suffit que cette voix chaude, belle porteuse d'insanités, s'adresse à moi.
"Hein, Girl ?... T'as pas répondu."
Je le fixe. "J'ai... fait un rêve très étrange en début de semaine..."
Il récupère son verre, ne montrant rien de son trouble personnel.
"... tu... vas bien, c'est l'essentiel."
"Ouais. Je ne vais pas me changer en géant de quinze mètres, rassure toi." m'assène-t-il.
Je cligne. "Comm... comment sais-tu ?..."
Il sirote à la paille. "On s'en fout, Girl."
Gasp ! Nous avons fait le même rêve... voilà qui est inédit et qui signifie que nous avons véritablement une connexion indéniable !...
Justement, les baffles crachent l'opening de Shingeki no Kyojin... décidément !...
J'observe un moment sa jambe ramenée sur l'autre, haut du corps basculé vers moi, pupilles m'envisageant comme si j'étais nue.
Le feu qui anime son corps lui monte déjà le sexe, lui offrant une onde chaleureuse et pleine de tension sur le devant.
"J'ai dégagé cette enflure de Bellaert. Nous serons tranquilles et tu pourras gueuler tout ce que tu veux."
Je suis incapable de détacher mon regard de cette jambe ramenée sur le genou opposé.
Il fait claquer ses doigts devant mon visage. "Hey, Girl !..."
Je cligne.
"Si t'es venue uniquement pour parler, tu peux barrer."
Je souris, m'appuyant sur le haut du dossier du canapé, autre main montant le long du torse, lèvres venant se poser sur les siennes pour un baiser que nous rendons rapidement fou, malgré nous, nous savourant des lèvres et des langues, nous appréciant dans le tumulte ambiant.
Je viens de lancer un peu plus loin son excitation et la mienne.
"Putain, Girl..." lèvres luisantes du délit. "T'es vraiment... une saloperie comme j'en ai peu vue dans ma vie !..."
Ouh, voyez qui complimente !...
Je vais de ce pas lui faire passer l'envie. "Dis moi, B... pour ressembler autant à L., il n'y a pas un lien de parenté quelconque ?..."
Il roule des yeux, se saisissant de son verre. "Tu fais chier avec tes questions à la con, Girl."
"Oh, je me demandais juste..."
"Je m'en bats comme de mon premier meurtre de tes questionnements internes, Girl."
Je me lève, récupérant mon sac.
"J'peux savoir c'que tu fiches, Girl ? D'abord tu me les brises pour qu'on se voit dans un lieu public et maintenant tu fous le camp ?!"
"Conduis moi chez toi, B. A moins que tu préfères que je te baise ici, à la vue de tous."
"Assied toi, j'ai pas terminé mon verre." sans bouger.
"Grouille."
"Au prix où se payent les cocktails, j'ai pas l'intention d'en bâcler la dégustation." sirotant calmement malgré le désir vissé au corps.
Je soupire, me réinstallant.
"Là. Tu vois quand tu veux..."
"Ta gueule. Par tous les dieux, ta gueule."
Il ricane, glissant une nouvelle fois sa main dans mes cheveux, élan de tensions cumulées au corps. "Putain, j'adore te faire sortir de tes gonds, Girl. C'est quasi aussi jouissif que de te baiser."
Je fulmine. Il a pris son temps et s'en régale lorsque nous regagnons le véhicule.
"Ben alors, Girl, t'es pas foutue de freiner tes ardeurs ?"
"Vas-tu te la boucler alors que je suis capable de te briser en deux d'un seul coup de jambe ?!"
Il siffle, secouant la main, amusé. "Déjà que je me suis fait fort de nous débarrasser de Bellaert, tu pourrais montrer un peu plus de reconnaissance."
Je l'accule d'un mouvement contre la portière du véhicule, brusque, faisant hurler l'alarme à nous en percer les tympans et lui il rit comme un malade.
Je monte la jambe entre les siennes. Il rit toujours, tête en arrière, sur le toit du véhicule hurlant.
"Ben alors, Girl, ton petit projet c'est donc de me violer ?"
"Rentre dans cette bagnole et fais taire cette alarme, enfoiré."
En chemin :
"Tu boudes encore, Girl ?" glissant une main le long de ma cuisse.
"Ramène ça dans ton espace, tu veux ?"
"Ah oui, tu boudes encore !... T'es même bien capable de mordre." amusé.
"Arrête la bagnole en bord de route, B."
"Hmm ?"
Je tire le frein à main et nous échouons sur le bas côté de la route.
"T'es malade !..."
Je bascule sur lui, me prenant le volant dans le dos, arrachant le bas de sa chemise du pantalon.
"Girl !... Girl !..." riant de mes appétits avant de souffler l'offense à même mon oreille : "Putain... j'aurai su, je m'y serai pris avant même que te poussent des seins, Girl."
FIN.
