Et voilà, après ce qui m'a semblé être des siècles (au moins), j'ai enfin fini le chapitre 2. Bon, il ne s'y passe pas grand chose, j'ai eu à lutter contre une affreuse crise de page blanche et une panne d'inspiration aïgue. Ca va mieux maintenant, je sais mieux où je vais avec mon intrigue principale.
Merci à Ellana et Eldeya pour leurs reviews !
Chapitre 2 : Première bataille
Toute la partie Nord Est des Etats Unis se retrouvait couverte de neige et en proie à une violente tempête hivernale. Le responsable de ce mauvais temps n'étais pas la dépression dont parlait les météorologues, mais un jeune homme aux cheveux blancs et aux yeux bleus qui se dissimulait dans ces nuages noirs et se faisait porter par le vent d'un bout à l'autre du globe, semant l'hiver de l'hémisphère Sud à l'hémisphère Nord.
L'hiver était par sa nature la saison favorite des enfants, mais ça n'avait pas toujours été le cas. Depuis l'aube des temps, le froid avait toujours pris les plus jeunes et les plus faibles. Il avait mordu la chaire des enfants jusqu'à la mort, et pères et mères craignaient ces longs mois où leur survie n'était plus une lutte, mais une exécution à laquelle seuls les plus chanceux réchappaient.
Il fut un temps où les ténèbres régnaient dans les cœurs et les esprits. L'Age Noir, le Moyen-Âge, le temps des famines et des maladies dévastatrices, où chaque chemin était arpenté par des cadavres en marche dans l'ombre desquels se tapissaient de grandes faucheuses, prêtes à frapper.
Depuis l'arrivée de la Nouvelle Religion, il ne restait partout que la peur. La peur du Jugement, la peur du Fléau, la peur de Dieu et la peur des Hommes. Les cultes Païens condamnaient à mort leurs adorateurs, lors même qu'ils portaient en eux les graines d'un espoir nouveau, capable d'imposer une frontière infranchissable aux ténèbres qui s'étaient lovées sur le monde.
Ce fut dans ces sinistres heures que la Lune offrit l'asile à un homme fatigué de cette peur. Il devint l'Homme de la Lune, et du haut de son sanctuaire, il veilla sur cette humanité qu'il avait abandonné. Il veilla tant et si bien, qu'il remarqua ceux qui n'étaient pas comme les autres, ceux qui étaient comme lui. Et il les choisit pour rendre aux Hommes ce qu'ils avaient perdus. Il était trop tard pour sauver les adultes. Mais les enfants étaient encore épargné, et il fallait qu'ils le restent. Car ce sont eux qui font tourner le monde. L'homme de la Lune attribua à chacun un rôle. L'un ne disposait qu'une d'une nuit pour apporter à tous les enfants du monde l'émerveillement qui protégerait leur innocence. Un autre veillait chaque nuit sur le sommeil des petits en leur apportant de jolis rêves dorés. Un troisième disposait également d'une seule journée pour dissimuler des œufs décorés, et cette journée devait apporter l'espoir, celui de la fin de l'hiver et du renouveau printanier. Enfin, la quatrième récupérait les précieuses dents de lait que perdaient les enfants, et les conservaient toutes, car ces petites perles d'ivoires contenaient la mémoire de leurs porteurs, et qu'il était toujours bon, pour un adulte, de se souvenir un jour de ces moments du passé, ces instants qui se trouvaient loin derrière lui, mais qui lui permettait de ne jamais oublier qui il était.
Ainsi, les ténèbres reculèrent, et leur Roi disparût. Un temps seulement. Lorsqu'il revint, plus fort, plein de haine et plein de fiel, l'Homme de la Lune dut choisir un nouveau Gardien pour protéger les petits d'Hommes de cette nouvelle menace. Son choix se porta sur un jeune garçon aux cheveux blancs et aux yeux bleus, qui était mort par une belle après-midi d'hiver, alors qu'il était partit faire du patin à glace avec sa sœur sur un étang gelé, près de son petit village perdu dans la campagne Finlandaise. Il avait sauvé sa jeune sœur d'une chute mortelle dans l'étang, mais y avait lui même laissé la vie.
La nuit suivante, Jack Frost était né. Il serait celui qui contrôlerait le froid et apporterait au mortel hiver une joie d'enfant. La joie de goûter les premiers flocons qu'il laisserait sur son passage, de faire des pas dans la neige et d'en attraper de pleines poignées pour en faire des projectiles lors de batailles enfantines. La saison morte n'avait alors plus rien d'effrayant. La neige n'était plus un danger glacé mais une amie de jeu, et le mois de décembre était celui des repas de fête, des sapins illuminés, héritage d'une lointaine tradition. Et des cadeaux en bois que les plus petits recevaient au matin, déposés par un vieil homme qui traversait villes et villages en une nuit
Les siècles passèrent, et les cadeaux en bois laissèrent la place à des jouets de plastiques sortis d'usines, des monstres robotiques et électroniques fabriqués à la chaîne. Les jeux changeaient, mais les enfants continuaient de croire au Père Noël qui laissait toutes ces merveilles au pied des sapins.
L'hiver n'avait plus rien d'effrayant pour les enfants. Quel dommage que la magie doive disparaître à l'âge adulte, et que les joies enneigées cèdent la place à la colère de voir sa voiture recouverte de flocons, et les routes quasiment impraticables à cause du verglas.
Même la malice de Jack Frost ne pouvait rien contre l'aigreur des cœurs adultes.
C'était toujours une torture pour les gardiens de voir les petites lumières du Globe se mettre à clignoter, puis à faiblir, avant de s'éteindre totalement dans un dernier sursaut, tel une supernova qui offre une dernière preuve de son existence avant de disparaître. Les enfants finissaient toujours par perdre leur innocence dès lors qu'ils mettaient les pieds dans l'adolescence.
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Jack Frost n'avait pas hâte de voir grandir le jeune Jamie Bennet. Assis sur les rafales de vent, il observait le sommeil du garçonnet à travers la fenêtre de sa chambre. Jamie avait déjà eu son lot d'épreuves traumatisantes, et le Gardien craignait que le souvenir de Pitch Black ne revienne un jour le hanter. Le Croque Mitaine était encore une sinistre frayeur chez certains adultes. Seulement, ils avaient oubliés qui en était la cause.
Mais il n'y avait nulle trace de cauchemars dans les formes de poussières dorées qui entouraient Jamie. Il rêvait de bonhommes de neige et de batailles dans la poudreuse. Jack sourit. Son jeune ami était décidément trop impatient d'être au matin et de trouver la ville recouverte de neige. Le Gardien se remit donc à l'oeuvre, décidé à offrir un hiver magique aux enfants de Burgess. Il allait falloir de la neige partout, dans tous les jardins, sur toutes les routes, et de la neige jusqu'aux genoux, une neige blanche et parfaite, douce et poudrée, celle que l'on répugnait à salir ou à couvrir de pas, mais que l'on ne pouvait s'empêcher de prendre à pleines mains.
Lorsque les premiers rayons de soleil caressèrent Burgess, ils crûrent eux même être éblouis par tant de blancheur étincelante. Il en fallait pourtant pour aveugler un rayon de soleil, mais Jack avait tant bien fait son œuvre que la neige scintillait de mille feux sous la lumière solaire. Burgess semblait recouverte d'une mer de nacre. Le spectacle était magnifique, mais obligea les enfants à sortir avec des lunettes de ski, pour ne pas abîmer leurs yeux sur cette neige brûlante. Par chance, le ciel s'alourdit sous d'épais nuages gris en fin de matinée, et les lunettes furent rapidement remisées dans les placards. C'était tout de même plus amusant.
Jack ne perdit pas une miette du spectacle, et lorsque Jamie et ses amis se réunirent à l'orée de la forêt, il s'autorisa enfin à les rejoindre, faisant naître dans leurs gorges des cris de joie extatiques.
« Jack, te revoilà ! S'exclama Jamie, un sourire étendu jusqu'aux oreilles.
- Oui répondit le Gardien en riant, me revoilà. Je t'avais bien dis que je reviendrai ! Est-ce que ma surprise t'as plus ?
- Haha, oui ! Maman était furieuse de devoir attendre le chasse neige pour sortir sa voiture, elle a passé vingt minutes à enlever la neige et à dégivrer les vitres, et Papa n'a pas voulu que l'on aille jouer dehors avant d'avoir bu trois chocolats chauds et enfilés tous les manteaux de ski de la maison. Ils étaient vraiment énervés tous les deux, mais on a pu leur échapper.
- Et je vois que ton père t'a laissé sortir avec un seul manteau finalement !
- Oui, lorsqu'il a vu que Sophie ne pouvait plus bouger avec toutes les couches de vêtements, il a abandonné. De toute façon, j'aurai caché tous les manteaux une fois dehors s'il m'avait vraiment obligé à les porter.
- Parfait. Maintenant tu n'auras aucune excuse si tu perds contre mes boules de neiges !
- Tu veux faire une bataille ? Ouais ! On fait deux équipes alors, choisis tes soldats, mais choisis bien, je ne te ferai pas de cadeaux !
- Haha, c'est partit ! »
Les enfants se répartirent chez les deux chefs d'équipes. Si au départ tous voulaient aller avec Jack, la perspective d'un affrontement contre le Gardien en convainquit la moitié de se rallier à Jamie. La bataille allait commencer, lorsque Choupette s'écria :
- Attendez, où est Lucy ?
- Lucy ? Elle n'est pas dans notre équipe répondit Jamie dans le camp adverse.
- Qui est Lucy ?
- Ha oui, tu ne la connais pas Jack, c'est une vacancière. Elle était avec nous jusqu'à ce que tu arrives. Vous croyez qu'elle a eu peur ? »
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Lucy avait en effet pris peur en voyant atterrir un adolescent pâle aux cheveux blancs et aux yeux de glace, venus tout droit du ciel, et se baladant pieds nus. Elle avait bien sûr compris tout de suite que c'était lui, Jack Frost, mais c'était une chose de croire aux légendes, et une autre de les voir surgir devant soi. La fillette était restée à l'écart des autres enfants qui avaient accourus vers Jack. Lucy n'avait pas su quoi faire, et personne ne faisait attention à elle. Elle avait donc reculée jusqu'aux arbres de la forêt, et s'était cachée derrière un chêne imposant pour observer la scène de loin. Mais lorsque les autres enfants se mirent à l'appeler, la fillette se sentit obligée de sortir de sa cachette, tremblante et penaude. Ce n'était plus la peur qui l'habitait désormais, mais la honte.
« Je suis là, fit-elle d'une petite voix
- Bah, où t'étais passée ? Interrogea Caleb.
- Heu... Je... C'est juste que... En fait, c'est bête mais... J'ai eu un peu peur.
- Peur ? Peur, de moi ?
- Et ben... Oui... »
Plus elle admettait avoir été bête et lâche, plus la voix de Lucy se faisait faible. Elle était persuadée que tout le monde allait rire d'elle, et que Jack, furieux, la renverrait chez elle sans espoir de se faire pardonner.
« C'est vrai que Lucy n'a jamais vu de Gardien avant Jack, expliqua Pippa. Moi aussi, je me rappelle lorsque je t'ai vu la première fois, j'ai eu un sursaut, et j'ai eu peur pour Jamie. Vous faisiez de la luge dans la rue à ce moment là, mais ça avait l'air tellement marrant que je n'ai plus pensé à rien d'autre.
- Moi aussi j'ai eu un peu peur, admit alors Jamie. Surtout que je m'attendais d'abord à voir le lapin de Pâques, mais c'est toi qui est apparût... C'était fou ! Même si j'ai toujours crûs au Père Noël, au Lapin de Pâques, au Marchand de Sable et à la Fée des Dents, c'est tellement dingue lorsque vous apparaissaient devant nous, en vrai !
- Haha, je veux bien vous croire ! Alors Lucy, je me présente, je suis Jack Frost, et je suis un Gardien ! Je suis désolé de t'avoir fait peur. Pour m'excuser, je te prends dans mon équipe, si tu veux jouer avec nous.
- Bien sûr que je veux jouer ! »
La peur et la honte avaient étés bien vite oublié devant l'empathie de ses camarades, et le regard malicieux et compréhensif du Gardien. Il était maintenant temps de couvrir de neige l'équipe de Jamie Bennet !
Jack, armé de son bâton, fit jaillir deux murs de neiges derrière lesquels chaque équipe put s'abriter et construire ses munitions. Etre dans l'équipe du Gardien offrait un certain avantage : il confectionnait les boules bien plus vite que les enfants. Alors que du côté de Jamie, les tâches furent réparties : il y avait ceux qui lançaient, et ceux qui assuraient les munitions.
Bientôt, les boules de neiges fusèrent des deux côtés, et ne firent pas de quartier. Celles lancées par Jack atteignirent toutes leurs cibles, et l'affaire fut réglée en quelques minutes. Jamie et ses amis étaient recouverts de neiges, et il fut décidé d'inverser les équipes. Mais Jack s'abstint cette fois ci de participer, et se contenta de fabriquer les boules de neige. Ainsi, les deux camps se retrouvaient à égalité. Finalement, au bout de cinq batailles, dont trois remportées par l'équipe de Jack, les enfants se mirent à tirer dans tous les sens, et se fut chacun pour soi. Lucy, cachée derrière un arbuste, visait tous les enfants qui passaient près d'elle, tout en préparant ses munitions. Il ne restait plus qu'elle, Pippa et Jamie. La fillette sortit d'un bon de sa cachette, le bras gauche replié contre son ventre maintenant une pile de boules de neige, le bras droit tendu, prêt à lancer son missile sur Jamie. Mais elle ne fut pas assez rapide, et un projectile lancé par Pippa l'atteignit au milieu du dos. Surprise mais bonne joueuse, Lucy donna ses armes à son amie, qui se trouvait face seule à Jamie. Jack voletait autour des deux combattants, un sourire malicieux aux lèvres, il faisait tomber des légers flocons de neige au dessus des enfants. Pendant quelques instants, le silence résonna dans le terrain de jeu improvisé. Puis, Jamie tira le premier. Pippa n'eut que quelques pas à faire sur le côté, par réflexe, mais la boule alla s'écraser sur un arbre à plusieurs centimètres de là où elle se trouvait. Pippa ricana, et arma son bras. Jamie eut un sursaut, ses yeux s'agrandirent, et il se précipita sur les trois munitions qu'il lui restait. Mais Pippa fut bien plus rapide, et si la première boule qu'elle lança s'écrasa juste aux pieds du garçon, la deuxième atteignit ses épaules. Les enfants laissèrent alors la tension qui les avaient pris éclater en cris de joie, et Pippa sauta en l'air, très satisfaite d'avoir gagné cette dernière manche. Jack redescendit sur la terre ferme pour féliciter la gagnante, et les enfants se laissèrent tomber par terre. Une pause était bien méritée.
« Alors Jack, raconte, qu'est ce que tu as fais depuis l'affrontement avec Pitch ?
- Ha, la vie d'un Gardien n'est pas toujours aussi palpitante malheureusement. A part continuer à faire tomber l'hiver sur la surface du globe, je n'ai pas fais grand chose d'autre. Bon, je suis allé plusieurs fois chez Nord. Maintenant que je peux entrer dans son Ateliers, je ne m'en lasse pas ! Les Yétis ont enfin arrêtés d'essayer de me chasser, même si l'un d'eux est particulièrement rancunier... Je suis aussi allé voir Fée et la petite Quenotte au Palais. Mais il n'y a pas eu d'autres aventures.
- Le Yéti existe ?! S'exclama Lucy
- Oui, c'est même une vraie race à part entière. Ils travaillent pour Nord, ils fabriquent les jouets dans son Atelier.
- Holala, j'aurai vraiment aimé voir ça ! Je regrette d'avoir tout loupé...
- Il y avait Pitch aussi... Celui là, il vaut mieux ne jamais le voir.
- Je me souviens de la peur qu'il a provoqué. Et je me souviens quand la peur a disparût. Je m'en veux beaucoup d'avoir douté des Gardiens à ce moment là. Mais je crois que cette peur est vraiment un petit prix à payer, maintenant que je peux te voir, toi, et les autres. »
Jack fut touchée par ces paroles innocentes. Lui qui avait tant espéré être vu pendant trois cens ans d'existence et de solitude, entendre une petite fille lui dire qu'elle était prête à affronter Pitch Black et ses cauchemars pour le voir lui faisait vraiment chaud au cœur. Il avait tellement gagné, la confiance des enfants, leur affection, et il le devait à Pitch, d'un certain côté. Le Croque Mitaine lui avait proposé une alliance qui lui garantissait une existence réelle aux yeux des petits. S'il avait hésité un instant à accepter, il s'était bien vite écœuré en songeant que les enfants, même s'ils croyaient en lui, seraient surtout terrifiés à l'évocation de son nom. Il ne voulait plus que l'Hiver soit une saison de terreur. C'était un temps pour la joie et le rire, rien d'autre.
« Je suis sûre que tu les verras bientôt, assura Choupette. C'est bientôt Noël, tu verras sûrement le Père Noël à ce moment là. Et cette nuit, avant de t'endormir, tu regarderas dehors, tu verras le sable du Marchand de Sable.
- Et la prochaine fois que tu perds une dent, fais semblant de dormir, tu entendras les petites fées venir chercher ta dent ! Renchérit Jamie.
- Par contre, si tu ne vois pas le Lapin, c'est pas bien grave, ricana Jack.
- Je veux tous les voir, et je les verrais tous ! J'arrêterai de dormir toutes les nuits, s'il le faut !
- Lucy ! »
Tous les enfants tournèrent la tête vers la voix qui avait crié. C'était Margaret qui arrivait à grandes enjambées. Lucy eut à peine le temps de se lever que sa sœur la saisie violemment par le bras.
« Putain, ça fait plus d'une heure que je te cherche ! Tu pouvais pas prévenir où t'allais ? Je suis pas ta baby sitter moi, ça me saoule de m'occuper d'une gamine. Tu viens, on rentre.
- S'il te plaît, laisse moi un peu avec mes amis... »
De nouveau, Lucy eut du mal à parler, et sa voix ne fut qu'un souffle inaudible. De nouveau, elle avait honte d'être ainsi humiliée devant ses amis, et devant Jack Frost. Mais elle n'aurait pas du se soucier de ce qu'ils pensaient d'elle, car tous étaient choquée du comportement de Margaret. Et tandis que les deux sœurs s'éloignaient, Jack se percha sur son bâton, confectionna rapidement une boule de neige, et s'apprêta à la lancer.
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Margaret se retourna en sentant quelque chose s'écraser dans son dos. Elle vit Choupette, debout, les traits déformés par une colère enfantine, le bras encore à demi-levé. Et à côté d'elle, Jack Frost qui regardait la fillette d'un air étonné, sa boule de neige encore dans la main. Margaret ne pouvait pas le voir, mais Lucy eut un sourire en voyant qu'il avait voulut lui aussi prendre sa défense. Margaret, folle de rage, saisit une branche d'arbre et la jeta de toutes ses forces sur Choupette, qui se baissa de justesse pour l'éviter, mais glissa et tomba. Satisfaite, l'adolescente fit demi-tour, entraînant la petite Lucy qui avait peine à suivre le rythme de sa sœur.
