Chapitre 1 La promesse que je reviendrais pour toi.

Angleterre :

Point de vue externe :

Un soir d'Aout 1981 dans le village de Godric's Hollow quelque part dans l'ouest de l'Angleterre se fêtait le premier anniversaire d'un petit garçon. Cette fête était célébrée dans une petite maison très chaleureuse et conviviale.

Peu de monde était présent, seulement les parents du jeune enfant, le parrain et un ou deux amis de la famille. Malheureusement, la marraine n'avait pas pu se libérer à cause de certaines obligations professionnelles.

Tous riaient et s'amusaient comme pas de lendemain, la bonne humeur était présente ne sachant pas, ni se doutant de l'horrible évènement qui aurait lieu très bientôt, dans un avenir très proche…

Dans une rue sombre pas loin de là, un homme portant un long manteau marchait avec un but précis. Il se dirigeait vers la maison de la famille Potter. Cet homme marchait avec une extrême lenteur comme au ralenti… Sa cape trainait au sol. Dans sa main était un long bateau en bois. Une aura très sombre et obscure l'entourait.

De retour dans la maison Potter, tout le monde venait de partir, il ne restait plus que trois personnes, celles qui formaient la famille Potter. Il se faisait tard, très tard, ils allaient bientôt monter à l'étage pour dormir d'un sommeil bien mérité et reposant.

La mère prit son jeune fils à partir du sol et monta les escaliers faits de bois pour aller coucher son enfant dans son lit tout en espérant qu'il n'allait pas se réveiller pendant la nuit. À peine eut-elle été dans la chambre de son fils qu'elle entendit une forte détonation venant d'en bas. Inquiète, elle se figea redoutant au plus profond d'elle-même ce qui était en train de se passer à l'étage inférieur où se trouvait son mari.

« LILY… COURS ! IL EST LA. IL NOUS A TROUVES. COURS AVEC HARRY ET METEZ VOUS EN SECURITE ! » Cria son mari et père de son enfant d'une voix suppliante.

Aussi vite qu'il était possible pour elle, elle installa son fils dans son berceau en lui caressant tendrement sa joue puis bloqua la porte de la chambre avec tout ce qu'elle pouvait, avec tous les objets encombrants qu'elle pouvait utilisé comme barrière empêchant ainsi l'entrée à la chambre.

Au fond d'elle-même, Lily savait que tous ses efforts étaient inutiles mais elle essayait quand même de gagner le plus de temps possible, elle n'avait que quelques minutes de répit au maximum. Elle savait qu'elle n'allait pas s'en sortir vivante de là et elle allait faire toute son possible pour garder son fils en vie aussi longtemps qu'elle le pouvait, il était bien trop jeune pour mourir mais surtout de cette façon.

Lily se tourna alors vers son fils quand elle se fut assuré que tout était en place et l'attrapa pour l'enlacer affectueusement dans ses bras pour la vie chère. Des larmes de tristesse coulaient de ses yeux. Son jeunes fils la regarda de ses yeux innocents avec peur. Il sentait que quelque chose se passait, quelque chose de très mauvais…

Une douce berceuse pouvait se faire entendre dans la petite pièce. Le petit garçon était blotti tout contre sa mère écoutant les battements frénétiques de son cœur qu'il pouvait entendre à travers l'épaisse couche de vêtements que portait sa mère.

Finalement, après ce qui semblait des heures, Lily déposa Harry dans son lit avec des yeux larmoyants et un sourire tendre mais aussi triste. Ce dernier était assis et regardait sa mère avec attention. Quelques larmes s'échappèrent des yeux de Lily.

« Je t'aime mon petit garçon, papa et maman t'aiment Harry… Ne l'oublie jamais. Sois courageux. Nous veillerons toujours sur toi… Ta marraine et ton parrain prendront bien soin de toi comme si tu étais leur propre enfant. Sois heureux… » Murmura-t-elle avec tristesse et résignation mais aussi avec détermination.

Harry la regarda sans comprendre le moindre mot pendant quelques instants. La porte de la chambre s'ouvrit violement avec fracas faisant voler les objets qui la bloquait auparavant à travers toute la pièce et les projetant contre les murs, certains d'entre eux se brisèrent à l'impact.

Un homme encapuchonné se tenait dans l'entrée pointant une baguette sur Lily, elle n'avait aucun moyen de se défendre et donc de s'en sortir, elle n'avait pas sa baguette avec elle. C'est en voyant ce mage sombre qu'elle se rendit compte de sa stupidité à ne pas avoir eu sa baguette sur elle, elle aurait dû savoir mieux que de laisser sa baguette dans le salon. L'homme sourit sinistrement tout en marchant vers elle, celle-ci recula de quelques pas jusqu'à ce qu'elle heurte le bas de son dos avec le berceau de son fils.

« Donne-moi l'enfant sang de bourbe et ta vie te serras épargnée… » Dit-il en guise de promesse d'une voix glaciale.

Lily se plaça devant où son fils se trouvait dans son lit faisant ainsi barrage entre son enfant et cet homme maléfique. Elle était déterminée à empêcher cet homme d'obtenir son fils même si elle devait en perdre la vie.

« Laissez-le…Laissez-lui la vie sauve… » Supplia-t-elle d'une voix brisée en refusant de bouger de la place où elle était.

« Comme tu voudras… De toute façon ton cher mari n'est déjà plus de ce monde, l'abruti croyait qu'il pouvait faire quelque chose contre moi, le sorcier le plus puissant qu'il existe. Mais avant toute chose… Dis-moi un peu où se trouve Isabella Potter ! » Dit-il sombrement en pointant encore plus sa baguette vers la jeune mère.

« Comme si j'allais vous le dire ! » rétorqua-t-elle avec la tête haute en le fixant de façon décidée.

« Dans ce cas…AVADA KADAVRA ! » dit-il plus fermement sans aucune hésitation ou regret.

Un jet de couleur verte sortit de la baguette et frappa la jeune mère en pleine poitrine. Cette dernière s'effondra en quelques secondes sur le sol, elle était couchée et ses yeux étaient toujours ouverts mais sans vie. Lord Voldemort enjamba alors sa victime et s'approcha de plus près du berceau pour être seulement à même pas cinq mètres d'où était toujours le jeune enfant.

Harry regarda cet homme devant lui avec de grands yeux remplis de larmes avec curiosité mais aussi crainte se demandant qui pouvait être cet homme qui avait fait du mal à sa maman. De là où il était installé, il pouvait voir le corps sans vie de sa mère. Il regarda alors fixement dans les yeux de Voldemort sans ciller une seule fois.

« Il ne reste plus que toi et moi mon garçon. Je me demande comment un enfant pourrait mettre fin à mon existence quand personne n'a pu le faire. Je vais mettre fin à cette menace dès maintenant… » Annonça Voldemort en regardant Harry curieusement en se questionnement du pourquoi le petit garçon ne montrait aucune peur devant lui quand tout l'ensemble du monde sorcier le craignait rien qu'en entendant son non. Il y avait seulement quelques exceptions mais bientôt ils ne seront plus de ce monde pour se mettre dans son chemin pour ce qu'il voulait accomplir.

Harry le regarda toujours silencieusement sans faire aucun bruit, ni mouvement…

« Avada Kadavra… » Murmura Voldemort avec sa baguette dirigé vers l'enfant qui observait le bâton avec de grands yeux enfantins curieux.

Un autre jet de lumière verte sortit de la baguette et frappa Harry mais contrairement à sa mère, l'enfant ne s'effondra pas ou tomba inconscient, non il se tenait toujours bien éveillé et dans la même position qu'initialement. Par contre, le sortilège de la mort ricocha et heurta la poitrine du mage noir à la place de l'enfant pour sa plus grande surprise et horreur. Quand le sort s'attaqua à son viseur, ce dernier disparu complètement. On ne pouvait pas dire s'il était mort ou non, il n'y avait tout simplement aucune trace du sorcier qui émanait la peur et la crainte dans les autres sorciers.

La maison se trouvait désormais dans l'obscurité totale, elle tenait à peine debout. Des pierres, des poutres et des morceaux de verre étaient dispersés partout et dans tous les sens.

Le jeune Harry étai toujours silencieux dans son lit avec les yeux ouverts, des larmes glissaient sur tout le long de son petit visage. C'était un miracle qu'il était encore en vie et encore plus avec l'état de la maison.

Quelque part à quelques pas de la maison en ruine, une jeune femme, une sorcière courrai à toute jambe aussi vite qu'elle le pouvait. Très rapidement, elle arriva devant la maison et se stoppa net dans son élan en voyant l'état de la maison familiale des Potter.

« Non…Pas ça je vous en prie… » Murmura-t-elle en tombant sur ses genoux et avec un corps tremblant de sanglot plus forts les uns que les autres.

Elle resta de cette façon pendant plusieurs minutes avant de se relever et de se précipiter vers l'entrée de la maison. La jeune femme évita les débris et les branches d'arbres qui jonchaient le sol de l'allée avec succès en les contournant ou en sautant par-dessus.

Sur une distance d'une dizaine de mètres supplémentaires, elle s'arrêta devant la porte d'entrée faite de bois tenant à peine debout. Il y avait de sérieux dégâts et trous dans la porte. La sorcière avait un très mauvais pressentiment et c'est pour cette raison qu'elle était angoissée de pénétré dans la maison, elle avait de ce qu'elle allait découvrir à l'intérieur. Elle avala difficilement la boule qui était dans sa gorge puis mit sa main sur la poignée de porte.

Avec appréhension, elle poussa la porte qui émit un grincement peu rassurant afin que celle-ci s'ouvre. Une fois qu'elle se glissa par la porte donnant accès à l'intérieur, la jeune sorcière se figea à la scène devant elle…

Forks, Etat de Washington, Amérique :

Point de vue d'Isabella :

En voyant la maison de mon frère jumeau dans un état si désastreux, si détruit en arrivant, je savais que quelque chose de grand et terrible avait dû se passer avant mon arrivée et au fond de moi, je savais que je ne reverrais plus les farces de mon frère sur sa femme ou su moi ainsi que les sourires de ma famille. Des larmes silencieuses continuaient de couler le long de mon visage depuis ma découverte de l'extérieur de la maison.

En ouvrant cette porte, je m'armai de ma baguette juste au cas où il y avait encore une menace. Malgré mon anxiété, je me glissai avec lenteur à l'intérieur de ce qui restait de la maison tout en éclairant la maison avec ma baguette d'une main tremblante dû aux émotions que je ressentais en ce moment.

« Lumos… » Chuchotais-je en examinant autour de moi.

Prudemment, je m'avançai le long du hall d'entrée pour atteindre la porte menant au salon de la maison. En pénétrant dans la pièce, je faillis me laisser tomber à genoux. Je m'immobilisai de choc et de chagrin face à ce que je voyais devant moi. Tout n'était que décombres. Il n'y avait pas une place ou il n'y en avait pas.

En remarquant une main dépasser en dessous d'un tas de pierres et de morceaux de bois, je couru aussi vite que possible vers cet endroit. Je reconnus très bien cette main, elle appartenait à mon frère. Ma propre main vola à ma bouche dans l'horreur à la réalisation de ce que cela signifiait, des larmes de chagrin ainsi que de douleur coulèrent le long de mes joues encore plus abondement que plus tôt, j'étouffai un cri qui voulait à tout prix sortir de ma gorge.

« Wingardium Leviosa. » fis-je en agitant ma baguette sur le tas de décombres.

Aussitôt, les pierres et les poutres de bois se soulevèrent d'eux-mêmes dans les airs. Avec un coup de baguette sur le côté, ils allèrent rejoindre l'autre côté de la pièce dans un bruit sonore quand ils échouèrent sur le sol.

Tout petit espoir qui me restait que mon frère soit encore vivant s'envola par la fenêtre quand je vis le corps de mon frère. Un sanglot s'échappa d ma bouche. Les yeux de mon frère étaient grands ouverts et sans vie, ils semblaient si vide. J'hurlai dans l'anéantissement et mes sanglots sortant de mes lèvres tremblantes se firent de plus en plus nombreux et de plus en plus forts. Je fermai les yeux de mon frère avec ma main d'un toucher doux et pris son corps moi dans mes bras en le rapprochant de ma poitrine. Je sentis à cet instant qu'une partie de moi, un partie de mon âme avait disparu à tout jamais et je me mis à sangloter de façon hystérique pour de bon.

En m'accrochant ainsi à mon frère, je commençai un lent va et vient comme pour le bercer, je le fis de façon délicate voulant pas admettre que mon double masculin était bel et bien parti. Je ne pouvais pas m'admettre que je ne reverrais ses beaux yeux bleus espiègle et son sourire malicieux quand il préparait un de ses tours comme seul lui en avait le secret. Je ne pouvais pas imaginer ma vie sans lui, sans ses tendres caresses et étreintes affectueuses quand j'étais triste pour me consoler ainsi que me réconforter. James était mon tout.

« POURQUOI ? POURQUOI ? » Demandais-je en criant à personne en particulier dans une voix brisée.

Finalement, après de très longues minutes, je ne savais pas exactement combien de temps en réalité avait passé, je couchai mon frère avec douceur et le recouvris avec une couverture qui était près d'un des fauteuils en miette à proximité, elle n'était plus vraiment en bonne état mais bon. Je me levai à contrecœur, pris une profonde respiration encourageante et partis à la recherche du corps de ma belle-sœur et meilleure amie ainsi que le petit corps de mon neveu et filleul. Un sanglot s'échappa une nouvelle fois de mes lèvres quand j'imaginai son petit corps sans vie. Tous les trois ne méritaient pas ça mais pas du tout. J'avais soif de vengeance.

Une fois à l'étage après un chemin dans l'escalier rempli d'embuches, je cherchai les corps du petit Harry et de Lily dans les différentes pièces de l'étage mais elles étaient toutes vides, il ne me restait plus qu'un chambre, celle d'Harry. En tombant sur la chambre de mon petit bambin, je savais qu'ils étaient tous les deux-là. Un autre sanglot déchirant se fit entendre, j'avais l'impression que mon cœur se brisait de plus en plus. Enfin, m'armant de courage, je franchis la porte pour tomber sur le corps de l'une de mes plus vieilles amies. Je m'effondrai à genoux sur le sol en bois et caressai avec tendresse ses beaux cheveux roux acajou avant de faire le même geste que j'avais fait avec mon frère c'est-à-dire lui fermer les yeux tout en la contemplant avec tristesse.

Mon corps était rempli de tremblements plus violent les uns que les autres. Avec crainte et appréhension, je regardai tout autour de moi à la recherche du petit corps de mon filleul mais je ne le vis nulle part. C'est finalement un petit bruit à peine audible qui me sortit de mon état d'esprit, un petit son venant de derrière moi.

Lentement, je me tournai pour être accueilli par une paire d'yeux verts. Si semblable à ceux de Lily.

« Oh merci Merlin ! » m'exclamais-je en me relevant d'un bon d'un mouvement vif.

En me remarquant et en reconnaissant, Harry tendis ses petites bras dans ma direction me demandant par ce simple geste que je le prenne dans mes bras, ce que je fis immédiatement. Je le pris dans une étreinte rassurante mais en le serrant fermement en faisant attention à ne pas mettre trop de pression pour son petit corps fragile et délicat. Je ne voulais pas le blesser et lui faire du mal, je pense qu'il avait déjà vécu assez en cette soirée horrible.

« Je te protègerais quoi qu'il arrive… je t'en fais la promesse… Je te fais aussi la promesse que si un jour nous venions à être séparer toi et moi, je reviendrais pour toi… » Murmurais-je au creux de son oreille d'une voix douce rempli d'amour familial pour le petit ange dans mes bras.

Je me réveillai d'un bond en sursaut dans mon lit complètement en sueur. Je regardai autour de moi pour m'apercevoir qu'il faisait encore nuit dehors. Cherchant dans mon entourage, je constatai qu'Edward n'était pas dans ma chambre comme à son habitude et j'en soupirai de soulagement pour enfin avoir un moment de répit sans lui respirant dans mon cou ou en surveille mes moindres mouvements.

Pour être tout à fait honnête, je n'aimais pas Edward, loin de là en fait. Il était gentil, doux et tout mais il n'était pas mon type d'hommes et de toute façon un homme avait déjà mon cœur. De toute façon, Edward était amoureux d'Isabelle Swan et moi, je peux dire avec certitude que je n'étais certainement pas elle. Amoureux était un bien grand mot pour décrire ce qu'Edward ressentait à mon égard, je devrais dire obsédé et possessif. Ce sont en effet deux qualificatifs qui pourraient décrire Edward Cullen.

Je jetai un coup d'œil à l'horloge sur le mur de la chambre pour découvrir qu'il était seulement trois heures du matin. Je me recouchai dans le lit et me repositionnai confortablement pour me rendormir. Quelques minutes plus tard, je me sentis partir peu à peu pour un autre monde.

Plusieurs heures plus tard, je me réveillai d'un sommeil réparateur malgré mon rêve ou devrais-je dire souvenir. Cette nuit-là était malheureusement bien arrivée il y a de ça quelques années. Une nuit que je revivais chaque nui et dans chaque rêve, cela me hante et je pense que ça le fera jusqu'à la fin des temps.

Soupirant, j'enlevai la couverture de mon corps et me levai en soupirant. Ensuite, j'allai préparer mes vêtements moldus pour la journée et allai prendre une douche bien méritée. Quand je terminai de me préparer, je descendis pour me rendre dans la cuisine et vis Charlie installé à la table en dégustant un café tout en lisant sa gazette. Regardant mieux, je pus voir qu'il s'agissait de la gazette des sorciers.

« Quoi de neuf ? » demandais-je en guise de salutation en arrivant à la table parce que ça faisait un moment que je n'avais pas lu ce torchon et n'avais plus de nouvelles du monde sorcier d'Angleterre.

« Oh… Le même que d'habitude que depuis quelques mois déjà. Ils accusent encore Dumbledore et Harry d'être des menteurs au sujet du retour de tu sais qui mais c'est Harry qui en prend la plus grande quantité d'accusations… » Répondit-il de façon nonchalante en buvant une gorgée de son café.

En réponse, je secouai la tête ne comprenant pas le raisonnement du ministère. Il avait été prouvé à plusieurs reprises que Voldemort était bien de retour mais non ils préféraient simplement l'ignorer et prendre les gens pour des cons. Le ministère était totalement dans le déni face à la vérité préférant ne pas croire tout ça et accuser à la place des personnes complètement à tort.

Je me dirigeai vers le réfrigérateur, en sortis le jus d'orange, m'en servis un verre et allai m'asseoir en face de Charlie. Voyant que Charlie n'était plus occuper avec la gazette des sorciers mais avec le journal moldu, je pris l'exemplaire magique et commença à le lire, enfin les passages les plus importants.

Bientôt, il était temps pour moi de partir et de me rendre au lycée moldu. Je commençais tout doucement à en avoir marre de cette mission qui durait depuis bien trop longtemps à mon gout.

« J'espère que Dumbledore va bientôt me dire de revenir au pays… » Maugréais-je d'une humeur maussade en débarrassant la table avec un mouvement de mon poignet.

« Tu sais bien qu'il va le faire quand il sera temps, il te l'a dit lui-même… Sois patiente. » Répondit Charlie en me jetant un coup d'œil par-dessus la gazette.

Charlie avait tout à fait raison, je le savais mais ce n'était pas pour autant que j'étais heureuse avec cela. Mais pourquoi j'avais défié Dumbledore cette nuit-là ? Bon… C'est vrai que j'étais complètement paumé et perdu, j'agissais dans un état second mais ce n'était quand même pas une excuse. Pendant le temps que j'étais coincé depuis des années à observer et à interagir avec des vampires ou autres créatures pour le compte de Dumbledore, mon filleul risquait sa vie chaque jour qui passait et maintenant je me retrouvais coincé dans cet endroit perdu, dans cette ville minuscule où il pleuvait pendant une grande partie de l'année et quasiment tous les jours. Je n'en pouvais plus, je voulais être chez moi, avec Harry, Sirius et mes amis. Quand j'allais enfin mettre la main sur ce vieux fou d'Albus, il allait avoir un sacré morceau de mon esprit et j'avais un sacré caractère.

Au bout d'une dizaine de minutes, je pris mon sac de cours, mes clés de voitures et sortis de la maison de Charlie pour ensuite monter dans ce vieux taco moldu pour me rendre au lycée. Je préférais cent fois mieux de voler sur mon balai mais bon… voler était grisant pour moi et je me sentais aussi très libre, j'adorais la sensation de mes cheveux volant dans le vent ainsi que cette poussée d'adrénaline provoquée par la vitesse que j'utilisais une fois sur mon balai.

En arrivant dans le parking, je soupirai de façon agacé en voyant Edward appuyé contre sa voiture merdique. Franchement, il ne fallait pas être un génie pour comprendre que je n'aimais pas ce garçon mais non, il devait être aveugle pour mon plus grand malheur. En plus, en âge physique, il était beaucoup trop jeune pour moi et son corps était aussi plat qu'une planche à repasser. Je préférais et désirais beaucoup mieux un homme qui était musclé, il ne devait pas non plus avoir trop de muscles comme Emmett mais musclé comme par exemple Jasper. Ce n'était pour autant que je le convoitais. Oh non pas du tout… En plus, je n'oserais jamais avec une furie comme Alice malgré son petit corps, elle pouvait être terrifiante.

Au bout d'un moment à essayer de camer mon irritation de la vue d'Edward, je sortis de mon camion et me dirigeai vers Angela ainsi que les autres tout en ignorant complètement Edward sur mon chemin. J'étais après tout toujours contrarié et en colère qu'il avait crue bon d'organiser une fête d'anniversaire sans mon consentement dans mon dos avec Alice et le reste de sa famille. Il prenait jamais en compte ce que moi, je voulais, c'était toujours comme lui, il voulait. Bon c'était vrai, ce n'était pas mon anniversaire réel puisque je n'étais pas la vraie Isabella Swan comme il le pensait mais tout de même. Le fait était là.

En me voyant approcher dans sa direction, Angela me rejoignit dans ma lancée et m'étreignis amicalement en me faisant un clin d'œil complice avec amusement en remarquant mon expression d'agacement.

« Trouble dans le paradis ? » me demanda-t-elle en riant.

« Trouble dans l'enfer plutôt… » Rétorquais-je en ronchonnant faiblement pour qu'elle seule puisse m'entendre.

Je n'avais pas peur qu'Edward puisse lire dans les pensées d'Angela parce que je savais que pour qu'aucun des Cullen deviennent suspects de notre secret, elle pensait à des choses aléatoires sans importances particulières, à des choses aléatoires ou à Ben Cheney, son petit ami. Elle comme moi était une sorcière, il en était de même pour Ben.

Bien entendu, personne ne le savait. S'ils le voulaient Ben et Angela pourraient utilisés l'occlumancie comme je le faisais moi-même mais alors les Cullen pourraient commencer à avoir des doutes et se poser quelques questions indésirables sur notre nature. Une personne qu'Edward ne pouvait pas lire l'esprit, c'était déconcertant mais plusieurs, c'était tout simplement très étrange. Je n'avais pas vraiment envie de révéler l'un de mes plus grands secrets pour le moment.

Après cela, nous partîmes toutes les deux en cours… La journée se passa sans incident majeur à par les quelques rumeurs concernant ma chamaillerie avec Edward et certains étaient même allé jusqu'à débuter des paris. Des paris consistant à voir si oui ou non nous allions rompre. Les gens n'avaient vraiment rien d'autre à faire que de se mêler des affaires des autres et qui ne les concernent pas du tout ou bien quelque chose de mieux à s'intéresser ? Apparemment la réponse était non…

À la fin des cours, je rentrai tranquillement chez Charlie tout en me souciant de rien en particulier et me préparai à contrecœur pour ma soirée d'anniversaire qui je le sentais d'avance allait être torture, celle-ci était organisé par les Cullen. Pour ne pas me faire attraper en utilisant de la magie par l'un de la famille d'Edward au cas où ils étaient dans les parages, je me préparai de façon non magique, de façon tout à fait moldu pour ma plus grande frustration et agacement parce que cela voulait dire que j'allais prendre beaucoup plus de temps à le faire.

Vers 19 heure environs, j'entendis la sonnette de déclencher, signe qu'Edward était arrivé. Sans attendre plus longtemps l'inévitable, je descendis en faisant semblant d'être maladroite u grand amusement de Charlie car j'étais tout le contraire de cela. Edward m'attendais sur le porche. Merci Charlie pour cela, je n'avais pas envie de m'éternisé ici de toute façon. Plus tôt ça sera fait, plus tôt ça sera enfin fini.

Edward ne me demanda pas mon avis et monta du côté conducteur de mon vieux camion, enfin, le vieux camion de Charlie mais ça personne ne le savait à par lui et moi ce vieux taco pouvait sembler ordinaire sur les bords mais en réalité, Charlie l'avait ensorcelé. Le camion avait plusieurs fonctions magiques supplémentaires et il pouvait également voler ainsi que se rendre invisible à l'œil des moldus. Il était en fait très pratique.

Au milieu de la route nous menant à la maison des Cullen, Edward commença à pester sur la lenteur du camion et comment ça serait mieux s'il m'en achetait un nouveau. Bien sûr, cela a fini par une dispute et je ne lui parlai pas pour le reste du chemin et l'ignorai complètement tout en me souvenant de choses et d'autres quand j'étais en compagnie de mon frère ou de nos amis communs.

Arrivés dans l'allée des Cullen et devant leur immense maison, je plaquai un faux sourire joyeux sur mon visage. Cette maison était un véritable manoir… je ne savais pas mais pour des vampires, ils ne se donnaient pas vraiment dans la masse ou étaient discrets, ils faisaient plutôt le contraire et attiraient beaucoup trop l'attention sur eux. Je me demandais qu'elle serait la réaction des Volturis quand ils vont apprendre ça…

Sans attendre Edward pour m'aider à descendre de la voiture, je m'extirpai et entrai dans la maison sans un regard vers lui pour être joyeusement accueilli par les membres de la famille Cullen. Enfin tous à par bien entendu Rosalie que j'avais nommé la reine des glaces, elle était pire qu'un iceberg au Pôle Nord.

Les salutations faites et passées ainsi que de douces étreintes, il était enfin temps de déballer les cadeaux. Alice déambula avec grâce jusqu'à une table en verre où était une pile de cadeaux, d'assiettes de verre et un gigantesque gâteau à la fraise et au chocolat. Elle prit ensuite l'un des cadeaux qui se trouvait être une boite en velours rectangulaire de couleur vert émeraude et vint vers moi en me la tendant avec un sourire satisfait et heureux quand elle vit mes yeux se creusés dans la suspicion.

Avec un petit sourire faussement enjoué, je pris la boite de ses mains et l'ouvris doucement avec prudence. À l'intérieur était un magnifique bracelet en argent avec quatre breloques en ce qui me semblait des diamants. Un était une rose, un deuxième était un petit ours, le troisième était une boule de voyante et le dernier se trouvait être un chapeau de cow-boy. J'étais véritablement émue par ce cadeau, je ne savais pas quoi dire. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas reçu une telle chose.

« C'est de la part de Rosalie, Emmett, Jasper et moi. C'est discret comme tu aimes et pas trop voyant… » Expliqua Alice d'une voix douce et musicale en me donnant une accolade plus que bienvenue.

Je lui souris sincèrement cette fois-ci. Ceci me confirma la décision que j'avais pris un peu plus tôt c'est-à-dire que je m'étais résolu à leur parler de mon secret et ainsi finir enfin les choses avec Edward parce que soyons honnête, je ne l'aimais pas le moindre du monde de cette façon, pas même un tout petit peu.

Ensuite, Emmett me tendit à son tour une boite qui était emballé dans du papier brillant. Je le déballai pour réaliser qu'elle était vide. Je regardai Emmett de façon dubitative et confuse avec un sourcil relevé. Ce dernier se contenta de sourire largement, fier de son effet.

« C'est une nouvelle radio de Jasper et moi parce que ce vieux truc a besoin d'un peu de musique… » Précisa-t-il avec un sourire à fossettes tout en ricanant.

« Hé ! N'insulte pas mon camion ! » M'indignais-je faussement.

Tout le monde dans la pièce ria de bon cœur à cela, même Rosalie eut un petit sourire crispé. Je remerciai Emmett avec une étreinte chaleureuse et Jasper silencieusement avec mes émotions puisque j'avais l'interdiction formelle de m'approcher de lui par monsieur possessif et contrôlant.

Puis finalement, vint le tour d'Esmé et Carlisle qui me donnèrent eux une enveloppe noire en papier. Je l'ouvris mais parvins également à me couper légèrement le doigt.

« Aïe…le papier l'a coupé… » Dis-je bêtement en fixant le bout de mon doigt en regardant les dégâts, une seule petite goutte de sang perlait.

En remarquant l'unique petite goutte de sang, je voulus utiliser un sortilège silencieux pour réparer les dommages causés par la coupure mais je ne pus pas le faire car avant que je ne puisse faire un geste ou quoi que ce soit d'autre, j'entendis un grognement qui me fit relever la tête et concentrer mon attention vers la source du bruit.

À peine ais-je eu relevé la tête que je vis Edward repousser violement Jasper en arrière. Celui-ci retomba lourdement en plein milieu du piano adoré d'Edward. Son piano s'effondra sous le poids de Jasper. En quelques secondes seulement, Jasper se releva et se précipita pas vers moi comme il ressemblait mais vers Edward. Avant que Jasper puisse atteindre Edward, ce dernier me repoussa brusquement avec force vers l'arrière, ce qui me fit voler à travers la pièce pour que finalement je m'écrase dans la table en verre et les assiettes qui se brisèrent à l'impact de la collision. Je me retrouvai donc dans une position semi assise dans le milieu de débris et un bras en sang.

Voyant les yeux totalement noirs d'Edward et les dommages qu'il m'avait causé me firent prendre un peu de recul car je ressentais un peu de crainte en l'apercevant ainsi tout en pensant à mettre un bouclier de protection autour de moi. J'allais installer cette barrière l'empêchant de m'approcher mais je n'eus pas l'occasion de l'ériger parce que Carlisle intervint en fin de compte tout en bon petit leader de coven qu'il était censé être.

« CA SUFFIT ! » cria-t-il pour attirer l'attention. Aussitôt tout mouvement cessa à part ceux de Jasper dans les bras d'Emmett et Rosalie pour se rendre à Edward. À mon avis, il était en train de se retenir. « Rose, Emmett…prenez donc Jasper à l'extérieur immédiatement ! » ordonna Carlisle d'une voix ferme ne laissant place à aucune discussion.

Je ne pouvais pas croire ce que je venais d'entendre. C'était Edward le plus grand danger dans la pièce et c'était Jasper qui trinquait encore pour lui, qui devait sortir. Je pensais que Carlisle était un homme bon et intelligent mais apparemment je me trompais sur toute la ligne. Je vis Jasper me sourire tristement avant qu'Emmett et Rosalie ne l'escorte vers la porte, je lui envoyai mes remerciements, mon affection et ma fierté. Je le fis non seulement par mes émotions mais aussi par mes yeux en le fiant droit dans ses yeux dorés pour lui montrer ainsi que j'étais totalement sincère.

Une fois que Jasper fut à l'extérieur de la maison, Carlisle s'avança puis s'agenouilla devant moi afin d'examiner la blessure. Je devais réprimer une expression de dégout face à son comportement d'un peu plus tôt avec Jasper. Alice et Esmé partirent à leur tour ne supportant pas la forte odeur de mon sang. Edward resta la scotché sur place comme une statue, sans bouger ou même ciller des yeux. Je comprenais tout à fait qu'Alice ne restait pas à cause de son inquiétude pour son compagnon mais Esmé avait autant de pratique que Rosalie et elle était quand même partie. Rosalie n'avait même pas eu réaction l'odeur du sang tout comme Emmett.

« Vas… Je suis sûr que Jasper s'en veut d'avoir presque attaqué Bella. Vas lui parler, je pense qu'il a besoin de savoir que tu ne lui e veux pas, il a probablement besoin que tu le rassures et réconfortes ! » Conseilla Carlisle en jetant un coup d'œil furtif vers Edward toujours aussi raide qu'un piquet.

Avec un dernier regard dans ma direction, auquel je ne lui répondis pas. Il ne pensait quand même pas que j'allais agir comme si tout allait bien et que rien ne s'était passé. Il se mettait vraiment le doigt dans l'œil s'il pensait de la sorte. Edward sortit tout de même de la maison à la recherche des autres. Carlisle me prit dans ses bras froids et m'emmena quelque part à l'étage, dans son bureau afin de me soigner.

Eh bien… voilà pour leur dire la vérité sur moi ! Pensais-je cyniquement à moi-même.