Hello tout le monde, voici le chapitre 1 de The Hunger Games Diary.
Nous y retrouvons Peeta et Katniss ainsi que ce fameux journal !
Avant tout, je tiens à remercier tesera, Eliette, veronique2, Diaboliqua, lisia et Guest pour leur encouragement ainsi que Darling et Fan de twilight pour m'avoir fait part de leur point de vue concernant la suite.
J'espère que ça vous plaira.
Bonne lecture !
Chapitre 1
Pov Peeta
Après plusieurs heures de travail acharné, je m'allonge enfin sur mon lit où je m'étire longuement.
Dehors, le soleil est déjà couché et le ciel, dégagé, laisse entrevoir une myriade d'étoiles plus scintillantes que jamais.
J'ouvre ma fenêtre et un vent frais s'engouffre dans ma chambre. Je m'appuie sur le rebord et observe la ville qui s'endort paisiblement.
Quelques lumières sont toujours allumées dans les maisons, là où certaines personnes travaillent sûrement encore.
Je pense d'ailleurs à mon père qui est sans cesse à l'ouvrage et qui commence à être de plus en plus épuisé par ces longues nuits dans l'atelier de notre boulangerie.
Depuis quelques semaines, je ressens une grande fatigue chez lui et j'essaye de l'aider du mieux que je peux lorsque je reviens des cours et les weekends mais il parvient toujours à trouver des excuses pour que je ne m'attarde pas trop auprès de lui.
Pas qu'il n'aime pas ma compagnie, je fais d'ailleurs tout pour ne pas le distraire mais il voudrait que je passe plus de temps dans mes cahiers qu'à réaliser des desserts.
Je le sais car, une nuit, lui et ma mère parlaient et s'interrogeaient sur qui, de moi ou de mes frères, serait le plus apte à reprendre l'affaire familiale.
Pour une fois, ma mère, qui pourtant fait d'habitude peu d'éloges à mon sujet, a admis que j'étais plus responsable et sérieux que mes ainés.
Mon père n'a pas nié ce fait mais contre toute attente, il lui a tenu tête et a catégoriquement refusé que je reprenne la boulangerie.
Je n'ai d'abord pas compris sa réaction mais un jour, alors que nous étions seuls lui et moi, je lui ai posé la question.
Il a d'abord rigolé, puis il m'a rassuré en m'expliquant qu'il espérait simplement mieux pour moi.
Mieux ? Que voulait-il dire par là ? Notre boulangerie nous rapporte assez et ce métier n'a rien d'humiliant.
C'est ensuite que j'ai réalisé que « mieux » pour lui signifie qu'il veut simplement me laisser le choix de faire ce qu'il me plait et non ce qui plait aux autres.
Malheureusement, ma mère, elle, ne l'entend pas de cette façon.
Encore tout à l'heure, elle n'a pas apprécié que j'arrive en retard et en passant l'entrée, elle s'est levée de sa chaise en me fusillant du regard.
Je sentais déjà le coup qui allait tomber et alors que je cherchais vainement une excuse, mon père a soudainement fait irruption dans la pièce comme si de rien n'était et m'avait demandé si mon heure de rattrapage après les cours s'était bien passée. Il m'a fait un clin d'œil discret et ma mère s'est rassise sans dire un mot.
Bien sûr, je n'aime pas lui mentir de la sorte mais elle un peu spéciale et elle ne changera pas de si tôt.
Heureusement, mon père est plus concilient et, par chance, il ne m'a même pas demandé la raison de mon retard.
De toute façon, si ça avait été le cas, je ne lui aurais pas raconté le passage du journal.
Et puis, il n'y a rien à dire étant donné que je ne vais pas le garder et encore moins le lire.
Enfin…
Impatient à l'idée d'être enfin seul, je descends de mon lit et soulève le matelas. Là, coincé entre les ressorts, se trouve le journal intime de Katniss.
Je le prends délicatement et repose le matelas sur lequel je me réinstalle immédiatement.
Quels secrets peux-tu bien renfermer, pensais-je en observant scrupuleusement l'objet entre mes doigts.
A vrai dire, depuis mon retour, je m'étais sans cesse posé cette question et à chaque fois qu'elle me traversait l'esprit je sentais mes bonnes résolutions s'envoler un peu plus.
Je ne voulais pas flancher et plonger sans réfléchir dans les secrets de celle qui me tourmentait depuis des lustres mais qui ne serait pas tenter à ma place ?
Je soupire en réalisant qu'elle, elle n'agirait certainement pas comme ça. Si la situation était inversée et qu'elle serait en possession de mon journal… non, suis-je bête, elle ne l'aurait même pas ramené avec elle, pourquoi l'aurait-elle fait ?
A cette idée, je sens mon cœur se serrer dans ma poitrine et une profonde tristesse m'envahit.
Pourquoi suis-je si faible quand il s'agit d'elle ? L'amour n'est-il pas censé donner des ailes et rendre heureux ?
Seulement, parfois, j'oublie que dans l'histoire, je suis le seul à ressentir ça.
Je m'allonge lentement sur le dos et m'enfonce dans mon oreiller.
Je continue d'observer ce petit livret pour en retenir chaque détails extérieurs comme les parties jaunies sur la couverture ou cette vieille lanière qui s'effiloche les pages pliées ou tachées par l'encre mais surtout cette odeur qu'il dégage et qui la caractérise tellement. Ce cocktail de verdures, de plantes dont les parfums se mélangent pour ne former plus qu'un. Quand je sens cette odeur, je l'imagine courir dans les bois munie de son arc et de ses flèches et lorsque je tiens ce livre j'ai l'impression de posséder cette partie d'elle.
Et ça me torture encore plus…
Ce journal est là à me tenter, à me donner la chance de la connaitre vraiment comme peut être personne ne la connait mais mes foutues bonnes manières me l'interdisent.
J'enfouis mon visage dans mes mains et soupire. A bout de nerfs, je décide tant bien que mal de le reposer sous mon lit et de ne plus y penser pour essayer de m'endormir.
J'éteins les lumières de ma chambre, ferme ma fenêtre et m'allonge dans les draps après m'être changé.
Je sens la chaleur bienfaisante qui se diffuse dans mon corps et qui ne tarde pas à m'apaiser.
Ma respiration ralentis et au bout de quelques minutes je m'assoupis bercer par l'image de Katniss dans les bois.
Pov Katniss
Je n'ai pas réussis à fermer l'œil de la nuit et lorsque les premiers rayons de soleil traversent les tentures de notre chambre, je n'ai vraiment pas envie de me lever.
Je sais pourtant que je dois aller chasser avant de prendre le chemin de l'école mais l'envie n'y est pas.
Je replonge sous les couvertures avec la ferme intention de me reposer mais l'image de ma sœur surprise de me voir revenir la veille avec un lièvre pour seul butin me revient en mémoire et me motive assez pour m'extraire de mon lit.
Je me lève sans faire de bruits car Prim et ma mère dorment encore et m'habille en silence.
Je me sens engourdie et j'ai l'impression que mes membres pèsent une tonne mais je me force à avaler quelque chose avant de sortir de la maison.
J'ouvre la porte et Buttercup en profite pour se faufiler rapidement à l'intérieur.
- Imbécile, soufflais-je dans sa direction. Mais cette sale bête est déjà bien trop préoccupée par ce qui traine encore dans sa gamelle.
Je referme derrière moi et prend une profonde inspiration de ce bon bol d'air frais.
Les premières lueurs de l'aube me réchauffent mais m'éblouissent également et je plisse les yeux pour m'habituer à cette clarté.
Heureusement, notre maison se trouve à l'extrémité de la Veine et dans peu de temps je serais dans les bois à l'ombre des arbres.
J'accomplis le trajet avec automatisme et arrive rapidement près du pré où je ne veux pas m'attarder d'avantage.
Inconsciemment, je jette quand même un coup d'œil aux alentours, plus pour chercher un quelconque indice concernant mon journal que pour vérifier si un pacificateur serait dans les parages.
Mais comme hier, je ne vois rien en dehors de la poussière et des pierres qui jonchent le chemin.
Je ne me fais pas d'illusions, je sais très bien que je ne le retrouverai pas mais ça m'avait hanté la nuit durant et j'aurais simplement souhaité qu'il s'agisse d'un mauvais rêve.
Résignée, je me dépêche de passer sous les barbelés et traverse à grandes enjambées le terrain vague pour rejoindre la fraicheur des bois.
Je récupère rapidement mon arc et mon carquois et je m'enfonce silencieusement dans mon environnement.
La forêt n'a plus de secrets pour moi et je ne tarde pas à repérer une première cible. Un écureuil perché sur son arbre que je touche d'un seul coup et au fur et à mesure que j'avance dans ma chasse je me sens mieux.
Mes bras et mes jambes me paraissent moins lourdes, mon esprit plus éveillé et mon cœur plus serein.
J'atteins ensuite une pie puis un lapin et un deuxième qui sera mon dernier de la journée.
Mon heure de répits s'est déjà écoulée et je remballe mes affaires à contre cœur pour emprunter le chemin du retour.
Arrivée à la maison, je dépose les dépouilles dans une bassine laissant ma mère se charger du reste et rejoins Prim qui fini de se préparer.
- La chasse à été bonne ? me demande-t-elle alors qu'elle termine d'enfiler ses chaussures.
- Ca a été, lui dis-je, il y aura bien assez pour remplir ton petit ventre jusqu'à la fin de la semaine, gourmande.
- Je ne suis pas gourmande ! me répond-t-elle en me passant la langue, je posais juste la question.
- Deux lapins, une pie et un écureuil, cela éveil-t-il l'appétit de madame ?
- C'est déjà mieux qu'hier, me dit-elle pour me taquiner.
- C'est ça, je te passerai mon arc un de ces quatre, on verra si tu feras mieux.
Ma sœur, prend alors un air solennel et m'imite en bandant un arc invisible. Elle vise un vase puis une chaussure et ainsi de suite jusqu'à ce que j'éclate de rire en la voyant jouer à la guerrière dans sa petite jupe rouge avec ses chaussettes qui lui remontent jusqu'aux genoux. Elle ne tarde pas à me rejoindre et je réalise que ça faisait longtemps que je n'avais pas ris comme ça.
Ma mère arrive, alertée par le bruit que nous faisons et parait également surprise de me voir avec le sourire aux lèvres.
Elle a l'air comblée par cette scène seulement, comme à chaque fois que je suis en sa présence, je reprends trop vite mon sérieux.
- J'ai tout laissé dans la bassine, tu sauras t'en occuper, lui dis-je en me tournant vers elle.
Son visage s'assombrit aussitôt et elle acquiesce comprenant que je ne suis toujours pas prête à rire de nouveau avec elle et, alors que Prim et moi prenons nos sacs de cours et quittons enfin la maison, je sens son regard qui nous suit et le mien s'embuer de larmes.
Pov Peeta
Cette journée vient à peine de commencer et j'ai l'impression d'être installé dans cette salle de classe depuis des heures.
Notre professeur de sciences tente depuis plusieurs minutes de nous expliquer une énième expérience à laquelle je n'ai rien suivi et que nous ne pourrons de toute façon jamais réaliser étant donné le manque considérable de matériels dont l'école devrait pourtant disposer.
Je m'occupe donc comme je peux en griffonnant sur ma page le paysage dont j'ai rêvé cette nuit.
Les arbres, la roche, les fleurs, je me souviens de tout jusqu'au moindre détail et je me surprends moi-même d'en avoir mémorisé autant.
Je n'ai pourtant jamais été dans la forêt qui entoure notre district mais j'aime me la représenter.
Parfois j'envisage un court instant de rejoindre les bois en rampant sous le grillage et de m'allonger contre un arbre pour y dessiner mais je me ravise toujours par crainte de tomber sur Katniss qui n'apprécierait sûrement pas ma présence.
Pourtant ce n'est pas comme si elle était autorisée à se trouver là bas, au contraire elle va totalement à l'encontre des règles en faisant cela mais je sais qu'il s'agit de son endroit à elle et à son ami Gale et que ça serait étrange que je m'y balade du jour au lendemain sans raisons.
Je relève la tête vers l'avant de la classe où notre professeur est en train de réaliser un schéma plutôt moyen de l'expérience dont il est question et un coup d'œil vers l'horloge m'informe que la sonnerie ne va pas tarder à se faire entendre.
Je range déjà mes affaires et alors que je boucle mon sac la cloche retentit.
Je me lève et me rend dans le couloir pour rejoindre ma prochaine salle de classe mais, comme par hasard, je tombe sur Katniss qui quitte également son cours et je reste pétrifié.
Que dois-je faire ?
Bien sûr elle ne se doute certainement pas que c'est moi qui ai son journal mais en la voyant maintenant, j'ai l'impression d'être un parfait salaud de ne pas lui avoir encore rendu.
Elle avance sans me regarder, arrive à ma hauteur et me dépasse et j'ai l'impression que je vais exploser quand sa voix m'appelle.
Est-ce que j'ai rêvé ?
Je me retourne et je la trouve derrière moi, tenant un papier à la main.
Elle l'observe attentivement et parait surprise puis, sentant certainement mon regard sur elle, elle relève les yeux pour croiser les miens et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'elle a quand même une bonne tête en moins que moi.
- Excuse-moi Peeta, je crois que c'est à toi, me dit-elle en me tendant mon dessin que je pensais avoir rangé correctement dans mon sac.
Je me sens bêtement heureux de l'entendre prononcer mon nom et j'aimerai profiter de la situation mais je ne trouve rien de très intelligent à dire.
- Merci.
Quel imbécile, n'aurais-je pas pu trouver une question pour relancer la conversation ?
Mais, alors que je m'attends à ce qu'elle poursuive son chemin elle continue pourtant de me fixer.
Je me mets à rougir, n'ayant jamais été dévisagé comme ça par une fille et encore moins par elle et je la vois rougir légèrement à son tour.
En fait, nous devons certainement avoir l'air de deux idiots au milieu de ce couloir mais ce moment à l'air magique et je n'ai pas envie qu'il s'arrête.
Pourtant c'est elle qui fini par le briser.
- Pardon mais, as-tu été dans la forêt pour le dessiner ? me demande-t-elle me pointant du doigt le dessin que je tiens toujours dans mes mains.
- Oh non, lui dis-je en comprenant sa surprise de tout à l'heure, j'ai gribouillé ça comme ça.
- Ah bon ? C'est plutôt réussi pour du gribouillage.
Je sens mon cœur rater un battement et je lui souris.
- Tiens, prends-le.
Je ne sais pas pourquoi je fais ça mais je lui tends mon croquis spontanément.
Son visage affiche de nouveau un air surpris et hésitant et j'ai l'impression d'avoir dit quelque chose de mal.
- Oh non c'est gentil, garde-le.
- Non, j'y tiens, insistais-je, j'en ai déjà pleins chez moi de toute façon.
Elle me regarde intensément comme si elle voulait lire dans ma tête et, alors que je commence à croire qu'elle y parvient, elle fini par accepter et prend mon dessin.
- Merci, c'est gentil.
- Je t'en prie, ce n'est rien.
Nous continuons de nous dévisager en silence alors que le couloir se vide petit à petit et j'ai envie de lui dire tout ce que je ressens pour elle, tout ce que j'ai sur le cœur depuis trop longtemps mais je me tais comme toujours.
- Je dois y aller, finit-elle par dire, et toi aussi, nous allons être en retard.
- Euh oui, je… euh, à plus tard.
Je me retourne rouge de honte. Pauvre de moi, je ne sais même plus aligner trois mots.
- Peeta !
Je fais volte face surpris qu'elle ne soit pas déjà partie.
- Tu devrais venir dans la forêt un de ces quatre, histoire de ne plus faire que du gribouillage en cours.
Quoi ? Parlait-elle sérieusement à la bonne personne ?
- Je ne sais pas, je n'y ai jamais été et…
- Je pourrais t'y accompagner si tu as peur de te perdre, dit-elle d'un air espiègle.
Je n'en reviens pas, vient-elle de me proposer une sorte de rendez-vous ?
De plus, je ne la pensais pas si facile à atteindre et capable de blaguer.
- Euh, oui pourquoi pas.
- D'accord, fais-moi signe quand ça te dit.
Sur ce, elle pivote et s'éloigne en courant dans le couloir.
Je la suis du regard et observe sa natte qui balance dans son dos jusqu'à ce qu'elle ait disparue.
Je ne comprends rien à ce qui vient de se passer et je dois me pincer une dizaine de fois au moins pour être bien sûr que je ne rêve pas.
Je suis toujours au milieu de ce couloir totalement vide à présent et je me dis que la chance vient de tourner.
Evidemment, j'aurai voulu être plus éloquent et tenter de l'inviter moi-même mais ce n'est pas grave pour cette fois. Cela revient au même et je ne vais pas laisser cette occasion me filer entre les doigts.
A suivre...
