Chapitre II : Life Suck²
Rating : M (Ne vous attendez pas à du Lemon après 3 chapitres hein ! Il faudra le temps que tout se mette en place, donc ne soyez pas trop déçus, de toutes façons je vous promets quelques bons Limes de ci de là ! )
Pairing : Draco Malfoy / Harry Potter
Disclaimer : Tout les personnages (ou presque) appartiennent à JKR. Donc à part le contexte de l'histoire, les liens entre eux tout ça tout ça qui sortent de ma tête, tout appartient JK-Rowling !
Notes : Bonjour ! Alors me revoilà pour un 2éme Chapitres, J'espère qu'il vous plaira et surtout n'hésitez pas à laisser vos Critiques dans la rubrique « Reviews » Cela fait toujours plaisir, et si en plus je peux rendre cette fiction encore meilleur, alors tout roule ! Bonne lecture !
Résumer : Draco Malfoy est un étudiant de 22 ans en dernière année de Littérature. Dragueur hors pair, il aime profiter des jeunes filles de son Campus avec son meilleur ami Blaise Zabini. Mais un beau jour, Draco reçoit un avis d'expulsion du à plusieurs mois de loyer en retard. Forcé d'accepter la proposition de Blaise; Draco va tomber comme Barman dans un bar étrange. Très étrange. Malgré lui, il tombera dans une histoire bien plus compliqué qu'il ne l'aurais cru. Entre prostitution, drogue et abus de pouvoir, comment Draco va-t-il gérer ça ? Et pourquoi cet Harry Potter, personnage grossier et insupportable l'obnubile-t-il autant ? Bienvenue à l'Occlumancy Club !
La sonnerie retentie enfin annonçant la fin du cours le plus long au monde Littérature des Arts et des Lumières. Mon dieu, parfois je me demande ce qu'il m'a pris de prendre une option aussi fatigante. Ah oui, je me souviens maintenant mon « père ».
Je rangeai rapidement mon seul et unique stylos bille dans mon plumier puis envoyai ce dernier dans mon sac. Blaise en fît de même pour ses affaires et nous nous dirigeâmes ensemble vers notre prochaine classe sans un mot. Ce fût finalement et comme toujours Blaise qui brisa ce silence.
- Alors, dit-il d'un ton qu'il voulait détacher, quoi de neuf ?
- Pas grand-chose, j'ai encore reçus une lettre du proprio. Et Nagini à encore grandi de 3 cm ! Lançais-je rapidement, espérant qu'il ne relève pas le sujet de la lettre. Mais c'était peine perdue, une nouvelle fois.
- Une lettre ? Qu'est-ce qu'elle disait ?
Je soupirais et fît la moue.
- On peut en discuter plus tard Blaise ? Dis-je en arrivant à la salle T4, les examens arrivent bientôt et j'aimerais vraiment me concentrer dessus.
Blaise me regardais avec un regard surpris mais n'insista pas. Nous nous installâmes ensuite à nos places respectives ainsi que les autres élèves et le professeur pu commencer à donner son cours.
- Bonjour à toutes et à tous, bienvenue au cours de l'Histoire antique. Aujourd'hui nous allons aborder l'histoire passionnante de « Cronos, fils d'Ouranos et Gaia ».
Des soupirs se firent entendre au fond de la classe et le professeur Quirrell les fusilla du regard. Si il y'avait bien une chose que ce professeur loufoque détestait par-dessus tout c'était bel et bien ces soupirs d'ennuis qu'il récoltait à chacun de ses cours.
-Bien, reprit-il avec contenance, qui pourrait me parler de cet être mythologique qu'est Cronos, ou « Kronos », voir « Saturne » chez les romains ? Demandait-il tout en écrivant ces différents noms au tableau.
Personne n'osa levée la main lorsque Quirrell balaya la classe du regard. Normal, aucun d'eux n'étaient malheureusement assez intelligent pour savoir qui il était et ce qu'il avait fait pour devenir si « célèbre » dans le monde mythologique. Pff, décevant.
- Mademoiselle de Lacour peut-être ?
La blonde releva la tête lorsqu'elle entendit son prénom résonner dans la classe. Ses joues devinrent presque rouge pivoine et elle s'arrêta immédiatement de gribouiller sur sa feuille.
- Heu… commençai-t-elle, Il est le fils d'Ouranos et Gaia ….
- C'est ce que je viens d'expliquer juste avant mademoiselle de Lacour, essayer encore. L'encouragea-t-il.
-Heu … Il … Il eut plusieurs enfants avec Rhéa, sa sœur.
- Bien, bien autre chose ?
- Et bien, ma mère me racontait lorsque j'étais petite que … elle avala difficilement sa salive puis continua Gaia, sa mère, s'était plainte du comportement qu'Ouranos avait envers elle. Pour tout dire, Ouranos avait repoussé dans ses entrailles le géant aux cents bras—
- Hécatonchires. Surenchérit Quirrell.
- Oui, ainsi que les Cyclopes alors qu'elle s'apprêtait à les mettre aux monde. Gaia fît donc cadeau d'une faucille à Cronos et il émascula son père dès que l'occasion se présenta. Finit-elle.
- Bien, bien, très bien même Mademoiselle de Lacour. La félicita Quirrell. Et est-ce-que quelqu'un connait la suite de l'histoire ? Monsieur Zabini ?
Blaise releva vivement la tête et son regard s'agrandi de surprise. Et évidemment, cet espèce d'idiot n'avait rien n'écouté depuis le début trop occupé à envoyer des texto depuis son portable caché sous son banc. Je soupirai et lâchais-je
- Du sang de ses entrailles jaillirent les Erinyes, Géant et Nymphes.
Le professeur me fit comprendre d'un geste de la main de continuer, j'acquiesçais et m'exécutais.
- Cronos régna donc à la place d'Ouranos mais rapidement il devint aussi brutal que son père. Il emprisonna de nouveau les géants et les cyclopes dans la terre, et ayant été averti que l'un de ses propres enfants le détrônerait de la même façon qu'il avait, lui-même détrôné son père, il les avala un par un, au fur et à mesure qu'ils naissaient. Je repris quelques instants mon souffle puis repris calmement. Rhéa sa femme, mais également Titanide, donnèrent successivement naissance à 6 enfants…
- Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. Reprit Quirrell tout en inscrivant les six noms au tableau.
- Mais Cronos échoua. Zeus survis malgré tout grâce à Rhéa qui l'avait confié à sa mère, Gaia. A la place, Gaia substitua une grosse pierre enveloppée de langes, que son père dévora à sa place.
- Et c'est ainsi continua le professeur, que Zeus fut élevé par les Nymphes en Crète. Bravo Monsieur Malfoy! Bravo !
Blaise me donna un coup de coude dans les côtes et je le fusillai alors du regard. Il rit puis j'en fis de même. Si cet abrutit c'était au moins donnée la peine d'écouter un tant soit peu je n'aurais pas eu besoin de lui sauver les fesses, une nouvelles fois.
-Merci. Lâcha-t-il doucement alors que Quirrell reprenait la fin de l'histoire.
Je le frappai légèrement sur la tête puis rigolai avec lui. Le professeur était sur le point de continuer lorsque plusieurs coups furent frappés à la porte. La porte s'ouvrit et laissa place à Luna Lovegood, la préfète en charge. Elle se racla la gorge et dit
- Bonjour Monsieur Quirrell, veuillez me pardonner mais le directeur Lupin aimerait voir Draco Malfoy dans son bureau.
Tous les regards se tournèrent vers moi et un silence de mort prit place dans la salle. Luna reprit plus fermement.
- Maintenant, professeur Quirrell.
-Oh heu… oui, bien entendu ! Monsieur Malfoy, rangez donc vos affaires et suivez Mademoiselle Lovegood je vous prie.
Je fronçai les sourcils mais rangeai rapidement mon plumier dans mon sac et me levai à toute hâte, lançant à Blaise un regard d'incompréhension total.
- Qu'as-tu donc encore fais pour te retrouver dans le bureau du directeur hein, Malfoy ?
Je serais les dents. Si seulement je le savais !
-En quoi ça te regarde Lovegood ?
- Oh, en rien, mais tu sais comment je suis, toujours à la recherche de potins à raconter ! dit-elle, un sourire malicieux sur les lèvres. Et puis cela fait une éternité que je n'ai pas parlée dans ton dos, comprends-moi ! Je ressens comme un manque !
- Quel terrible histoire Lovegood. Dommage que je n'en ai que faire de tes sentiments.
- Oh mais ne t'inquiète pas, avec cette convocation je vais pouvoir en tirer de belle rumeurs !
Elle se retourna et me souris. Pas le genre de sourire que vous faites aux gens que vous aimez ou que vous côtoyez. Non, là, c'était plus comme si ….. Comme si elle voulait me déchiqueter la tête avec ses dents, oui, voilà.
- Garde tes rumeurs pour toi, sang-de-bourbe. Tu es juste pathétique. Même si je dois bien le reconnaître, tu as un certains mérite à t'acharner ainsi sur moi.
- Merci, j'y prends également un certain plaisir.
- Oh mais j'ai fais mieux pour te donner du « plaisir » ma chère Luna, je m'en souviens comme si c'était hie-
-La ferme !
Ni une ni deux je me retrouvai dos au mur, ses mains tenant fermement mes bras de part et d'autre de mon corps. Si ses yeux avait pu lancer des éclairs je serais certainement mort à l'heure qu'il est. Heureusement pour moi, ce n'était pas le cas ! Mon sourire s'étira en un rictus moqueur et son visage devint encore plus menaçant.
- C'est ça oui, c'est exactement comme ces fois-là, tu t'en rappelles ma Luna ?
- Je t'ais dis la ferme Malfoy ! Elle resserra son emprise sur mes avant-bras et je ris à gorge déployée.
- Sinon quoi Lovegood ? Tu vas me frapper ? Ne m'fait pas rire !
- Tais-toi !
Elle leva la main droite comme pour abattre sa main sur mon visage mais je fus plus rapide. Ma dégageant de sa poigne, je l'attrapai de ma mains droit à la nuque côté gauche et la plaqua contre le mur. Je callai ses deux bras dans son dos et m'appuyai de tout mon poids sur elle, rapprochant mon visage de sa nuque découverte, y laissant quelques baisers rapide avant de lui murmurer doucement à l'oreille
- Voilà, ça, c'est ma Luna « d'avant » ! Ça c'est la Luna que j'ai connus, et non cette préfète chiante et beaucoup trop sûre d'elle.
Je ris doucement et replongeai mon visage dans son cou, y laissant quelques marques de suçon et de morsures. Je l'entendis gémir et soupirer plusieurs fois avant qu'une voix forte ne s'élève dans mon dos.
- Draco !
Je me figeai. Non. C'était impossible. Pourquoi se trouvait-il ici ? Pourquoi lui ?! Je délaissai alors la blonde toujours collée contre le mur et me retournai lentement. Mes yeux se posèrent lentement sur lui, nos regards se croisèrent et je fronçai rapidement les sourcils. Un flot de questions me traversaient la tête Pourquoi était-il là ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Pourquoi ne m'avait-il pas prévenu avant ? Pourquoi me regardait-il avec ce sourire victorieux ? Encore et toujours des pourquoi et aucunes réponses à me donner. Je montrai les dents et crachai dans sa direction
- Qu'est-ce que tu fais là ?!
- Est-ce ainsi que l'on s'adresse à son père Monsieur Malfoy ? Clama une autre voix.
Le directeur apparut derrière mon paternel les bras croisés devant lui. Je les toisais tout deux du regard et vi le directeur de l'établissement diriger son regard vers Luna toujours à ma droite. Elle le remarqua également et ses joues devinrent rouges pivoines, essayant d'articuler quelque chose d'inaudible. Le directeur la renvoya dans sa classe d'un coup de main et reporta son attention sur moi.
- Monsieur Malfoy allez-vous enfin sortir de votre mutisme et saluer votre père ?
Je déglutis et lâchai finalement
-Bonjour, père.
- Je vous remercie pour votre aide Mr Lupin, et je vous présente une nouvelle fois mes excuses pour vous avoir dérangé pour de telles futilités.
- Ne vous excusez donc pas ainsi Mr Malfoy, les notes de Draco sont excellentes, il peut se permettre de manquer un cours ou deux. Surtout pour ce genre de motif.
- Quoi ? M'exclamais-je, hors de moi. Qu'est-ce que cela signifie ?!
Remus Lupin salua une dernière fois mon père et retourna dans son bureau après m'avoir salué à mon tour. Mon regard se reporta sur Lucius Malfoy. Toujours cet air coincé sur le visage, cet air arrogant, ce regard méprisant comme si vous n'étiez qu'un simple suppôt de Satan. Oh comme je haïssais mon père!
- Pourquoi es-tu là ? Crachais-je, pourquoi Mr Lupin m'a–t-il autoriser à rater de cours ?
- Cesse donc de m'importuner avec tes questions et suis-moi. Me dit-il d'un ton ferme.
Je serai alors les dents mais abdiquai. De toute façon, à quoi bon résister à part encore plus foutre en l'air ma journée. Je serai les poings et baissai la tête tout en le suivant jusqu'à la sortie du campus. Une voiture noire nous attendait devant l'entrée et un chauffeur vint nous ouvrir la portière à chacun d'entre nous. Je m'enfonçai rapidement dans mon siège et croisai les bras sur mon torse, mon sac posé à mes pieds. Le chauffeur revint à sa place et la voiture démarra lentement. Après plusieurs minutes de silence ce fût finalement moi qui y mit un terme
-Alors, que me veux-tu ? Pourquoi être venu jusqu'ici ? Demandais-je avec hargne. Tu aurais très bien pu m'envoyer un de te sbires pour me parler.
- Bien sûr que j'aurais pu, mais c'est beaucoup plus plaisant pour moi de venir te dire ça en face. Dit-il avec un air de vainqueur sur le visage.
Je fronçai les sourcils et entrouvris la bouche pour dire quelque chose mais il reprit rapidement
Le Juge Fudge m'a envoyé une lettre expliquant que tu refusais de payer plusieurs mois de loyer à ton propriétaire. Et comme lui et moi sommes de très bons amis, il m'a bien évidemment directement averti.
Il marqua un temps de pause ou chacun de nous jugeâmes l'autre du regard puis il reprit :
- Alors comme ça le petit Draco à des problèmes financiers, aurais-tu oublié les termes de notre « arrangement » ?
- Bien sûre que non ! Dis-je hors de moi, une nouvelle fois. Ce ne sont que des lettres idiotes, j'aurais l'argent, pas besoin de t'occuper de ça !
- Des lettres idiotes qui menacent de t'expulser de chez toi.
- J'en ai déjà reçu d'autres ainsi, ce ne sont que des paroles en l'air. J'aurais l'argent. Je l'ai toujours, je n'ai nullement besoin de ton aide.
- Oh que si tu en as besoin Draco, car à cette vitesse-là tu rentreras bien vite à la maison.
- Non ! Jamais je ne reviendrai dans cette « maison ».
- C'est pourtant là que tu devrais être Draco, près de ta famille.
« Famille » ? Se moquait-il de moi ? Comment pouvait-il appeler ça une « famille ».
- Jamais. Murmurais-je.
- Je te demande pardon ?
- JAMAIS. Lançais-je furieux, je pouvais sentir le rouge me monter aux joues tellement j'étais hors de moi. Jamais je ne reviendrai dans cette maison ! Et encore-moins avec toi ! Pas après ce qu'il s'est passé. Pas après ce que TU as fait.
Nous nous toisâmes une nouvelle fois sans piper mots. Je n'en pouvais plus, j'étais à bout. Sa présence m'insupportait déjà beaucoup trop.
- Chauffeur arrêté-vous.
Lucius me regardais avec une étrange expression mais ne dit rien, j'ajoutai avant de sortir
- Je n'ai pas besoin de ton aide Lucius, je n'en ai jamais eu besoin.
Je sortis de la voiture, la pluie avait recommencé à tomber et je lâchai finalement
- Ne cherche plus à me contacter, jamais.
Et je claquai la portière, me dirigeant à l'opposé d'eux.
La porte claqua violemment jusqu'à en faire trembler tout l'appartement. Pourquoi fallait-il qu'il se mêle toujours de tout ? Qu'il se mêle toujours de MA vie ? Qu'il se prenne pour le meilleur de tous les hommes ? J'étais à bout. A chacune de nos entrevues cela se finissaient de la même façon, il réussissait à me mettre hors de moi et je l'envoyais balader royalement. Où bien fuyais-je peut-être tout simplement le conflit ? Qu'importe, de toute façon c'était toujours pareil. Je perdais toujours mon calme devant lui.
La porte claqua violemment jusqu'à en faire trembler tout l'appartement. Pourquoi fallait-il qu'il se mêle toujours de tout ? Qu'il se mêle toujours de MA vie ? Qu'il se prenne pour le meilleur de tous les hommes ? J'étais à bout. A chacune de nos entrevues cela se finissaient de la même façon, il réussissait à me mettre hors de moi et je l'envoyais balader royalement. Où bien fuyais-je peut-être tout simplement le conflit ? Qu'importe, de toute façon c'était toujours pareil. Je perdais toujours mon calme devant lui.
Je me dirigeai rageusement vers la salle de bain et fit couler l'eau tout en me déshabillant. Mes vêtements trônant à même le sol, je me glissais rapidement dans la cabine d'eau. Essayant d'oublier cette foutue matinée. « Pense à autre chose. Me répétais-je pour moi-même.» Ah, comment pourrais-je quand je suis à deux doigts d'être mis à la porte de mon propre appartement ? Je tapai rageusement du poing contre le mur et hurlai un bon coup.
Vingt minutes plus tard je sortis de la salle de bain un peu plus détendu. Certes toujours avec des idées noirs dans la tête, mais je m'efforçais de ne plus y penser. Je me dirigeai vers la cuisine et sorti du frigo une bouteille de lait, y buvant à même le goulot. Il n'était que midi moins vingt et mon ventre hurlait déjà de famine. Je soupirai en ouvrant mon frigo pour la deuxième fois, le trouvant affreusement vide. Et pareil pour les armoires, malheureusement. Ouais, c'était effectivement la fin des haricots pour moi.
Complètement exaspéré par toutes ces histoires, je me laissai tomber dans le divan. Mon énergie étant partie prendre des vacances dans un pays lointain, je sombrai dans les bras de Morphée en quelques secondes à peine.
Je fus réveillé par la sonnerie de mon cellulaire dans les environs de quatorze heures. Je me redressai lentement, cherchant du regard l'origine de cette sonnerie horrible et la trouvais finalement sur l'armoire de la cuisine. Je râlais de devoir quitter de mon lit de bonne fortune mais me précipitait tout de même vers la cuisine.
- Allô ? Dis-je, le téléphone enfin à l'oreille.
- Ah ben enfin ! Je commençais à croire que tu étais mort en train de te vider de ton sang dans un caniveau ! Hurla Blaise visiblement fou de rage.
Je grommelais doucement. Pourquoi cet abrutit hurlait-il ainsi ? Bon, OK j'avais raté les cours. Je ne lui avais pas donné de nouvelles. Ni prévenus pour mon père… et alors ?
- Pas besoin de hurler comme ça Blaise. J'ai juste manqué une journée de cours, ce n'est pas la mort.
- Ce qui est la mort c'est de ne pas m'avoir contacté tout de suite après ton entrevue avec le directeur Dray!
J'avalais difficilement ma salive.
- Disons que ce n'est pas vraiment Mr Lupin qui voulait me voir.
-Comment ça ? S'étonna Blaise. Qui d'autre ?
- Mon père.
Un silence s'installa avant que le brun ne reprenne ;
- Attend … What ? Pourquoi ton père serait venu jusqu'ici ?
- Pff, j'ai juste des soucis avec le proprio et cet abrutit à encore voulu faire son malin voilà tout.
- Des problèmes ? Quels genres de problèmes Dray ?
- Écoute Blaise, je n'ai pas vraiment envie de parler de ça maintenant. On se voit demain en cours OK ?
Quelques minutes s'écoulèrent sans que Blaise ne dise quoi que ce soit. Je m'apprêtais à prononcer son nom lorsque sa voix reprit ;
- Écoute-moi bien Draco Lucius Malfoy ; que tu le veuilles ou non il va falloir que l'on ait cette discussion un jour ou l'autre. Alors tu vas gentiment m'ouvrir la porte de ton appartement dans les 10 secondes qui suivent sinon je la défonce à coups de pied. Me suis bien fait comprendre ?
…. Que ?
Je me dirigeai0 rapidement vers la porte d'entrée et l'ouvrit. Blaise était là, son portable toujours posé contre son oreille, les sourcils froncés. Il n'attendit même pas que je l'invite à rentrer et se dirigea directement vers le salon. Je refermai lentement la porte et me dirigeai moi aussi d'un pas lent vers le salon. Les bras croisé sur son tors les sourcils froncés, son pied droit tapant rageusement sur le sol, tout cela ne présageait rien de bon pour moi.
-Salut. Lançais-je faiblement dans sa direction.
- Ne tourne pas autour du pot Draco et file moi donc ces lettres.
Il soupira et se laissa finalement choir dans le divan. Récupérant les lettres posées sur l'armoire de la cuisine, je m'enfonçais à mon tour dans le divan, serrant contre moi un des multiples coussins. Blaise s'empara des lettres et les parcourus rapidement. Fronçant quelques fois les sourcils, ouvrant la bouche pour dire quelque chose mais n'en fit rien.
Après plusieurs minutes de silence il lâcha ;
- Et bien Dray, j'ai le plaisir de te dire que tu es officiellement dans la merde.
- Comme si je n'avais pas remarquer.
- Et comment tu comptes rembourser ce type ? Surtout que tu vas encore accumuler ce mois-ci et très certainement le mois prochain aussi …
Je gardais le silence. Pour tout dire, je n'avais aucune idée de comment j'allais gérer cette affaire. Mon boulot à la librairie n'allait pas si bien que ça, je n'avais pas d'autre rentrée d'argent, et je n'avais aucune envie de demander de l'aide à mon géniteur. Pas la moindre envie d'ailleurs…. Ouais, je ne savais réellement pas comment me sortir de ces conneries.
Blaise s'étira de tout son long et laissa tomber sa tête en arrière, les yeux clos. Je me mordis là joue inconsciemment, et attendis. Quoi exactement ? Je n'en savais rien … Un mot peut-être ? Une phrase ou bien une solution ? Une opportunité ? Pff, fallait-il encore que j'aie les compétences requises ….
Je plaquais mes deux mains sur mon visage et les frottaient énergiquement, essayant de me sortir ces pensées de la tête. Un grognement sorti de ma gorge et je tournai la tête vers Blaise.
- Alors, qu'est ce qui se mijote donc tant dans ta tête ?
- C'est juste que …
- Que ?
- Je me disais juste que si vraiment ça n'allait pas la librairie ; commença-t-il ; tu pourrais toujours venir postuler chez nous, au bar. Je t'assure que ce n'est pas si mal que ça. Et puis les clients son corrects et laissent de bons pourboires…
- Blaise, je t'ai déjà dit que—
- Je sais ce que tu m'as dit Draco, mais penses-y. Crois-tu réellement que tu aies d'autre alternatives que celle-ci ?
Je me redressai au bord du sofa et posai mes coudes sur mes genoux.
- Écoute Blaise, c'est gentil, c'est vrai que ça à l'air pas mal dit comme ça, mais ce n'est pas mon truc. Tu sais comment je suis hein, tu ne voudrais pas que je vide un verre sur la tête de tes clients n'est-ce pas ?
Il rit.
- Ouais, ça ne passerait effectivement pas très bien ! Mais tu sais, quelqu'un sera toujours derrière toi pour te guider et t'aider dans ton travail.
- Je sais, mais ce n'est pas mon « style », c'est comme ça.
- Tu sais quoi ? Pourquoi ne passerais-tu pas un jour le week-end ? Je pourrais te faire visiter le lieu, te présenter au personnel et tu pourras ainsi te faire ta propre opinion. Qu'est-ce que tu as à perdre ? Me proposa-t-il avec une lueur d'espoir dans les yeux.
- Écoute Blaise je—
- S'il-te-plait, juste passer voir. Pense-y au moins.
Je tournai une nouvelle fois la tête dans sa direction et lui souris.
- Bon OK pour ce week-end, je n'ai rien de prévus dimanche. Ça te va ?
- Parfait ! Me lança-t-il vraisemblablement content de la situation.
- OKAY alors ! Lançais-je en exagérant la dernière syllabe.
Nous rigolâmes encore quelques minutes avant que Blaise ne rentre chez lui. Complètement affamé je me décidai finalement à appeler un livreur.
Samedi arriva beaucoup plus vite que je ne le pensais. Les cours se déroulèrent également vite. Aucun des élèves de ma classe ne posa de questions par rapport à mon entrevue avec le directeur et à part quelques regards suspicieux par-ci par-là, tout se passa dans le plus grand calme.
Blaise quant à lui n'avait pas reparlé de sa proposition pour dimanche. Peut-être attendait-il que ce soit moi qui lui en parle, mais il se trompait lourdement. Franchement à quoi pensais-je ? Travailler dans un bar de riches. Comme si j'allais m'abaisser à ca. Les Malfoy ne sont pas des serveurs, ils sont des clients hauts placés ! Ouais … enfin, on ne pouvait pas dire que ma place en tant que libraire était haut placée elle !
Je me renfrognai un peu plus sur ma chaise et finit rapidement mon bol de céréales. Je devais être dans 15 minutes au travail et malheureusement pour moi, une flegme incroyable m'assagissait depuis plusieurs minutes. Je vidais mon lait d'une traite et reposai mon bol dans l'évier, le remplissant à moitié d'eau. Je me dirigeai ensuite vers le salon et attrapai ma veste en cuir ainsi que mon sac et sortis en direction de mon lieu de travail.
La chance fût avec moi car aucune goutte de pluie ne me tomba dessus durant le trajet et j'aperçus rapidement l'enseigne de la libraire, qui d'ailleurs était étrangement éteinte. Je pressai le pas et remarquai ma patronne attendant devant l'entrée. Pourquoi n'était-elle pas déjà à l'intérieur en train de ranger le stock ? Y avait-il un souci avec la livraison ? Un cambriolage peut-être ? Je pressai le pas et arriverai rapidement à sa hauteur.
- Madame Chourave ? Y-a-t-il un problème ? Pourquoi n'êtes-vous donc pas déjà à l'intérieur ?
- Oh mon petit Draco, je suis sincèrement désolée. Me dit-elle en déposant une main sur mon épaule. Je n'ai pas su faire autrement.
Je la regardais avec interrogation puis je la vis se décaler de moi et mes yeux tombèrent sur une pancarte placardée contre la porte ;
« Fermé pour cause de faillite. Commerce à remettre. »
- Et merde.
Salut ! Alors voila le second chapitre fort en avance, car je vais commencer ma période de Block et je ne finis les examens que fin Janvier donc j'essayerais de poster au plus vite mais je ne vous promets rien :) N'hésitez pas à me laisser des Reviews avec vos critiques ! Merci beaucoup !
