Pandore
Créée par Lex Lina
Inspirée par Twilight de S. Meyer et Abarenbou Kareshi (chap 3) de Junko
Merci à Daria Dazzling et à LyraParleor pour leur relecture !
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Il se frotte le visage avec une main lasse, fermant les yeux. Comment ont-ils fait pour se retrouver dans une telle situation ? Sans même attendre sa réponse, Bella se penche en arrière, prenant appui contre le dossier du canapé. Elle détache lentement la ceinture dorée qui maintient son short. « Ne t'inquiètes pas. Tu peux garder les yeux fermés si ça te chantes, OK ? ».
En entendant le cliquetis du métal, Edward, complètement désarçonné, ne peut s'empêcher de la regarder. Apparemment que sa réponse soit positive ou non, elle a déjà pris une décision pour eux. Jamais il n'avait vu Bella… sa propre sœur… sous cet angle. Il tend la main pour stopper ses gestes mais d'une manière plus habile, la jeune femme l'attire vers elle. Il tombe à genoux devant les jambes écartées de Bella. Elle se mord la lèvre et offre un regard prédateur au possible qui contraste avec cet air ingénu qui la caractérise. « Ne t'inquiète pas grand frère. Ça ne fait pas mal. ».
Encore une fois et multiplié au centuple, le cœur d'Edward menace de sortir de sa poitrine. Il grommelle. « Pourquoi j'ai l'impression d'être la vierge effarouchée en ce moment ? ».
De leurs mains liées, Bella éclate de rire et susurre. « Lolita oh Lolita, lumière de ma vie et feu de mes reins… ». Elle l'oblige à retirer ses escarpins puis, ils ripent le short de la jeune femme le long de ses jambes.
Il lui attrape les poignets, posant de délicats baisers sur les articulations si fines et fragiles, comme si ces simples gestes, risquaient de les bruler. Edward s'était toujours demandé si sa peau était aussi douce qu'elle le paraissait à chaque fois qu'elle déambule devant lui. « Mon pêché, mon âme… ». Cette pensée le surprend, il a toujours fait en sorte de réprimer ses désirs envers elle. Ses doigts hésitent à remonter doucement le long de ses courbes. Depuis quand est-ce qu'il a les mains moites ? Est-ce dû à l'alcool, l'excitation ou peut être au fait qu'il considère leur acte comme un pêché ? Merde, il a l'impression de se retrouver dix ans en arrière… enfin, avant qu'il ne se tape la moitié de la gente féminine, élèves et profs inclues, du Lycée de Port Angeles.
Il ferme les yeux et considère rapidement cela comme une grossière erreur. Une fois sa vue compromise, ses autres sens sont amplifiés. La douceur de sa peau, le parfum suave qu'elle dégage lacé de la vodka qu'ils ont bu ensemble, son haleine chaude qu'il reçoit par vagues irrégulières et qui lui chatouillent le cou… Bella semble haletante alors qu'ils n'ont encore rien fait.
Combien de fois a-t-il rêvé de ce moment, que ce soit en solitaire avec un vêtement qui portait son odeur, ou en compagnie d'une autre qu'il imaginait dotée de cheveux longs et bruns, de grands yeux dorés alors qu'il devait se mordre la lèvre pour éviter de crier le prénom de sa sœur lors de ses orgasmes.
Ses doigts défont un premier bouton, puis un second, effleurant la peau de la jeune femme. Lorsqu'il parvient au dernier bouton, ses gestes s'arrêtent. À partir de là, tout risque d'être différent. C'est une limite qu'il s'était promis de ne pas franchir. Mais, cette opportunité est surement la seule qu'il aura.
Bella est là, devant lui. Offerte et consentante, pour lui et uniquement lui. Elle prononce avec langueur. « Lo… Li… Ta. ».
Leurs regards se rencontrent et l'intensité, le désir et l'envie sont clairement visibles pour l'un comme pour l'autre. Malgré tous les partenaires qu'ils ont pu avoir, de toute sa vie, la seule qui comptait pour Edward, c'était elle.
Il se penche et écarte les pans de la chemise, appréciant la vue du soutien-gorge en dentelle noire contrastant avec la peau crème de sa sœur. N'obtenant aucune réponse alors qu'elle l'interpelle, Bella décide d'agir, de finir le chemin interdit que son frère vient d'emprunter. Ses mains se prennent dans les boucles bronze de sa chevelure et elle l'attire encore une fois vers elle, obligeant le contact entre eux. « Edward… ».
La tête toujours tendrement emprisonnée, Edward lèche doucement un des mamelons et souffle dessus, appréciant la réaction immédiate du petit bout de chair qui se redresse.
Bella soupire à nouveau, mais cette fois de contentement. Son frère continue son traitement, doux et traitre à la fois jusqu'au moment où elle l'oblige à se redresser afin de lui offrir un baiser sulfureux. La surprise lui offre un accès direct à la langue d'Edward, qui restait encore puritain dans ses actions.
Conquérante, elle lui assène des baisers brulants. Ses lèvres qui le pincent, ses dents qui menacent de le mordre et sa langue affamée montrent qu'elle reprend le contrôle de la situation et qu'il n'a qu'à subir. Elle pousse un gémissement quand la main d'Edward entre en contact avec son intimité.
Comme elle s'y attendait, il gère son sujet de manière irréprochable. Mouvements circulaires, légères pénétrations suivies par des impulsions plus profondes. Tout est parfait, comme décrit si souvent par les rumeurs qui courent sur le fameux Edward Cullen. Car bien qu'il joue son rôle de jouvenceau devant le comportement de sa sœur, Bella sait parfaitement que le fils Cullen a eu un putain de répertoire digne d'Hugh Hefner tant à la fin de sa scolarité que depuis son installation ici.
Sa respiration s'accélère. « Encore… Oh Edward… ». Elle sourit, machiavélique et l'oblige à la regarder. « Tu sais exactement comment me faire du bien. ».
Edward contemple les yeux de la jeune femme. Habituellement angéliques et dorés, ils montrent, cette fois, toute la concupiscence dont elle est capable. « On ne devrait pas faire ça. Tu sais qu'on ne… ».
Elle l'interrompt, posant son index sur la bouche de son frère. « Tu ne peux pas t'arrêter là. Rien que cette fois. Utilise encore tes doigts magiques pour me faire prendre mon pied. ». Sa main encadre ensuite son menton et resserre doucement son emprise. « Où tu peux utiliser cette bouche donneuse de leçons, ok ? ». Cette femme est un défi constant, alternant la domination et la soumission, la douceur et la froideur, comme on tournoie une pièce de monnaie.
Ses yeux captivent ceux de son grand frère. Elle a toujours eu ce pouvoir sur les autres. « Arrête avec cette culpabilité, Edward. Tu sais que Carlisle et Esmée, bien que je les aime plus que tout, ne sont pas mes véritables parents. Tu as dit que tu étais là pour moi, prouve-le. ». Sa main se pose sur la tête d'Edward et l'oblige à descendre doucement vers son sexe. Durant plusieurs minutes, seuls des bruits de succions et les gémissements de Bella se font entendre dans le grand séjour. Le corps de la jeune femme se met à trembler, ses paupières se ferment et sa bouche reste entrouverte, laissant échapper un son rauque.
Il lui faut un certain temps avant qu'elle ne revienne sur Terre. Son sourire satisfait de chaton qui aurait trouvé le pot de crème dérange son frère. Elle joue de son pouvoir de séduction et lui se laisse aisément prendre au jeu et il n'apprécie pas d'être victime et coupable en même temps.
Le smartphone de la jeune femme se met à jouer une petite mélodie. Ils se tournent, synchros, vers l'objet qui indique un appel entrant de James. Bella grimace. « Merde, je l'avais oublié celui-là. ».
Elle prend cette situation avec une telle légèreté que c'est déconcertant. Edward se relève et se passe une main dans ses cheveux, clairement dérangé et dérouté par la situation. Ne se rend-elle pas compte de ce qu'ils viennent de faire ? « Je pense que ça suffit pour aujourd'hui. À compter de demain, tu gères tes manques toute seule, compris ? ».
Avec un clin d'œil, Bella lui envoie un baiser du bout de son index. « Tu es le meilleur, grand frère. Bon, il faut que je le rappelle ou il est capable de sécher toute la nuit en bas de l'immeuble. J'en ai pour trois secondes. ». Son frère secoue la tête et sans demander son reste, se dirige vers le couloir.
Une fois dans sa chambre, Edward se demande s'il a encore assez de courage pour prendre une douche. Non. Et bien qu'il ne l'admettra jamais, le fait d'avoir l'odeur de Bella sur lui ravi son esprit apparemment plus dérangé qu'il ne le pensait. Il n'en revient pas qu'ils aient pu faire une chose pareille.
Le jeune homme s'allonge sur son lit, espérant retrouver un certain calme. Mais, la porte de sa chambre s'ouvre et il se retrouve assailli par sa sœur. « Hey ! Mais qu'est-ce que tu fous ? ».
Allongée sur lui, Bella l'enlace fermement. « Je veux juste être sûre que tu vas bien. Je te connais, héros tragique de Shakespeare. Tu es en train de te morfondre dans la honte et le déshonneur. ».
« Ne t'inquiète pas pour moi. Ça va. Je vais m'en remettre. ». Il ferme les yeux, pose un baiser sur son front et l'entoure de ses bras.
Oui, c'est ce qu'il doit faire. Faire abstraction du fait qu'il tient entre ses bras le corps chaud et désirable de sa petite sœur. Que chacune des inspirations et expirations de sa poitrine ne le torturent pas quand ses seins se pressent contre son torse. Qu'il ne réprime pas de frissons quand sa respiration lui chatouille le cou.
Elle se redresse mais reste assise à califourchon sur lui. « Tant mieux. ». Son bras se tend et d'un geste, l'interrupteur gérant le plafonnier éteint la lumière.
La jeune femme dodeline doucement, d'avant en arrière, puis réitère son geste, son dos se cambrant à mesure que les secondes passent. Le geste passerait presque inaperçu si ce n'était que l'angle choisi est des plus dangereux. Edward ouvre les yeux. « Non… Attends, Bella ! Attends ! Tu n'as pas à faire ça ! Bella, écoute-moi ! Qu'est-ce que tu fais ?».
Indolente, Bella détache le cordon de son pantalon. « C'est à moi de prendre les rênes… ». Elle glisse sa main à l'intérieur et découvre le sexe encore en érection qu'elle s'empresse de caresser en rythme. « Tu te demandes ce que je fais ? Je sais ce que je veux, Edward. ». Sa main délaisse le membre d'Edward quand elle se penche pour déposer un baiser sur sa joue. Il réprime vite l'envie de se débattre car à chacun de leurs mouvements, le frottement entre eux ne fait qu'envenimer la situation. « Et c'est toi, uniquement toi. ».
Bella se redresse un peu et dit d'une voix mielleuse. « J'en ai assez d'attendre. Et là, c'est le moment… ».
« Ne fais pas ça Bella. ». Mais, après avoir lutté tout ce temps, son besoin, cette envie primale prend le dessus sur le bon sens et la morale. Il n'a plus la volonté de lutter contre cela surtout si sa propre sœur joue dans le camp adverse. « On… ne doit… pas faire… ça. »
« Est-ce que tu ressens la même chose que moi ? C'est si intense… Si puissant. ».
Edward discerne chaque centimètre de peau qui entre en contact avec elle. Son sexe est étroit et chaud, l'entourant et l'enserrant exactement comme il le fantasme depuis longtemps. Changeant d'angle ou sa cadence, Bella parvient à le libérer de ses doutes. Cette femme est faite pour lui. Sa bouche s'ouvre, prononçant des mots incompréhensibles et des phrases passablement décousues. Il ferme les yeux, luttant désespérément afin de ne pas céder au désir qui le submerge.
Bella se penche au-dessus de lui, son bassin continuant d'onduler lascivement. Ses cheveux longs frôlent sa peau déjà échaudée. Ses mains obligent les siennes à se plaquer contre ses hanches où elle force ses mouvements. « Edward… Je sais que c'est ce que tu voulais. Je sais tout. ».
Les yeux de son frère s'écarquillent. « Que… Quoi ? ».
Bien qu'il ait du mal à se concentrer, il comprend qu'elle a surement découvert ses sentiments.
Après avoir retiré complétement sa chemise déjà ouverte, Bella pose ses mains de chaque côté de la tête de son frère. Ils restent silencieux, seules leurs respirations haletantes bruissent l'une contre l'autre. La jeune femme écarte sa frange qui lui barre la vue et le contemple. « Je me suis souvent demandée pourquoi tu m'as lâchement abandonnée… Ou encore pourquoi est-ce que tu sortais avec toutes ces filles qui étaient si différentes de moi… J'ai attendu Edward... Mais, tu n'as jamais rien dit. C'était vraiment… contrariant. ». Elle force un peu plus son mouvement, émettant un petit miaulement quand il touche un endroit sensible en elle.
Edward se redresse comme il peut, toujours enfoui profondément en elle. « Arrête Bella… Je peux tout t'expliquer mais ne… Oh mon dieu. ». Bella fait mine de se relever mais ce n'était que pour accentuer une descente plus brutale. Le rythme qu'elle impose est puissant, rude et farouche.
« Je sais que tu me regardes souvent dormir… ». Une fois encore. « Ah… ».
« Et que tu aimes me sentir quand je suis près de toi… ». Puis une seconde… ses yeux s'écarquillent tant elle est surprise par la dose de plaisir qu'elle reçoit.
« Tu pensais peut-être que je ne m'en rendrais jamais compte ? ». Une troisième fois. « Oh mon dieu… ».
Bella murmure ensuite. « Quand tu es parti, j'ai mis deux mois avant de réussir à dormir toute seule. ».
Edward ferme les yeux. « Je ne pouvais pas rester. ».
Est-ce qu'elle a toujours su la vérité ?
Bella pose sa main sur son visage, écartant les mèches humides qui l'empêchent de voir celui qu'elle détient. « Cela devait être si difficile pour toi. Mais, je comprends… Tu te devais de le cacher… Notre famille est sacrée et tu m'as offert tout l'amour que je pouvais espérer d'un frère. Tu as été le meilleur des frères qu'on puisse imaginer. ». Leurs lèvres se couvrent de baisers salés par leurs larmes.
Les mains larges d'Edward se posent sur ses épaules et la pousse sur le matelas. Allongée, les cheveux en bataille tout autour de son visage, la jeune femme sait qu'il a enfin compris. Il passe une main paresseuse sur sa poitrine, pinçant doucement un des mamelons sombres qui se dessine dans l'obscurité. Elle sent son sourire quand il se penche pour poser un baiser sur son front. « Bella. Ma Bella. Regarde-moi.». Il la soulève gentiment, saisissant directement la rondeur de ses fesses avant de l'empaler sans ménagement. « Tu es parfaite. Ne me quitte pas des yeux. Je veux qu'au moment où tu vas jouir, tu ne puisses penser à rien d'autre qu'à moi. ». Ses hanches accélèrent la cadence, les entrainant tous deux vers un orgasme profond, aussi terrible et fulgurant que la découverte de cette vérité.
Quand Bella retrouve son souffle, elle se blottit contre lui et pose un baiser sur ses lèvres. « Tu n'as plus rien à cacher maintenant. ». Elle essuie les larmes qui coulent des yeux verts de son amant et continue à le couvrir de baisers. « Malgré notre passé commun, nous devons tracer une nouvelle partition. Je ne pense pas être capable de jouer encore le rôle de la petite sœur d'Edward Cullen. ».
« Non, Bella… Ne fais surtout pas cela. Ma famille est aussi la tienne. Jamais je n'accepterais que tu puisses dire ou penser le contraire. ».
« Je sais crétin. Mais, c'est idiot de cacher nos sentiments… Oui, parce que je t'aime aussi. Plus que tout et depuis si longtemps que je pensais être obligée de ramener tous les mecs de Chicago avant que tu ne réagisses. Sortir avec tous ces imbéciles et te faire croire que je me les tapais tous, si ça ne mérite pas un oscar ! ».
Edward prend le temps d'assimiler ce qu'elle vient d'avouer. « QU... QUOI ? ». Il allume la lumière puis se réinstallant confortablement, il boude un moment, souhaitant vraiment mettre cette période de jalousie extrême derrière lui. « Je ne sais pas quoi dire. Je ne veux pas te mettre dans une situation embarrassante. Je ne sais pas comment vont réagir nos parents. ».
La jeune femme se positionne sur son torse, posant sa tête sur ses mains croisées. « Je pense qu'ils se sont rendu compte du problème bien avant nous… Pfff… Pourquoi penses-tu qu'Esmée et Carlisle étaient d'accord pour que j'aille te rejoindre de l'autre côté du pays ? J'étais en train de dépérir à Washington. Ton absence était trop difficile à supporter. Cela était dur pour eux au départ, car ils me considèrent vraiment comme leur enfant mais je pense qu'ils sont prêts à s'adapter si ça nous rend heureux tous les deux. ».
Ça fait beaucoup à encaisser pour le jeune homme mais il réalise qu'ils sont à un tournant de leurs existences. Ne pouvant plus cacher ses sentiments, surtout après une telle nuit, Edward finit par la prendre dans ses bras. « Je t'aime mais… Et si ça ne marche pas ? Si on se rend compte que… ».
Elle se pelotonne un peu plus, savourant ce moment. « Stop ! Je sais. Pas de plan sur la comète… Carpe Diem… Qui vivra, verra… à bon chat, bon rat... ».
« Tu es dingue. ». Il penche sa tête, pour l'observer. Avec ses cheveux en bataille, ses yeux qui pétillent et son sourire ultra-brite, Bella est la cousine démente d'Emma Stone, elles ont l'air tout aussi folles l'une que l'autre. Plus sérieusement, il demande. « Est-ce que tu es toujours aussi sure de toi ? ».
Bella souffle sur sa frange pour la relever un peu, faisant loucher ses yeux par la même occasion. « Ohhh oui. Qu'est-ce que tu veux ? Je suis une Cullen dans l'âme. ».
Edward lève leurs mains entrelacées et pose ses lèvres sur l'annulaire de la jeune femme. « Et bientôt tu le seras officiellement. Mais, je me demande si c'est vraiment une bonne idée… Tu es tout de même sacrément irresponsable, dingue et légèrement peste. ».
« Mon dieu, arrête les compliments ! ». Elle se penche, la tête la première hors du lit, et récupère son smartphone resté à terre. « Putain, tu as vu l'heure ! Dans moins de quatre heures, tu dois retourner à l'hosto. Je me demande comment tu vas faire pour tenir le coup durant ta garde… ». Elle pose encore quelques baisers sur son torse, descendant jusqu'à son nombril, pour atteindre un nouvel objectif. « Surtout que j'en ai pas fini avec toi. ».
xoxo
Quelques temps plus tard…
« BELLA ! BELLA ! ». La porte d'entrée claque et Edward entre dans le séjour, déposant furieusement le courrier sur la table.
La jeune femme concernée baisse la tête, soudainement concentrée sur sa tasse de café. « Oh non, pas encore… ». Elle tape sur son paquet de cigarettes pour en sortir une et cherche son briquet.
Un sentiment de déjà-vu les submerge.
Edward passe une main dans ses cheveux avant de la regarder. « Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est encore une créance de ce putain de centre commercial ! Est-ce qu'il faut que j'y foute le feu pour que tu arrêtes d'y aller ? ». Ses doigts saisissent vélocement la cigarette et l'écrase sans même lui demander son avis.
Elle hausse les épaules et prend un air triste. « Tu ne te rends pas compte, c'est difficile d'arrêter de fumer. Je me baladais et en passant devant chez La Perla, rien de grave. Je n'avais pas de liquide sur moi. Je te rembourserai. ».
Il pose sa veste et sa sacoche sur l'autre tabouret. « Tu sais que maintenant tu gagnes assez pour payer directement alors pourquoi tu te sers de ce compte ? ».
Retirant sa boite de truffes de l'étagère, Bella explique. « C'est de la psycho inversée… Je remplace un vice par un autre… ». Elle s'approche de lui et pose une des petites douceurs sur la bouche du jeune homme. « Parce que c'est le seul moyen pour monter la tension de mon frère. ». Se léchant le bout des doigts, elle retire son pull et dévoile ce qu'elle cachait en dessous. « Puis, tu dois reconnaitre que je ne devais pas laisser passer une telle occasion… Je suis désolée Edward… Touche comme c'est doux ! ». Elle prend sa main et la pose directement sur sa poitrine.
Ses yeux verts mènent un combat impossible afin de ne pas lorgner ouvertement le corps de la tentatrice qui partage sa vie. « C'est doux…. Oh merde ! N'essaie pas de me distraire. ».
Elle se colle un peu plus contre lui, jouant avec le col de sa chemise. « Deux jours de garde à l'hosto et moi qui étais toute seule dans notre grand lit froid… Je suis carrément en manque alors… Je mets toutes les chances de mon côté. Pourquoi ça ne marche pas ? ».
Finissant par craquer et plutôt que d'aller jouer au pyromane chez La Perla, il soulève Bella et automatiquement, les jambes, de celle qui n'était que sa sœur auparavant, l'encerclent à hauteur de sa taille. « Comme si tu avais besoin de ça pour que je craque. Je pense que je succomberais toujours. Je devrais te détester de m'avoir rendu si accro. Comment oses-tu être la seule et l'unique ? ». Ses dents mordillent le creux de son cou et sa langue trace un trait humide jusqu'au voile plumeté de sa tenue.
Bella desserre et retire sa cravate, désespérant de retrouver le contact avec la peau d'Edward. Elle fait tout aussi peu de cas de sa veste et de sa chemise. « Tu sais que tu n'as pas besoin de me complimenter pour obtenir ce que tu veux Eddie ? ».
Il est obligé de la poser à terre vu qu'elle s'attaque maintenant à la fermeture de son pantalon. Ses mains se retrouvent dans les longues boucles brunes qui lui rappellent le chocolat qui l'enivre tant et il l'oblige à lever son regard vers lui. « Appelles moi encore une fois comme ça et tu vas le payer. ».
La jeune femme passe sa langue sur ses lèvres et ses yeux dorés s'élargissent quand elle demande. « C'est une promesse, Eddie ? ». Au lieu de placer une autre remarque sarcastique, Bella lui offre une nouvelle douceur, plus savoureuse que tout autre. Sa bouche, au cupidon si parfait, entourent son sexe et sa langue glisse paresseusement d'un bout à l'autre suivant le rythme imposé par les mains d'Edward.
La dernière pensée cohérente qui vient à l'esprit du futur pédiatre est de ne pas oublier de passer dans ce putain de centre pour demander une carte de fidélité puis, Eddie ce n'est pas si mal comme surnom.
