Merci à vos Reviews, à vos ajouts en favoris et en liste de suivi ! Je ne pensais pas que ce premier chapitre non corrigé vous plairait !
Voici donc le chapitre 2, je remercie L&R pour les corrections et les conseils. [Je posterais une version éditée du chapitre 1 rapidement]
Bonne lecture et encore merci à vous.
Disclaimer : Hannibal et son univers sont la propriété de Thomas Harris, Bryan Fuller , NBC Company et Gaumont Pictures , Harry Potter et son univers sont la propriété de JK Rowling et de Warner Bros ent. je ne fait que les emprunter.
Chapitre 2 : Crazy he calls me
Il se réveille au son de la musique qui résonne doucement dans la voiture, un vieil air un peu étouffé que Will chantonne. Les paysages lui sont inconnus, il peut encore sentir l'air marin.
« Bonjour Harry, bien dormi ? Nous sommes en France, nous serons à Paris dans une heure. Nous en profiterons pour déjeuner. Parles-tu un peu français ?
-Euh... non. Mais…
-Désolé de t'avoir endormi, c'était plus simple pour que tu récupères des effets de l'incantation. Bien, mon français n'est pas parfait mais ça devrait suffire. Il faudra absolument corriger tes lacunes scolaires. »
Will lui sourit avant de lui tendre une bouteille d'eau ense focalisant sur la route, la musique est plutôt triste et la voix semble cassée.
« Tu n'as jamais écouté Billie Holliday, Harry ?
-Non... les Dursley écoutent peu de musique et Dudley est amateur de Rap, et de MTV.
-Je vois. Mon père était un très grand fan de blues et de jazz, j'ai passé une grande partie de ma vie à Lafayette, je t'y emmènerai un jour, la Louisiane, le bayou, les cajuns, c'est une autre façon de vivre. »
Will a un sourire mélancolique et Harry se laisse aller porter par les paroles déchirantes de la chanson.
Nothing else for me to say
And so I'll close, but by the way
Everybody's thinking of you
« PS : I love you... »
William chante, un air un peu perdu, il serre le volant et Harry peut voir qu'il se retient sans doute de pleurer.
« Quand j'étais minot, mon père l'écoutait souvent, il pensait à sa femme. Elle l'avait quitté un jour, sans prévenir mais... il l'aimait toujours.
-Tu savais que tu avais été... adopté ?
-Oh... non. Dumbledore avait bien fait les choses à l'époque. J'étais convaincu d'être le fils de Beau Graham, tous les papiers corroboraient cette identité, je lui ressemblais un peu mais ce qui était effrayant c'est que je ressemblais énormément à sa femme Léonie. C'était une vrai cajun comme mon père. Le français que je parle est celui des cajuns. J'ai été élevé comme l'un des leurs.
-Oh... c'est une sorte de communauté c'est ça ?
-Exactement. Nous ne vivions pas en autarcie mais presque, mon père réparait des bateaux de pêche, il était aussi un guérisseur réputé fût un temps. Il m'a tout appris, de la maîtrise de ma magie à la pêche. Il m'a appris le cadien et à incanter.
-Oh. Il était comment ?
-Un alcoolique notoire. Il pouvait être violent aussi. J'ai souvent trouvé refuge chez une voisine. Une créole, elle était gentille et mon père n'osait pas se dresser devant elle. Elle avait une de ces poignes ! »
Il rit un peu avant de reprendre.
« Je n'ai pas eu une enfance trop heureuse, mais je n'étais pas malheureux non plus. Disons que les jours n'étaient pas tous roses. Et puis mon père est mort, je suis entré dans la brigade des homicides à la Nouvelle-Orléans avant de partir pour la Virginie et le FBI. »
Il réfléchit un instant.
« Heureusement que je n'avais aucun souvenir d'avant mon arrivée, le choc aurait sans doute été insupportable. Nous étions heureux avec James et Lily tu sais. Mais la vie est ainsi faite. Quand je suis arrivé à Lafayette tout le monde à assumé que Léonie ne voulait plus de moi et c'est passé comme une lettre à la poste. Mon père ne m'a jamais rien dit, il m'appelait son fils, je me demande même si il était au courant que je n'étais pas réellement son fils.
-Oh... de quoi est-il mort ? Si ce n'est pas trop... indiscret ?
-Oh non, la question est naturelle. Un accident. J'avais quatorze ans et nous étions partis pêcher, il était ivre comme à son habitude et j'ai fait tomber une canne à l'eau, rien de bien grave mais il est rentré dans une colère noire, j'ai voulu éviter ses coups et j'ai eu une explosion de magie. Il est mort sur le coup. Après je n'ai plus utilisé la magie pendant près de dix ans.
-Oh... je suis désolé.
-Tu n'es pas responsable, moi non plus quand on y réfléchit bien, c'était de la légitime défense. Ensuite j'ai été placé dans un orphelinat puis en familles d'accueil et j'ai demandé l'émancipation à seize ans.
-Tu étais dans la police c'est ça ? Et après tu es entré au FBI ? Pourquoi tu as changé de carrière ?
-J'ai été blessé dans l'exercice de mes fonctions, mais je ne suis pas vraiment un agent du FBI, j'enseigne à l'académie et je suis... consultant, je dresse des profils pour appréhender les criminels.
-Tu n'as pas de badge alors ?
-Non, on m'a jugé trop instable, j'ai une carte de consultant qui me permet parfois d'user de l'autorité du bureau mais c'est tout.
-Je vois. Et tu as déjà utilisé une arme ? Pour tirer sur quelqu'un ?
-Haha ! Tu es bien un adolescent. Oui... oui j'ai déjà tiré sur quelqu'un et oui avant que tu ne poses la question j'ai déjà tué quelqu'un. Mais ce n'est pas quelque chose que je te recommande. »
Malgré la légèreté du ton Harry perçoit une sorte de tension dans les mots de son frère, il soupire discrètement et ouvre sa fenêtre pour mieux observer l'extérieur.
« Tu sais Harry, le jour où tu tombes amoureux, réellement, préserve-toi, garde ton indépendance quoi qu'il arrive. »
Il parle à voix basse.
« Ce n'est pas bon de ne plus pouvoir se dissocier de l'autre.
-Oh. Pourtant je pensais que l'amour c'était une bonne chose, qu'être en osmose avec la personne que l'on aime est la chose la plus importante dans un couple.
-Non, chacun doit rester sa propre personne. Car le jour où il y a séparation, c'est comme si on t'arrachait les entrailles. Comme si... »
il pose alors sa main droite sur le bas de son abdomen.
« Comme si on t'éventrait.
-Je ne suis pas sûr de comprendre. On dirait que... » Il s'interrompt.
« Que j'ai été éventré. Au sens propre comme au sens figuré. Par l'éventreur du Chesapeake, rien que ça. » Il sourit tendrement.
« L'amour fait mal Harry, garde ça en tête.
-Celui qui t'as fait ça... c'est Hannibal n'est-ce pas ? C'est pour ça que nous allons le chercher... parce que tu l'aimes.
-C'est plus compliqué que de l'amour entre Hannibal et moi. » Murmure-t-il. « Chez les sorciers, dans le sens vaudou du terme, nous croyons en ce que nous appelons l'âme-sœur. Une personne qui dès notre naissance nous est destinée. Libre à toi d'y croire mais... j'ai toujours su que quelque part dans ce monde il existait une personne née juste pour moi. »
Il rit doucement.
«Et j'ai rencontré Hannibal. Au départ je ne l'aimais pas beaucoup, je savais que nous étions liés d'une quelconque manière. Nous ne nous appartenons jamais entièrement tu sais.
-Dans quelles circonstances vous êtes vous rencontrés ?
-Bonne question, je t'ai parlé un peu de la Pie-Grièche du Minnesota, nous n'avions aucune piste, rien, et un beau matin, empalée sur une tête de cerf gisait Cassie Boyle, les poumons prélevés, elle ressemblait aux victimes de Garret Jacob Hobbs mais... il y avait quelque chose de différent. Aucun respect pour la jeune fille... juste… elle était du bétail. »
Il semble heureux de raconter cette histoire.
« Et c'est comme ça que j'ai compris, si nous n'avions jamais trouvé les corps des victimes c'est parce que Hobbs les honoraient... en les mangeant. »
Il jette un regard en coin à Harry qui semble choqué.
« Cassie Boyle n'avait pas été tué par Hobbs mais par quelqu'un qui voulait que je le découvre. Hannibal Lecter venait de m'offrir un premier cadeau.
-Un... cadeau ?
-Haha. Oui, un cadavre en guise de cadeau. Mais grâce à ça nous avons pu mettre un terme aux meurtres de Hobbs. » Il replace sa deuxième main sur le volant. « Ensuite, Hannibal est devenu mon psychiatre, du moins officieusement. Nous nous entendions bien, nous partagions des intérêts communs et une vision du monde assez similaire. Nous n'avions juste pas... les mêmes méthodes. Un point fixe et stable, du moins je le croyais, finalement j'ai appris qu'il m'avait caché que j'avais une infection neurologique et il en a même joué, au point où il m'a fait incarcérer pour ses propres crimes. »
Il rit.
« Mais il s'ennuyait sans moi, alors il m'a fait libérer. Comme un enfant capricieux séparé de son jouet préféré. Après nous avons joué, nous avons tous les deux perdu. Il est parti, j'ai été éventré. Un partout la balle au centre. Un vulgaire malentendu.
-Mais... on n'éventre pas quelqu'un pour une simple querelle... »
Harry semble perdu.
« Je veux dire, on en discute d'une manière ou d'une autre non ?
-C'est bien plus... compliqué. Je l'ai blessé, profondément. Il devait me rendre la pareille, me faire autant souffrir, sinon plus. » Will serre un peu plus le volant. « Il a essayé de tuer Abigail. Sans magie elle serait morte aujourd'hui. Et le pire dans tout ça ? Je le lui aurais pardonné. »
Harry regarde son frère qui semble alors perdu dans ses pensées, dehors il pleut doucement, une de ces petites pluies estivales délicates et presque invisibles. Son estomac se met alors à gargouiller et son aîné rit alors, d'un geste rapide il ouvre la boîte à gants devant Harry et lui tend un paquet de gâteaux, un sourire illumine son visage en reconnaissant des Jaffa Cakes.
« Je me suis dit que tu risquerais d'avoir faim, en arrivant sur Paris on prendra un vrai petit déjeuner. Regarde voir dans mon porte feuille pour des espèces, nous arrivons à un péage.
-Oh oui attends... tiens. Tu crois que ça suffira ?
-Ce serait de sacrés voleurs si c'était plus cher, ricane Will. Tiens, je te présente Beau et Léonie Graham, tu peux regarder les autres photos si tu veux. Les noms sont derrière, ce sont principalement des photos de mes chiens. J'en possède sept ! »
Harry sourit et regarde les quelques photos qu'il y a dans la sacoche de Will, des chiens principalement mais aussi Abigail. Harry la trouve très jolie, toute en simplicité, il y a aussi une photo d'une soirée de fin d'année avec ses collègues probablement. Jack, Price, Zeller, Beverly – Nouvel An du Bureau. Il y trouve aussi quelques cartes de visites, dont une au nom de Hannibal Lecter, avec un mention manuscrite. Une jolie femme lui sourit sur un autre cliché, probablement de la même soirée que la précédente Alana.
« Je conserve ces quelques photos, pour avoir un crochet avec la réalité. Dans tes mains tu tiens Alana Bloom. Elle était encore en convalescence quand je suis parti. Elle est psychiatre, plutôt reconnue dans son domaine. Je l'aimais bien.
-Du passé ? Vous vous êtes brouillés ?
-On peut dire ça. Je ne vais pas te faire l'affront de te dire que ce sont des histoires d'adultes mais pour le moment tu as déjà engrangé assez d'informations compliquées alors je ne vais pas t'en rajouter en plus. Mais tu auras sans doute l'occasion de la rencontrer quand nous irons aux États-Unis. Tu vivras avec moi désormais lors des vacances.
-Plus de Dursley ?
-Plus jamais. Tu pourras inviter tes amis aussi. Ma maison n'est pas très grande mais nous arriverons à nous en accommoder. Parle-moi un peu de toi, tes amis, tes études, tout ce que j'ai manqué en somme. »
Et Harry lui raconte son enfance peu heureuse, Poudlard, Ron, Hermione, Sirius, quand il arrive au tournoi des trois sorciers ils franchissent le périphérique parisien et le jeune garçon lui parle alors du cimetière et de la mort si brutale de Cedric Diggory. Ils pénètrent dans Paris, dans les bouchons matinaux. Will rentre alors une adresse sur le GPS intégré à la voiture avant de descendre vers un parking souterrain.
« Nous allons manger un morceau, nous ne sommes pas attendus avant mercredi et Dame Murasaki n'est pas du genre à prendre la politesse et le respect à la légère si on en croit les manières de son neveu. »
Il rit.
« L'impolitesse peut conduire à la transformation en hachis. Hannibal... métamorphose les impolis.
-Métamorphose ?
-Oui, il en faisait des tableaux, des choses absolument splendides si tu veux savoir.
-Mais... William…
-Will. «Coupe-t-il abruptement.» Sur mon registre d'état civil je m'appelle Will Graham. William Potter est mort en même temps que nos parents, Harry. Appelle-moi Will.
-Je... oui.
-Continue ta phrase Harry, je t'en prie. »
Will lui sourit gentiment
« Oui... donc Hannibal, tu étais son ami malgré le fait qu'il était un criminel ?
- J'aimerais avoir une explication toute faite à te donner, ou bien quelque chose de moral et de sain mais je ne peux pas. » Will a le regard fixé sur la route. « Un jour peut-être que je t'en parlerai plus en détail. Mais je ne suis pas prêt. »
Harry ne veut pas rendre son frère mal à l'aise alors il se concentre sur la route lui aussi, Will met le clignotant en route puis se gare tant bien que mal sur un emplacement coincé entre deux voitures.
« On va s'arrêter là pour ce matin, il faut que l'on t'achète des vêtements à ta taille et que l'on mange un morceau. Enfin, dans l'ordre inverse. En tout cas nous allons errer un peu dans Paris, nous n'avons pas trop le choix. »
Harry sourit alors à son frère et ils entrent dans le café devant laquelle la voiture se trouve, Will commande alors dans un français parfait bien que teinté par un lourd accent de Louisiane.
De l'autre côté de la Manche Petunia Dursley sort de son grenier un vieux carton estampillé du prénom de sa sœur, seul vestige de cette très encombrante Lily, il avait été déposé un beau matin devant sa porte, quelques jours après avoir accueilli Harry. Avec un sourire triste elle sort les affaires d'école que la boîte contient, écharpe rouge et or, livres, mais aussi un album photo qu'elle ouvre avec douceur. Des clichés de leur enfance à l'époque où elles n'étaient pas encore ennemies, puis des photos animées apparaissent et Lily paraît si heureuse dessus, il y a le faire-part de son mariage, celui de la naissance de William suivi de photos du bambin au fil des années, cet album paraît interminable, il est magique, probablement. L'enfant a un air taciturne sur les photos, il est si sérieux, la dernière fois qu'elle avait parlé à Lily sa sœur lui avait mentionné que le petit était parfois trop calme. L'album s'arrête brusquement après la premier anniversaire de Harry. D'une main tremblante elle saisit quelques photos dans la poche dans son tablier et les y ajoute. Par sentimentalisme sans doute elle a pris des clichés de Harry au fil des années, ils ne sont pas très jolis mais ils ont tous été pris à la dérobée. Alors elle les pose sur les pages et, avec un soupir elle ferme le livre. Elle est tirée de sa rêverie par la sonnette de l'entrée, Harry et son frère sont partis il y a une semaine et pourtant cela lui semble plus lointain, en descendant elle jette un regard à la chambre désormais vide et se dirige vers l'entrée, elle se ressaisit et ouvre la porte, un sourire placardé sur son visage.
A Londres, au 12 square Grimmaurd la réunion de l'Ordre du Phoenix est plongée dans le silence, Sirius semble au bord de l'explosion tandis que Molly sert le thé d'une main tremblante.
« Vous êtes en train de nous dire, Dumbledore, que Potter a disparu, sans laisser de trace, sans que l'on puisse le localiser, mais que en plus il est parti avec son frère. Frère qui d'après vos dires était mort en même temps que leurs parents ?
-D'après les dires de Petunia en effet, William Potter est réapparu il y a une semaine sur le sol britannique. »
Sirius se lève alors d'un bond et donne un grand coup sur la table, faisant sursauter Molly.
« Où était-il Dumbledore ? Où l'aviez-vous caché ?
-Il était à la Nouvelle-Orléans. Il me semblait important de séparer les garçons et de confier le jeune William à quelqu'un à même de l'aider à apprivoiser son don. »
Dumbledore semble las.
« Mais Beau Graham est mort il y a quelques années. William Potter s'appelle désormais Will Graham.
- Il semblait important de séparer les garçons ? Vous vous entendez Dumbledore ? Harry était persuadé que sa seule famille se constituait des Dursley, nous avons pleuré William car c'était encore plus injuste que tout ce que l'on pouvait s'imaginer. Mais non vous... vous... »
La voix de Sirius se brise et Molly se précipite à ses côtés, elle pose sa main sur celle tremblante du fugitif et le silence pèse à nouveau sur la pièce.
En haut des escaliers, Hermione fronce ses sourcils en remontant son oreille à rallonge. Elle se demande si elle doit en parler aux autres, pour le moment ils dorment profondément et elle resserre ses jambes sous sa longue chemise de nuit, elle est arrivée au quartier général depuis trois jours et elle n'arrive toujours pas à trouver le sommeil, la maison l'angoisse.
Elle s'imagine alors être à la place de Harry et cela la terrifie, apprendre qu'on nous a menti toutes ces années, rencontrer un frère qui nous est parfaitement inconnu, un monde qui s'écroule pour donner naissance à une nouvelle existence. Elle se lève alors pour rejoindre la chambre qu'elle partage avec Ginny. Son amie dort et ne bouge pas quand elle rentre dans la pièce, elle prend alors sa plume et de quoi écrire et descend au salon.
A Paris les deux frères flânent dans les boutiques, l'air et l'accent charmeur de l'aîné plaisent aux différentes vendeuses mais aussi à quelques vendeurs, parfois Will pose la main sur son abdomen et sourit tristement. La journée passe tranquillement, ils gagnent alors leur hôtel les bras chargés de sacs. Ils échangent peu de mots mais ils en sont satisfaits, parfois le langage est inutile.
Au matin, une chouette est perchée sur le rebord de la chambre, Harry ne la reconnait pas, elle porte un petit badge du service postal de la rue de Traverse, le jeune garçon identifie alors l'écriture cursive et appliquée d'Hermione, Will l'encourage à l'ouvrir et il sourit.
« Harry,
Comment vas-tu ? Pour ma part l'été commence calmement, je me suis déjà attelée à mes devoirs et j'ai bon espoir de les finir avant la fin de la semaine.
Il me tarde que tu nous rejoignes.
Tu te plaignais de ne pas trouver d'endroit assez discret pour t'entraîner à voler, j'espère que ce ne sera pas le cas cette année et que tu auras l'occasion de profiter d'un peu de temps pour te vider l'esprit, n'oublie jamais qu'un bon attrapeur est un joueur discret qui sait feinter au bon moment.
Je me doute que les événements de cette année t'ont énormément marqué et n'hésite pas si tu as besoin de parler de Cedric ou encore de n'importe quelle chose qui te tracasse à m'envoyer un hibou, je répondrai au plus vite. Tu ne dois pas tout garder pour toi, ce n'est pas très sain et j'espère que tu ne te sens pas responsable pour ce qui s'est déroulé au cimetière cette nuit-là.
Ta plus grande frayeur est un détraqueur, alors n'en laisse pas des fictifs prendre possession de ton esprit sans bien maîtriser ton patronus, nous avons toujours besoin d'une protection contre notre propre esprit, alors fais attention à toi.
Affectueusement,
Hermione. »
« Ton amie est intelligente Harry. Il faudra lui répondre.
- Hermione est la sorcière la plus intelligente de notre année, elle est toujours de bon conseil... enfin, le plus souvent. Je n'ai pas toujours été un bon ami pour elle cependant. »
Will hoche la tête d'un air entendu et se dirige vers la salle de bain, Harry prend alors une feuille et un stylo et commence alors à répondre à Hermione, il se sent extrêmement serein lorsqu'il couche sur le papier les quelques mots qu'il a besoin de prononcer.
