Salut tout le monde !

Comme promis la semaine dernière, je reviens pour poster le second chapitre !

J'espère que la suite qui suit vous plaira. La suite (et fin) sera évidemment lundi prochain, alors un peu de patience pour la conclusion :)

Sur ce, Bonne lecture (et n'oubliez pas de laisser un petit commentaire, même si c'est pour dire que ça ne vous à pas plu...)

A lundi prochain !

PS : MERCI isatis2013 pour la correction ^^

°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°O°o°

Chapitre n°2 : Que faire maintenant ?

C'est avec une abominable migraine que Reese se réveilla le lendemain matin. Il se tourna alors pour tourner le dos à la fenêtre et aux horribles rayons de soleil qui entraient par celle-ci. Il grogna quand il vit l'heure qu'affichait son réveil :10 h 47. Il se leva péniblement avant de partir à la recherche d'aspirine. Heureusement pour lui, la trousse de soin était juste là, sur la table. Il l'avala rapidement avant de rejoindre la salle de bains pour sa douche. Alors que l'eau ruisselait sur lui et que son mal de tête se faisait de plus en plus présent, les brumes de son esprit commencèrent peu à peu à se dissiper. Il écarquilla alors les yeux devant l'image que son esprit embrumé venait de faire parvenir à son cerveau encore au ralenti.

- Ce n'est pas vrai... Je n'ai pas fait ça ? Articula-t-il péniblement.

Cela faisait maintenant dix minutes qu'il tournait en rond dans son salon, tel un lion en cage. À peine sorti de sa douche, Reese avait composé le numéro de Fusco pour vérifier si Finch l'avait bel et bien raccompagné chez lui hier soir. La réponse affirmative du lieutenant, la trousse de soins sur la table et les quelques bribes de souvenirs qu'il avait ne laissait aucun doute sur les événements de la veille. Il s'était fait avoir par ce dealer et maintenant il se trouvait dans une situation plus que compliquée. Comment allait-il faire pour se sortir de ce bourbier ?

Il vérifia une nouvelle fois son téléphone. Aucun message, aucun appel. Un numéro aurait pourtant déjà dû tomber. Finch comptait-il une nouvelle fois régler ça tout seul ? À moins qu'il ne soit déjà loin... A cette pensée Reese paniqua quelque peu et sorti précipitamment de chez lui, direction la bibliothèque. Il devait en avoir le cœur net, et surtout régler toute cette histoire au plus vite avant qu'il ne soit réellement trop tard.

Finch ne se trouvait pas à la bibliothèque, comme il aurait du s'y trouver en temps normal. Cette fois-ci il était chez lui, ou plutôt dans un de ses nombreux chez lui. Il était parti peu de temps après que Reese se soit endormi. Il s'était rapidement habillé, avant de s'éclipser le plus silencieusement possible. En chemin, il avait retiré la puce GPS que Reese avait installé dans ses lunettes, sans son accord, avant de rentrer chez lui. Il s'était alors laissé tomber sur le premier fauteuil, se repassant mentalement en boucle les dernières heures. Même si Reese n'était plus à ses côtés, il avait l'impression de sentir encore son odeur flotter dans l'air, la chaleur de son corps tout contre lui, les caresses de ses mains sur sa peau... Même après une longue douche chaude, son corps ne parvenait pas à se défaire pleinement de toutes ces nouvelles sensations que Reese avait éveillé en lui.

Le matin était arrivé avant même qu'il ne s'en rende compte. Il regarda l'horloge qui trônait dans son salon : 10 h 52. Reese devait certainement être réveillé maintenant. Il jeta alors un rapide coup d'oeil à son portable. S'il était bel et bien debout, ce dernier n'avait en tout cas pas cherché à le joindre. Que devait-il en conclure ? Est-ce que tout cela était un effet de la drogue ? Aurait-il eu le même comportement avec le lieutenant Carter ? Avec Zoé ? Et puis, il y avait "aimer" et "aimer"... Auquel des deux faisait-il référence quand il lui avait dit l'aimer ? Plus il y réfléchissait et moins il comprenait. Tout semblait se mélanger, les réponses le fuyaient tout comme lui s'obstinait à fuir ses sentiments.

Quand avait-il commencé à aimer Reese ? Il ne s'en souvenait pas vraiment, mais un jour il c'était tout simplement rendu compte que de ne pas entendre le simple "Bonjour Finch" de Reese le matin le mettait plutôt de mauvaise humeur. Il s'était rendu compte que, quand ce dernier lui souriait simplement, il avait lui-même du mal à ne pas lui sourire en retour, comme si c'était une évidence. Entendre le son de ses pas résonner dans la bibliothèque alors qu'il ne faisait que monter l'escalier le soulageait. Il était là, encore aujourd'hui. Même s'il s'obstinait à refuser l'inévitable, il connaissait pourtant la nature de ses sentiments envers l'ex-agent de la CIA. Il le savait, mais il n'était pas encore mentalement prêt à l'accepter une bonne fois pour toute. Alors, avec les événements de la veille, il ne savait pas s'il aurait encore la force de faire face à son coéquipier.

Il se décida pourtant à sortir de sa torpeur. Les numéros avaient besoin de lui, et lui avaient besoin de s'occuper l'esprit. Le plus dur serait de s'occuper de leurs futurs clients tout en évitant au maximum les contacts directs avec Reese. La tâche s'annonçait des plus ardus, même pour lui.

OOOoooOOOoooOOOoooOOOoooOOOoooOOOoooOOO

Bear accueillit Finch comme il avait accueilli Reese un peu plus tôt. Finch n'eut pas besoin de faire le tour de la bibliothèque, il savait déjà que Reese ne s'y trouvait pas. Après tout, s'il avait été là, il serait sûrement venu tout de suite. Bien qu'il fût soulagé de l'absence de John dans le bâtiment, une partie de lui ne pouvait s'empêcher d'être inquiète. Il chercha les livres dont il avait besoin pour le numéro du jour, numéro qui lui disait d'ailleurs quelque chose.

- J'aurais dû m'en douter, remarqua alors Finch quand le nom apparut à l'écran.

Le problème maintenant était de prévenir Reese. Devait-il l'appeler ? Lui envoyer un message ? Il décida d'abord de localiser la cible.

Plusieurs kilomètres plus loin, Reese cherchait en vain un indice qui lui indiquerait où se cachait l'informaticien. Son téléphone vibra alors dans sa poche. Reese s'en empara précipitamment. Un message de Finch :

Notre numéro se trouve à cette adresse, je vous laisse vous en charger.

Même si ce n'était qu'un simple message, Reese fut soulagé. Finch ne l'ignorait pas. En tout cas pas totalement... pour l'instant du moins. Il se rendit alors à l'adresse indiquée dans la suite du message... Quelle ne fut pas sa surprise quand :

- Hey, mon pote, comment vont les affaires pour toi ? L'apostropha Léon quand il entra dans le bar.

- Léon... J'aurais dû m'en douter.

Alors que Léon faisait signe au barman de lui servir de verre, Reese le stoppa.

- On y va Léon. Maintenant, ajouta-t-il sachant que ce dernier chercherait sûrement à négocier.

Une fois dans la voiture, Reese décida de joindre Finch dans l'espoir d'avoir un peu plus d'information et, surtout, pour entendre la voix de ce dernier. L'informaticien mit du temps à décrocher, mais accepta enfin l'appel.

- Avez-vous trouvez notre numéro ? Demanda Finch de suite.

- Oui, d'ailleurs je l'amène immédiate...

- NON ! s'écria alors Finch, interrompant par la même occasion Reese dans sa phrase. Je veux dire il est inutile de l'emmener ici, un autre lieu serait plus approprié.

- Pourquoi ?

- Je m'apprêtais à sortir et je ne voudrais pas laisser Mr Tao seul ici avec mon équipement.

- Bear peut s'en charger et puis ce ne serait pas la première fois que Léon...

- La dernière fois je n'ai pas eu mon mot à dire, cette fois je le dis, c'est : non.

- Bien, consentit Reese ne voulant pas davantage énerver Finch. Sinon, vous savez qui en a après lui cette fois-ci ?

- Un groupe tchèque, de ce que j'ai appris. Mr Tao aurait encore touché à de l'argent qui ne lui appartient pas. Je suppose que vous pourrez facilement le faire parler. Je vais tout de même continuer mes recherches, si besoin appelez moi.

- Je le ferais sans faute, Finch.

Après avoir raccroché, Reese remarqua quelque chose. En soi, ce n'était pas quelque chose de vraiment important, mais pendant leur conversation téléphonique, à aucun moment Finch n'avait prononcé les mots "Mr Reese" et encore moins "John"... Essayait-il ainsi de mettre de la distance entre eux de cette manière ou se faisait-il tout simplement des films ?

Reese et Léon arrivèrent finalement dans une des nombreuses résidences de Finch. Léon ne semblait nullement inquiet de la situation dans laquelle il s'était encore fourré. Surtout maintenant que John et Finch étaient réapparus.

- Comme dans le bon vieux temps, hein ? S'amusa Léon.

- Maintenant, tu vas tout m'expliquer dans les moindres détails Léon. J'ai autre chose à régler de bien plus important que tes habituelles combines foireuses.

- Celle-ci n'était pas foireuse ! Enfin au début du moins. Et puis ces mecs sont soudain sortis de nulle part et avant que je ne le comprenne, je leur devais déjà plus de deux millions. Mais je peux me débrouiller, tu vas voir, je vais tout régler.

- Tu peux té débrouiller ? Très bien, dans ce cas, tu n'as pas besoin de moi pour ça. Ferme bien derrière toi en partant, ajouta Reese avant de se diriger vers l'entrée.

- Qu... Attends, j'exagère un peu quand je dis que je peux tout régler tout seul... Avec un petit coup de main, ça irait plus vite. Je suis sûr qu'en deux temps trois mouvements tu peux tout régler, non ? Tenta Léon tout en rattrapant Reese.

- Reprends tout depuis le début, lui demanda finalement John en prenant place.

- Très bien. C'était, il y a peut-être deux ou trois semaines environ...

Reese écouta son histoire tranquillement pendant près de dix minutes. Léon tentait par tous les moyens de prouver que ses actes n'étaient en soi pas si mauvais que cela Après tout il n'avait fait qu'escroquer un escroc, où était le problème là-dedans ?

- Le problème, c'est qu'encore une fois tu vas me faire perdre ma journée. Bon plus qu'à aller trouver ce Ignác Jelínek pour que tout soit réglé, c'est ça ?

- Tu as tout compris. Quand partons-nous ?

- Il n'y a pas de "nous" qui tienne. Tu restes sagement ici le temps que je règle tout ça. Je te préviendrai une fois que tout sera fini.

- Compris. Il n'y aurait pas un ordi qui traîne dans le coin par hasard ?

- Non, et même s'il y en avait un, même pas en rêve. Pas envie de devoir gérer deux crises dans la même journée par ta faute. Sinon, tu sais où je pourrais trouver ton gars ?

- Aucun idée, il bouge tout le temps. Il y a deux trois jours il était à l'hôtel Wellington en tout cas.

Reese quitta alors l'appartement, téléphone en main.

- Finch, j'ai besoin que vous me localisiez quelqu'un.

- Très bien. Son nom ?

- Ignác Jelínek. D'après Léon il était à l'hôtel Wellington il y a trois jours.

- Oui, il y était jusqu'à hier matin en tout cas. Je vais avoir besoin d'une ou deux minutes. Je vous envoi sa position dès que je l'ai.

- Au fait Finch, vous êtes bien à la bibliothèque là ?

- Oui... Pourquoi cette question ? Demanda Finch légèrement inquiet.

- Rien, pour savoir. J'attends votre message.

Quand il l'avait appelé pour le prévenir qu'il avait mis la main sur Léon, Finch avait dit qu'il allait quitter la bibliothèque, alors comment se faisait-il qu'il y soit encore ? Ses recherches l'avaient retenu plus longtemps que prévu et il n'avait pas encore eu le temps de partir pour sa course ? Ou bien peut-être que c'était dans le coin et qu'il était déjà rentré ? Ou alors... il lui avait menti pour éviter qu'il ne le rejoigne à la bibliothèque ? Qu'importe la réponse, il devait se dépêcher de régler le problème Léon pour enfin avoir une discussion avec l'informaticien. La situation ne pouvait vraiment pas rester ainsi.

Quelques minutes après, Finch lui envoya l'adresse d'un cercle de jeu clandestin où semblait se trouver le responsable de tout cela. D'après le signal GPS de son portable et des caméras alentour en tout cas. Reese y fit alors un saut. Heureusement pour lui, étant en pleine journée, très peu de personnes se trouvaient à l'intérieur. En plus de Jelínek, il n'y avait qu'une dizaine de gardes dans tout le bâtiment... À peine une vingtaine de minutes après l'entrée de John dans le bâtiment, l'affaire était réglée. Son tête-à-tête avec le boss tchèque s'était passé mieux qu'il ne l'aurait pensé, et maintenant pour que tout été réglé pour de bon, il ne lui restait plus qu'à envoyer un message à Lionel et à récupérer l'argent que Léon avait "emprunté", ou en tout cas ce qu'il en restait. En fin d'après-midi tout était réglé pour de bon, Léon était à nouveau libre de s'attirer des ennuis et John pouvait enfin espérer parler à Finch.

Il se dirigea alors d'un pas décidé vers la bibliothèque. Alors qu'il remontait la rue, il ne fit pas attention à la voiture qui tournait au coin de celle-ci, voiture dans laquelle se trouvait Finch. Ce dernier sachant précisément où se trouver John, devina rapidement sa destination vu le chemin qu'il prenait. Il n'était pas encore prêt à lui faire face et avait donc préféré s'éclipser avant qu'il ne le trouve. L'informaticien savait pertinemment que la situation ne pouvait pas perdurer indéfiniment, mais pour le moment il avait besoin de temps. Il espérait juste que son partenaire comprendrait...

Reese entra enfin dans le bâtiment et, devant la grille fermée, conclut que Finch avait pris la fuite avant son arrivée. Il tenta en vain de le joindre, mais son portable était éteint...

- Mais où êtes-vous parti vous cacher Finch... murmura Reese désemparé.

Il quitta finalement l'énorme bâtisse comprenant parfaitement que l'informaticien n'y reviendrait sûrement pas tant que lui-même y serait présent. Il envoya finalement un message à Finch, en espérant qu'il rallumerait rapidement son portable et qu'il le lirait. Il ne lui demandait pas d'y répondre mais qu'il le lise au moins,

Finch s'enferma de nouveau chez lui. La journée n'était pas encore totalement terminée, mais il n'avait pas été aussi exténué depuis un moment. Être constamment sur ses gardes était vraiment épuisant physiquement mais surtout moralement. Même si la fuite n'était pas vraiment la meilleure solution, elle lui avait paru inévitable quand il avait compris que Reese venait droit vers lui et qu'il ne pourrait alors plus lui échapper. Il ne faisait que retarder l'inévitable, mais pour le moment il avait besoin de réfléchir à tête reposée. Après près de deux heures, il alluma finalement son portable. Un appel de Reese ainsi qu'un message. Il ouvrit ce dernier :

Vous savez tout aussi bien que moi qu'il faudra parler de tout ça à un moment où un autre. Si vous ne voulez plus avoir affaire à moi très bien, mais ayez au moins la politesse de me virer en face à face. Si besoin d'aide pour un numéro, vous savez comment me joindre.

Finch éteignit de nouveau son portable alors qu'une larme coulait doucement le long de sa joue.

- Qu'est-ce que je dois faire maintenant...