Bonjour tout le monde, voila la suite (oui j'essaye de reprendre mon ancien rythme). J'espère pouvoir le tenir même si j'en doute pour la semaine prochaine.

bonne lecture à tous!

-Donc si j'ai bien compris tu comptes l'ignorer et effacer ses textos sans même les lire jusqu'à ce qu'il se lasse ? T'as pas trouvé pire comme résonnement ? Je lui dit que je l'aime alors que je dormais avec lui il y a pas 6 mois, il le prend bien, il me recontacte et je l'ignore parce que je ne porte plus mes couilles ? Franchement comment t'as pu entrer dans une école aussi prestigieuse en étant aussi con ?

-Merci du soutien, mon estime de moi me remercie à chacune de nos discutions.

-Mais mais, comment veux tu que je te respecte après tout ça ?

Joe soupira devant l'absence de réponse et se remit dans le jeu. Il avait beau chercher à comprendre David, tout ça n'avait aucun sens à ses yeux. Il avait tenté d'en discuter avec le stratège mais les sentiments de ce dernier, si ils existaient, étaient cachés derrière des verres fumés infranchissables. C'était la seule chose qui n'avait pas changé avec le temps, Jude avait beau s'être décoincé et être devenu un peu plus déconneur, lui arracher des informations un tant soit peu personnel relevé du miracle.

En somme il n'avait jamais vraiment compris ce que David pouvait bien lui trouver mais, comme on dit, les goûts et les couleurs. Sa réflexion lui faisait perdre les parties les unes après les autres à un rythme effréné. Si bien que son partenaire de jeu avait pris la confiance. Ce dernier le charriait à propos de ses piètres résultats, il cessa donc de se prendre la tête pour des histoires qui en définitive n'était pas les siennes et maltraita son ami par manette interposée. Ce dernier ne faisait plus du tout le malin mais le fit encore moins lorsque sa mère monta.

-Jude est en bas.

-Je suis pas là.

-Ah bon ?

La dernière voix le paralysa, finalement Jude n'était pas en bas. Une envie irrépressible de frapper Joe le prit, il ne savait pas pourquoi mais son for intérieur lui hurlait que c'était sa faute. A moins qu'il ait juste besoin d'un coupable à cette situation. Sa mère laissa entrer Jude dans la pièce et s'éclipsa pour retourner à ses dossiers. Le nouvel arrivant sourit et s'installa sur le canapé, derrière le pouf de son 'meilleur ami', et tout à fait banalement, échangea des banalité avec l'autre invité. Il n'ignorait pas son hôte, c'était même plutôt l'inverse. David se comportait comme un enfant, il boudait, perdait, et boudait d'autant plus.

-Bon moi je m'en vais si c'est comme ça, râla Joe.

Il se leva et les laissa seul après un échange de banalités. Il n'en avait en réalité rien à faire de l'immaturité de son ami, il en avait tellement l'habitude, mais ça constituait toujours une bonne excuse pour les laisser seuls. Un sourire en coin lui vint lorsqu'il entendit David l'insulter mentalement, bien fait.

A peine Joe partit, Jude prit sa place dans le pouf pour se rapprocher de David et lança une partie, il avait besoin d'organiser ses pensées, et pour ça il devait jouer. Il parlai de tout et de rien, tournant autour du pot. Même pas une réponse de la part de son ami, ça s'avérait plus compliqué que prévu. Après avoir joué une bonne heure, et sans que l'autre ne décroche le moindre mot, Jude se décida à mettre les pieds dans le plat.

-On en reparle de l'autre soir ?

Un grognement lui répondit.

-Non sérieusement ça fait une semaine, le 'demain' il est passé depuis un moment. Faut qu'on parle maintenant. C'est autant gênant pour toi que pour moi.

-Depuis quand mettre un râteau c'est plus compliqué que de le prendre en pleine poire ?

-T'as lu aucun de mes messages en faite ?

David détourna les yeux et recommença à grogner et à jouer. Il aurait bien mis son ami à la porte mais il risquait trop avec sa mère, puis une partie de lui même refusait de faire ça. Il aimait quand même l'idée que le stratège s'accroche et vienne jusqu'à chez lui pour avoir des explications, c'était au moins un signe que l'autre ne le rejetait pas.

-Bon ba je te fais un topo ou tu t'en fous ?

-Je m'en fous.

Dans l'absolut c'était faux. Savoir le paniquait mais il le voulait. Quand au stratège il était vraiment vexé. L'autre n'avait même pas pris le temps de lire les messages, qu'il l'ignore en ne lui répondant pas était une chose, mais qu'il ne prenne même pas la peine de les lire, ça le dépassait. Il mit pause sur le jeu et partit sans dire un mot. Le garçon aux cheveux bleus resta sans voix, il n'aurait pas s 'agit de Jude il aurait appelé ça un mouvement d'humeur mais ça n'était pas vraisemblable. Sans un regard l'un pour l'autre ils se séparèrent et chacun rentra chez lui.

Jude devait rejoindre sa sœur en centre ville. Ils avaient prévus de se voir plus tard dans la soirée mais il était dans le coin et elle était libre. Il lui prit un chocolat chaud, se prit un café et alla s'installer en terrasse. Les gens passaient, hétéroclite, des filles qui visitaient la ville, un groupe qui skattaient sur le trottoir opposé et des garçons qui se baladaient. Rien d'inhabituel pour cette rue, et pourtant Jude se sentait différent, pas autant à l'aise, surtout qu'il était encore seul. Célia arriva après près d'un quart d'heure.

-Désolé, je fais de mon mieux mais...

-Stop ! Je t'ai appelé en urgence avec 3 heures d'avance, je savais que tu allais être en retard. Pas la peine de t'excuser. Je t'ai pris un chocolat chaud !

-Merci ! Alors avec David ça a donné quoi ?

Elle s'assit en face et prit son verre. Elle avait tout suivis de l'histoire, parfois avec un peu de mal à cause du manque de communication. Le demi sourire dépité de son frère lui fit comprendre que ça n'avait pas été. Déjà la semaine précédente, lorsqu'elle les avait trouvé sur la terrasse elle avait senti qu'il s'était passé quelque chose d'étrange, mais lorsque son frère lui avait raconté elle avait halluciné. Jamais elle n'aurai pensé ça possible.

-Il n'a ignoré, répondu par des grognements et n'a lu aucun de mes messages. Je pense qu'il se foutait tout simplement de ma gueule.

-Et ça te fait mal au cœur ?

-Non, enfin, en vrai j'en sais rien. C'est mon meilleur ami, on est tout le temps ensemble depuis des années. On est complémentaire et j'ai pas envie que tout ça se finisse.

-Oui mais, c'est de l'amour ou pas ?

Les yeux dans le vague il prit une gorgée de café, il ne pouvait pas répondre à cette question, pas assez de recul pour ça. Comment on sait qu'on aime ? Il savait plus ou moins ce qu'on était censé ressentir mais le problème c'est qu'avec David ils ont toujours été proche, ils ont toujours été en confiance l'un avec l'autre, appréciant et recherchant leur compagnie réciproque, ils avaient toujours parlé tard le soir et tôt le matin. Tout ce qui avait conduit ses amis, et sa sœur, à se mettre en couple étaient des choses courantes de sa relation avec son meilleur ami. Comment démêler l'amitié de l'amour de manière logique dans ses conditions ?

-Ouh ouh ! Tu me réponds ?

-j'en sais rien moi ! Vous en avez de bonne !

-Mais l'amour c'est un sentiment fort, ça se sent, ça se sait tu peux pas ne pas le savoir.

-Si tu le dis. En attendant il n'y a plus matière à en parler puisqu'il s'est tout simplement foutu de moi. Et puis d'ici 2 mois je rentre dans une école très loin de la sienne, on se verra quasiment plus et puis tant pis.

Célia vu de la douleur dans les mouvements de son frère, il était déçu et blessé. Elle mit sa main sur la sienne et serra ses doigts. Puis elle changea de sujet, parlant surtout de la future vie de son frère, du nouvelle appartement, de son école et d'autres broutilles. Puis ils allèrent faire les boutiques, surtout pour Célia et changer les idées de son frère. Elle fulminait après David d'avoir autant déstabiliser son frère pour rien, c'était méchant, il n'y a pas d'autre mot. Ça perturbait d'apprendre que son meilleur ami avait d'autres sentiments que ceux officiels, surtout après tant d'année. La nuit de la fête Jude n'en avait pas dormit, passant la nuit à en parler avec elle.

Le soir vint rapidement, David avait erré sans but le reste de la journée, incapable de mettre un nom sur ses sentiments. Jude n'avait pas renvoyé de message, lui non plus d'ailleurs. Lorsque la porte avait claqué derrière son ami il avait senti quelque chose se briser. Joe avait eu raison, il avait poussé son ami à la lassitude, ce n'était pas la colère qui avait fait claquer la porte. Maintenant tout était réellement fini, plus d'espoir pour lui.

J'espère que ça vous aura plus! n'hésitez pas a me donner vos avis pour la suite et sur ce chapitre !

Pour toi ma louloute: ta phrase viendra dans le prochain chapitre là ça passé pas

Bonne semaine à tous