Disclaimer: pas à moi. Perso de J.K. Rowling
Auteure: Lady Silverwings.
Traductrice: Cassis Blake
Pairings: Tom Riddle/Harry Potter
Note: Merci à tous ceux qui m'ont laissés des reviews et autres mots d'encouragements. J'en ai eu vraiment besoin sur ce chapitre. Big kiss virtuel à vous tous!
::meow:: - fourchelangue
meow - pensées d'Harry
Chapitre édité le 23 septembre 2010
Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis le premier contact que Harry avait eut avec Tom, et le jeune enfant commençait à s'en inquiéter. Il pensa d'abord que ces jours de silence était un test pour voir s'il honorerait sa promesse de garder le secret. Il avait tenu parole, taisant tout à ses parents. Mais alors que les jours passaient, il lui devint de plus en plus difficile de ne pas être anxieux, surtout lorsque arriva à la maison un dimanche, un sorcier âgé de haute taille.
Harry plissa le nez en voyant ses parents se diriger avec un grand empressement vers l'étranger pour l'accueillir. Lily et James traitaient ce sorcier avec le plus grand respect mais Harry ne parvenait pas à comprendre pourquoi. L'homme faisait figure de grand-père bienveillant avec ses cheveux argentés qui lui tombaient jusqu'à la taille et sa barbe qui était toute aussi longue. Harry pouvait même distinguer, attachées dans les mèches rebelles de celle-ci, de minuscules amulettes et autres babioles! Et le sorcier portait le plus étrange des accoutrements. Une robe d'un marron profond, constellé d'étoiles dorées qui traversaient la fabrique du tissu en laissant dans leurs sillages une trainée d'étincelles rougeoyantes.
Timbré, fut la première pensée d'Harry quand il vit l'homme pénétrer dans sa maison. Il a l'air encore plus dingue qu'Oncle Patmol quand il a but trop de Bière-au-beurre. Mais ce qui arrêta Harry fut le regard de l'homme. Ses yeux bleu pâle, de la couleur des glaciers, pétillaient. Ils n'étaient pas simplement brillants, ils étaient aussi éclairés d'une lueur étrangement pénétrante qui ne pouvait indiquée qu'une chose: l'homme ne préparait rien de bon. Oui, rien de bon du tout. Du moins, si on tenait compte du point de vue d'Harry.
«Harry, je voudrais te présenter Albus Dumbledore,» introduisit Lily, poussant son fils timide vers l'avant.
Harry s'avança à contrecœur de quelques pas, le menton résolument baissé sur sa poitrine, les yeux fixés sur le bout des chaussures de l'homme qui pointaient sous ses robes scandaleuses. Des chaussures… dont les bouts étaient retroussés et fermés par de minuscules clochettes dorées.
Définitivement cinglé, décida Harry.
Dumbledore s'accroupit pour se mettre à la taille d'Harry. Il posa une main sous le menton du garçon et lui releva la tête vers le haut. «C'est un honneur de te rencontrer, jeune Harry Potter,» le salua Albus.
Immédiatement, Harry sentit une légère pression dans sa tête. Ce n'était pas vraiment inconfortable ou douloureux, c'était juste étrange. Il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas ça du tout et il voulait que cette sensation déplaisante disparaisse.
Et juste comme cela, elle disparut.
Quelque chose dansa dans les yeux de Dumbledore avant qu'il ne tapote la tête de Harry et ne se remette debout. «Revenons-en aux affaires qui nous préoccupent voulez-vous?» indiqua-t-il à l'intention de Lily et James. Harry fut envoyé dans sa chambre, d'où il avait une vue parfaite sur la terrasse et ce qui s'y passait. Il fronça les sourcils en voyant Albus Dumbledore sortir une baguette de ses robes et l'agiter légèrement. Des étincelles argentées sortirent du mince objet en bois, émergeant de la pointe tel un feu d'artifice.
A cette démonstration de magie, Harry se senti envahit par une pointe de jalousie. «Attendez et vous verrez,» chuchota-t-il dans le silence de sa chambre. «Je serais capable de faire ça moi aussi, et je le ferais même encore mieux. Tu verras, maman. Tu seras fier de moi.»
Plusieurs jours s'écoulèrent à nouveau sans aucune nouvelle de Tom. Déprimé, Harry sauta sur l'occasion lorsqu'on lui proposât de rendre visite à Neville Longdubat, un ami de sa famille. Neville était supposé être très important lui aussi, mais Harry ne savait pas réellement pourquoi. Peut-être que c'était parce qu'ils étaient nés le même jour? Mais est-ce que cela ne devrait pas, par conséquent, faire de Harry quelqu'un de spécial aussi?
«Harry!» appela le jeune garçon depuis le milieu du salon.
Harry s'extirpa du foyer de la cheminée tout en époussetant les cendres tombées sur ses épaules à cause de la poudre de cheminette, et partagea avec Neville une étreinte chaleureuse. Le garçon n'avait pas encore perdu toutes ses rondeurs de bébé, alors il était ce que Harry appelait en taquinant, sans malice aucune, 'joliment potelé'.
«Content de te voir aussi, Nev!» répondit-il. «Comment ça va?»
«Super! J'ai eu un petit peu peur il y a quelques jours, mais maintenant ça va mieux.»
Harry fronça les sourcils. «Peur?»
«Ouais! J'étais en train de jouer sur la terrasse quand Grand-mère a vu quelque chose dans les broussailles. Elle a dit que ça ressemblait à un homme habillé tout en noir. Dumbledore a dû venir ici pour faire quelque chose à propos des barrières de protection.»
«Il est venu chez toi aussi?» s'exclama Harry. «Il est aussi venu dans ma maison il y a quelques jours et il a été sur la terrasse. Je n'ai pas entendu ce qu'il a dit et maman et papa n'ont rien dit non plus après qu'il soit parti.»
«Il a certainement dû renforcer les protections magiques autour de ta maison comme il l'a fait pour la mienne,» déclara Neville. Il jeta un coup d'œil aux alentours avant d'attraper la main de Harry. «Grand-mère!» appela-t-il. «Je vais montrer quelque chose à Harry sur la terrasse, d'accord?»
«C'est d'accord mais ne vous éloignez pas trop, Neville chéri,» répondit Augusta Longdubat. «Les parents de Harry et moi-même allons prendre le thé à la salle-à-manger.»
«J'ai entendu un secret,» chuchota Neville après avoir conduit Harry dans un coin éloigné du jardin. «C'est au sujet de Tu-Sais-Qui.»
«Huh?» répondit Harry. «Qui est Tu-Sais-Qui?»
Neville roula des yeux. «Le Seigneur Noir,» marmonna-t-il. «C'est vraiment un sorcier très mauvais qui veut tuer tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. C'est pour ça que Dumbledore a dû venir à la maison. Je suis censé être protégé.»
«Mais pourquoi? Qu'est-ce que tu as fais?»
«C'est plutôt ce que je suis supposé faire, Harry. C'est ça le secret. J'ai entendu Dumbledore et Grand-mère en parler juste avant qu'il ne s'en aille. Il y a cette pro… propane… promiscu-»
«Prophétie?» suggéra Harry
«Oui, c'est ça!» cria Neville. «Il y a cette prophétie qui dit que je suis le seul qui puisse vaincre le Seigneur Noir. Alors en attendant que je sois plus grand, je dois être très prudent.»
«Waouh, c'est incroyable Neville,» chuchota Harry. «Est-ce que ce serait déplacé de te dire 'félicitations'?»
Neville gloussa. «Harry!» s'exclama-t-il. «T'es bête.»
Harry sourit à son ami. «Je vais aller chiper quelques cookies à la cuisine,» complota Neville. «Tu en veux?»
«Bien sûr, mais je n'irais pas les chiper à la cuisine avec toi, si c'était ce que tu t'apprêtais à me demander,» plaisanta Harry. Neville roula à nouveau des yeux avant de partir. Une fois seul, Harry déambula aux abords du jardin, admirant les variétés de plantes et de fleurs. Comme il passait justement sous une fenêtre ouverte, il entendit des voix aisément reconnaissables.
«Albus a aussi été contraint de renforcer et d'ajouter de nouvelles protections magiques autour de notre demeure,» déclara la voix de Lily. «Après que Harry m'ait raconté qu'il avait vu son serpent dans notre jardin… nous n'avons pas voulu donner la moindre chance à cette créature de revenir en les laissant telles qu'elles étaient.»
«On dit qu'il est en train de rassembler de plus en plus de monde dans les rangs de son armée des ténèbres,» dit Augusta, la grand-mère de Neville. «Je suis peut-être vieille, mais je sais ce que j'ai vu. C'était un Mangemort! Traquant mon gentil Neville. Je ne pourrais être heureuse que lorsque Neville recevra sa lettre de Poudlard et partira à l'… oh Merlin, je suis désolé.»
Il y eut un bref silence. La respiration de Harry s'arrêta lorsque fut mentionner Poudlard. Il savait que c'était une école de sorcellerie prestigieuse. Ses propres parents y étaient allés quand ils étaient jeunes.
«Il n y a pas de mal, Augusta,» déclara James. «C'était un choc mais nous devons y faire face.»
«C'est une honte vraiment,» murmura Augusta. «Harry est un garçon tellement adorable, si gentil et attentionné. Qu'il ne soit pas capable de faire de la magie…»
«Croyez-moi Augusta, j'en suis conscient!» rétorqua sèchement James.
«James!» s'écria Lily. «Je t'en prie!»
«Non Lily. J'aurais mon mot à dire aujourd'hui.» Il y eut un silence tendu puis James repris la parole. «Avez-vous la moindre idée, Augusta, a quel point il est difficile pour moi de regarder notre fils grandir sans pouvoir magique? Avez-vous la moindre idée de combien il est difficile d'expliquer à notre enfant que les choses que nous pouvons faire, lui en est incapable? Je ne sors plus mon balai du placard, Augusta. Je ne peux pas. Je ne peux pas regarder dans les yeux de mon fils et voir la déception, la dépression, le désespoir complet se refléter dans ses yeux. Je ne le laisserais pas voir son père voler si facilement dans les airs uniquement pour l'empêcher de réaliser qu'il est ancré sur terre à jamais. Avez-vous la moindre idée, Augusta, du tourment que nous avons à traverser tous les jours?»
«James, je n'ai jamais souhaité- »
«Bien sûr que non,» l'interrompit James. «Personne n'a jamais voulu que quelque chose comme cela arrive. Les grands James et Lily Potter, le Golden Couple de Griffondors, maudits avec un enfant cracmol. Choquante surprise, ne dites-vous pas? Et bien c'est arrivé et maintenant dans quelques années, je devrais à nouveau m'asseoir à côté de mon fils pour lui expliquer qu'il ne pourra pas rendre visite à Neville quand il partira à l'école durant l'année scolaire. Qu'il devra aller dans une école où on lui apprendra que la magie n'existe pas et qu'il ne sera jamais capable de partager les mêmes joies et découvertes que celles que ses parents ont eues à Poudlard!»
«C'en est assez!» s'exclama Lily. Le bruit d'une chaise que l'on pousse hâtivement crissa retentit dans l'air. «Augusta, je vous prie d'accepter mes excuses, mais je pense que cela serait mieux si nous partions. Ce fut agréable de vous rendre visite à Neville et à vous.»
Harry s'éclipsa vivement de son poste d'écoute sous la fenêtre, s'agenouillant à la hâte devant un petit parterre florissant. Il détourna les yeux des fleurs quand il entendit la porte arrière s'ouvrire et vit Lily, les yeux brillants de larmes contenues, lui faire signe de la main.
«Je suis désolé, trésor, mais nous devons nous en aller maintenant,» dit-elle faiblement, un sourire crispé sur le visage. «Viens dire au revoir à Neville.»
«Vous partez si tôt?» demanda Neville en s'avançant de quelques pas, les bras remplis d'un assortiment de cookies. «Mais Harry n'a pas encore eut de cookie, et Grand-mère fait toujours les meilleurs cookies maison!»
«Peut-être un autre jour, Neville,» dit l'enfant s'efforçant de faire contre mauvaise fortune bon cœur. «Tu ferais mieux de les cacher cela dit, avant que ta Grand-mère ne t'attrape.»
Les yeux de Neville s'arrondirent soudainement sous le coup de l'anxiété avant qu'il ne disparaisse à l'intérieur de la maison. Un sourire triste sur le visage, Harry tendit avec hésitation la main vers sa mère et s'agrippa à la manche de celle-ci.
Lily baissa le regard sur son enfant durant un long moment, et Harry fut presque sûr que la bataille qu'elle menait pour empêcher les larmes de couler sur son visage d'ivoire serait vaine. Secouement énergiquement la tête, Lily refoula ses émotions.
«Allons-y, Harry,» chuchota-t-elle. «Mon fils…»
Harry grimaça en tenant plus fermement la main de sa mère. Une mer de corps humain allait et venait, certains bousculant Harry comme ils le dépassaient. Lily voulait passer prendre quelques affaires sur le Chemin de Traverse et avec James occupé au travail, elle avait prit Harry avec elle. Elle pensait que c'était une occasion sympathique de passer du temps avec son fils.
Harry pensait lui, avec une douce amertume, que cette sortie lui rappelait qu'il ne ferait jamais vraiment parti de ce monde. Mais il ne pouvait pas en blâmer sa mère. Elle était parfaite et si elle voulait aller sur le Chemin de Traverse avec son fils, alors il serait présent à ses côtés.
Comme ils passaient justement devant 'Fleury et Boots', un magasin de livres et de fournitures scolaires, une voix cria le prénom de Lily. Les Potter s'arrêtèrent tous deux et jetèrent un regard par delà leurs épaules.
«Lily, c'est si bon de vous revoir!» s'exclama une femme rondelette tandis qu'elle se précipitait à leur rencontre, ses cheveux roux, bien que moins flamboyant que ceux de Lily, volants à chacun de ses pas.
«Molly Weasley, mais des années ce sont écoulées depuis la dernière fois que nous nous sommes vues!» dit une Lily rayonnante. «Harry, je te présente Mrs. Weasley, une vieille amie de la famille. Molly, voici mon fils, Harry.»
«C'est un Potter, sans aucun doute!» sourit Molly. «Le portrait craché de James, mais avec vos yeux magnifiques, chère Lily.»
Harry rougit vivement, baissant la tête comme il le faisait souvent lorsqu'il se trouvait dans une situation embarrassante. Bientôt les deux femmes se trouvèrent perdues dans leur conversation, et Harry, en enfant précoce et inlassablement curieux qu'il était, s'ennuya vite de devoir se tenir simplement là. Il balaya du regard le Chemin de Traverse. Il était bondé de monde aujourd'hui et le bruit des discutions animées et des martèlements de pieds emplissait l'air.
Tout à coup, il y eut un léger sifflement qui semblait venir d'un peu plus loin derrière Harry, du côté droit de l'allée. Se retournant, il sonda du regard une ruelle sombre, située entre deux buildings. Elle était juste assez étroite pour permettre à un corps de s'y frayer et le passage et le sol était jonché de détritus. Au moment où il s'apprêtait à détourner les yeux, le sifflement retentit à nouveau.
:: Enfant-parleur.::
Harry sursauta. C'était Nagini! Nagini était là, dans cette allée sombre! Oh son amie lui avait tellement manqué et il désirait tant lui parler! Il lança un coup d'œil à sa mère et constata qu'elle était toujours en grande conversation avec Mrs. Weasley. Harry glissa sa main hors de l'étreinte de Lily aussi gentiment qu'il le put et entra avec précaution dans l'allée sombre. Une ombre remua, puis une forme apparut près d'un recoin.
:: Nagini, qu'est-ce que tu fais là?:: siffla Harry alors qu'il s'agenouillait pour observer le serpent.:: Tu pourrais avoir des ennuis. Tu pourras être blessée. Tu m'as manqué!:: Harry se pencha et referma ses bras autour du Cobra Royal comme celle-ci s'élevait à sa hauteur.
:: Tu m'as manqué tout autant, Harry,:: répondit amicalement Nagini.:: Mais je ne pouvais pas revenir te voir. Un sorcier très puissant a placé des sortilèges tout autour de ton nid et cela me ferait souffrir si je m'en approchais de trop près.::
:: Oh, tu parles d'Albus Dimple… Dumpling… Dumbledore! Il est venu à la maison et il a agité sa baguette tout autour, mais je n'ai pas pu entendre ce qu'il disait.::
:: Oui, enfant humain. C'est lui qui a ajouté ces sorts douloureux. Mais pas d'inquiétudes, mon Maître a un plan.::
:: Tom? Est-ce qu'il va bien?:: Harry rayonnait. Je n'ai peut-être pas été oublié finalement.
:: Oui, Maître Tom va bien et il a jeté un sort qui me permet de devenir de n'importe quelle taille pour être avec toi, enfant-parleur. Je dois me cacher dans ta poche et quand nous retournerons à ton nid, tu devras m'inviter à y entrer. Après ça, les sortilèges ne me feront plus aucun mal et je pourrais te rendre visite aussi souvent qu'il te plaira.::
:: Oh, oui s'il te plaît! J'aimerais beaucoup ça.:: implora Harry. Il regarda avec de grands yeux la silhouette imposante du serpent commencer à briller, son corps rapetissant jusqu'à ce qu'elle soit de la taille d'un crayon. Nagini rampa immédiatement vers la main tendue de Harry et il la glissa délicatement dans une poche intérieure de sa robe. Il sorti sans attendre de l'allée et s'avança à nouveau sur le Chemin de Traverse, juste à temps pour voir sa mère dire au revoir à Mrs. Weasley avec un signe de la main.
«Plus qu'un seul arrêt et puis nous rentrerons à la maison, Harry chéri.» déclara Lily tandis qu'elle marchait à grands enjambées. Ils s'arrêtèrent devant une large vitrine. De l'autre côté de la vitre, Harry pouvait voir des animaux de toutes sortes! Certains semblaient plutôt normaux, comme les chouettes forestières perchées sur des barres en bois à l'entrée du magasin, et d'autres plus exotiques, comme le griffon qui était en train de dévorer son repas, ses griffes tranchantes déchiquetant facilement la viande en menus morceaux.
« Attends moi ici, trésor, je reviens dans un instant,» ordonna Lily avant de se frayer un chemin jusqu'au comptoir. Harry regarda tout autour de lui, il n'était encore jamais venu dans cet endroit auparavant. Il s'y exhalait une légère puanteur que Harry se figura être normale. Comment une place comme celle-ci pourrait-elle ne pas sentir quand y était entassés une multitude d'animaux? Il traversa le magasin, se faufilant entre les différentes cages et boites qui contenaient chacune un animal, jusqu'à ce qu'il se retrouve à un emplacement plus sombre, dans l'arrière boutique. Une porte surgit des ténèbres devant lui, apparaissant très invitante pour le curieux enfant de cinq ans.
Harry ouvrit prudemment la porte et s'engouffra à l'intérieur de celle-ci. Empilées contre les murs de la petite pièce se trouvaient des cages métalliques, chacune étant surmontées d'un couvercle fermé. Harry découvrit très rapidement ce que contenaient celles-ci.
:: Encore un autre enfant-humain,:: siffla une voix. :: Déguerpis, petite chose puante!::
:: Tais-toi!:: siffla une voix différente. :: Il veut peut-être acquérir l'un d'entre nous. Viens par ici, enfant-humain, regarde comme mes écailles sont jolies. Tu vois comme elles brillent?::
Une autre voix émergea dans un éclat de rire. :: Idiots, vous êtes tous des idiots. Ne pouvez-vous pas le sentir? Il a déjà été clamé et par un être d'un grand pouvoir.::
:: Un serpent plein de sagesse, voilà qui est plaisant.:: dit Nagini d'un voix traînante alors que sa tête apparaissait au sommet de la poche de Harry.
Des cris surpris firent éruptions dans la minuscule réserve. Les serpents savaient sans avoir besoin de la voir que Nagini était un Cobra Royal. Un serpent mortel, rusé et pratiquement au sommet de la hiérarchie reptilienne. Oh, il existait bien d'autres serpents encore plus mortels et dangereux que celle-ci, mais ils étaient peu nombreux. Il était même rare d'en voir quelques spécimens se faire attraper et dompter.
:: Silence, tas d'imbéciles!:: tonna, aussi fort que la voix d'un serpent puisse tonner, le dernier reptile à avoir pris la parole. :: Faites preuve d'un minimum de sens du décorum! Pardonnez à ces stupides bavards.::
Un rire sifflant échappa à Nagini. :: Ce n'est pas très souvent qu'une créature telle que moi vient visiter des nids semblables à celui-ci. Je suis Nagini, et toi serpent, tu as vu juste dans ta déclaration. Cet enfant-humain a été clamé par mon Maître.::
:: Clamé?:: parla finalement Harry. :: Que veux-tu dire, Nagini?::
:: Gargouilles rampantes, l'enfant humain est un serpent-parleur!:: s'écria d'une voix rauque un serpent à proximité. Des sifflements excités s'élevèrent dans les airs.
:: Cela fait si longtemps, si longtemps!:: s'écria un autre serpent. :: C'est un honneur, serpent-parleur, de recevoir votre visite.::
:: Erm… je-merci.. :: bégaya Harry. :: Je n'avais pas l'intention d'être la cause d'un tel dérangement, je suis désolé.::
:: Il n'est nul besoin de t'excuser, Harry.:: déclara Nagini. :: Viens, nous devons partir. Je peux sentir ta mère s'approcher de ce côté, et l'odeur qui émane de ce nid est absolument atroce.::
Harry gloussa alors qu'il quittait la pièce et tombait du même coup face à face avec sa mère.
«Harry! dit-elle à bout de souffle. «Que faisais-tu là-dedans?»
«Pardon, maman, je ne voulais pas t'inquiéter. J'étais juste en train d'explorer les lieux lorsque j'ai vu cette pièce. Elle est remplie de serpents.»
Lily frissonna visiblement tandis qu'elle étreignait l'épaule de son fils. «Allons-nous en, mon cœur. C'est l'heure de rentrer à la maison,» déclara-t-elle en s'éloignant avec Harry. Celui-ci souriait, nostalgique, souhaitant pouvoir raconter à sa mère l'intéressante conversation qu'il venait juste d'avoir avec les serpents, mais il savait qu'il ne pouvait pas briser la promesse qu'il avait faite à Tom. Ni maintenant, ni jamais.
Harry marchait au côté de Lily, portant d'une main un léger sachet qui contenait leurs acquisitions sur le Chemin de Traverse et tenant de l'autre la main de sa mère. Lily transforma rapidement leurs robes de sorciers en vêtements moldus de manière à ce qu'ils puissent circuler en toute sécurité dans les rues, sans craindre d'attirer l'attention. Harry et Lily avaient tous deux appréciés cette petite excursion et un silence paisible s'installa entre eux.
Puis soudainement, les genoux d'Harry butèrent contre quelque chose. Il était juste devant sa maison et de courtes respirations haletantes s'échappèrent de sa bouche. Il pouvait sentir les barrières de protection entourant sa maison se mettre à pulser sous l'effet de la magie. Il pouvait les sentir le forcer à reculer, le rejeter au loin avec colère et violence. Il trembla sous la véhémence de l'attaque. Il comprenait maintenant pourquoi Nagini n'avait pas pu lui rendre visite.
«Trésor, qu'est-ce qui ne va pas?» demanda Lily.
«Rien, maman, il y a juste un caillou dans ma chaussure,» répondit Harry, réfléchissant à toute vitesse. Il lâcha la main de sa mère et s'accroupit, dénouant les lacets de sa chaussure droite. «Vas'y sans moi. Je te rejoinds toute suite.»
Lily fronça les sourcils mais juste pendant un court instant. Elle ébouriffa tendrement les cheveux de son fils avant de se détourner. «Je t'attends à l'intérieur, mon cœur. Tu vas m'aider à ranger tout cela, d'accord?»
«Oui, maman. J'arrive dans une seconde.»
Harry retint sa respiration jusqu'à ce que Lily ait disparu à l'intérieur de la maison. Il soupira ensuite profondément.
:: Bien joué, Harry,:: siffla Nagini, sa tête réapparaissant de la poche de sa veste.
:: C'est le moment où je dois t'inviter, Nagini?:: s'encquérit Harry avec curiosité. :: Est-ce que je dois prononcer des mots en particuliers ou bien agiter une baguette?::
:: Rien de tout cela, enfant-humain. Tu dois simplement m'inviter comme tu le ferais pour n'importe quelle autre personne.::
:: Oh, bon alors, entre Nagini, je t'en prie, et fais comme chez toi!::
Instantanément, la force qui éloignait Harry de la maison disparut. La tension présente dans ses muscles s'évanouit et il adressa un grand sourire au minuscule Cobra Royal.
:: Bien joué, vraiment,:: répéta le serpent d'une voix enchantée, s'élevant jusqu'à pouvoir effleurer de sa langue fourchue le bout du nez d'Harry. :: Fantastique, Harry. Tout simplement fantastique…::
Un seul mot à dire: ouf! (et danse de la victoire car je l'ai fait!)
Hum.. profitez-en car je doute pouvoir updater avant septembre... (se sauve sous les jets de tomates et autres légumes et fruits)
