Chapitre 2

Je reculai d'un pas, sous le choc, alors que mon visage perdait de ses couleurs. C'est impossible, mon père n'aurait jamais… enfin il me l'aurait dit! Mais en même temps, ça expliquait plusieurs choses, comme la couleur de mes yeux ou encore pourquoi tant de personnes étranges m'ont si souvent attaqué... et puis tous ce qu'à dit Thomas représentais très bien ma situation actuelle!

L'expression de Thomas perdit toutes traces d'exaspération, laissant la place à une expression désolé et de compréhension.

-Je suis désolé de te l'apprendre de cette façon, c'est seulement que les événements précédents m'ont bousculé et… (Il soupira). Je suis désolé Iris.

-Comment tu le sais? Et… et qui es-tu? Dis-je dans un souffle.

-Je suis comme toi, moi aussi j'ai un parent divin. Je ne l'ai appris que quelques semaine plus tôt, lorsque ma professeur s'est soudainement transformé en chimère et de m'attaquer. Crois-moi je serais mort si ce jeune homme ne l'avait pas tué juste à temps. Je ne sais pas son nom, mais il m'a emmené voir un homme en chaise roulante, du nom de Chiron. Nous sommes allez voir ma mère, et avec l'aide de l'homme, elle m'a dit qui j'étais réellement.

Ma mère ne veut toujours pas me dire qui est mon père, et elle refuse catégoriquement toutes aides que pourrait m'offrir Chiron. Elle dit que je ne suis pas prêt à affronté la vie que mon père me ferait subir, même si Chiron nous à dit qu'il y avait un endroit spécialement pour nous, fait pour nous préparer à ce genre d'attaque, à ce genre de vie que mènent les enfants de dieux. Même si ma mère ne voulait rien entendre, Chiron m'a quand même donné ceci (il sortit la pièce d'or qu'il serrait dans sa main au théâtre) C'est une drachme d'or. Il m'a dit que si je le voulais, je pouvais le rejoindre en lançant cette pièce d'or, et qu'un moyen me serait donné pour le rejoindre… et je crois bien que le moment est bien choisi.

-Un instant! Dis-je alors qu'il allait lancer la pièce. Et nous sommes supposé le retrouvé où? Moi je ne le connais pas, ce Chiron, et puis je ne peux pas partir comme ça, sans avertir mon père… Oh mon dieu mon père! Je… je dois allez le voir, je lui avais promis de ne pas mettre le feu au théâtre, et …

-Iris tout va bien! Nous trouveront un moyen de le contacter, mais avant il faut déguerpir pour ne pas que la police nous retrouve!

Tout à coup, des sirènes de polices se firent entendre ainsi que des jappements excités.

-La pièce! Lance la pièce Thomas! Criais-je alors que je sentais l'adrénaline et la panique monté en moi.

Sans même hésité, il lança la pièce, et elle disparu aussitôt, comme aspiré par l'air.

-C'est tout? M'écriais-je, tout en continuant de me retourné vers l'endroit d'où les sirènes venaient.

Au même moment, un carrosse tout en fumé grise sortit du mur sur les chapeaux de roues et s'arrêta juste devant nous. Thomas et moi reculâmes pour ne pas nous faire piétiner les orteils, les yeux exorbités par la surprise.

-Qu'est-ce que vous attendez? Embarquez, jeunes héro sans cervelle! Nous cria une voix de vieille femme avant que deux rires aigu et grinçant se joignent au sien.

Thomas me poussa à l'intérieur du véhicule en voyant que je ne bougeais pas, et se hâta de refermer la porte en fumé –enfin si « claqué » est le terme. L'intérieur du carrosse était vieux et élimé, et sentais le moisi et la mort.

-Très chaleureux comme endroit! On se sent tout de suite en confiance! Dis-je ironiquement, car c'était tout ce que je pouvais faire pour ne pas perdre la boule être ironique.

-Alors, cervelles de moineaux, on se rend où? Nous dit une des trois vieilles femmes qui étaient assise à l'avant.

Toutes les trois était ridées et avait le crane presque dégarnie, avec quelques touffes de cheveux blancs éparses. Elles se retournèrent toutes trois vers nous, et sous l'horreur, je reculais sur mon siège, de moins en moins rassuré. Leur visage mince et ridé était gris, et une seule d'entre elle avait un œil, alors qu'une autre avec une seule dent.

-Euh… nous allons à la colonie des Sang-mêlé, dit Thomas d'une voix incertaine, fixant les trois vieilles dames d'un œil dégouté et apeuré.

-Non mais qui êtes-vous? M'écriais-je, déclenchant l'hilarité générale des trois sœurs.

-Les sœurs grises, ma jolie, dit celle avec la dent. Hey tu me passe l'œil ou quoi! S'écria-t-elle en se tournant vers celle du milieu.

-L'œil? Hurlais-je.

Au même moment, celle qui avait demandé l'Œil l'arracha du visage de sa sœur, mais il rebondit de sa main comme l'aurait fait un savon mouillé et atterri sur mes genoux. Je poussai un hurlement d'horreur en voyant la pupille blanchâtre de l'œil tourné dans tout les sens sur mes genou, alors que les trois sœurs riait aux éclats. Je donnai un coup du revers de ma mains sur l'œil qui rebondit vers l'avant, où une des trois sœurs le rattrapa et le fourra dans l'un des orbites vide de celle qui conduisait. J'entendis à peine Thomas me demandé si j'allais bien, ou encore le rire des trois vieilles à l'avant, tout les bruit était estompé comme si j'étais sous l'eau alors qu'un sifflement aigu couvrait tous les son.

J'avais à la fois chaud et froid, sentant des sueurs froide le long de ma nuque et le sang se retiré lentement de mon visage. Ma vision s'embrouilla et se voila d'une sorte de brume noir, et je sombrai sur les genoux de Thomas, évanouie.

Je repris conscience tranquillement, un énorme mal de tête me donnait l'impression qu'on compressait mon crane de l'intérieur. Quelqu'un me portait dans ses bras, je me sentais balloté dans tous les sens, ma tête pendant à moitié dans le vide, mes longs cheveux noir ondulant dans le vide. Je sortis de ma torpeur et me débattit, ne sachant pas qui était la personne qui me portait. Celle-ci s'arrêta et me déposa tranquillement au sol, sur mes pieds, et je me clamai en découvrant le visage moqueur de Thomas.

-Je… euh…. Merci, balbutiais-je, mal-à-l'aise.

-De rien. Après tout, ce n'est pas tout les jours que j'ai la chance de porter une jolie fille dans mes bras, dit-il en rigolant, alors que je rougissais.

Je regardais enfin autours de moi et remarquais qu'il faisait nuit, et que nous nous trouvions au cœur d'une forêt sombre et grouillante de vie. J'entendais toute sorte de bruit étrange, des hennissements, des gémissements et quelque fois des grognements, le tout accompagné du souffle du vent et des branches qui craquait. Cette forêt faisait froide dans le dos, et je me demandais sérieusement ce que nous faisions ici.

-On est où là, au juste? Demandais-je à Thomas, dis-je en reprenant ma veste que Thomas avait jeté sur son épaule plus tôt.

-J'en sais rien, les vieilles folles nous ont déposé en lisière de la forêt, et depuis je cherche l'entré du camp mais je n'arrive pas à la trouvé. Chiron m'a dit qu'il y avait une barrière magique qui délimitait le camp, mais je n'arrive pas à trouvé l'entré, dit-il avant de m'aider à enfiler ma veste.

Tout à coup, quelqu'un sauta d'un arbre dans une chute out à fait calculé, et atterrie devant nous en amortissant sa chute d'une roulade. La jeune femme se relava pour nous faire face et aussitôt nous menaça de son poignard. Elle devait avoir environ 20 ans, et sous son casque de gladiateur se cachait des boucle blonde et un visage où se dessinait une expression de menace, ses yeux gris lançant des éclairs. Sa poitrine était couverte d'un plastron d'ancienne armure antique sur un chandail orange, un jean, ainsi que des souliers noirs. Thomas me pris le bras et me poussa derrière lui, se plaçant entre moi et la lame de l'épée de la jeune femme.

-Qui êtes-vous? Nous demanda-t-elle, sa voix claquant dans le silence de la nuit.

-On cherche la colonie des sangs-mêlés, dit Thomas d'une voix grave et sûr d'elle.

-J'ai dit : Qui êtes-vous? Nous redemanda-t-elle, sa voix encore plus menaçante en avançant, plaçant la pointe de son poignard sur la gorge de Thomas.

Je contournai aussitôt Thomas et me plaça devant elle en levant les mains pour bien lui faire voir qu'on ne voulait aucun mal et que nous n'étions pas armés. Thomas me pris la main pour me tiré vers l'arrière, mais je la lui serrais pour lui faire comprend que je ne bougerai pas d'ici.

-Je m'appelle Iris James, et voici Thomas O'connell, dis-je en le désignant d'un signe de tête, la main toujours levée. On s'est fait attaqué par un monstre et quelqu'un nous a dis de venir ici.

-Pourquoi êtes-vous ici? Demande-t-elle encore de la même voix.

-Thomas vous l'a dit, on recherche la colonie des sang-mêlé, c'est un certain Chiron qui l'a dit à Thomas.

-Il m'avait donné une drachme et nous sommes arrivés avec le taxi des trois fo … sœurs grises, dit-il en se reprenant pour ne pas dire «les trois folles ».

-Ah, d'accord je vois, dit-elle, sa voix ayant maintenant une intonation amicale.

Elle se détendit et rangea son poignard dans son étui sur sa cuisse et enleva son casque, secouant sa crinière blonde et bouclé avant de nous tendre sa mains, à Thomas et moi alternativement.

-Je m'appelle Annabeth Chase, fille d'Athéna, nous dit-elle alors qu'un sourire de soulagement se dessinait sur mes lèvres. Désolé de cet accueil très peu chaleureux, mais on n'est jamais trop prudent avec les intrus.

-Aucun problèmes, on comprend, dit Thomas alors que son sourire éblouissant revenait sur son visage.

-Venez suivez-moi, l'entré de la colonie est plus à l'ouest, dit-elle est ramassant son casque et de le calé sous son bras.

Nous la suivîmes, et je remarquai que je tenais toujours la main de Thomas, si bien que je la lâchai en rougissant un peu. J'accélérai le pas pour me retrouvé à la hauteur d'Annabeth. Elle me lança un regard et me souris, auquel je répondis à mon tour d'un sourire timide.

-Alors, connais-tu ton parent divin? Demanda-t-elle alors que Thomas nous rejoignais.

-Non… enfin, je viens de savoir que j'avais une déesse pour mère, avant de me faire attaquer par la guide du théâtre. J'ai ensuite appris que ma dyslexie et mon trouble d'hyperactivité était dû à ma condition d'hybride débile, alors tout va bien dans ce cas! Ah! Et j'oubliais les trois folles qui mon jetés leur œil sur les genoux, mais à part tout ca, non, personne ne m'a dit qui était ce mystérieux parent divin, dis-je, plus ironique que jamais.

Annabeth et Thomas éclatèrent de rire, bientôt suivit par moi qui riait avec un peu plus de retenu, même si j'étais flatté d'être la cause de cette hilarité.

-Ne t'inquiète pas, tu t'y habitueras. Moi aussi les sœurs grises me foute les jetons. Et puis mon petit copain aussi à découvert qui il était à l'adolescence, plus jeune que toi-même. Je vous le présenterai, je suis sûr que vous allez vous entendre.

-Ouais, se serait drôle qu'on puisse se partagé nos connaissance en matière de meurtre de monstre, dis-je en faussant un enthousiasme.

-En parlant de monstre, savez-vous ce qui vous à attaqué? Nous demanda-t-elle, retrouvant son sérieux.

-c'était une sphinge. Elle avait pris l'apparence d'un guide au théâtre et elle avait déjà repéré Iris avant que je ne me rende compte ce qu'il clochait chez elle. Elle a confirmé mes soupçons en parlant le grec ancien à Iris, expliqua Thomas.

-Et elle nous a piégé dans une pièce et nous à attaqué alors que nous tentions de nous en aller, ajoutais-je.

-Et comment vous avez fait pour la détruire? Car la Sphinge n'abandonne jamais un combat. Si sa victime donne une réponse erroné à une de ses questions, elle le mange, nous renseigna Annabeth tout en continuant à marcher.

-C'est Iris qui l'a tué, elle était super, comme si elle avait fait sa toute sa vie. Elle lui a même fai une devinette avant de lui planté une épée dans le dos.

-Arrête voyons, c'était un travail d'équipe, sans toi je n'aurais même pas eu le temps de crier que déjà elle m'aurait tué.

-Décidemment vous êtes plus habile que je ne l'aurais pensé tous les deux! Tuez une Sphinge pour son premier monstre sans expérience, c'est vraiment tout un exploit…, dit Annabeth en nous regardant avec surprise.

Nous nous arrêtâmes alors devant un grand portail encadré de torche, où il était en grec ancien : Colonie des Sang-mêlé.

-Bienvenue chez votre nouvelle maison, demi-dieu, nous dit Annabeth avec un clin d'œil.