Voici la suite. Le profil de Van se définit un peu plus, les choses « sérieuses » arriveront au prochain chapitre.
En espérant que ça va vous plaire ! Dites-moi ce que vous en pensez svp.
Encore une fois, Vision d'Escaflowne et Van ne m'appartiennent pas.
Chapitre 2
« Van ! Grouille, le patron est pas content ! On démarre dans 5 minutes !
- Oui, bonjour quand même ! »
Il se dirigea d'un pas rapide vers le bureau au fond du couloir, saluant au passage ses quelques collègues qui n'étaient pas encore dans les coulisses.
Arrivé à la porte pourtant close, il entendit de superbes jurons qui auraient fait pâlir d'envie Lucifer lui-même. Réprimant un soupir de mépris, il toqua à la porte puis entra après avoir entendu un « Entrez ! » sonore.
Seigneur ! Qu'il haïssait cette personne obèse et imbue d'elle-même. Toujours à donner des ordres, à se croire supérieur car étant le directeur.
« Mais qu'est-ce que tu fous bordel ? ! T'es pas en tenue ! C'est ta dernière représentation, tu es viré ! »
Lassé, le jeune homme aux cheveux noirs en épis se dirigea rapidement vers la salle qui faisait office de vestiaire et se changea en 4ème vitesse.
Chapitre 2
« Et le clou de notre spectacle… Celui que vous attendiez tous… Le voici ! VAN ! »
Dans la salle, tout le monde scandait ce nom : Van. Lorsqu'il apparut, tout bruit cessa : tous étaient attentif.
Leurs regards étaient rivés sur ce jeune homme, habillé de son éternel costume deux pièces et de son habituel haut de forme.
Sa renommée était connue, il était à ce jour le meilleur magicien que leur époque avait connu. Son numéro de la téléportation faisait fureur : beaucoup de gens venaient pour le voir. Tous se prêtaient à dire qu'ils entendaient des battements d'ailes lorsque la salle était plongée dans la pénombre pour les besoins du spectacle.
Van sortit son habituel sourire, même s'il était triste que ce soit sa dernière représentation. Que ferait-il plus tard ?
Les cris d'enthousiasme du public le ramenèrent à l'ordre.
Il démarra son numéro.
Chapitre 2
Dans le vestiaire, plusieurs personnes se changeaient en papotant joyeusement… Tous, sauf un. Il se fit d'ailleurs apostropher.
« Ben alors Van ? T'es pas content ? Le public criait pas assez fort à ton goût ?
- Je suis viré. »
Cette information, dite d'une voix éteinte, fit stopper les conversations. Plusieurs sourires goguenards apparurent sur les visages des gens l'entourant : enfin, il partait ! Leurs côtes pourraient enfin grimper à nouveau !
Van se doutait bien de la signification de ces sourires. Depuis son arrivée, ses collègues étaient de moins en moins demandés par le public. Il était donc peu apprécié, ce dont il était bien au courant.
Ecœuré par tant d'hypocrisie (car ils lui avaient tous dis qu'ils étaient attristés de son départ), il quitta à grands pas la pièce, puis le bâtiment.
Il se rendit ensuite chez sa kinésithérapeute, seul luxe qu'il avait pu s'offrir.
Etant arrivé en avance, il patienta dans la salle d'attente. Il se mit à observer les éléments l'entourant pour se changer les idées, puis vit (ou plutôt remarqua) pour la première fois le panneau d'affichage.
Il y vit des annonces du genre : « jeune fille motivée propose de garder jeunes enfants » ou alors « propose des cours de rattrapage »… L'une d'elle lui tapa dans l'œil : « jeune prestidigitateur, propose animations en tous genres ».
Il fut stoppé dans ses pensées par la secrétaire, lui disant que la pièce était libre et qu'il n'avait plus qu'à s'y rendre, ce qu'il fit à grand joie. Sa kiné, Loreline, l'y attendait. Il mit quelques secondes pour enlever ses habits du haut, puis s'allonger sur le ventre sur la table prévue à cet effet.
Il avait dû prendre rendez-vous suite à sa toute première représentation : il avait tellement stressé qu'en sortant ses ailes, il s'était démis quelque chose. Quoi, il l'ignorait : sa kiné et les médecins aussi, mais eux n'étaient pas censés savoir qu'il possède des ailes. Depuis, il se faisait masser tous les soirs pour apaiser son dos douloureux, mais également pour passer du bon temps avec cette merveilleuse Loreline (qui était, comme par hasard, une jeune femme d'à peu près son âge).
C'était pour ses beaux yeux également qu'il s'était fait tatouer toutes ces plumes blanches dans le dos. Seigneur Dieu ! Quelle douleur il avait eu, ce jour là ! Elle lui avait bien sûr remonté les bretelles, mais rien que de voir la lueur d'admiration dans ses yeux lui signifiait qu'il était bien parti pour la conquérir.
Ses habitudes avaient bien changé, en 6 ans… Il avait 14 ans en arrivant sur Terre, après l'implosion de Gaia. Il avait alors en tête tous les beaux principes dont il avait été imprégné dès tout petit. Respecte ton prochain, qu'importe le niveau social, ne jure jamais, soit toujours à l'écoute des autres… Hélas, la rue lui avait fait comprendre qu'il se trompait partout. Il avait appris à jurer, à se défendre bec et ongles contre l'extérieur… A voler, à mentir pour se protéger… Il avait fais diverses petits boulots avant d'en arriver là. Ses pouvoirs, acquis dès sa petite enfance, lui avait permis de vivre un petit peu mieux que les autres voyous des rues.
Aujourd'hui, il avait remonté la pente, mais… que un petit peu.
Après avoir volé un baiser à Loreline et lui avoir mis la main aux fesses (les vieilles habitudes reprenant leurs droits), il s'en alla dans la pénombre de la soirée à son studio, afin de rédiger à son tour une petite annonce. Qui sait ? Peut-être serait-il prit…
