Deuxième chapitre, parce que je viens d'en finir un, donc j'estime en avoir assez d'avance pour pouvoir publier sans risquer justement de n'avoir plus rien à publier à un moment... (la panne d'inspiration ça fait peur).
En relisant les premiers chapitres je me rends compte que je ne les aime franchement pas, donc encore une fois, je vous promets que la suite sera mieux... (Enfin si ça continue comme ça je dirais ça à chaque nouveau chapitre...)
South Park appartient à Trey Parker et Matt Stone...
Quels sont tes sentiments ?
II
Le calme avant la tempête
*~*~*Butters*~*~*
Je me sens… mal. Oui c'est le mot, mal. Mes bras et mon torse me font mal. J'ai l'impression d'être passé sous un bus.
Et c'est comme si c'était le cas.
Je regarde l'état de mes bras en premier, j'ai une dizaine de bleus et de griffures. Pareil pour mon torse. Je remarque ensuite longue plaie, heureusement peu profonde, de sous le téton gauche au nombril. Pourtant tout a l'air propre, le sang ne coule plus et j'ai même un t-shirt propre, qui soit dit en passant n'est pas à moi.
C'est Eric qui m'a fait ça. J'ai du mal à me souvenir exactement de comment ça s'est passé, je me souviens juste de la douleur, de l'obscurité, d'Eric qui me posait toutes ces questions et qui insultait Kenny.
Où suis-je ? Dans une chambre certes, dans un lit même. La décoration est simple, voire inexistante. C'est plutôt petit, mais l'odeur m'est familière. On dirait l'odeur de Kenny. Je n'y crois pas trop, sur le moment. Jusqu'à ce que Kenny ouvre la porte.
« Ah t'es réveillé. Tu... Comment tu te sens ? » Mieux qu'il y a une minute. Mais si je lui dis ça, il ne comprendra pas.
« Je… Je ne vais pas trop mal. Qu'est-ce qu'Eric m'a fait ? » Kenny s'assit à côté de moi. Pour le moment il ne répond pas. Il reste assis sur le lit, il regarde la moquette toute salie par les années sans entretiens.
« Il… Il avait un couteau et… Il était en train de… Enfin tu vois, ta coupure. T'étais sur le dos dans le canapé, il avait une main sur ton cou pour que tu ne bouges pas… Est-ce que… tu sais pourquoi il a fait ça ? » C'est donc ce qui s'est passé. Je me doutais que c'était quelque chose de ce genre. Mais là, c'est Kenny qui me raconte ça. C'est comme si je pouvais voir ce qu'il a vu.
« J-Je l'ai insulté. » Kenny tourne la tête vers moi, me fixe comme attendant une suite à ce que je viens de dire.
« C'est tout ? Il t'a… mutilé… juste parce que tu l'as insulté ? Tu lui as dit quoi ? » Je lui ai dit qu'il n'arrivait pas à la cheville de Kenny. Mais je préfère reformuler cette insulte histoire de ne pas me vendre.
« Je lui ai dit… qu'il n'était qu'un moins que rien. » Les yeux de Kenny s'écarquillent.
« Que ça ? Mais on l'insulte toujours de choses bien pires ! Pourquoi… Pourquoi serait-il aussi horrible avec toi ? »
*~*~*Kenny*~*~*
Butters ne répond pas. Je pense qu'il ne connait pas la raison pour laquelle Cartman s'acharne autant sur lui.
Au moment où j'ai pu écarter Cartman, je me suis approché de lui. J'ai regardé ses blessures, et j'ai vu cette coupure. J'ai passé ma main dans ses cheveux, essayant de lui tirer une réaction. Je ne sais pas s'il était parfaitement conscient, mais il gémissait de douleur, et je sais qu'il était terrorisé. Je l'ai redressé en relevant son dos, qui était heureusement intact, et je l'ai pris dans mes bras en essayant de ne pas lui faire de mal.
Cartman était assez hagard, il avait dû se cogner la tête après avoir reçu mon poing dans la figure. Il m'a menacé, et je sais qu'il se vengera. Mais j'ai tourné la poignée, et j'ai emmené Butters chez moi.
J'ai eu peur que quelqu'un nous voit et se mette à crier au scandale. Il faut dire qu'un type qui en porte un autre assez amoché, ça peut faire flipper, mais, par chance, je n'ai croisé personne. Il faut dire que j'habite à une centaine de mètres et en principe les gens ne sortent pas quand il fait froid dehors. Soit toute l'année quand on est à South Park.
Mes parents étaient encore dans leur chambre en train de s'engueuler. Kevin était surement parti, puisque je l'ai pas vu depuis que je suis rentré, et j'ai pu aller dans la salle de bain sans me faire remarquer.
Butters était dans les vapes (il a vraiment dû flipper), alors j'en ai profité pour désinfecter son entaille. A chaque fois que le coton touchait sa peau endolorie, il se tendait et j'avais mal pour lui. Je l'ai allongé dans mon lit et je suis allé nettoyer la salle de bain.
J'espère qu'il n'aura pas de cicatrice, je n'ai pas envie qu'il se souvienne de ce qui s'est passé à chaque fois qu'il se déshabille. Parfois je me dis que Butters a tort quand il dit qu'il est parfaitement heureux avec sa vie.
« K-Kenny ? » Je quitte mes pensées, me tourne vers lui et esquisse un sourire. Il me le rend et continue.
« Merci… Enfin, si t'avais pas été là… Je… »
« T'en fais pas pour ça… Et… Pense pas à ce qui se serait passé. » Il se mord la lèvre et fini par hocher la tête. Au bout de quelques secondes, il se lève.
« Je pense que je vais y aller… Mes parents vont s'inquiéter… Je te rendrai le t-shirt la prochaine fois qu'on se voit. »
« Tu peux le garder, il est trop petit pour moi de toute façon. Mais je te raccompagne, au cas où le gros lard serait à ta recherche. » Il me sourit amicalement et je lui fais signe de me suivre.
*~*~*Butters*~*~*
Kenny me raccompagne chez moi, et on peut dire que je suis aux anges. J'ai beau grimacer à chaque fois que le tissu frotte de trop près ma peau, j'ai beau avoir un des pires souvenirs de ma vie tout frais dans mon esprit, je suis ravi que, sur cette centaine de mètres, il y ait Kenny marchant à mes côtés.
Lorsqu'on arrive chez moi, je suis presque déçu, et ce même si nous n'avons pas parlé pendant le trajet.
« Tu vas dire quoi à tes parents ? » J'avais oublié ce détail…
« Je pense qu'ils vont juste me disputer d'être rentré aussi tard. Ils ne vont pas remarquer mes bleus et tout. »
« Oh… Je vois… Enfin, prends soin de toi Butters, appelle moi dès que t'as un problème. » Il me fait signe et fait demi-tour.
« A-Attends ! Je n'ai pas ton numéro Kenny ! » Il s'arrête brusquement et revient en arrière.
« J'suis con parfois. Passe ton téléphone. » Me dit-il en souriant. Je sors mon portable de ma poche et lui tend. Il trifouille quelques trucs puis me le rend.
« Voilà, donc, n'hésite surtout pas. Je ne veux surtout pas qu'un truc de ce genre t'arrive une deuxième fois. » Je jette un œil à ma liste de contact, j'ai maintenant le nom de Kenny. Je réagi ensuite à ce que Kenny vient de me dire.
« Merci Ken'… » Je me rends compte que j'ai commencé à rougir depuis un moment. Maintenant Kenny s'en va. Je le regarde s'éloigner, puis tente d'ouvrir ma porte. C'est fermé. Je suis obligé de sonner.
« Butters ! » C'est mon père qui est venu m'ouvrir. Malheureusement.
« Tu as vu l'heure qu'il est ? Où est ce que tu étais passé ! »
« Je suis désolé … » Il n'a pas besoin de continuer son discours, je sais ce qui va suivre.
« Je me fiche que tu sois désolé ! Tu es puni, monte dans ta chambre, jeune homme ! » Je commence à m'avancer à l'intérieur tout en continuant la réplique habituelle.
« Oui monsieur… »
*~*~*Cartman*~*~*
Butters n'a aucune chance avec Kenny. C'est tout. Même s'il lui montre un peu d'attention, c'est juste pour avoir bonne conscience. Kenny est un connard et Butters est un crétin. S'il a quelconque espoir avec lui c'est juste parce qu'il est naïf. Je suis la seule personne qui puisse vouloir de lui et il faut qu'il le comprenne. Et ce même s'il doit être malheureux.
J'ai prévu d'aller voir Kenny pour lui casser la gueule, mais je pense que c'est inutile, quand on est aussi con que lui. Non, ma vengeance sera bien pire, et je n'hésiterai pas à la mettre en œuvre dès qu'elle sera finalisée. Mais après-tout, la vengeance est un plat qui se mange froid.
Plusieurs fois je suis allé chez Butters pour pouvoir commencer mon plan. Mais à chaque fois, ses parents me disaient qu'il était puni. J'ai abandonné l'idée d'aller le voir chez lui, parce que si ses parents sont là, je ne pourrais pas employer la manière forte. Il faut que je me retrouve en tête à tête avec lui. Je sais que j'y arriverai, et s'il le faut, je l'éloignerai de Kenny, et ce à l'extrême.
Je lui ai envoyé une dizaine de textos, j'ai reçu tous les accusés de réception, mais aucune réponse. Peut-être que cette fois-ci, il m'en veut. Venant de Butters, c'est plutôt étrange, mais je dois avouer que j'ai dépassé les limites en m'acharnant comme ça sur lui. Néanmoins, je sais que c'était la seule solution, ce gamin doit comprendre qu'il ne peut m'échapper.
Il doit aussi comprendre que si je ne peux l'avoir, personne ne l'aura.
Au lycée, j'essaie d'approcher Butters pour le trainer avec moi, mais il m'évite trop, si je me mets à lui courir après, on risque de se demander ce que je fais, et si j'use d'une quelconque violence, tout le monde sera là pour m'en empêcher, et même si je suis un boss, je ne peux pas lutter si plusieurs personnes se mettent contre moi. Alors j'attends que la punition soit levée et qu'il se décide à sortir. A ce moment, je pourrai passer à l'action.
*~*~*Kenny*~*~*
Ça fait maintenant deux semaines que tout ceci s'est passé. Depuis, Butters ne traine plus avec nous lorsque Cartman est là. Ça me rend triste pour lui, il est obligé de rester seul. Quand je vais vers lui, je remarque que Cartman n'est jamais loin et ça a le don de me taper sur les nerfs. Il le cherche sans arrêt du regard, et j'ai franchement peur qu'il le trouve, qu'il se mette à le courser, pour le bloquer je ne sais où et recommencer à le massacrer. Je ne sais pas ce qu'il a, et avec Cartman, il faut s'attendre au pire.
En attendant, les blessures de Butters sont en bonne voie de guérison, et je n'en ai remarqué aucune nouvelle. Après tout, s'il s'était passé quelque chose, Butters m'aurait appelé à l'aide.
Et parce que ça fait deux semaines qu'il ne s'est rien passé du tout, j'ai l'impression que Cartman s'est calmé. Mais je peux toujours me tromper.
Vrrrrrr.
Je regarde autour de moi, je cherche mon téléphone. Lorsque je suis allongé sur mon lit, il peut être n'importe où.
Vrrrrrr.
J'attrape l'appareil qui était dissimulé derrière mon oreiller. Je regarde vite-fait le nom de l'appelant avant de décrocher. Butters. Il ne m'avait encore jamais appelé depuis que je lui ai donné mon numéro. J'ai peur qu'il m'appelle pour quelque chose de grave. Parce que, soyons réaliste, il ne m'appellerait pas pour rien.
« Allô Butters ? » J'entends une respiration haletante à l'autre bout du fils, je m'attends au pire.
« K-K-Kenny ? » Il parle à voix basse.
« Butters explique moi ce qui se passe ! »
« C-C'est E-Eric… Il m-m-me cherche… » Cartman si tu touches à un seul de ses cheveux tu vas me le payer.
« Dis-moi où t'es ! »
« D-Derrière l'école p-primaire… Aide m-moi K-Ken'… » Je suis déjà en train de mettre mes chaussures. J'ai pris les bottes, sans lacets, rapides à mettre. Il n'a pas terminé sa phrase et je suis déjà dans le couloir.
« J'arrive Butters. Planque-toi. » Je raccroche, et je me mets à courir attrapant la première chose qui pourrait me servir contre Cartman. Je sors de chez moi sans fermer la porte et je mets toutes mes forces dans ma course. L'école est à deux kilomètres, et j'ai peur de ne pas arriver à temps.
Cours Kenny, cours.
Nombre de mots dans ce chapitre (sans les notes de l'auteur) : 2014
