Aldébaran sourit.
Dans sa mémoire, il est encore vif, le souvenir de cette jeune fille, si fraîche, si innocente, qui lui a tendu en souriant sa petite fleur violette.
Elle fait partie des victimes de la guerre.
Un « dommage collatéral ».
Il a pleuré pour elle, pour son innocence volée par la guerre, pour sa vie envolée au cœur de la bataille.
Bientôt, il le sait, le souvenir s'effacera, il se confondra avec ceux de tous les morts qui pavent la route d'une vie de chevalier.
Mais Aldébaran sourit.
Parce que le chevalier du taureau est un indécrottable optimiste.
