Shalom tout le monde.
Voici le deuxième chapitre de "Je t'aime. Moi non plus." J'espère qu'il vous plaira tout autant que le premier et que vous me laisserez tout plein de reviews. D'ailleurs merci pour toutes celles que vous avez déjà posté. Rien de mieux pour encourager à continuer. Merci.
Il me reste plus qu'à vous souhaitez une bonne lecture... !
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2 : L'Arrivée.
« Aéroport de Port de France. 15H42. 29°. »
Tony soupira. Cela faisait bientôt une demi-heure qu'ils cherchaient et attendaient en vain que le sac noir de Ziva daigne d'apparaître sur le tapis roulant.
Bon sang, c'est quand tu veux, mon vieux. Ne te presses surtout pas, on a tout notre temps.
Désespéré de ne jamais le retrouver un jour, il s'éloigna et s'assit sur un chariot vide. Chariot abandonné par une famille qui avait retrouvé ses bagages, elle.
Nouveau soupir. La jalousie est un vilain défaut, Tony.
Le jeune italien jeta un rapide coup d'oeil sur les environs. Le grand hall des arrivées était quasimment vide. Demeraient un père qui guettait lui aussi l'arrivée d'une quelconque valise et un couple qui se disputait près de la porte.
- Incapable, disait la femme à son mari. Incapable.
Mais Tony ne comprit jamais ce qu'avait pu dire cette petite femme en robe rose et aux lunettes de soleil de mouche. Elle parlait français. C'est vrai qu'on est à la Guadeloupe.
Pourquoi n'avait-il pas choisi les Bahamas ?
Un quart d'heure plus tard ; 15h57 disait le panneau électronique de l'aéroport ; Tony vit disparaître les derniers occupants du grand hall.
Mince.
Que faisait Ziva ?
La voilà qui arrivait justement, un gros sac noir à la main et le sourire aux lèvres. Elle passa une main sur son front négligemment et remit en place le foulard qui lui tenait les cheveux.
- C'est bon. Je l'ai.
- J'avais vu.
Regard noir.
- On y va ? Proposa la jeune israélienne.
- Je n'attendais que toi.
Et ils sortirent ensemble de l'aéroport en se chamaillant comme deux gamins.
Tu aurais pu écrire ton nom sur ce petit papier et l'accrocher à ton sac comme nous l'a demandé l'hôtesse, disait Tony, ça nous aurait éviter de le chercher si longtemps. Et puis un sac noir, c'est tellement banal. Il y en avait quinze comme le tien !Je choisis le sac que je veux, répliquait Ziva. Si c'est celui-ci qui me plaît. Et puis, on est en vacances, on a le temps... Blablabla.
Silence.
Ils se demandaient chacun de leur côté pourquoi ils avaient décidé de partir en vacances ensemble.
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Un grand monsieur chauve avec une chemise à fleur les accueillit à l'hôtel. Il leur fit faire un rapide tour, leur montrant où se trouvaient le restaurant, le bar, la piscine et leur désignant la mer au loin.
Comme s'ils ne l'avaient pas déjà remarqué.
La mer. Bleue translucide puis bleu roi. Magnifiquement sublime.
Il les conduisit jusqu'à leur chambre et leur demanda de redescendre au bar lorsqu'ils auraient fini de s'installer. Hum... un véritable jeu d'enfant maintenant qu'il leur avait dit où le bar se trouvait.
Là, il leur offrit un cocktail de bienvenue.
- Avec alcool ou sans alcool ? Questionna-t-il.
Et Ziva s'empressa de demander deux cocktails avec alcool sans prendre le temps de faire la traduction à Tony qui ne comprenait rien au français.
- Marguarita, annonça leur hôte avant de s'éclipser.
Tony s'assit sur une chaise et attrapa son cocktail. Ziva fit de même. Ils en recommendèrent juste assez pour être un peu gai et puis, ils décidèrent de retourner jusqu'à leur chambre, se changer pour dîner.
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La jeune israélienne enfilait une légère robe d'été quand on frappa à la porte de la salle de bain. Elle soupira.
Vingt heures moins cinq, qu'elle lui avait dit !
Elle se battit avec les bretelles de sa tenue et releva la tête vers la pendule accrochée au mur. Elle regarda l'heure distraitement.
19h55.
Satanée pendule !
Comme on frappait de nouveau, elle se rapprocha de la porte et cria qu'elle entendait parfaitement mais que, faute de temps, elle n'était pas encore prête.
- Dans un quart d'heure, ajouta-t-elle.
Ce qui fit sourire Tony qui l'attendait derrière la porte. Il s'adossa au mur et se laissa glisser le long de celui-ci pour se retrouver assis par terre.
Ce fut la course à la montre. Ici, à la pendule en l'occurence. Habillage, chaussage, maquillage, coiffage... Et exactement un quart d'heure plus tard, Ziva était prête. La porte de la salle de bain claqua.
Tony, toujours assis par terre, leva la tête.
Admiration. Dieu qu'elle était belle.
Elle portait une légère robe brune aux bretelles en perles.
Roses, bleues et vertes. Tony aimait les perles.
Ses cheveux étaient attachés en un chignon et elle portait une paire de ravissantes ballerines à pois. L'étoile de David brillait à son cou.
Une princesse.
Il la contempla ainsi jusqu'à ce qu'il capte le regard interrogatif que lui lançait Ziva.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda-t-elle.
- Non, rien. Tu es très belle.
La jeune israélienne rougit et Tony, en parfait gentleman, fit semblant de ne rien remarquer.
Pour une fois qu'il n'hasardait aucune plaisanterie douteuse. Il se surprit lui-même et pour se donner une contenance, offrit son bras à sa coéquipière.
Ziva le prit et ensemble, ils sortirent de la chambre et entrèrent dans l'ascenceur.
Une jeune femme s'y trouvait déjà.
- Bonjour, leur dit-elle.
Ils lui répondirent d'une même voix. La jeune femme remarqua tout de suite l'accent très prononcé de Tony et se mit à leur parler anglais.
Oui, je suis là depuis une semaine et je reste encore deux semaines. Et vous ? Ah, une semaine. Oui, ça passe très vite, vous verrez. Je m'appelle Lucie. Vous Ziva ? Oh, c'est joli. Vous vivez où ? Je suis institutrice et vous ? Agents spéciaux. Bah dis donc... Elle finit par descendre de l'ascenceur au premier étage.
- J'ai été ravie de vous rencontrez, j'espère que l'on se reverra. En tout cas, vous formez un très joli couple.
Et elle disparut dans le couloir.
Tony et Ziva se regardèrent.
Un très joli couple...
Aucun des deux ne risqua le moindre commentaire.
Un étage plus bas, ils sortaient de la boîte de métal et après avoir traversé le hall d'entrée, ils étaient dans le restaurant.
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Alors ? Votre avis sur ce chapitre ?
