Je pleure.
Oui moi, Draco Lucius Edwards Malefoy je pleure.
Sa ne m'est pas arrivé souvent, pas depuis longtemps.
Quand on pleure on est faible, et les autres le voient, alors on se sent faible, seul et nu…
J'ai toujours détester pleurer.
Mais le voir là, si triste, triste à cause de moi ! De toute façon s'il y a quelqu'un devant qui je peux pleurer c'est Harry …
Lui. Celui qui a su me sauver, lui qui m'a aidé à oublier les ombres qui peuplent ma vie. Lui qui m'a plus vu pleurer que n'importe qui.
Nos corps sont collés l'un a l'autre et nous dansons enlacés sur notre chanson, mais nos esprits sont loin… Lui doit souffrir…
Je m'en veux encore plus de lui infliger ça. Je garde espoir qu'il se remette vite de notre rupture, j'espère qu'il n'est pas trop tard !
Jour après jour je le détruis, il s'en veut de voir notre relation évoluer ainsi. Il se croit coupable. Et moi je m'en veux mille fois plus car c'est uniquement ma faute...
Encore ces putains d'ombres qui me rattrapent, qui me détruisent !
Qui nous détruisent !
Je donnerais ma vie pour qu'il n'ait plus jamais de raison de pleurer. Je sais que ces derniers mois j'ai changé. Sans cesse sombre, silencieux, froid… Parfois même cassant, égoïste, ironique et blessant.
Je sais. Je sais que je me suis remis a boire. Je sais que j'ai encore repris cette habitude détestable qu'est le tabac.
J'ai fait ce que j'ai pu. Il l'a compris.
Le procès des derniers mangemorts, les plus proches de Voldemort, a commencé. J'ai du témoigner, je suis même passé rapidement en jugement, il est de notoriété publique que je suis un traître.
Mais devoir reparler, cinq ans après, de ce que j'ai vu et fait…
Je croyais avoir oublié.
Avoir oublier ce que j'ai vu et fait.
Des gens que j'ai tué afin d'en aider d'autre, de ceux que j'ai contribué a détruire.
Les morts bien sur, mais aussi ceux qui les pleureront a jamais, ceux qui ont perdus l'esprit, ou le corps, ou les deux …
J'ai agis pour l'ordre, je n'avais pas le choix, il ne fallait pas que l'on me soupçonne. Cela n'excuse rien.
Je suis retourné voir Luna a l'Hôpital, elle est folle, son état s'est même aggravé. Elles a des hallucinations et des périodes beaucoup plus longues qu'avant d'absence, parfois pendant une semaine elle reste dans la même position, assise à se balancer d'avant en arrière, sans arrêt…
Ils l'ont détaché pour que je lui parle, je n'en ai pas eu le temps, elle s'est jeté sur moi en griffant, mordant et en hurlant que j'avais torturé et tué son père, que j'étais un monstre.
Comment lui dire ?
Comment lui dire que ce n'était pas moi, que c'était mon père ?
Comment lui dire que je l'ai torturée elle ? Qu'elle a perdu l'esprit à cause de moi ?
Comment lui demander de me pardonner ce qui est impardonnable ?
Je devais agir ainsi, sinon j'étais cuit, et l'ordre avec…
La survie de tous en dépendait, mais Luna là-dedans, qu'avait-elle fait ?
J'ai tué quatorze personnes. Je garde en mémoire chaque visage. Peur, étonnement, haine, résignation… Je n'oublierais jamais leur expression.
Comment j'ai pu espérer arriver à être heureux ?
Je regarde le visage sillonné de larmes d'Harry appuyé contre mon épaule. Ses yeux verts sont brillants, il passe une main dans ses cheveux déjà totalement décoiffés.
Il a l'air totalement perdu et innocent, l'innocence de celui qui a toujours agis en accord avec ses idées. L'innocence du survivant.
Sur son visage, nul trace de tout ce qui à creuser le mien…
Lui n'est jamais resté une heure et demi la tête dans les toilettes, à vomir devant le souvenir d'un corps mutilé devant toi par ton propre père.
Lui n'a jamais dû ramper au pied de personne, comme un animal.
Lui n'a jamais eu à faire souffrir dans le seul but de ne pas se faire démasquer.
Lui n'a jamais dû faire la putain, à cause d'un caprice de Voldemort.
Lui n'a jamais dû prononcer des paroles qu'il ne pensait pas.
Lui n'a jamais eu envie de détruire son père et sa mère…
Lui n'a jamais eu honte de son sang, de sa famille, de son éducation, de sa richesse, de son rang.
Lui ne s'est jamais haït.
Il me regarde avec au fond des yeux de l'amour. De l'amour pour moi !
La réponse est là. Son amour m'a sauvé, m'a aidé à oublier.
J'ai réussi à revivre. J'ai mis six mois avant d'accepter qu'il me retouche, une fois la guerre finie. Je me sentais si sale.
Il a attendu, m'a soutenu, en toute discrétion m'a aidé à me relever, a regagné un minimum d'estime pour moi même, il m'a aidé à redevenir quelqu'un.
Quelqu'un de cassé et de fragile mais quelqu'un quand même. Quelqu'un d'un peu humain…
Et naturellement, sans jamais rien me demander, en toute discrétion.
Il sais mieux que personne que mon orgueil idiot m'aurait empêché d'accepter son aide sinon.
J'ai mis un an à accepter qu'il me dise qu'il m'aime.
J'ai mis un an à accepter que l'on puisse m'aimer.
Cela fait cinq ans que la guerre est finie. Quatre ans que l'on est officiellement ensemble. Mais mon contact l'a fait souffrir.
Je crois que l'on ne peut pas fréquenter quelqu'un d'aussi cassé que moi, sans en souffrir.
Il s'est sacrifié pendant quatre longues années, pour moi.
Il est temps que je pense vraiment à lui , il ne pourra jamais être pleinement heureux avec moi, je suis trop abîmé…
Le procès des mangemorts, de mon père, a précipité les choses. Malgré moi je l'ai fait souffrir de mes blessures ré ouvertes. Je ne veut plus que cela puisse arriver. Je veux qu'il soit enfin heureux comme il mérite de l'être. Et ça ne peut être que sans moi, même s'il ne le comprend pas encore…
Notre chanson plaque ces derniers accords lorsque je reprend conscience des larmes qui coulent le long de mes joues. Que je reprend conscience que mon cou est trempé de ses larmes à lui.
La dernière note est posé lorsque nous nous éloignons. On se regarde.
Un sourire mouillé passe sur ses lèvres.
-Tu verrais ta tête, il est beau le prince des serpents !
Je lui souris aussi puis lui répond sur le même ton badin:
-Et toi, espèce de roi des chatons, !
-Tu va voir roi des chatons… Pour l'instant tu ressembles plus à un verre de terre qu'à un cobra !
J'affecte une mine boudeuse, m'approche de lui, l'accole contre le mur, puis me jette sur lui afin de le chatouiller.
-Vers de Terre hein tu disais ! Retire sa !
On part dans un grand éclat de rire, j'ai mal aux côtes, il faut dire que j'avais perdu l'habitude de ces explosions de joie.
«ÉvidemmentÉvidemmentOn rit encore
Pour des bêtises »
Il est plié en deux afin de m'échapper, puis il se retourne et par surprise arrive a inverser les rôles, je suis bloqué alors qu'il me torture pour ma plus grande joie.
Ces moments si légers, si futiles, me font un bien fou. Il est le seul à me taquiner ainsi. A ne pas voir en moi le traître, mais à voir un être humain qui a autant besoin de rire, de sourire que de manger ou de boire.
Je le bouscule et m'échappe :
-On va voir si le roi des chatons arrive à rattraper le King des vers de terre !
Puis je détale à toute allure dans l'appartement vide.
Je l'entend courir derrière moi. On passe d'une pièce à l'autre à toute vitesse. Je l'entend surtout rire. Et ça, plus que tout me réchauffe le cœur.
Il arrivera à être vraiment heureux, quand il m'aura oublié…
«Comme des enfants
Mais pas comme avant»
Je dérape a l'entrée du salon, lorsqu'il surgit de la porte opposée, il est passé par la buanderie !
Je pile au milieu de la pièce, fait demi tours et m'apprête à repartir , mais il m'attrape et me jette sur mon fauteuil.
Je le regarde sans arriver à me débarrasser de mon fou rire.
-Alors tu capitule p'tit lézard ? Fit-il d'un air amusé (le mot est faible !) Il a le visage illuminé.
Il a perdu l'habitude de ses moments sans tension, j'avoue que mon humeur ne s'y prêtait guerre.
A ce moment là, à l'autre bout de la pièce, la cheminée se met à flamber d'un coup.
C'est la cheminette !
Les flammes hautes et bleue ne laissaient de toute façon aucun doute...
Mon fou rire se coupe aussi sec : c'est un message de l'ordr .
Encore un, ils s'étaient fait plus rares pourtant ces derniers temps.
Presque tout les mangemorts ayant été arrêtés, les indics retrouvés et le secret sorcier préservé, il y avait beaucoup moins d'urgence.
La dernière c'était il y a deux mois : un petit groupe de nouveau mangemorts nostalgique de l'ancienne guerre, avait attaqué Azkaban et libéré trois mangemorts parmi lequel Bellatrix. Ma tante…
Harry, Hermione, Oliver Dubois et moi avions été détachés pour la pister. Nous l'avions retrouvée il y a une semaine cacheé quelque part en Inde, avions fait notre rapport et point final. Ca n'avait plus d'intérêt, la guerre était de toute façon finie.
Un visage s'était matérialisé dans la cheminée, celui de Mc Gonnagall , l'ex directrice des Griffondors avait repris les reines laissées vacantes par Abus à la tête de l'ordre .
Encore un mort que je n'avait su empêcher, mon premier en fait…
C'est au moment où j'aurais dû tuer Dumbledore que j'ai compris que ça n'avait pas de sens que je faisais peut être fausse route et qu'il fallait que je reprenne ma vie en main. Que je choisisse enfin QUI et pour qui je voulais être. J'avais choisi la facilité en devenant mangemort et la marque sur mon bras est encore là, des années après, pour me le rappeler.
J'ai compris que je devais aider Severus, je n'en ai pas eut le temps. Albus aura eu ce qu'il voulait…
Severus mort, j'ai repris sa place d'indic. Les traîtres sont toujours seuls.
-Malefoy, Potter, nous avons attaqué hier la cache de Lestrange, mais elle à résisté, a réussi à blesser deux aurors et a finalement été tuée dans la bataille. Son enterrement aura lieu dans une semaine, Malefoy en tant que neveu vous pouvez y assister...
-Non merci, ça ira .
Elle croyait vraiment que je voudrais y aller ?
Cette… cette femme… A tué Blaise parce qu'il avait laissé échapper une auror prisonnière lors de la bataille de la plaine de Sarl . Entre autre horreur…
Blaise mon seul ami. Blaise qui avait réussi à rester humain malgré les horreurs, Blaise qui avait été comme un frère pour moi.
Qu'il ait été mangemort n'y changeait rien, au fond, c'était quelqu'un de bien, il n'a pas eu le choix non plus. C'est là que j'ai manqué craqué et que j'ai été à deux doit de la tuer, de faire voler ma couverture, et de le venger.
Il ne savait pas que je trahissais, il le sentait. Et je sais que si il avait eu l'occasion de rallier l'ordre il l'aurait fait aussi. Mais il n'a pas eu cette occasion. Il n'aurait pas voulu que je me découvre pour cette folle.
Alors j'ai ravalé ma colère, mais elle n'a pas disparue.
Mc Gonnagall pensais vraiment que j'allais regretter cette femme ? Je donnerais tout pour ne pas avoir eu de sang en commun avec elle !
-Potter ?
-Ca ira merci bien.
Je vis dans ces prunelles verte passer le fantôme de son Parrain. Bellatrix avait fait souffrir énormément de gens.
Harry aussi, et pour cela, même si il n'y avait eu Blaise, je l'aurais haï.
Il m'avait parlé de Sirius Black, de sa vie et de lui.
C'est peut être l'un des rares membres de ma famille que j'aurais aimé connaître. Bien que, à croire Harry sur son Parrain je pense qu'il ne m'aurais jamais pardonné d'être un Malefoy. Encore une fois ce sang dans mes veines !
-On a retrouvé et enfermé quatre des cinq complices de l'évasion.
Le cinquième court toujours, mais Lupin, Londubat et Weasley sont sur sa piste.
«Et ces batailles dont on se fout»
Je vis au regard d'Harry que à part le nom de ses anciens camarades, il était indifférent à ce qu'elle nous disait. A vrai dire je m'en moque aussi.
La guerre a été gagnée, je n'ai ma place ni en vainqueur, ni en vaincu. Je suis et je resterais un entre deux, un traître à vie.
Ma personne n'intéressait personne pendant la guerre, je n'avais qu'à faire ce que je devais faire, je n'étais qu'un mangemort repenti, traître, je n'avais pas le droit d'avoir de scrupule.
Encore maintenant, je n'ai pas à me plaindre, je suis un ancien mangemort, que j'ai eu le droit à l'erreur est inconcevable, que à quinze ans je n'ai pas été en mesure de choisir vraiment n'est pas à prendre en compte. Que j'ai été le fils Malefoy n'excuse rien, ça aggrave.
-On exécutera Avery, Goyle et Malefoy Senior dans deux semaines, Narcissia Malefoy sera exécutée avec sa sœur et son mari Mr Lestrange dans un mois. Pour Zabini Senior, sa femme, Perte et Blorry, on est en train de fixer les dates mais cela devrait arriver sous peu.
Tant de mort n'aidera pas les familles à faire le deuil. Neville ne retrouvera jamais ses parents même si ma tante meurt. Blaise, Ron ou encore Pansy, Hagrid, Parvati, Cho ou Flitwick ne revivront pas. Les souffrances ne s'arrêteront pas si facilement.
Néanmoins, l'opinion publique a soif du sang de la vengeance.
Le gouvernement se doit de l'abreuver.
« C'est comme une fatigue, un dégoût
A quoi ça sert de courir partout»
Le deuil ne se fera jamais vraiment, les morts ont été trop bêtes, trop nombreuses, trop cruelles…
-Bonne soirée a vous deux. Longue vie a l'ordre !
Mc Go disparaît sans nous laisser le temps de répondre.
Harry se retourna vers moi. Il n'était pas triste mais la lueur de joie de tout a l'heure avait disparue de ses yeux.
-Tu veut aller à l'exécution de tes parents ?
Si je voulais y aller, il m'y accompagnerai, il essuierai mes larmes, pour ces parents que j'ai aimé malgré moi, tout comme il essuierai la haine qui déborderai de mon cœur pour ces parents qui n'ont pas fait les bons choix. Qui n'ont pas voulus ou pas pu ?
-Je ne veut pas y aller.
Plus envie de me poser des questions.
Les êtres humains sont toujours gris, malheureusement il n'y a pas d'être tout blanc ou tout noir.
Malheureusement mes parents ne sont pas les monstres que l'on essaye de nous montrer.
Malheureusement car ce serait beaucoup plus simple. Les détester simplement, ou les aimer. Ce serait tellement plus facile !
« On garde ces blessures en nousComme une éclaboussure de boueQui n'change rien, qui change tout»
J'aurais pu ne jamais devenir mangemort si je n'avais pas garder un peu d'amour pour mon père. J'aurais pu dire non et m'en aller. Ma vie aurait été totalement différente. Quand il a compris que je trahissais, son regard (c'est tout ce qu'il a eu le temps de me lancer) a dit, plus clairement que des mots 'tu n'est plus mon fils'.
Et même si Lucius Jacobs Nicolas Malefoy a tué plus de personnes que tout l'ordre du phénix réuni, même si il m'a laissé désemparé quand j'aurais eu besoin de soutient,même si il fut loin d'être le meilleur père au monde, même si j'étais sur d'avoir fait le meilleur choix, son regard m'a fait mal.
J'étais déjà en miettes, en un seul regard il m'a piétiné.
Je n'étais même plus un Malefoy, je n'étais plus rien.
-Viens là Draco.
Il me tendit les bras, à ces yeux je vis qu'il me suppliait d'accepter.
Je m'avança pour lui. Nous nous enlaçâmes quelques instants ma tête dans son cou respirant son odeur. Puis je sentis ses mains descendre le long de mon dos.
Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Car pour son bonheur, il faut que j'arrive a me détacher de lui.
Il sentis que je me crispait légèrement. Alors ses mains s'arrêtèrent au niveau de ma taille et, sans que je m'y attendent du tout il se mit a me chatouiller. Ce fut tellement surprenant, tellement décalé que ça me fit rire. Mon rire d'abord nerveux, se transforma en fou rire encore plus fort que le précédent. Comme si Mc Gonnagall n'était pas venue. Comme si la guerre n'avait pas eu lieu. Comme si il n'allions pas nous séparer.
«ÉvidemmentÉvidemmentOn rit encore
Pour des bêtises »
Il me rejoignit dans mon défoulement :
-Tu m'a pris en traître ! C'est pas vraiment digne de toi ça !
-Hey ! A force de fréquenter la racaille de serpentard ça a du finir par me déteindre dessus !
Nous éclatâmes de rire de plus belle. C'est ce que Fudge avait dit à la fin la guerre, 'sans la racaille de serpentard tout cela ne serait jamais arrivé '. C'était tellement idiot, tellement simpliste comme raisonnement que le monde magique n'accorda plus, à partir de ce moment là, plus une once de crédit à ce qu'il racontait.
Je m'avançait vers lui, lui tapota l'épaule et me jetait sur lui. On roula au sol comme deux gamins. Finalement il réussit a prendre l'avantage, se mit a califourchon sur moi et plaqua mes poignets à terre.
Il avait toujours été plus musclé que moi, ce qui dans ma jeunesse m'avait prodigieusement frustré.
«Comme des enfants
Mais pas comme avant»
-Alors Drake, tu capitule ?
-J'ai perdu une bataille, mais pas la guerre ! Répondis je entre deux éclats de rire.
-Bon je demande un cessez le feu ! Harry me répondit qu'il était d'accord.
Il se releva gaiement me tendis la main, me releva. Il regarda sa montre.
-Déjà deux heures et demi ! Son expression se fit plus triste. Il glissa une mèche de cheveux blond en bataille derrière mon oreille. Je me crispais.
C'était déjà tellement dur de renoncer à lui !
-Draco regarde moi.
En effet, j'évitais de plonger mes yeux bleus-gris dans les siens vert émeraude .
Vu que je n'obtempérait pas, ses mains prirent entourèrent mon visage me redemandant avec douceur de le regarder.
Ce que je fis. Et que je regrettais aussi tôt.
Putain qu'est ce que je l'aimait !
-Drake, tu est sur de vouloir qu'on se sépare ?
Ses mots me déchirèrent. Mon cœur avait envie de hurler non ! Que je le voulais pour toujours et plus encore ! Que je voulais ne dire que son prénom, que je voulais qu'il soit la première et la dernière chose que je voie chaque jour ! Que jamais je ne l'avait aimé autant et que je ne vivait que pour lui ! Que j'aimais la vie uniquement à travers ses yeux, que mon cœur ne battait plus quand il était loin de moi !
Mon esprit, s'efforça de penser a lui et de m'oublier. Mon plus grand souhait n'étais pas d'être heureux, mon plus grand souhait c'était qu'il le soit le plus possible, lui.
Au moment où je prononçait ces mots j'eu envie de mourir :
-Oui j'en suis certain.
Il me regarda et s'approcha.
Son visage était trop proche du mien. Beaucoup beaucoup trop proche.
Je sentais les fils de ma raison céder les uns après les autres.
-Alors ceci ne te fera rien…
Sa voix, sensuelle avait quand même un accent de désespoir .
Au moment ou j'en pris conscience, ses lèvres se posèrent sur les miennes. Dans un dernier effort de résistance je tentais de rester impassible.
Il m'enlaça et força le barrage de mes lèvres que je tenait closes. Et m'embrassa…
Ce fut comme un ancien alcoolique qui prend pour la première fois depuis dix ans une dose d'alcool. Comme un ancien drogué qui sevré se repique a l'héroïne. Un ancien fumeur qui s'en grille une…
Une sensation de culpabilité vite noyée par le plaisir…
Mon dieu comme il m'avait manqué.
Je sentis Harry sourire. Je ne pus m'empêcher d'être incroyablement heureux.
Je me sentis un homme normal, simplement heureux pendant quelques secondes inoubliables.
Puis il me revint en mémoire ce que j'étais, qui j'étais…
Et je me sentis atrocement égoïste.
Doucement je le repoussa…
Ses yeux verts était le miroir de son âme. Je pouvais y voir une étincelle de plaisir, du découragement, beaucoup de tristesse, de l'abattement. Vite cela se transforma en désespoir…
Il fallait en passer par là. Ca lui ferait mal mais il pourra être de nouveau heureux, si l'on restait ensemble, il souffrirait petit à petit jusqu'à ce qu'il soit trop attaché à moi et que ça soit trop tard.
Il méritait tellement plus que ce que je pourrais jamais lui donner !
-Draco ! Sa voix reflétait ses sentiments, je me sentis mal...
-Tu sera mieux sans moi, tu n'a rien à regretter…
Ma voie s'efforça de le convaincre, de lui faire comprendre que, non je n'avais rien qu'il puisse regretter !
-Draco , je te regretterais, toi, tes petits plats, tes colères, ta voie, ton parfum, tes habitudes, tes tristesses, ton sourire, ta manie de sortir de la douche tout nu pour m'embêter, ton odeur, tes mimiques, ta manière de m'embrasser, ta patience vis à vis de moi, ta manie du ménage, ta facilité à pardonner ceux qui te traitent comme ils mériteraient que tu les traites, ton calme, tes yeux sur moi, ta manière de t'afficher avec moi, quand tu leur montre que tu te fous de ce qu'ils pensent, ta façon de t'accaparer discrètement la télécommande le soir, tes pieds froids que tu colle contre moi quand je dors, ta manière de rire, quand tu a fait un cauchemar et tu ne te rendors qu'une fois collé a moi…
Je l'écoutais sans rien dire. Il débitait ça d'une traite, comme si c'était évident pour lui.
Je ne savais que penser.
Il me regardait avec une tendresse sans borne au fond des yeux. Il essuya une larme sur ma joue que je n'avais même pas senti couler.
-Draco, je te regretterais… Tu est quelqu'un de bien, combien de fois je vais devoir te le dire !
Il essuya une autre de mes larmes.
-Tu n'est pas parfait mais personne ne l'est, et je t'aime avec tes défauts et tes qualités . La chose que je vais regretter le plus c'est que je ne t'ai pas aimer comme tu le mérite …
Une larme coula sur sa joue sa voix tremblait. Il fit demi tour et sortit de la pièce afin que je ne le vois pas pleurer.
Comme un automate je reculais jusqu'au fauteuil et m'y laissa tomber, les mains sur les accoudoirs, je m'aperçu qu'elles tremblaient.
Je l'aime tellement que ça me fais peur !
-
Voilà , normalement j'aurais du arrêter la mais j'avous avoir l'envie de continuer encore un peu !
Dois je arrêter la ou continuer ? Quel point de vue préférez vous ? Y a il des choses a améliorer ? A garder ? Doive ils se remettrent ensemble ?
J'ai mes petites idées mais j'aimerais votre avis ..
Bref j'ose réclamer une petite review pour me motiver et m'aider
Grand merci a Brigitte26 et a Mrs Snape pour leurs reviews , a hamtaroo pour son soutient et a tout ceux qui m'ont mis en alerte , c'est pour vous que j'écris !
Allez un ptit commentaire ? )
