Reviews : Merci à rouchonne, rbrennan, malou59940 et poupinette pour vos reviews. Je suis ravie que l'intro vous ait plu ;)

Voici donc le chapitre 1. Oui, je sais, mes chapitres ne sont pas très longs. Moi je fais court mais fréquent ! Ca me permet de mieux gèrer le suspens, enfin c'est ma méthode.

Bonne lecture !


Chapitre Un

-Je dirais... sexe masculin, vingt-cinq ans, et grand de taille, declara Zack en observant l'os posé sur la table de travail.

-En effet, j'ai fait la même observation, répondit Brennan. Je ne sais pas si on arrivera à determiner la cause du decès avec cet unique os, mais il faut essayer.
Angela s'approcha de Temperance en faisant sautiller ses boucles brunes.

-Attends une minute, ma chérie. La question serait plutôt de savoir QUI est venu déposer ça chez toi, tu ne penses pas ?

-En effet, dit Temperance, c'est une curiosité comme une autre, mais nous avons un protocole.

-Nous sommes le premier janvier, soupira Angela. Oublie le protocole et énumère moi tous les tarrés qui pouraient t'en vouloir.

Hodgins roula des yeux.

-Ca risque d'être long, ironisa-t-il.

Angela le foudroya du regard.

-Tu n'as pas tort, Hodgins, dit cependant Temperance. Mais en attendant, pense au protocole s'il te plait. Il semble que l'os soit tombé sur le sol ou ait été trainé, il reste des particules, à toi de jouer. Il y a également assez de tissus mous pour que le docteur Saroyan les analyse. Et il faudra aussi analyser le paquet.

Voyant que personne n'avait réagi, elle soupira.

-Ce sont vos excès de la veille qui vous ralentissent ?

-Ah non, s'offusqua timidement Zack, pour ma part, j'ai à peine bu deux verres... de taille moyenne, vraiment moyenne.

-On l'a ramassé dans la rue, précisa Angela.

Zack s'empourpra et l'équipe se mit au travail avec le sourire.

ooooo

Assise à son bureau, Temperance Brennan faisait le tri dans ses papiers, essayant toujours d'entretenir un certain ordre entre dossiers, paperasse et documents personnels.
Booth entra dans prévenir.

-Alors Bones, vous avez identifié le cadeau ?

-Le cadeau ? s'étrangla Temperance.

-Le paquet que vous avez reçu ce matin.

-Je vous rapelle qu'il s'agit d'un morceau du cadavre d'un humain, Booth.

Celui-ci fit le tour de la pièce, les mains dans les poches, puis soupira.

-Pourquoi les tueurs ne nous laissent-ils même pas un peu de répit pour le premier janvier ? questionna-t-il en levant les yeux au ciel.

-Je ne vois pas pourquoi ils le feraient, répondit Brennan avec sérieux. Une nouvelle année lunaire ne veut pas...

-C'était une question rethorique, Bones, coupa Booth. Laissez tomber. Quoiqu'il en soit, il va falloir qu'on parle de votre sécurité.

-Ma sécurité ? répondit la jeune femme en levant les yeux de ses papiers.

Avant que Booth n'ait pu répondre, Zack avait fait irruption dans la pièce.

-J'ai trouvé quelque chose en analysant le carton, annonca-t-il.

-Je t'écoute.

-Je n'ai pas trouvé d'empreintes, il a certainement utilisé des gants, ce qui n'est pas etonnant au vu du message qu'il a laissé... Bref, j'ai analysée l'encre utilisée, et le diamètre carbonique est d'environ 80 micromètres.

-Traduction ? demanda Booth.

-C'est une encre tout a fait banale, produite en Chine, eclaira Temperance.

-Et donc ?

-Rien. 90 des markers noirs du commerce sont produits en Chine. En clair, Zack n'a rien trouvé.

Celui ci repartit en vitesse.
-Sacré Zack... soupira Booth.
-Il a finit la nuit sur le pavé, expliqua Brennan.

-Zack boit ? s'etonna Booth.

-Pas particulièrement, mais le nouvel an, tout comme Noël par exemple, entraînent des comportements sociaux de masse dont il n'est possible d'échapper qu'en échange d'une certaine honte.

Booth leva un sourcil, perplexe.

-Reprenons plutôt ce dont je vous parlais avant que Zack n'arrive, dit-il. Votre protection.

-Ma protection ? On en a déjà parlé, Booth. Je fais du karaté et –elle leva brusquement les yeux de son dossier-, de quoi devrais-me proteger ?

-Allons bon, vous n'avez pas lu le message ? Notre coupable a bien l'intention de vous trancher en petits bouts et de vous mettre dans une boite !

-Booth, il s'agit uniquement d'intimidation. On dirait que vous êtes bien plus anxieux que moi. Parker va bien, j'espère ?

-Là n'est pas la question, Bones. Si le coupable est venu déposer un paquet chez vous, il pourait bien revenir, mais pour déposer quelques coups de couteaux dans votre poitrine, par exemple.

-Vous essayez de me faire peur ?

-Venez dormir chez moi ce soir.

-Vous flirtez ?

-Je ne flirte pas !

-Nous sommes sur mon lieu de travail, Booth !

-Je vous dis que je ne flirte pas, je fais ça pour vous, Bones !

Sur ce, Booth prit la direction de la porte et jeta un dernier regard à Temperance.

-Laissez moi au moins vous raccompagnez chez vous ce soir.

-Puisque vous le souhaitez... accorda Brennan tandis que Booth s'éloignait.

ooooo

En fin de journée, alors que Bones s'apprêtait à quitter l'Institut Jufferson, le Dr Saroyan l'interpella.

-Brennan, j'ai trouvé quelque chose à propos de votre cubitus.

-Ce n'est pas « mon » cubitus.

-Certes, mais c'est à vous que le tueur en a fait cadeau, repliqua Camille en souriant. Je pense pouvoir determiner l'ADN de la victime, mais il y a quelque chose de très étrange. Il semble que la chair autours de l'os ne soit pas qu'humaine.

-Que voulez vous dire par là ?

-Eh bien, j'ai retrouvé des cellules animales. Ca pourait bien être de la vache, ou du veau.

-De la vache ou du veau ? Vous voulez rire ?

-Est ce que j'ai l'air de plaisanter, Brennan ? C'est comme si l'os avait été frotté sur de la viande.

Bones fit irruption.

-Vous parlez de viande ? Vous organisez un barbecue, Bones ?

-On en reparle demain, dit Temperance à Camille sans prêter attention à l'humour de Booth.
Camille fit un furtif clin d'oeil à Booth –clin d'oeil qui n'échappa cependant pas à Temperance-, et s'éloigna d'une démarche souple.

Booth resta un instant le regard fixé sur l'endroit que Camille venait de quitter.

-He ho, Booth. Cessez de rêvasser, je suis actuellement en danger, ironisa Brennan.

ooooo

Quand Brennan arriva devant la porte de son appartement, Booth avait un sourire satisfait sur le visage, comme s'il venait d'accomplir une mission d'une extrême difficulté.

-Merci Booth, dit Temperance alors qu'elle enfonçait la clé dans la serrure.
C'est alors qu'une explosion brutale fit sauter la poignée de porte et projeta Booth et Brennan à quelques mètres dans le couloir, dans un nuage de fumée grise.

-Bones, vous allez bien ? demanda Booth quand la fumée se fut dissipée.
La jeune femme toussa un instant puis hocha la tête. Ses vêtements étaient comme saupoudrés de suie.

-Vous croyez qu'il est encore dedans ? demanda-t-elle.

-Non, il n'est pas aussi stupide. J'appelle le FBI, ils vont aller vérifier si tout va bien à l'interieur, et accessoirement vous changer votre porte.
Il se releva et tendit la main à sa collègue. Il epousseta alors son costume et poussa un cri de douleur.

-Mon bras... souffla-t-il. Après le coup du frigo, je suis gâté avec vous, Bones.

-Votre bras doit être cassé.

-Pas de conclusion hâtive, c'est vous-même qui le dites. Appellez moi une ambulance, et suivez moi. Sortons de ce bâtiment.

Alors qu'ils sortaient du bâtiment et qu'ils retrouvaient l'air frais de cette soirée de janvier, l'esprit de Bones tourna à toute allure.
Le coupable cherchait-il à la tuer ou simplement à lui montrer qu'il n'était pas loin ? Elle penchait sérieusement pour la deuxième proposition.

S'il avait décidé de la traquer, alors elle allait répliquer. Elle aussi, elle allait le traquer.

Tant que la panique ne la gagnait pas, elle avait toutes ses chances. Et la panique la gagnait rarement.
Mais qu'en serait-il de cette fois ?