Titre: Pour oublier notre passé
Auteure: Plume112
Note: Les personnages ne sont toujours pas à moi, à mon plus grand regret.
Résumé de l'épisode précédent: Sirius trouve Severus dans un piteux état et l'emmène à l'infirmerie. Dumbledore oblige Sirius à prendre le maître des potions chez lui pour quelques temps... cependant, il n'a pas demandé son avis à l'espion.
Chapitre 2: Décisions
-Vous êtes certain que c'est une bonne idée, maugréa Sirius en marchant vers l'infirmerie en compagnie du directeur.
-Mais oui voyons ! Je vais allé en parler à Severus.
-Il risque de mal le prendre...
-Je sais mais cela devient trop dangereux pour lui de continuer son rôle; il va falloir qu'il accepte ma position à ce sujet, se justifia le directeur.
Sirius Black secoua la tête. Le directeur était vraiment fou ! Comment voulait-il que lui et Rogue parvienne à vivre sous le même toi et en plus 24 heures sur 24 ?! Vraiment, l'animagus n'avait rien contre l'utopie à la base... mais là... c'était plutôt un miracle qu'il fallait !
Le directeur demanda à son ancien élève de l'attendre à la porte de l'infirmerie afin qu'il puisse s'entretenir seul à seul avec son protégé.
Severus était couché dans son lit; le regard vide encore une fois, remarqua tristement Dumbledore. Jamais encore le directeur n'avait ressentit autant le lourd poids de la guerre sur ses épaules. Voir un homme qu'il considérai comme son fils dans cet état par sa faute fit monter en lui une vague de culpabilité immense. Sur ces tristes pensées, il s'approcha du lit de l'espion en savant à l'avance que la conversation qui allait suivre serait on ne peut plus... difficile à mener.
-Severus ? Pourrais-je te parler quelques instants ?, demanda le vieux sorcier.
-A quel sujet Albus ?
-Ce qu'il c'est passé hier.
Un silence lourd et pesant lui répondit. Le directeur de Poudlard soupira mais il ne se découragea pas pour autant.
-Severus, s'il-te-plaît.
-Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, répondit le serpentard d'un ton peu amène.
-Alors peut-être pourrais-tu commencer par me dire comment ces marques sont arrivées sur tes bras.
Le maître des cachots jeta à son supérieur un regard remplit de colère. Comment osait-il ?
-Je ne crois pas que cela vous concerne... Monsieur le directeur, fit Rogue en appuyant sur la dernière partie de sa phrase.
-Oh je pense justement le contraire mon garçon. J'estime être en droit de savoir ce qui a poussé un homme aussi combatif que toi à faire ce que tu as fais hier.
-Il n'y a rien à dire d'accord ?!, vociféra le maître des potions hors de lui.
-Je sais que tu as été convoqué hier soir et que tu es allé chez les McDouglas, Severus.
A ces mots l'espion figea et les souvenirs de la nuit précédente refirent surface.
Le sang... les cadavres... les cris... les pleurs... les enfants.
-Mon garçon, il faut que tu me dises ce qu'il s'est passé là-bas.
Le serpentard baissa la tête. Il n'avait pas le choix.
-Le Seigneur des ténèbres nous a amené chez les McDouglas. Une fois là-bas il nous a demandé de lui ramener toute la famille. Il a tué les parents et ensuite... il... il m'a demandé de m'occuper des enfants.
L'espion termina son récit et se passa une main sur le visage comme pour effacer les souvenirs, comme pour effacer ses actes. En vain. Rien ne pourrait effacer le fait qu'il était un meurtrier.
-Severus, je sais ce que tu ressens mais tu dois te dire une chose... tu ne pouvais pas faire autrement.
-Comment pouvez-vous dire ça ?!, hurla-t-il. J'ai tué des enfants !
-Je le sais mais j'essaye de me dire que si tu ne l'avais pas fait, un autre plus cruel et sans remord s'en serait occupé. Il les aurait peut-être même torturés. Tu ne pouvais rien faire mon garçon.
Dumbledore regarda son espion. Il avait tant souffert, beaucoup trop souffert. Il fallait en finir maintenant sinon qui sait ce qu'il pourrait arriver à Severus. Il décida donc d'en venir au fait et de mettre les choses au clair une bonne fois pour toute.
-Severus, j'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps à propos de ton rôle d'espion. En vue des événements d'hier, je pense qu'il serait préférable que tu ne retournes plus auprès de Voldemort.
L'ancien mangemort regarda son mentor en se demandant s'il avait bien entendu. En voyant la mine de son ami il continua.
-Je sais que je t'en ai beaucoup trop demandé, jamais je...
-NON !, le coupa-t-il.
-Severus je...
-NON ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Vous ne pouvez pas ! L'Ordre a besoin des informations que je ramène.
-Je dirige l'Ordre et c'est à moi seul de savoir ce qui est mieux ou pas pour cette organisation. Et justement je ne tiens plus à ce que tu risques ta vie sans cesse !
-Mais c'est ma vie ! J'ai encore le droit d'en faire ce que j'en veux ou même pour cela c'est à vous de décider ?!
-Cette décision est de toute façon irrévocable ! Tu ne retourneras plus là-bas... et c'est le directeur qui parle Severus..., fit-il sur un ton qui se faisait légèrement menaçant.
L'espion ou plutôt ex-espion maintenant écarquilla les yeux sous la surprise. C'était la première fois qu'Albus... que le directeur utilisait son autorité comme ça avec lui. Il serra la mâchoire et fixa son supérieur avec une lueur de déception dans les yeux.
-Mon garçon, il faut que tu saches que je prends cette décision dans ton intérêt. Je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que se soit, dit-il plus doucement.
-Je suppose que je ne pourrais plus rester ici, fit Severus sans regarder Albus.
-Se serait le mieux effectivement, tu sais aussi bien que moi que Lucius Malfoy a le bras long.
-Et où dois-je aller monsieur le directeur ?
-Eh bien, il ne reste qu'un seul endroit possible. Il faudrait que tu ailles habiter chez Sirius, acheva le vieux sorcier en se préparant mentalement à une colère homérique de la part de son ex-espion.
A peine le directeur eut-il fini sa phrase que le maître des potions vit rouge. Il fulminait. Ca, c'était le cas de le dire ! Pensez-vous, Lui, habiter avec cet imbécile, ce répugnant, ce... gryffondor ?! Plus tôt mourir !
-Il n'en est absolument pas question !, tonna la voix du très en colère Severus Rogue.
Albus soupira, le serpentard était tellemnt prévisible...
-Severus, il n'y a pas d'autre possibilité. Je veux seulement ce qu'il ya de mieux pour toi...
-Mais bien sûr ! Suis-je bête ! Comment ai-je pu louper quelque chose de si évident, cracha l'ex-espion.
-Je sais bien qu'entre toi et Sirius il y a eu des problèmes dans le passé mais il est temps de tourner la page, fit Dumbledore.
-Des problèmes ?!, hurla Severus. Des problèmes ?! Il a voulu me tuer je vous rappelle !
- Voyons Severus ! Ce n'était qu'une blague qui a mal tournéé.
Alors là, c'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Très bien, si Dumbledore voulait la guerre, il l'aurait. Foi de Severus Rogue !
-Bravo ! Je croyais avoir tout entendu mais là... vous m'étonnez ! J'oubliais qu'à l'époque cette "blague" comme vous dîtes vous avez fait bien rire. Combien de points aviez-vous enlevé à Black déjà ? A oui, 150 points, dont 100 que Potter regagna pour m' avoir sauvé la vie ! 50 points... vous avez évalué ma vie à 50 points de maison. Mais je vous comprend, c'est vrai après tout. Ma vie ne vaut pas grand chose...
-Severus...
-On s'est tué à me répéter toute ma vie que je ne vallais rien; que j'étais un misérable qui ne méritait pas de vivre.
-Severus s'il-te-plaît arrête ! Mets-toi dans la tête que des gens s'inquiètent pour toi. J'en fais parti et que tu le veuilles ou non je veux simplement te protéger !
-Ah oui ? C'est pour cela que vous m'avez envoyé chez les mangemorts comme espion ?!
Albus Dumbledore, le plus grand sorcier de tous les temps recula comme s'il avait prit un sortilège puissant. Bien sûr qu'il avait eu une mauvaise idée à l'époque. Il s'en voulait d'avoir fait vivre ça au jeune homme.
De son côté Severus sembla se rendre compte de ce qu'il avait dit. Accuser le seul homme qui avait cru en lui et qui lui avait donné une deuxième chance, un toit et un métier d'être responsable de ses malheurs n'était pas la chose la plus intelligente qu'il pouvait faire.
Tu n'es qu'un imbécile Severus Rogue, s'admonesta le serpentard.
-Albus je...
-Non Severus ne t'excuse pas, tu avais raison, fit le vieux sorcier l'air plus fatigué que jamais. Je suis sincèrement désolé pour les décisions que j'ai prises; visiblement elle n'étaient pas les bonnes. En attendant, tu dois vivre chez Sirius; c'est important pour ta sécurité.
Severus, la mort dans l'âme acquiessa de la tête; il n'avait aucune envie de se disputer avec Albus.
-Bien, il t'attend dehors et j'ai fait préparer tes affaires.
Sur ces dernières paroles, le directeur de Poudlard se détourna de l'ex-espion et s'approcha de la porte afin de laisser Severus seul.
Il allait partir quand il entendit son ancien élève parler d'une voix mal à l'aise.
-Albus, je... je suis désolé.
-Ce n'est rien Severus, ce n'est rien.Au revoir mon garçon
-Au revoir Albus.
Fermant la porte il abandonna le maître des potions à ses pensées. Qu'allait-il devenir maintenant ? Faudrait-il qu'il se cache pour le restant de ses jours ? Ce n'était pas un lâche pas Salazard ! Mais d'un autre côté, la perspective de se retrouver en face du Seigneur accusé de haute trahison ne le rendait particulièrement pas heureux non plus.
Il soupira et se leva, en voulant remettre ses vêtements en place, il posa les yeux sur son bras gauche qu'il avait mutilé quelques heures auparavant. Il fronça les sourcils en repenssant que c'était Black qui l'avait trouvé dans cette situation plus que génante. Une cohabitation d'une durée interminée avec Black ? Voila qui promettait !
Quelques instants plus tard Sirius vit son ennemi d'enfance sortir de l'infirmerie sans lui adresser un regard. Le serpentard se dirigea vers l'endroit où avaient été placé ses affaires puis, fit signe au gryffondor de le rejoindre.
La tension était... palpable et pesante. Ce fut finalement Severus qui brisa le silence.
-Que ce soit bien clair Black, je vais vivre chez toi sur ordre de Dumbledore alors il n'est pas question de faire ami-ami ou quoi que ce soit dans ce genre là compris ?
-Tu crois tout de même pas que j'en aurais envie ?
Le maître des potions se contenta de hausser les épaules. Après s'être affrontés du regard, ils conscentirent à se diriger à l'infirmerie où ils utilisèrent la poudre de cheminette pour se rendre chez l'animagus.
Aucun de nos protagonistes n'avaient ouvert la bouche depuis qu'ils avaient quitté Poudlard.
Ils partirent chacun de leur côté et aucun problèmes ne fut déplorer jusqu'à ce que...
Severus voulut prendre la valise où se trouvaient toutes ses affaires mais il en oublia son bras bléssé et fit un faux mouvement.
Notre gryffondor n'écoutant que son courage et son bon coeur se dirigea vers le maître des potions.
-Tu veux de l'aide ?
Si les yeux de Severus avaient pu tuer, notre animagus serait mort sur place.
-Je n'ai pas besoin d'aide et pas non plus de pitié !
-Je voulais juste d'aider arrête d'être aussi parano !
-Je n'ai besoin de l'aide de personne, hurla l'ex-espion hors de lui.
-Ce n'était pas le cas hier il me semble.
L'allusion ne fit aucunement plaisir à Severus bien entendu et sans attendre, il bouscula violemment Sirius, prit sa valise et monta à l'étage dans la chambre d'ami, ou plus tôt d'ennemi en loccurence et claqua la porte; laissant un Sirius bouche bée dans le salon.
Bien, et on remercie Ablus pour ses idées !, pensa amèrement l'animagus.
Et voila !
Désolée pour l'attente mais j'ai eu quelques soucis alors...
Mais bon ne vous inquiétez pas je suis de retour !
Merci pour vos reviews elles m'ont fais plaiziiiiir !!
A la prochaine !!
Reviews ... ;-D
