Merci aux revieweurs et aux lecteurs ! ^^

Juste une mise au point : les épisodes de la nouvelle saison m'inspirent la réécriture de certaines scènes vues d'un autre point de vue. Toutes ces publications s'entendent donc comme des OS indépendants, au faible rating (ben oui, je suis la série !) et centrés sur Mordred. Parce que je l'aime, parce qu'on est mariés, parce que je pourrais écrire une thèse sur lui, parce que c'est Mordred, quoi *.*

Autour graviteront tous les personnages qui interagissent avec Mordred, avec une forte dominance de Merlin je pense, puisque l'ambiguïté et la complexité de ces deux là est fascinante.

Si OS sur un épisode il doit y avoir, il sera forcément publié AVANT la diffusion de l'épisode suivant. Cela implique donc un faible taux de relecture, des textes courts car écrits rapidement. La qualité est donc moindre par rapport au reste de ce que j'ai pu écrire.

Bon et maintenant, combien de personnes roupillent sur leur clavier, assommées par mon blabla ? ^^

Bonne lecture !

...

Merlin attendait, adossé au mur. Il avait signifié à Arthur son intention de ne pas être présent, et le roi avait haussé les épaules. Un peu d'incompréhension, beaucoup d'indifférence transparaissaient dans ce geste. Merlin doutait même que le roi aurait remarqué son absence s'il ne le lui avait pas signalé. Guenièvre et Gaius, sans doute que oui. Gwen aurait été surprise et l'aurait forcé à avouer pourquoi il faisait faux bond, Gaius aurait compris ses raisons. Alors il avait devancé ces questions et prétexté à Arthur des travaux urgents l'empêchant de participer à la cérémonie. Pourtant, il n'avait rien à faire. Il était là dos au mur et il attendait.

Il n'avait pas besoin d'être à l'intérieur de la longue pièce pour savoir exactement ce qu'il s'y passait. Il lui suffisait de fermer les yeux pour s'imaginer Arthur dans sa magnifique tenue royale – c'était lui qui l'avait mise au roi, il savait de quoi il parlait – qui souriait en manipulant l'épée Guenièvre dans une des ces époustouflantes robes dont Arthur était presque plus amoureux que sa femme, et qu'il faisait tailler dans de riches étoffes pour les offrir à son épouse les chevaliers fiers et heureux en acceptant un nouveau parmi eux Arthur abaissant lentement Excalibur sur les deux épaules, l'une après l'autre, la droite puis la gauche. Et Mordred. Merlin imaginait sans peine Mordred et ses trop grands yeux clairs qui vous sondaient l'âme et vous mettaient à nu, Mordred et son sourire si particulier, qui apparaissait furtivement avant de laisser la place à de la gravité. Rien qu'à penser au sourire de Mordred, Merlin frissonna. Tout le monde semblait voir dans ce sourire une gentillesse, un grand cœur, le sauveur du royal postérieur d'Arthur, sans doute un peu de jeunesse et de naïveté.

Mais Merlin voyait au-delà du sourire, il voyait la magie et la puissance, il voyait le besoin de vengeance. Il avait peur, peur de Mordred. Et ce dernier l'avait bien compris.

« Tu me crains Emrys n'est-ce pas ? »

Quand le jeune druide avait prononcé ces mots, Merlin avait tenté de faire bonne figure, d'être fort et stoïque, comme si tout cela ne l'atteignait pas. Mais Mordred n'était pas dupe. Il savait qu'il avait raison. Merlin était terrifié. Il l'avait d'ailleurs été encore plus quand Mordred avait dit ça, puisqu'Arthur se trouvait juste à côté. Ça avait été totalement instinctif, impossible à renier, il s'était tourné vers Arthur pour vérifier qu'il était hors de portée d'oreille, qu'il dormait toujours, qu'il n'y avait aucun risque. Puis Mordred lui avait assuré que le secret de Merlin était en sécurité.

Etonnamment, une part de Merlin l'avait cru. Il ne savait plus quoi penser de Mordred, il était fatigué par la douloureuse aventure qu'il avait vécu avec Arthur, le retour à Camelot à pied dans la neige, et les compliments mielleux dont Arthur avait abreuvé Mordred tout le trajet, inspirant à Merlin une forte envie de vomir. Le pire était les sourires en coin qu'Arthur lui lançait : lui m'a sauvé, lui est un guerrier, lui est utile à mes côtés… Arthur n'avait nul besoin de mettre des mots sur ses regards pour que Merlin comprenne ce qu'il voulait dire.

Oh bien sûr, Merlin savait que quoi que dise Arthur sur son inefficacité, sa maladresse et son total manque d'aptitude au combat, jamais il ne serait renvoyé. Arthur refusait de l'admettre parce qu'il tenait plus de l'ours bourru qu'autre chose en termes de sentiments, mais Merlin était son ami, son meilleur ami, la personne la plus loyale sur laquelle il pouvait compter. Arthur serait la première personne à se précipiter à la recherche de son serviteur s'il venait à disparaître, quoi qu'il affirme sur le ton de la plaisanterie. Il y avait toujours le secret magique de Merlin entre eux, mais Merlin connaissait suffisamment son roi pour savoir que ses taquineries étaient justes amicales et que son nouveau chevalier favori ne se mettrait pas entre eux.

Perdu dans ses pensées, Merlin entendit soudain les éclats de joie et le bruit enflant, assourdissant, des applaudissements de félicitations. Mordred était chevalier, pensa-t-il. Une pointe de jalousie l'étreignit. Il ne comprenait pas pourquoi Arthur l'adoubait. Ce n'était qu'un gamin, le plus jeune de tous les chevaliers jusque là consacrés !

Et puis, le roi n'avait rien vu du talent guerrier de Mordred, qui s'était contenté de lui sauver la vie. Si empêcher Arthur de mourir pouvait être considéré comme suffisamment glorieux pour intégrer le plus noble des ordres de ce pays, alors Merlin aurait dû être chevalier depuis bien longtemps ! N'était-il pas celui qui avait passé le plus clair de son temps à sauver Arthur ? Il s'était sacrifié bien souvent, mettant en danger son secret, sa santé, sa vie. Et la récompense d'un seul coup d'épée bien placé allait à un autre.

Merlin secoua la tête pour chasser ses idées noires. Il n'avait de toute manière aucun besoin de devenir chevalier, il avait déjà la confiance du roi. Il admettait sans peine qu'il aurait aimé un peu plus de reconnaissance parfois, mais il n'aspirait pas au rang de chevalier. Et puis, il savait pertinemment pourquoi Arthur faisait ça. Il se dégageait de Mordred une puissance mortelle et une certaine aptitude à l'épée, choses dont Merlin était totalement dépourvu. Mais Merlin ressentait aussi la puissance magique latente du jeune homme. Il doutait qu'Arthur puisse l'interpréter correctement, mais il était sûr que le roi sentait confusément cette puissance malsaine qui se dégageait parfois du jeune druide, quand celui-ci posait un regard vide sur le monde.

Mordred sortit de la salle sous les applaudissements. Il tournait le dos à Merlin, mais ce dernier savait que Mordred savait qu'il était là. Leurs magies respectives étaient le meilleur indicateur possible, mais il y avait aussi le regard de Merlin fixé sur le dos du jeune homme, qu'il ne pouvait pas ne pas ressentir.

Mordred porta la main à son cou, avec la ferme intention d'enlever la lourde cape rouge. Pour en avoir fait une fois l'expérience – et il ne recommencerait pour rien au monde –, Merlin savait que c'était assez inconfortable, ça serrait douloureusement pour rien, et entravait les mouvements. Ce n'était pas pour rien que ce fut la première chose qu'Arthur enlevait avec un mouvement fluide lorsqu'il devait engager un combat. Mais Mordred n'avait pas l'aisance d'Arthur, ni son habitude, et il allait se battre avec l'attache et ses doigts gantés de cuir, qui rendait ses mouvements imprécis.

– Attends.

Mordred ne se retourna pas, mais esquissa un mouvement vers lui, sans croiser ses yeux.

– Laisse-moi t'aider avec ça, reprit Merlin en s'approchant.

Il se plaça dans son dos et passa les bras autour du cou de Mordred, jouant un court instant avec la fermeture avant que ses doigts habiles ne parviennent à l'ouvrir. Même sans regarder le jeune homme, Merlin savait ce qu'il ressentait. Il percevait la tension qui émanait de lui quand Merlin s'approchait. Si Merlin avait peur de Mordred, le contraire était vrai également.

Mordred le remercia tandis qu'il enlevait la cape des épaules, et Merlin commença à dire les mots qu'il avait soigneusement préparés.

– Tu sais, si Arthur savait que tu es magicien, les choses seraient bien différentes.

C'était une menace à peine voilée. Merlin avait conscience que les cartes n'étaient pas totalement dans ses mains, mais il se devait au moins d'essayer. Il n'avait aucune confiance en le jeune homme. Aucune. Sauver Arthur n'y changeait rien. Le druide le lui avait dit. Il avait une dette envers Arthur, parce que le prince qu'il était alors avait sauvé l'enfant en panique et malade qu'avait été Mordred. Et cela pouvait justifier le sauvetage d'Arthur. La dette était désormais éteinte, remboursée. Alors maintenant, à qui allait la loyauté de Mordred ? A Arthur, auquel il venait de prêter serment ? Merlin n'était pas sûr de cela, et tant qu'il n'aurait pas cette assurance, il surveillerait Mordred.

Tous les deux, ils pourraient jouer très longtemps à ce jeu de magie. Je sais que tu es magicien et je peux faire pression sur toi en menaçant de révéler ton secret au roi… C'était valable dans les deux cas. Mordred le savait. Il n'avait pas besoin de répondre à la menace de Merlin, parce que ce dernier le savait aussi.

Il y avait d'autres raisons qui justifiaient le manque de confiance de Merlin en Mordred. Le fait qu'il n'ait rien fait pour empêcher Morgana de le faire voltiger contre la paroi de la grotte, par exemple. Du point de vue de Morgana, Merlin n'était qu'un pourceau, un ennui permanent toujours fourré sur les talons d'Arthur dont elle aimerait se débarrasser. Mordred savait que les choses étaient loin d'être ainsi. Pourtant, lorsque la tête de Merlin avait heurté avec violence la paroi de la caverne, il n'avait même pas cillé. Il aurait dû comprendre pourtant, les conséquences de ce geste. Morgana frappait un magicien, un des leurs, quelqu'un qui pouvait agir en guise de représailles. Mais Mordred n'avait pas bougé, comme s'il considérait Merlin comme indigne de son attention. Cette absence de réaction restait obscure à Merlin.

Il y avait aussi le sauvetage d'Arthur. La vue de Merlin avait été trop brouillée pour distinguer clairement ce qu'il se passait. Et comme Arthur était évanoui, personne ne savait réellement ce qui s'était déroulé. Il n'y avait que la parole de Mordred, qui affirmait avoir attaqué Morgana par derrière pour l'empêcher de commettre le régicide auquel elle aspirait tant. Mais Mordred aimait Morgana. Se pouvait-il que ce ne soit qu'une ruse entre les deux magiciens pour que Mordred gagne la confiance du roi et s'intègre dans son entourage ? La question méritait d'être sérieusement posée, et de fait, Merlin se jura intérieurement qu'il devait rester le seul être doué de magie aussi proche du roi. Mordred devrait rester un chevalier normal, avec la place et le rang que cela supposait.

Et puis, il y avait le fait que Mordred l'avait laissé mourant, et l'aurait assurément laissé mourir si d'autres n'étaient pas intervenu. Mordred avait pris Arthur et l'avait ramené auprès des chevaliers, mais il n'était pas revenu pour Merlin. Ce dernier savait qu'il ne serait jamais revenu, qu'il l'aurait abandonné à son sort si l'un des chevaliers n'avait pas fini par remarquer son absence. Passé le bonheur et le soulagement de retrouver leur roi en vie, et de compter un nouveau compagnon d'armes et d'infortune, les chevaliers avaient décidé de vérifier les leurs, et ainsi dénombrer les pertes. Gwaine avait alors remarqué l'affreux manque de Merlin.

Au détriment de toutes les supplications des autres qui l'enjoignaient à ne pas y retourner, Gwaine avait de nouveau affronté les tunnels pour retrouver son ami évanoui, et l'avait ramené à la surface auprès d'Arthur, qui reprenait peu à peu conscience. Merlin n'avait pas vu le visage de Mordred lorsqu'il avait remonté, parce qu'il était encore trop sonné pour tenter d'ouvrir les yeux. Mais il avait senti l'aura de haine qui était dirigé vers lui et s'était infiltré dans son corps. Ce n'était pas surprenant. Il avait tenté de tuer Mordred il y avait de cela des années, pour arrêter un hypothétique futur dans lequel ce dernier assassinait Arthur. Mordred voulait se venger de lui. C'était logique, compréhensible, presque naturel. Ça n'empêchait pas Merlin d'être terrifié.

Le seul point qui semblait toujours étrange à Merlin, c'était la magie de Mordred. Elle existait toujours, il la sentait, aucun doute là-dessus. Mais elle semblait latente, brimée, réprimée. La télépathie que Mordred affectionnait tant par exemple, restait totalement inutilisée. Merlin ne sentait même aucune tentative de communication par l'esprit, ce qui serait pourtant un moyen autrement plus efficace de discuter à cœur ouvert avec Merlin, sans que personne ne puisse interférer. Serait-il possible que Mordred ait repoussé encore plus profondément que Merlin sa véritable nature pour se fondre dans la masse des gens 'normaux', dépourvus d'un quelconque talent magique ? Si c'était le cas, Merlin avait presque de la peine pour le jeune homme, car il connaissait trop bien ce sentiment : il avait repoussé sa magie toute sa vie, la laissant parfois éclater pour de brèves éclats. Mais pourtant, jamais il ne se sentait plus vivant, plus entier, plus vrai que lorsqu'il pratiquait son art. C'était une part tellement indissociable de lui-même que s'en priver lui avait toujours arraché le cœur. Il ne pouvait que comprendre la frustration et le désespoir qui habitaient les magiciens bridant leurs talents. Mais il n'avait pas de colère de certains, ni n'était capable de la diriger vers Arthur. Il aimait bien trop son souverain pour songer lui faire du mal un jour.

Merlin prit la cape dans ses mains, la plia sommairement et se détourna de Mordred. Il ne le vit pas, mais sentit combien le jeune homme se tourna lentement vers lui, tandis que Merlin reprenait ses questions.

– Dis-moi quelque chose…

Mordred lui fit face et tendit vers lui ses poignets afin que Merlin continue de le déshabiller, de le débarrasser de son armure. De toute évidence, il avait déjà une qualité nécessaire pour être chevalier, l'arrogance. Et il avait déjà pris l'habitude de se faire servir. Merlin ne protesta pas pour autant. La conversation se devait d'être franche, et Merlin comptait en profiter.

– Bien sûr, accepta Mordred.

– Tu as sauvé la vie d'Arthur… Pourquoi ?

Merlin tenta de mettre dans son ton aucune notion d'accusation, juste de la pure curiosité. Vu que c'était ce qu'il ressentait, ce ne fut pas trop dur.

Mordred leva les yeux vers lui et le fixa un court. Mordred ne cillait pas, et Merlin était toujours perdu devant les yeux du jeune homme. Trop grands, trop clairs. Les mêmes yeux que Morgana, les mêmes qu'Aithusa, réalisa-t-il. Grands, clairs, expressifs. Vides. Pourquoi toutes les personnes qui semblaient le haïr et se dressaient entre lui et ses plans d'avenir avaient-elles des pupilles aussi dénuées de couleurs, et aussi jolies ? Les yeux bleus de Merlin ressemblaient fortement à ceux d'Arthur, et ceux de Mordred étaient un reflet des iris délavés de Morgana. Intérieurement, Merlin rit de sa stupidité. La couleur des yeux n'avait aucune relation avec l'allégeance de quiconque, il était bête de penser le contraire. Il ne pouvait pas décréter que Mordred était son ennemi simplement parce qu'il partageait la couleur de ses prunelles avec la plus grande ennemie de ce royaume.

– Parce qu'Arthur a raison, répondit Mordred d'un ton grave en fixant Merlin. L'amour qui nous lie est plus puissant que le pouvoir que nous exerçons.

La sincérité semblait transparaître dans ses mots, mais Merlin refusait de se laisser aller si vite à l'espoir que Mordred ait changé de camp.

– Morgana a oublié cela.

Merlin ne répondit rien, se contentant de s'éloigner de Mordred avec la partie de son armure qu'il venait de lui ôter. Il récupéra la cape et se retourna pour le regarder une dernière fois avant de partir. Mordred posait sur lui un regard indéchiffrable, et lui sourit brièvement, avant de reprendre son masque de froideur et d'indifférence. Merlin détestait cette expression. Lorsque Mordred souriait, il faisait son âge, ressemblait réellement à un jeune homme à peine sorti de l'adolescence, prêt à affronter le monde des adultes. Mais quand les coins de sa bouche s'affaissaient ainsi, il vieillissait terriblement, portant un lui un fardeau de plusieurs siècles. Même en étant enfant, Mordred avait eu ces expressions, et elles brisaient déjà à l'époque le cœur de Merlin tant il percevait la souffrance et partageait le poids d'un pouvoir trop grand pour de si frêles épaules.

Le jeune sorcier se disait que lui aussi, ces émotions devaient traverser son visage ainsi. Essayer d'être souriant et détendu, et se rappeler le poids de ces responsabilités l'instants d'après.

Morgana était son miroir, sa face cachée. Se pouvait-il que Mordred soit son reflet ? Son autre lui-même ? Certainement pas aussi altruiste et désintéressé que l'était Merlin – il ne connaissait quiconque capable de supporter Arthur pendant sept longues années – mais peut être tout aussi capable que lui de faire abstraction de sa colère et de son impatience. Et si c'était le cas, devait-il faire confiance à Mordred ?

Lentement, Merlin reprit l'escalier et quitta Mordred. Il n'avait pas plus confiance en lui que précédemment. Tu veux jouer Mordred ? songea-t-il. Alors nous allons jouer. Moi te surveillant, toi te comportant comme un parfait petit chevalier. Aucun de nous deux ne sera dupes, mais nous continuerons à faire semblant. Et je protégerais Arthur quoi qu'il arrive.

Le Diamair l'avait dit. Le fléau d'Arthur n'était pas Mordred, mais lui-même. Mais Arthur devait mourir de la main d'un druide, qui pouvait toujours être Mordred, potentiellement, surtout considérant la vision qu'avait eu Merlin. Alors il veillerait sur Arthur, quoi qu'il se passe, et quels que soient les sacrifices qu'il doive faire pour cela. Ne sois pas si prompt à me juger, avait dit Mordred. Je ne te juge pas, pas encore, pensa Merlin. Je te surveille pour mieux te juger ensuite.

Humpf. Pourquoi mes fics sur Mordred se retrouvent autant pleines de Merlin, voire même de MerThur dans certaines phrases ?!

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