Les gens. Faut qu'on parle. Sérieusement. Nan, parler sérieusement avec moi c'est un peu impossible mais bon * lulz *

Donc, hier soir, juste avant de me coucher, j'étais tellement obnubilée par ma fanfic que j'en ai fait un rêve. Etrange, je sais.

C'est pourquoi je change un peu ce que je voulais faire. Au départ, seule Aoi devait être la personnage principale, maintenant c'est elle et Garry. Ensuite, ce sera un espèce de Aoi x Garry x Mary. Voilà.

Ce sera encore plus étrange, et incompréhensible, mais rassurez vous, quand ce sera fini, vous comprendrez tout. J'ai fait en sorte que cela soit simple. Biz.


Theme song : Karakuri – Rin & Len Kagamine. ( PS : commencez la musique après le petit monologue en italique, ça colle mieux. )


.ANTICHLOROBENZENE.

Il faisait sombre... Très sombre... Je ne sais pas où je me trouve exactement, mais je sens que je dois courir. Il faut que je fuis. Où, je ne sais pas. Je ne sais pas non plus qui je fuis. Je me contente de courir. J'entends une voix, qui traverse cette obscurité telle un rayon de soleil.

« Garry ! Réveille toi, vite ! »

Je rouvre les yeux, paniqué. Aoi est là, près de moi. Elle tient son couteau dans sa main, et le maintient dans une position de défense. Que se passe-t-il ? Je croise le regard de Lady in Red, et je comprend enfin. J'avais trop dormi, n'est-ce-pas ? Je me relève en toute hâte, et attrape ma veste pour me recouvrir les épaules.

« Viens, criais-je à ma camarade, il faut qu'on s'en aille ! »

J'attrape sa main libre et la tire hors de la bibliothèque. Elle se met à courir à mes côtés, sa rose coincée entre ses dents. La mienne, je l'ai accrochée à mon blouson, à l'emplacement de mon cœur. Nous nous arrêtons dans un couloir un peu plus loin, après nous être assurés que plus rien ne nous suivait. Je m'adosse au mur, haletant, tandis qu'Aoi reste là, à regarder dans la direction d'où nous venions.

Aoi est une jeune fille étrange. Cela fait maintenant 5 jours ( je crois ) que nous avancions ensemble. Je crois que nous sommes amis. Nous avions rit parfois, quand nous parlions de nos goûts, tout à l'heure. Mais j'ai l'impression qu'elle garde un secret. J'aimerais savoir... J'aimerais tellement savoir... Pourquoi ne puis-je pas savoir ? Pourquoi ?

La curiosité est un vilain défaut... Un horrible défaut... Tu le sais, n'est-ce-pas ?

Je sursaute, regardant autour de moi. Quelqu'un a parlé. C'était une voix grave, celle d'un homme. Enfin je crois. Parce que sa voix faisait écho avec celle d'une vieille femme et d'une petite enfant. Effrayant ! Je regarde Aoi. Elle n'a rien remarqué. Elle allume son briquet et le referme, comme si elle attendait quelque chose. Elle aussi, elle me fait peur. La voix se remet à résonner lugubrement dans le corridor, me plongeant dans une peur panique.

Nous t'avons appris à ne pas être curieux... Tu sais que la curiosité amène à apprendre une vérité souvent horrible... C'est la vérité qui divise les âmes...

J'halète, portant mes mains à mes oreilles. Aoi se retourne, et son expression sérieuse se transforme en surprise. Elle fait quelques pas vers moi, la main légèrement tendue devant elle, comme si elle avait peur que je la frappe.

Écoutez tous ! Il faut qu'on corrige ! La poupée est cassée ! La poupée est cassée ! La poupée est brisée, brisée, brisée !

La voix scande ça, joueuse. Je serais presque certain qu'elle hurle ça aux autres monstres. Je n'écoute plus. Ma tête me lance, tout mon corps semble lourd. Et l'obscurité ne cesse d'augmenter. Je n'entend plus Aoi qui s'inquiète pour moi, je n'entend plus la voix qui hurle follement.

La poupée est défectueuse ! Défectueuse ! Défectueuse ! Défectueuse !

Qui est la poupée ? Moi ? Qu'est-ce que cela signifie ?

The Blue King n'est plus parfait !

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Sur ces mots se finissent mon mal. Le noir m'engloutit complètement le champ de vision, la voix se tait. Je sens seulement mon corps qui tombe mollement au sol.


( theme song : moonlit bear – Hastune Miku )


[ ... ]

Je ne vois rien. Peut-être parce que mes yeux ne veulent pas s'ouvrir ? Je ne sais pas ce qu'il se passe. J'ai simplement mal. Je sens que mon corps est posé sur un siège, un siège confortable, dans une position digne de celle d'une poupée disloquée. Plus rien ne réagit. Je sens quelque chose de très léger qui tombe sur mon visage. Je me fais violence pour entrouvrir les paupières. Elles sont incroyablement lourdes. Mes yeux me piquent. Des pétales bleus s'échouent sur mon visage, doucement. D'où viennent-ils ? Mes bras, mon torse et mon cou sont entourés de ronces. Mes mains sont liés entre elles. Je lève les yeux, et je tombe face à face avec un visage familier. C'est Mary. Que fait-elle là ? Elle est habillée d'une robe de l'époque victorienne. On dirait une robe de deuil. Ses gants noirs tiennent une paire de ciseaux dorés. Et les lames coupent, coupent, coupent, coupent, coupent, coupent... Les lames coupent les roses, les séparent de leur pétales. Mary sourit. Mary rit. Mary est si heureuse ! Mais pourquoi ?

« Tout proche, tout proche. Il est tout proche. Garry, Garry, où est tu ? Garry, Garry, pourquoi cette traîtresse se dresse-t-elle sur notre chemin ? Garry, Garry, m'entend-tu ? »

Elle lâche les ciseaux. S'empare d'une hache, qu'elle lève au dessus d'une rose noire qui gisait dans un coin. Elle abat la hache.

SCHLAC.

Je rouvre les yeux. Aoi me regarde, inquiète. Mes joues sont humides de larmes. Les siennes aussi. Elle a pleuré ? A cause de moi ?

« Aoi ? Est-ce que ça va ? »

Elle me frappe de ses petits poings, en larmes.

« Et c'est toi qui me demande ça ? Alors que j'ai eu si peur ? Idiot ! Idiot ! »

Je souris, mais un bruit de pas bien distinct m'interrompt. Je tourne la tête.

Une jeune fille à la chevelure blonde nous attendait.

Garry All Alone.

Garry All Alone.

Garry All Alone.

Garry All Alone.

Mary, Together, Forever.

« Trouvé ! »


Voilà ! Ouais, je sais, c'est étrange. Mais l'intrigue se met en place petit à petit, et puisque c'est un truc de fou, bwah... Bon, en tout cas, j'espère que vous aimez cette ambiance.

Monochrome Note.