Lea Michaelson: Merci d'avoir été la première à laisser une review et d'avoir cru en cette fiction. Bisous ma belle.

Audrey: Ah ma belle! Malgré que tu sois très prise, tu es toujours là pour me lire et me laisser des review. Merci, merci, merci. Pour répondre à ta question, oui, je me suis largement inspirée de personne réelle. Gros bisous.

Ludivine92: Salut toi! Merci de me suivre dans cette nouvelle aventure. Alors, je ne peux pas te dire encore ce qui c'est passé dans la vie d'Ophélie, il y a 12 ans mais c'est quelque chose qui l'a beaucoup ébranlé et c'est une blessure toujours ouverte. Klaus ressent d'ailleurs cette souffrance mais il voit aussi que c'est cette blessure fait avancer Ophélie et la rends si forte. Pour ta théorie, non, Ophélie n'est pas une louve mais c'est vrai que ça aurait pu. Gros bisous ma belle.

Many64: Hello ma belle! Un grand merci pour cette review. Je l'adore. Tu as su vraiment comprendre la psychologie des deux personnages. Je suis super contente que tu aimes cette fiction même s'il n'y a pas de Klaroline. On ne va pas revenir dessus car tu l'as très bien expliqué dans ta review et moi-même Caroline m'énerve un peu. En fait, ce qui m'énerve c'est qu'en dehors de ses love-interest, JP ne donne pas de vrai SL à Caroline, hormis mettre Stefan sur un piédestal et Damon plus bas que terre, histoire d'étirer encore et toujours le TRIANGLE AMOUREUX! Bref, je suis ravie que tu es lu le premier chapitre de ma fiction et j'espère que tu liras la suite. Gros bisous.

Klausetcaroline: BON RETOUR PARMI LES CONNECTES, LOL! Plus sérieusement, je suis super, méga ravie que cette fiction t'intéresse et j'espère qu'après ce chapitre ce sera encore le cas. Comme je disais à une amie, c'est le chapitre que j'ai le mieux réussi depuis que j'écris toute fiction confondu, à mon sens. Donc, j'ai hâte d'avoir ton avis. Gros bisous ma belle.

Too hard to be called love: Salut! Ravie que ce début te donne envie de lire la suite. J'espère que ça sera toujours le cas après lecture de celui-ci. Bisous et à bientôt... J'espère, LOL!

Odessa: Salut! Je suis ravie que tu sois venue lire ma fiction. J'espère que tu continueras. Je suis encore désolée pour les autres fictions mais elles ne m'inspiraient plus et je ne me sentais plus en accords avec. Sinon pour le manque de review, bah, je vais être honnête, on m'a clairement fait comprendre que le fait qu'il n'y avait pas de Klaroline n'intéressait pas les gens. Donc, j'insiste pas mais je trouve juste dommage que les gens ne laissent pas une chance à une histoire. Personnellement quand j'achète un livre, je me fais un plaisir de découvrir de nouveaux personnages mais bon c'est comme ça. De plus, pas de Klaroline donc pas de Caroline mais Klaus lui, il est là et bien là! Enfin bref, c'est la vie. Encore merci. Gros bisous.

BoKenzie: Oh merci! J'étais émue comme pas possible avec ta review. Tu n'imagines pas comme j'ai été touchée. Je te remercie sincèrement et désolée pour le temps passé avant de publier la suite mais comme tu le sais, c'est les fêtes et on n'a pas toujours le temps d'écrire voir même d'ouvrir son ordi. Encore merci et gros bisous à toi.


TU ES LE PREMIER JOUR DE MA VIE

Chapitre 2

Fascination


POV – Klaus :

Le vent souffle dans les arbres me faisant frissonner malgré la chaleur lourde et poisseuse de cette fin de nuit. Le soleil va se lever d'ici quelques minutes, je dois m'en aller mais je suis incapable de la quitter des yeux. Cette créature mystérieuse, à la fois forte et fragile, me fascine. Comment une femme capable de se défendre face à un inconnu, face à moi peut encore partir en vacances avec sa famille ? Et encore dormir avec un lapin en peluche ? Ces questions tournent dans ma tête comme des feuilles d'arbre prises dans un tourbillon.

Les rayons du soleil finissent par traverser le feuillage verdoyant. Je me lève du rocher qui m'avait servi de siège durant mes réflexions puis m'avance vers la vitre qui me sépare d'Ophélie ! Au même instant, elle se tourne vers moi toujours endormie. J'observe son visage rond comme celui d'une poupée de porcelaine, sa peau est claire avec de petites taches de rousseurs sur le nez, ses traits son fins et ses lèvres rosées. Elle semble apaisée mais je sens qu'elle cache quelque chose… Une souffrance qui lui donne cette force d'aller puiser au-delà d'elle-même, qui lui donne la volonté de se battre.

Le camping-car s'ébranle doucement. Si, je n'avais pas été un être surnaturel, je ne l'aurais jamais remarqué mais j'ai senti cette légère vibration. Je me baisse précipitamment tout en me plaquant dos au véhicule de manière à ce que personne ne puisse me voir. J'écoute plus attentivement tout en fermant les yeux. Je parviens à entendre des bruits de pas traînant, un bâillement, des cheveux que l'on attache avec un élastique et de la vaisselle qui tinte. Je comprends que la mère d'Ophélie vient de se lever. Lentement, je me redresse et observe à nouveau la jeune femme. Elle s'assoit au même moment, se frotte les yeux et regarde par la fenêtre. Grace à ma rapidité, je parviens à me baisser juste à temps pour qu'elle ne me voie pas. Elle scrute le paysage les sourcils froncés comme si elle était parvenue à me voir ou à sentir ma présence.

A cet instant, un loup ou plutôt un chien loup – un Husky, si je ne m'abuse, sort des fourrés. Ophélie plaque son visage contre la vitre et sourit à sa vue. Aussitôt, elle se lève et sort de sa chambre. Je me précipite derrière le bosquet le plus proche me doutant de son objectif. En effet, la jeune femme débarque à l'arrière du camping-car, juste à l'endroit où je me tenais il y avait une poignée de seconde. Elle s'accroupit à environ un mètre du chien et l'observe sans prononcer un mot. L'animal la regarde les yeux ronds. Il finit par s'avancer doucement vers la jeune femme, puis se stop à quelques centimètres, hésitant. A son tour, Ophélie s'avance et tend sa main devant le museau du Husky. Celui-ci la renifle puis se frotte contre. La jeune femme le caresse et perd ses doigts dans sa fourrure.

- Salut toi. Chuchote-t-elle. Qu'est-ce que tu fais ici tout seul ?

Le chien lui lèche le visage et elle rit amusée de la situation. Je reste tapi derrière le bosquet me sentant plus que ridicule mais je suis incapable de quitter cet endroit. Des pas précipités se dirigent vers la jeune femme et le chien, celui-ci se recule effrayé. Quatre enfants et une adolescente entourent aussitôt Ophélie. Elle reste accroupie, leur demandant de faire de même. Tous obéissent et se taisent laissant l'animal s'approcher à nouveau d'eux. Aussitôt, ils l'entourent, le caressent, l'embrassent. Le Husky les lèche et se roule à leurs pieds afin de les laisser lui caresser le ventre. Seule une petite fille reste en retrait, sa tante s'approche d'elle.

- Qu'est-ce qui t'arrive, Inès ? Lui demande-t-elle.

- Il me fait peur… murmure l'enfant.

- Ah bon ? Pourquoi ? L'interroge Ophélie accroupit pour être à la hauteur de l'enfant.

- On dirait un loup… avoue la petite Inès.

- C'est vrai, tu as raison mais ça n'en est pas un. C'est un Husky et il est très gentil. Il ne faut pas se fier aux apparences. Tu sais ce que ça veut dire « apparence » ? Lui demande sa tante.

L'enfant répond "non" d'un signe de tête.

- Ca veut dire qu'il faut toujours apprendre à connaître les gens sur ce qu'ils ont à l'intérieur d'eux et pas sur leur physique. C'est valable pour les êtres humains mais aussi pour les chiens. Lui explique Ophélie. Tu comprends ? La petite fille hoche la tête. Très bien dans ce cas va le caresser.

La petite tête blonde s'approche à pas prudent, s'accroupit près du chien, celui-ci s'avance et lui lèche le visage. Inès se tourne alors vers sa tante en souriant.

- Tu as raison, Tata ! Rit-elle.

A son tour, Ophélie éclate de rire à les voir jouer avec le chien. Je n'arrive pas à m'empêcher d'observer cette jeune femme. A-t-elle dit ça parce qu'elle le pensait ou cherchait-elle seulement à donner une leçon de vie à sa nièce ? Serait-elle capable de voir au-delà de ce que je montre à ceux qui m'entoure ? Je divague, personne ne veut me comprendre et je ne veux pas que qui que ce soit lise en moi ! Je décide qu'il est temps pour moi de quitter cet endroit. De laisser cette famille tranquille, de laisser Ophélie dans son monde et moi dans le mien ! Je recule d'un pas mesuré ne voulant pas attirer le moindre regard et je quitte le camping à vitesse vampirique.


POV – Ophélie :

Je ris de voir les enfants jouer avec le chien quand celui-ci se redresse sur ses quatre pattes et commence à aboyer dans une direction. J'observe l'endroit et m'y dirige tout en ordonnant aux enfants de rester là où ils sont. J'écarte les buissons mais n'y trouve rien. Je regarde à nouveau le chien les sourcils froncés.

- Tu as fini de foutre la pétoche aux gens toi ? Dis-je en le sermonnant faussement pour amuser les enfants et surtout ne pas les inquiéter mais je savais que le chien avait senti quelqu'un, une présence qui nous observait.

Je l'avais ressentie dès hier soir et ce matin en me réveillant mais je n'avais rien vu, ni entendu pourtant cette présence était belle et bien là. Je devrais être effrayé mais au contraire, j'avais cette impression d'être privilégié, d'être protégée… de ne plus être seule !

- Te voilà mon chien ! S'écrit un homme, en marcel et jogging, sortant de l'endroit d'où je venais de regarder. Bonjour. Dit-il simplement en m'observant.

- Bon… Bonjour ! Dis-je à mon tour.

- Je vois que vous avez trouvé mon chien ! Se réjouit-il.

- Euh… Oui ! Comment s'appelle-t-il ?

- Sam ! Répondit-il. Je sais, c'est commun mais je trouve qu'il le porte à merveille.

- Je suis d'accord.

Je devais avoir l'air ridicule, vêtue de mon pyjama rose en coton et affichant un sourire béat. C'est homme réunissait à lui tout seul tous les critères physiques que j'apprécie chez la gente masculine, grand, brun, les yeux noisettes, une fossette au menton, athlétique… Il me tend alors la main mais je n'avais pas entendu ce qu'il m'avait dit.

- Pardon ?

- Je me présente, je suis Christian Wayne. Et vous êtes ? Répète-t-il poliment sans tenir compte des ricanements de mes neveux et nièces

- Ophélie… Ophélie Legrall. Répondis-je les joues en feu honteuse de mettre montrée si peu discrète.

- Enchanté. Déclara-t-il. Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ?

- Non, je suis française.

- Ah ! La France, un fabuleux pays. J'y suis allé une ou deux fois pour affaire. M'explique-t-il.

- Vraiment ? Et dans quel domaine travaillez-vous ?

- La finance et les nouvelles technologies. Répondit-il.

Beau goss, intelligent et plutôt sympa ! Si j'avais su, je serais venue aux USA plus tôt !

- Donc vous êtes ici… En famille ? M'interroge-t-il en regardant mes neveux et nièces.

Bizarrement mon cerveau comprend aussitôt le sous-entendu et je m'empresse de lui expliquer la situation.

- En famille, oui ! Ma mère, mon frère, ma sœur, leurs conjoints et leurs enfants !

- Votre petit-ami… ? Me demande-t-il.

Je souris comme une idiote ! Non mais Ophélie ressaisie toi !

- Vous êtes amusant. Non, je n'ai pas de petit-ami.

Sam s'approche de moi et se colle contre mes jambes à la recherche de nouvelles caresses. Je m'accroupie alors et le gratte sur le dessus du crâne, juste entre les deux oreilles.

- Il vous a accepté. Il est rarement aussi affectueux même avec moi qui suis pourtant son propriétaire. Déclare-t-il souriant.

- Je suis la femme qui murmure à l'oreille des loups.

Christian éclate de rire et me regarde attentivement. Je me sens très bizarre, tremblante même. J'ai l'impression qu'il projette un plan, je peux même voir les rouages de son cerveau tourner aux travers de ses prunelles.

- Puis-je vous inviter à déjeuner ? Me demande-t-il de but en blanc.

Je m'attendais à tout mais pas à ça ! Il n'y aurait pas eu Sam, je serais tombée sur les fesses mais je me raccroche au chien et me relève doucement, des papillons s'envolant à l'unisson dans mon estomac à grand coup de battement d'ailes !

- Euh… Pourquoi pas ! Quand ?

- Aujourd'hui ! Disons vers 12h30 au Rousseau ? Me propose-t-il.

- Avec joie.

- Merveilleux ! Sam, on rentre ! A tout à l'heure. Déclara-t-il en s'éloignant.

Je ne parviens pas à formuler un seul mot. Je le regarde partir son chien devant lui qui trottine.

- Tata a trouvé un amoureux. Ris ma nièce Morgane en courant tout raconter au reste de ma famille.

Génial manquait plus que ça !


POV – Klaus :

Je pénètre dans ma maison que j'étais parvenue à récupérer des mains de Marcel et gravit les marches qui me mènent dans mon bureau, que je venais de réaménager. Je devais avouer que Marcel était un dirigeant hors pair mais point de vue décoration et esthétique, il y avait du boulot ! N'importe quoi, qu'est-ce qu'on s'en fout de la décoration quand on dirige tous les Vampires d'une ville ! Maintenant c'est mon tour même si je partage le trône avec Marcel afin de gagner la confiance de ses vampires et surtout comprendre les combines qui se trament en secret dans cette ville.

Quelques coups sont frappés à la porte mais la personne derrière ne s'embarrasse pas à attendre que je l'invite à entrer. En effet, celle-ci pénètre dans la pièce sans préambule, tenant le père Kieran par un bras. Un grand noir métisse aux cheveux hirsutes se tient droit devant moi et me jette un regard méprisant. Diego me déteste mais je le hais autant. Néanmoins, je lui lance mon grand sourire moqueur et lève les sourcils ne relevant pas son entrée fracassante.

- Que se passe-t-il ?

- Le père Kieran veut te voir ! Il dit que c'est important. Répond-t-il d'une voix d'où perçait le mépris.

S'il continue, je vais lui arracher la langue et la jeter au feu !

- De quoi s'agit-il ?

- Je suis parvenue à reconstituer une nouvelle faction et ils aimeraient une entrevue aujourd'hui. Me répond le père Kieran.

- Parfait ! Va chercher Marcel !

Diego lâche le père et sort de mon bureau.

- Asseyez-vous.

- Je préfère rester debout. Rétorque-t-il. J'ai fait exactement ce que vous m'avez demandé et vous ?

Je comprends aussitôt qu'il ne parle pas seulement de la faction mais aussi des loups garous qu'il a cachés et de ma promesse de contraindre Cami, sa nièce, de partir loin de la Nouvelle-Orléans.

- Elle faisait ses bagages quand je l'ai laissé.

J'avale une gorgée de Bourbon en lui en proposant un verre qu'il refuse poliment.

- Je vous remercie sincèrement. Déclare-t-il.

Je ne sais quoi dire, jamais encore l'on ne m'avait remercié pour avoir protégé quelqu'un. D'ailleurs, je n'ai jamais protégé qui que ce soit. Marcel pénètre à ce moment précis dans mon bureau. Il semble nerveux, il sert ses poings frénétiquement et me jette des regards méfiants. Je ne relève pas préférant régler nos problèmes en famille. J'explique la situation à Marcel et nous deux acceptons la requête de la nouvelle faction. Le père Kieran se retire à l'écart de mon bureau pour avertir les nouveaux dirigeants.

Je me tourne alors vers mon bras droit afin de découvrir les raisons de son attitude.

- Que t'arrive-t-il donc ?

- Comment ça ? Me demande-t-il un grand sourire aux lèvres.

Il croit pouvoir me duper en affichant cet immense sourire d'une blancheur éclatante mais je sais qu'il se cache en fait derrière afin d'étouffer mes soupçons.

- Ne joue pas à ça avec moi, Marcel. Tu oublies que c'est ma famille et moi-même qui t'avons élevé et façonné à notre image.

Il pose ses mains sur ses hanches et soupire.

- Écoutes, j'ai des problèmes, oui ! Mais rassures-toi, ils ne te concernent en rien. Me déclare-t-il sans pour autant me regarder.

- Rebekah ?

Il lève enfin les yeux sur moi.

- Elle t'en a parlé ? Me demande-t-il légèrement suspicieux.

- Tu sais que Rebekah ne me parle pas et je ne compte pas lui parler depuis le piège que vous m'avez tendu elle et toi.

- Tu me parles à moi. Me fait-il remarquer.

- Nous avons un intérêt commun. En revanche, je ne veux plus rien avoir à faire avec ma sœur.

Marcel me regarde et me lance un nouveau sourire, non pas pour cacher un secret mais beaucoup plus affable et amicale. Le père Kieran pénètre à nouveau dans le bureau.

- Nous avons rendez-vous dans une heure. Déclare-t-il.

- Parfait ! Plus vite nous y serons, plus vite nous pourrons négocier les termes d'un nouvel accord.

Une heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au rendez-vous. Nous pénétrons dans un restaurant chic aux plafonds hauts, aux lustres en cristal et aux tables toutes recouvertes de nappes blanches immaculées. Le moins que l'on puisse dire c'est que ces nouveaux dirigeants ont plus de goûts et de raffinement que leurs prédécesseurs. Marcel et moi sommes conduits à une grande table ronde où l'on nous invite à nous asseoir. Il y a un nouveau Capitaine de police, un grand noir qui sent l'alcool à plein nez. De nouvelles recrues toutes plus ou moins douteuses. Je suis ravi, ils ne seront pas difficiles à convaincre. J'observe toutes les personnes réunis autour de la table et remarque qu'il y a une place vide.

- Qui manque-t-il ?

- L'adjoint au maire, devenu maire de la Nouvelle-Orléans. Me répond le nouveau Capitaine de la Police.

Je lui réponds par un grand sourire ravie quand un homme grand, brun, les yeux marrons, une fossette au menton et très athlétique s'avance vers notre table. Il est vêtu d'un costume trois pièce bleu nuit, d'une chemise blanche et d'une cravate dans les même tons.

- Ah non…

- Quoi ? Me demande Marcel en chuchotant pour que personne ne l'entende.

- Je déteste les hommes en costumes ! Ils sont toujours… honorables !

Marcel comprend aussi le rapport avec mon frère Elijah et sourit à ma plaisanterie. L'homme s'assoit face à moi tout en souriant. Il est sûr de lui et son charisme est écrasant.

- Messieurs ! Ravie de faire votre connaissant. Débute-t-il.

Je le regarde en coin attendant la suite de son discours.

- Je me présente, je suis Christian Wayne et je suis devenue le nouveau maire de la Nouvelle-Orléans mais je crois ne pas avoir besoin de vous le précisez plus que ça puisque, vous, Monsieur Mikaelson, êtes celui qui avait tué mon prédécesseur, n'est-ce pas ? Me demande-t-il sur le ton d'un présentateur météo.

J'écarquille les yeux malgré moi. Cet humain a l'audace de m'attaquer verbalement devant tout un parterre d'autres êtres humains et sous les yeux de mon bras droit. Je sens monter en moi la colère. Il a intérêt de s'adresser à moi avec plus de respect, sinon, je lui arrache la tête.

- Bien étant donné votre silence plus qu'éloquent, je suppose que vous voyez de qui je parle… Continue-t-il.

- Je vois très bien de qui vous parlez mais je ne suis pas là pour faire le compte des personnes que j'ai tué ou non avec vous… Sinon, ça risquerait de prendre du temps ! Beaucoup de temps !

Je lui lance mon plus grand sourire, celui qui fait ressortir mes fossettes mais c'est aussi mon sourire le plus hypocrite. Il me regarde apparemment peu impressionné mais plutôt amusé de ma répartie. Nous nous toisons l'un l'autre et finalement je prends conscience que son prédécesseur n'était qu'un bureaucrate intéressé tandis que celui-ci est très différent.

- Bien, ceci confirme donc mes propos. S'adoucit-il. J'ai pris connaissance de l'arrangement de nos prédécesseurs avec Monsieur Marcel Gérard à savoir…

- Que les humains ferment les yeux sur nos affaires pendant que nous vous graissons les mains. Termine Marcel qui de toute évidence n'appréciait pas non plus ce nouveau maire.

- Exact ! C'était l'arrangement mais à partir de maintenant tout est différent. Déclare Wayne d'un ton sans réplique.

- Je pensais que le père Kieran vous avait expliqué les raisons de la mort de vos prédécesseurs. Dis-je d'une voix blanche.

L'homme en costume me sourit comme s'il avait anticipé ma réplique.

- Vous voulez qu'aucun humain ne vienne interférer sur vous plat de bande et je veux que les humains soient en sécurité. Je vous propose donc de nous débarrasser de tous les malfrats de cette ville, meurtrier, violeur… autant que vous le voulez en échange je fermerais les yeux sur vos sales habitudes. Propose-t-il sérieusement.

Pour qui nous prend-t-il ? Des poubelles ? Je le regarde fixement en m'interrogeant sur sa proposition.

- Seulement ceux que vous jugez criminels ou ceux que nous jugeons criminels ?

- Cela fait une différence ? Me demande-t-il en fronçant les sourcils.

- Tout à fait ! Vous voyez la femme qui quitte le restaurant avec cet homme ?

Je lui désigne du doigt une grande brune avec un collier de perles blanches autour du cou. L'homme auquel, elle tient le bras pourrait être son père tant la différence d'âge est importante.

- Elle vient de lui dérober sa chevalière en or massif et lui trop aveuglé par sa beauté n'a rien remarqué. Pour moi, c'est criminel ! Mérite-t-elle la mort ?

Wayne m'observe silencieusement, il vient de comprendre où je veux en venir. Il fronce les sourcils, s'adosse contre sa chaise tout en allongeant un bras sur le dossier de la chaise de son voisin.

- Ce qui m'importe c'est que les locaux de cette ville soit en sécurité. La sécurité est la base aussi de la discrétion et je suis persuadé que vous ne voulez pas que les regards se posent sur vous, n'est-ce pas ? Me demande-t-il.

Je prends le temps de la réflexion. Ses paroles sont sages mais je sens une pointe d'agacement dans son attitude et surtout une forme de menace dans ses propos. Je dois être sur mes gardes.

- Quand est-il des touristes ? Demande Marcel.

- Du moment que ça reste discret, Marcel. N'est-ce pas Monsieur Wayne ?

Il ne daigne pas me regarder. Il se lève, ferme sa veste à trois boutons, au même instant un Husky débarque dans le restaurant et se poste à ses pieds.

- Monsieur ! Crie le serveur. Votre chien ne peut pas rester dans le restaurant. Lui fait-il remarquer.

- Je sais mais j'instaure de nouvelle règle. Déclare-t-il.

Le serveur écarquille les yeux de surprise quand Wayne lui tend un chèque qui fait passer l'employé de blanc, à rouge en passant par vert.

- Quand à notre accord, je pense que nous avons un terrain d'entende… Ou devrais-je dire que nous nous sommes compris. Veuillez à présent m'excuser, j'ai un rendez-vous beaucoup plus charmant qui m'attend. Déclara-t-il en s'éloignant son Husky toujours à ses pieds.

C'est à mon tour d'écarquiller les yeux quand je reconnais l'animal. Je me lève précipitamment. Marcel m'observe sans comprendre. Je lui explique que j'ai moi-même un rendez-vous et m'éclipse le plus vite possible.


POV – Ophélie :

Je marche dans la rue à la recherche du fameux restaurant, le Rousseau. Qu'est-ce qui m'a pris d'accepter un déjeuner avec cet homme que je connais à peine ?... Ma petite voix intérieure ne met pas longtemps à me répondre : Il est beau, charismatique, intelligent et surtout TU LUI PLAIS ! Je la gifle intérieurement me ressaisissant, il pourrait très bien être un psychopathe qui m'attire dans un piège pour me violer et me tuer. Je m'observe dans la vitrine d'un restaurant. Je porte une robe bustier, ajustée à la taille, à poids blanc sur fond violet. Je dois admettre que cette tenue rehausse mon teint et met mes formes en valeur. Je vérifie mon maquillage et prends une grande inspiration tout en fermant les yeux. Quand je les ouvre, j'aperçois un homme qui m'observe de l'autre côté de la rue. Je l'ai déjà vu mais je n'arrive pas à le resituer. Je me retourne pour le voir plus clairement mais il a déjà disparu.

J'observe toujours l'endroit où il se trouvait quelques secondes plutôt mais je secoue la tête me disant que j'ai rêvé. Je reprends mon chemin, jusqu'au fameux restaurant. Je pénètre à l'intérieur et cherche du regard mon hôte. Il est là, dans le fond de la salle, vêtu d'un costume trois pièces bleu nuit, d'une chemise blanche et d'une cravate dans les même ton. Je m'avance et il se lève en me voyant approcher. Comme tout bon gentleman, il tire ma chaise m'invitant à m'y asseoir.

- Vous n'avez pas eu trop de difficulté à trouver le restaurant ? Me demande-t-il.

- Non pas du tout. C'est endroit à l'air d'être réputé.

- Ils y font le meilleur Gombo. Déclara-t-il avec un grand sourire que je lui rends aussitôt.

Nous passons ensuite commande dans un silence presque religieux. Le déjeuner est succulent et l'ambiance chaleureuse malgré tout aucun de nous ne s'épanche sur son passé. Après tout ça ne fait que quelques heures que nous nous sommes rencontrés. A la fin du repas, Christian paye le repas, je propose de participer mais il refuse catégoriquement prétextant qu'il m'a invité et que c'est donc à lui de payer. Ah les hommes ! Je déteste l'idée d'être une femme entretenue ! Quand nous sortons, nous sommes aveuglés par les rayons du soleil chaleureux. Je sens toujours cette présence que le matin, j'avais à ce moment-là mis ça sur la présence de Christian mais cette fois, près de lui, je me rends compte que cette impression est tout autre. Je regarde autour de moi et ne distingue rien de très probant. Christian le remarque aussitôt.

- Tout va bien ? Me demande-t-il.

- Oui, pourquoi ?

- J'ai l'impression que vous cherchez quelque chose… où quelqu'un ? Insiste-t-il.

- Non pas du tout ! Je ne connais pas la ville donc je regarde partout pour… découvrir le plus de chose possible.

Je mens bien et il a l'air de gober mon histoire.

- Je pourrais vous la faire visiter ? Me propose-t-il.

- Pourquoi pas ?

Ding, ding, ding ! Second rendez-vous de programmer.

- Allons-y ? M'invite-t-il en m'indiquant sa voiture de son bras droit.

Une Lamborghini Grise Métallisé attend garé le long du trottoir près du Rousseau. Ma bouche s'ouvre malgré moi à m'en décrocher la mâchoire.

- Ce… Cette voiture est à vous ?

- Exact ! Déclare pas peu fier de son effet.

Je fronce les sourcils. Je n'ai jamais aimé les « m'as-tu vu ».

- Ce serait avec plaisir mais je dois aller me changer et ensuite j'ai promis à ma famille de passer l'après-midi avec ma famille.

- Oh ! Je comprends. Peut-être demain alors ? Me propose-t-il gentiment.

- Avec joie.

Je m'éloigne de lui et déambule dans les rues en flânant. Je ne suis pas pressée de rentrer et surtout de subir l'interrogatoire de ma famille. Une fois sortis des rues bondées, je retire mes hauts talons et continue d'avancer nu-pied. J'observe le sol et m'amuse à regarder mes pieds minuscules sur l'asphalte quand je remarque une ombre derrière-moi. Je me retourne aussitôt mais cette fois, l'homme qui me suit n'a pas disparu. Je le reconnais, c'est celui qui m'observait et celui qui m'a agressé la nuit dernière.

- Vous ?

Il s'avance vers moi sans dire un mot. Je recule, dans le noir je n'avais pas remarqué qu'il était si grand. Ses cheveux sont blonds, son regard bleu gris est froid et inexpressif, son visage est recouvert d'une barbe de quelques jours. Il s'avance toujours sans piper mot. Je ne recule plus. Je décide de ne pas lui montrer ma peur grandissante. Je domine mes palpitations cardiaques et mon souffle.

- Qu'est-ce que vous me voulez ?

Il ne répond toujours pas. Il ne fait que m'observer. Il plonge son regard dans le mien et le sonde comme s'il voulait lire en moi. Je ne baisse pas les yeux et le fixe à mon tour. Son regard inquisiteur ne m'effraye pas mais cette souffrance, cette plaie béante que je parviens sans mal à lire en lui me glace sur place. Je ne sais quoi dire, ni quoi faire. Il s'écarte puis fini par s'éloigner. Je reprends mes esprits, soulagée et me dépêche de rejoindre le camping et ma famille. Je marche au départ vite mais une fois tournée à l'angle de la rue, je commence à courir le plus vite possible. Je sens soudainement des bras qui m'agrippent et une main qui s'applique sur mon nez et ma bouche. Je suffoque incapable de respirer. Je perds connaissance à la merci de cet homme…


Voilà, c'est terminé pour ce chapitre. Alors comment l'avez-vous trouvé? J'espère qu'il vous maintient en haleine. Gros bisous à tous ceux qui me lisent. Vous ne laissez pas de reviews mais de savoir que vous êtes là à me lire m'encourage à continuer. Encore merci à toutes celles qui ont laissé des reviews. A bientôt.