Bonjour ! Merci à ceux qui ont posté des reviews. Pour information, la fiction n'a rien à voir avec Harry Potter, j'ai juste repris le prénom de Fleur et d'Hermione pour vous aider à vous faire une idée du physique des filles. Ca n'a vraiment rien à voir avec HP !

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Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser des reviews, c'est toujours gentil et ça me fait chaud au coeur (même si c'est pour me dire que vous aimez pas) #DDNfic


Devant son immeuble, elle finit sa cigarette. Le vent fouette son visage, cela lui a permis de rester éveillé pendant qu'elle marchait. Avec son pied droit, elle écrase le mégot qu'elle vient de jeter. Elle tousse à cause de la fumée dans sa gorge puis elle rentre dans l'immeuble. En montant les escaliers, elle regarde l'heure, il est tard, elle grimace. Deuxième étage, porte de droite, elle l'ouvre et rentre. La lumière est déjà allumée. Elle jette un coup d'œil au coin canapé de son appartement, la jeune étudiante lit. Sentant une présence, elle tourne la tête.

-Je ne vous ai pas entendu rentrer, dit-elle en se levant.

Fleur lui adresse un sourire qui veux dire « ce n'est pas grave ». Les deux femmes vont à la table du coin cuisine.

-Il reste des pâtes que j'ai fait à Logan, si vous en voulez.
-Merci. Après une pause, Fleur reprend. Merci d'être rester plus longtemps, j'aurais du vous prévenir, je suis désolé.
-Ne vous inquiétez pas ! Logan dort depuis pas mal de temps, il était fatigué ce soir alors ce n'était pas dérangeant.

Voir son fils s'endormir ce n'est pas souvent qu'elle en a le droit. C'est souvent qu'il s'endort dès qu'il a fini de manger. Elle s'est toujours inquiétée de ça, mais elle en est arrivée à la conclusion que peut-être, c'était de sa faute à elle. Il n'a peut-être pas envie de la voir. Cela fait depuis leur arrivée à Londres qu'il ne lui parle plus vraiment. Elle reste sa mère et il y a toujours ce lien, mais voilà, il ne lui dit rien, il s'endort avant qu'elle rentre et souvent se réveille après qu'elle soit partie lors des week-ends. Elle s'en veut d'en être arrivé là, mais elle ne sait pas comment arranger les choses entre eux. Elle s'assoit à la table après avoir fait réchauffer aux micro-ondes une assiette de pâtes. Elle goûte, ça ne lui plaît pas, mais elle a faim alors elle mange. La nounou de Logan est assise en face d'elle, son téléphone à la main. Fleur est gentille avec elle, même si elles se vouvoient encore, il y a une certaine relation entre elles, Fleur n'aime pas que Sarah parte dès qu'elle rentre. Au contraire, elle aime quand elle lui raconte ce que Logan lui a dit. C'est comme ça qu'elle en apprend sur son fils, car il ne se livrerait jamais. De plus, ce soir, Sarah sent qu'il y a quelque chose de différent, c'est comme si Fleur n'allait pas bien alors elle reste pour lui tenir compagnie. Cependant, le silence pèse entre elles, Sarah n'osant pas embêter Fleur et Fleur préférant ne pas parler pour ce soir, l'idée que son fils n'aime pas lui parler vient de l'abattre. Elle le sait, mais elle n'aime pas quand elle y pense. La blonde regarde par la fenêtre, il fait vraiment noir.

-Si vous voulez, vous pouvez rester dormir ici cette nuit. Ça ne me dérange pas. La nuit ne me rassure pas.
-Ne vous inquiétez pas, je vais rouler doucement. La nuit ne me fait pas peur. Je ne vais pas tarder à y aller. A moins que vous voulez que je reste, que l'on parle ?

Il y a une accélération à la fin de la phrase de Sarah se sentant gêner par sa proposition, ne sachant pas si elle faisait le bon choix en lui proposant de rester pour parler.

-Rentrez chez vous si vous le voulez. Je ne veux pas vous retenir. Nous parlerons plus tard.

Sarah lui adresse un sourire, se lève et sans faire de bruit, elle rassemble ses affaires pour partir. Pendant ce temps, Fleur s'est levée pour aller à son sac à main. Elle en sort son porte-monnaie d'où elle sort un billet de vingt livres. Avant que la nounou quitte l'appartement, elle l'interpelle. Elle lui donne le billet pour la remercier d'être resté plus longtemps ce soir et parce qu'elle lui a gâché une fois de plus une soirée avec son amoureux.

-C'est le risque du métier, dit-elle en riant. Par contre je ne peux pas accepter votre argent, comme je l'ai dit, c'est mon job. Mon copain, il est au courant, si ça le gêne il n'a qu'à me quitter.
-Prenez l'argent, ne quittez pas votre copain, soyez heureuse.
-Merci. Et pour l'argent ce n'est vraiment pas obligé, je n'aime pas que l'on m'en donne comme ça.
-Ce sera pour le parking en bas vu que vous êtes resté plus longtemps.
-On ne paie plus après dix-neuf heures.
-Vous avez toujours le dernier mot ? J'aime ça, vous avez du caractère. Prenez et partez, je ne vais pas vous le redire une troisième fois.
-Merci beaucoup Fleur. Bonne nuit.
-Faîtes attention à vous. Envoyez moi un message quand vous êtes arrivé.
-Pas de problème.

Elle s'est sentie poussée des ailes, Sarah a pris Fleur dans ses bras pour la remercier. Une fois dans ses bras, elle s'est demandée comment la blonde allait réagir, elle n'a pas l'air d'être le genre de personnes à faire des câlins tout le temps, contrairement à elle. Mais Fleur frotte son dos avec sa main, ça ne la dérange pas, ça lui fait du bien au contraire. Les deux femmes se sourient et Sarah quitte l'appartement. Elle a l'ouïe fine en plus du silence de la nuit, elle entend la porte de l'immeuble se refermer. Par la fenêtre, elle voit l'étudiante partir en voiture. Quand elle a tourné au croisement et qu'elle ne l'a voit plus, elle retourne à son assiette. Elle se retrouve seule face à son assiette de pâtes. Ça a refroidi, c'est encore pire qu'avant. Elle souffle, elle a la flemme de se faire à manger pourtant elle a faim. Elle jette le contenu de son assiette et va à son frigo. Elle l'ouvre et regarde ce qui pourrait lui donner envie. Elle finit par prendre un yaourt qu'elle va manger assise à la table.

...

Le tablier sur elle pour ne pas tâcher ses vêtements. Elle prépare à manger, elle a faim, Hermione. En attendant que ça cuise, elle met la table. Deux sets de table, deux assiettes, deux couteaux, deux fourchettes, deux cuillères et deux verres. Elle installe tout sur la table, elle sourit. Une fois qu'elle a fini, elle apporte le plat à la table, mais elle ne sert qu'une assiette sur les deux, la sienne. Elle enlève son tablier qu'elle plie soigneusement et qu'elle range dans la cuisine. Elle revient à la table, elle s'assoit devant son assiette pleine. Elle commence à manger puis d'un coup, elle se met à parler, le regard droit.

-J'ai rencontré quelqu'un aujourd'hui. C'est pour ça que je suis en retard ce soir. Je t'en avais déjà parlé de celle de la boutique de vinyle en ville. J'y suis retournée aujourd'hui, c'était encore elle, je préfère quand c'est elle que quand c'est le patron, elle ne me regarde pas toute la journée comme un animal de zoo contrairement à lui. Même qu'elle semble timide. C'est mignon à voir. C'est comme si je l'intimide. Depuis quand j'intimide les gens ? Je t'ai intimidé toi ?

Elle tourne la tête, elle attend une réponse, mais rien ne vient alors après avoir pris une fourchette de son assiette, elle recommence à parler.

-Elle m'a demandé de quitter la boutique, elle devait fermer. Elle est venue me demander de partir, mais il y a eu une chanson, notre chanson chéri. Je lui ai demandé de danser avec moi, j'avais envie de danser. Elle a accepté, je me suis imaginé dans tes bras. Elle est plus grande que moi, une vraie girafe. J'ai pensé à toi. J'aurais voulu être dans tes bras plutôt que dans les siens. Puis j'ai eu mal, pas que psychiquement, physiquement, ma hanche m'a fait mal. J'ai peur, vraiment. Je ne pourrais plus jamais danser comme avant.

Elle a des sanglots dans sa voix et sur ses joues. Elle se lève, ouvre le placard et en sort une bouteille de vin. Elle prend l'un des ses verres à vin et s'en sert un. Elle revient s'asseoir et le boit tranquillement. Le silence de la nuit pèse dans la maison. Elle se met à rire, un rire nerveux.

-Elle m'a dit qu'elle n'avait personne qui l'attend chez elle. Alors parce qu'on habite dans une maison, on a une personne qui nous attend dedans ? Je sais que tu es là, que tu le sauras toujours, car je te garde près de moi.

C'est bizarre le son qui sort de sa bouche, un mélange de rire et de pleurs. Elle finit son verre, le pose, se lève à nouveau, prend son assiette et jette le contenu à la poubelle. Elle prend le plat qu'elle avait posé sur la table, elle le fait glisser sur la gazinière. Elle débarrasse la table, mais ne fait pas la vaisselle. Elle s'assoit à la fenêtre, elle a le regard dans le vide pourtant, on pourrait croire qu'elle attend quelqu'un. C'est automatique maintenant, elle sert à nouveau un verre. Elle décide de poser la bouteille loin d'elle comme si changera quelque chose à la suite de sa soirée.

...

C'est habituel de voir Fleur fumer à sa fenêtre dans la nuit. Elle n'arrive pas à dormir. Elle fume pour s'occuper. C'est sa troisième depuis qu'elle est arrivée chez elle. La fenêtre ouverte, ça rafraîchit la pièce où elle est, elle a pris le temps de vérifier que la porte de la chambre de Logan soit bien fermer pour pas qu'il soit réveillé par le vent qu'elle laisse entrer. Le temps d'un instant, elle pense à sa vie d'avant. Si on lui avait demandé ce qu'elle voulait il y a six mois, elle aurait dit qu'elle voulait partir, qu'elle ne pouvait plus supporter sa vie pourtant aujourd'hui, elle aimerait rentrer, le retrouver et s'endormir dans ses bras. Ils étaient protecteurs ses bras. Aujourd'hui, on ne la protège plus, ni elle, ni son fils. Ses yeux se mouillent, elle tire une nouvelle fois sur sa cigarette pour oublier. Elle se concentre sur un homme qui marche en bas de chez elle, elle lui invente une vie, c'est stupide de faire ça se dit-elle.

-Maman.

Elle sursaute, elle ne l'avait pas entendu arriver. Elle respire fortement, elle enlève la cigarette du bout de ses lèvres qu'elle pose sur le rebord de sa fenêtre. Elle finit par se retourner vers son fils. Il est habillé de son pyjama, son doudou tenu par sa fine main droite, il se frotte l'œil de son autre main. Elle se lève et vient s'accroupir devant lui.

-Qu'est-ce que tu as Logan ? Demande-t-elle d'une voix douce.
-J'ai fait un cauchemar. Il y a des monstres dans ma chambre.
-Mais non il n'y a pas de montres. Je vais venir vérifier.

Il lui sourit alors qu'elle se lève, qu'elle écrase sa cigarette sur le rebord de la fenêtre. Elle a à peine fumé la moitié. Elle la jette à la poubelle lorsqu'elle est bien éteinte. Son fils l'attend toujours dans le salon. Elle lui prend la main et ils vont à la chambre. Elle allume la lumière, il lui montre le placard, elle l'ouvre et lui montre qu'il n'y a rien dedans. Il n'a pas l'air convaincu.

-Maman va dormir avec toi ce soir comme ça je combattrai les monstres si ils viennent t'embêter.

Elle a à peine fini sa phrase qu'il se met dans son lit. Elle allume sa lampe de chevet pour éteindre la lumière du plafond. Elle lui demande de se décaler pour la laisser se mettre sous les draps. C'était rare qu'elle fasse ça pour lui, c'était souvent son père qu'il appelait quand il avait un problème. C'est sûr que les bras d'un père sont plus rassurants que ceux d'une mère, mais aujourd'hui, c'est la seule à être là alors il fait avec. Il fait avec, c'est pour Fleur la raison de son appel à l'aide. Il lève la tête vers elle.

-Papa a appelé tout à l'heure. Il voulait te parler mais tu n'étais pas à la maison.

Il arrête de parler, il attend une réponse de sa mère, une réponse qui se fait attendre et qui devient réelle que lorsqu'elle se rend compte qu'il attend. Elle aime l'appeler même si ces derniers temps, il ne décrochait pas automatiquement. Elle n'aime pas quand c'est lui qui appelle, car souvent, leur discussion part en engueulade. Oui quand il l'appelle, c'est souvent pour parler argent. Elle a peur qu'il en ait parlé à Logan. Elle lui demande ce qu'il lui a dit.

-Il m'a dit qu'il te donnerait le chèque quand on rentrera à Paris.

Elle s'y attendait à cette phrase pourtant, elle espérait qu'il n'avait pas parlé d'argent à son fils. Elle souffle. Puis ça devient conscient, rentré à Paris, c'est vendredi. Le temps passe trop vite, les vacances scolaires arrivent à grand pas. Paris sa ville qu'elle avait quittée il y a quelques mois, mon dieu Paris lui manque, mais tout lui rappelle sa vie d'épouse. Elle était partie pour recommencer sa vie, ne plus être associé à Julien, surtout à cause de leur travail en commun. Cependant, elle a gardé de bons contacts avec lui, c'est lui qu'elle appelle quand elle va mal et lui qui subit ses sauts d'humeur. Pour chaque vacance scolaire, ils rentrent à Paris, il va chez son père pendant deux semaines, elle, elle va chez ses parents, elle prend des nouvelles de sa famille et elle fait une pause.

-J'ai hâte d'aller voir papa. Surtout qu'il m'a dit qu'il va y avoir Héloïse.
-C'est qui Héloïse ?
-Ben c'est la nouvelle copine à papa. Enfin c'est ce qu'il m'a dit. Mais maman, pourquoi ce n'est pas toi sa copine ?
-Des histoires de grandes personnes chéri. Tu sais quoi ? On a assez parlé, t'as école demain il ne faut pas que tu sois fatigué.

Alors qu'elle retient ses larmes, qu'elle essaie que sa voix ne se brise pas quand elle parle, il vient se coller à elle. Elle caresse ses cheveux de sa main droite. Cela l'apaise de toucher les cheveux de son fils.

-Bonne nuit maman.

Elle sourit à sa phrase, elle le prend dans ses bras.

-Bonne nuit Logan.

Elle le sert un peu plus contre elle. Elle pleure, mais étouffe ses pleurs dans sa respiration. Elle refuse qu'elle le voie comme ça, il ne comprendrait pas et elle n'a pas envie de lui expliquer. Elle espère qu'il dort pourtant elle sent son bras s'agripper à son haut. Il ne dort pas, elle se maudit de ne pas avoir attendu avant de lâcher prise. Elle pensait y arriver, être seule avec son fils, mais elle n'y arrive pas, elle survit financièrement, sa relation avec son fils n'est pas celle que l'on aurait tous rêvée. Ses pleurs ne viennent pas de sa situation, non, elle avait assez pleuré pour ça, mais elle pleure à cause de cette femme, une autre femme qu'elle ne connaît pas qui est la copine de son ex-mari, qui a la chance de s'endormir avec lui, qui a la chance de redécouvrir chaque soir son corps, un corps qu'elle rêve d'avoir à ce moment même. Comment il avait pu aller aussi vite ? Est-il amoureux d'elle ? L'a-t-il oublié alors qu'elle, elle n'arrive pas à faire une croix sur leurs dix ans de vie commune ? C'est bête, car elle a mis fin à leur couple pourtant aujourd'hui, elle a toujours des sentiments pour lui.


Re ! Alors c'est finit ! A vos claviers pour des reviews à gogo !

NEW : Je posterais un nouveau chapitre les DIMANCHE toutes les DEUX semaines !

#DDNfic